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#321
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| Cet ami ne me lit probablement pas. Pourtant, je tiens à le saluer. Il était beaucoup plus fort que moi (physiquement) et intellectuellement, beaucoup plus rapide. J'ajoute qu'il était aussi pour moi un modèle "moral" (au sens le plus profond du terme... je ne parle pas des conventions sociales). Il m'a appris la vie, appris à me battre (au sens propre, comme au sens figuré). Il m'a appris la politesse, appris à endurer en silence, appris la patience. Il m'a appris à relever ceux qui tombent (WAW! on croirait entendre les vieux sages chinois des films de Van Damne! lol). Evidemment... ce sont des lieux communs... et pourtant, je jure que c'est la vérité. Bref. Je ne sais pourquoi nous nous sommes aussi fortement liés, comme deux arbres aux branchages entremêlés... "Parce que c'était lui... parce que c'était moi" Tout simplement.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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#322
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| chamali, tu veux me faire pleurer ? khalina nkadbo 3la rossna 3fak, n8adro fi l'khwa l'khawi 7ta nmchiw fi lkhwa ![]() 3ach men chafek ![]() |
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#323
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| Citation:
Comment vas tu? twa7echnak wallah! Sinon: j'oubliais. Le soir, devant la misa, nous écoutions la radio. Il n'y a pas si longtemps, nous écoutions encore l'émission "bayt al asdi9a". J'adorais la chanson du groupe amazighe "Awdaden"; une chanson qui s'appelait si joliment "Diyf Allah" et dont l'introduction était d'une mélancolie extrême. Souvent, on n'avait plus rien à se dire et on restait silencieux. Mais on ne partait pas! C'est ami, c'est le seul être avec qui j'aime "ne rien faire" et "ne rien dire". Pas d'activité extérieure. Un ami, c'est une "fin en soi". Sa présence suffit.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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#324
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| ça fait toujours du bien de lire ce genre de choses... sans aucune ironie, sans aucun compte à rendre... je pense que la vie est ainsi, certains ont compris l'essentiel et se contentent de le savourer et d'autres... s'attardent en rengaine. Ridicule disait-elle(s). Citation:
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#325
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| Quand j'étais petite, on allait au Maroc en car et je me souviens que je priais pour que l'on ne tombe pas dans un car de "vieux"... à chaque arrêt, je voyais des attroupements de jeunes qui remontaient dans le même car et ça riait, ça écoutait de la musique "française" ou "américaine", etc... Alors que nous, dans notre car, c'était les films chelh en boucle... Les vacances commençaient là. En France, au 1er arrêt, chacun restait dans son coin, chacun s'observait et puis arrivés en Espagne... comme si nous nous sentions au milieu de nulle part, c'est là que les langues se déliaient et qu'on commençait à faire connaissance entre nous, rompant la timidité de chacun. Les enfants entre eux, les parents, les persones âgées... souvent sympas... surtout quand ils nous entendaient parler chelh. Ils nous félicitaient. Bien sur il y avait après le bateau, avec sur la route d'Espagne, des autoroutes sans fin, l'odeur de l'huile d'olive, trop forte, ce même café où l'on s'arrêtaient chaque année, au milieu de nulle part, les espagnols que je n'ai jamais entendu "parler", ils criaient toujours. Et après le bateau, qu ece soit en soirée ou en journée, quand on s'éloignait d'une côte pour en apercevoir une autre, tantôt illuminée, tantôt "ennuagée", j'observais les vagues qui s'abattaient contre la coque du bateau... l'écume, j'adorais.... je devais négocier avec ma mère pour avoir le droit d'aller sur le haut du bateau. Mais surtout, mon souvenir... c'était quand on descendait du bateau... à chaque fois... la même odeur me transportait. Je passais un an et je la retrouvais tout le temps, et elle me faisait le même effet. Je voyais des palmiers et je sentais. L'odeur du Maroc. Après ça, je me fichais d'avoir encore 800 km à parcourir, pour moi on était arrivés, ça y est. Toute euphorique... fini le poulet froid et les sardines d'espagne, au Maroc, à chaque arrêt, c'était souvent des grillades et qu'importe le siège en plastique du café ou les mouches, ou les chats... elles avaient un goût ces grillades, aussi unique que le verre de thé qui l'accompagnaient. Aujourd'hui, je pars au Maroc en avion et c'est tout un tas de souvenirs que je rate.. @ Chamali : merci pour ce post - il est magnifique. |
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#326
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| Citation:
c'est aussi et surtout de te lire Princesse Sucrée..... définition du mot Ridicule : Qui est digne de risée, de moquerie.(Wiki) finalement qui l'est celui qui en est digne ou celui qui en use abuse tout en lâcheté ?.. Sinon tu as vu les images de l'avant Première de S&TheC in London? |
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#327
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| Bonjour ![]() Ca fait longtemps qu'on m'a pas appelé comme ça tu sais... Sinon, la seule chose que j'ai vu, c'est les extraits au ciné... y'a autre chose en "ligne"? Citation:
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#328
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| Puis est venu le temps de la plage, des sorties à Martil, de la drague etc. À la plage nous ne connaissions que deux activités: 1- se battre, se faire tomber dans l'eau, se faire couler, immobiliser l'adversaire, etc. 2- regarder les filles discrètement, faire des oeillades... lier de mini-conversations.[/quote] moi chaque année j'ai hate de revoir un petit vendeur sur la plage de martil. c'est un chibani... mais ca me fait bizarre il me reconnait,il me voit grandir.. je me suis prise d'affection pour lui. j'achète tjs les sucettes les bonbons etc... chez lui avant d'aller a cabo ou marina.... J'avou que j'ai peur de ne plus le revoir... ca voudra dire quil n'est plus de ce monde.... |
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#329
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| Citation:
Ah! Moi non plus je n'avais pas le droit de m'approcher du bord. Je ne sortais pas sur le pont sans un adulte. Puis j'ai grandi. Je me souviens d'annee ou nous avons tant attendus, avant d entrer dans le bâteau que j avais sympathisé avec tous les jeunes de mon âge. Nous avons ensuite fait la traversée de nuit: tous les parents dormaient, et nous, nous faisions des tours sur le pont. Je devais avoir 15 ans environ, mais je me souviens encore de cette traversée, des conversations (c est fou ce que nos préoccupations étaient différentes à l époque...), de mes camarades de quelques heures. Bref, tout un monde.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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#330
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| Petit plongeon dans le passé. -Les épiciers qui ramassent les produits de leur étalage; le bruit des rideaux de fer, et de la "marquise" qu'on remonte. Les derniers clients qui prennent du pain au dernier moment (sûrement des célibataires lli ghadine t3achaw b reste dial mar9a). -Les taxis qui aménent (ou ramènent) les femmes maquillées et coiffées à outrance à un quelconque qssar des environs ou chez flane ou flane pour le mariage d'une telle ou d'un tel (chez nous on dit aussi: "l bouja"). -Les Hachichiyines au sourire édenté et au rire sonore; souvent le visage rougi par le travail en plein air et la peau scarifiée par les rixes nocturnes. Ils se roulent un join, en pleine avenue, mais à l'abri du regard des "farrouj" (à qui il arrive de rentrer plus tard qu'il n'est convenable) ainsi que du 7ajj un tel (même les drogués, kay 7echmou: ils ont malgré tout la notion de la pudeur). Quand un policier rentre, seul et tard, après le service, avec à la main un sac noir rempli des courses pour sa femme et ses enfants (mcha yitsakharr f l mdina 9bal ma rja3 ll dar), il est gratifié d'un salaam distant, plein de méfiance et parfois d'un salut rayonnant en forme de défi. Des voitures "dial Spagna" s'arrêtent devant les fumeurs aux dents pourries. On baisse la vitre, on crie: "Jibti li l sel3a? Viva a khay m7ammed! Viva lik!". On parle, on discute: un tel vient de faire une descente à Sebta -il a ramené la voiture pleine de marchandises; tel douanier, tel ... tel... etc.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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| identité, immigration, immigres, marocain du monde, rme |
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