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| iwa n3asstou ou la chennou?
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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#42
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| malkoum? finkoum???????????
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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| Citation:
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__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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#46
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| pour ma part quand je suis en france je dégage toute ma marocanité et quand je suis au maroc toute ma francitude est mis en exergue (alors que j'essaie d'être humble quand à mon retour au source je fais en sorte de ne froisser personne etc... ) je ne sais pas pourquoi ![]() et je ne suis pas un cas isolé c le cas de nombreux zmygrya Avons nous la maîtrise de cela? je pense que non c inscrit en nous d'où notre côté skizo ![]() ce n'est que la partie voyante de l'iceberg sur ce que je pense... |
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#47
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| Petit plongeon dans le passé. La traversée dans l "khala". La nuit, le vide, les grandes étendues qui séparent les quartiers de la périphéries. Ces maisons esseulées entre deux groupes compacts. Et ces cercles solidaires autour d'une radio, au milieu de rien... Quelque part, au loin: les bruits d'un chantier, d'une usine qui tourne toute la nuit. Nous passons: "Salaaam 3alikoum" - "Wa 3alikoum salaaaam ou ra7mat oullah ou barakatou". Je ne vois pas ou je marche. Je m'enfonce constamment des échardes dans le pied: des boûts de chardons, des cailloux, et tout ce qui passe à travers mes chaussures ouvertes et si déchirées qu'on ne peut même plus les appeler des chaussures(chenkla). La poussière se colle à ma sueur sous la plante des pieds (une sensation que je n'ai jamais connu en France... sauf dans les Landes sur les autoroutes pour le bled); le vent du soir s'engouffre dans ma chemise d'été ou -mieux- dans ma gandoura (que nous, nous appelons "tchamira"). Le cri des grillons peuple la nuit, la rempli, la fait enfler comme une outre trop pleine (je ne sais jamais comment décrire les nuits d'été); au loin les chiens se désolent bruyamment, déchirant par moment la plénitude que je viens d'évoquer. Et toujours ces radios qui déjectent les infos ou des chansons orientales à la face du ciel... et des ... 7achichiyines. Les aboiements des chiens qui s'aventurent jusque dans les rues désertées. Je me souviens de ces moments de "confrontation" avec les chiens, dans mon enfances. En fait, contrairement à mes petits camarades blédards, j'en avais très peur (mais on devait bientôt m'apprendre que c'est aux chiens de craindre les hommes, et non l'inverse). Lorsqu'un chien se trouvait sur mon passage, j'évitais de croiser le regard avec lui: je faisais demi-tour, discrètement. Puis le rapport de force s'est inversé. J'ai commencé à leur jeter des pierres. Enfin, ils se sont mis à me fuir du simple fait que je ne les craignais plus (merci mes petits camarades de Tétouan!). Je devais plus tard apprendre qu'il en va des hommes comme des chiens: il ne faut pas les craindre, pour s'en faire respecter. -Les épiciers qui ramassent les produits de leur étalage; le bruit des rideaux de fer, et de la "marquise" qu'on remonte. Les derniers clients qui prennent du pain au dernier moment (sûrement des célibataires lli ghadine t3achaw b reste dial mar9a). -Les taxis qui aménent (ou ramènent) les femmes maquillées et coiffées à outrance à un quelconque qssar des environs ou chez flane ou flane pour le mariage d'une telle ou d'un tel (chez nous on dit aussi: "l bouja"). -Les Hachichiyines au sourire édenté et au rire sonore; souvent le visage rougi par le travail en plein air et la peau scarifiée par les rixes nocturnes. Ils se roulent un join, en pleine avenue, mais à l'abri du regard des "farrouj" (à qui il arrive de rentrer plus tard qu'il n'est convenable) ainsi que du 7ajj un tel (même les drogués, kay 7echmou: ils ont malgré tout la notion de la pudeur). Quand un policier rentre, seul et tard, après le service, avec à la main un sac noir rempli des courses pour sa femme et ses enfants (mcha yitsakharr f l mdina 9bal ma rja3 ll dar), il est gratifié d'un salaam distant, plein de méfiance et parfois d'un salut rayonnant en forme de défi. Des voitures "dial Spagna" s'arrêtent devant les fumeurs aux dents pourries. On baisse la vitre, on crie: "Jibti li l sel3a? Viva a khay m7ammed! Viva lik!". On parle, on discute: un tel vient de faire une descente à Sebta -il a ramené la voiture pleine de marchandises; tel douanier, tel ... tel... etc.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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#48
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| il est très touchant ce topic, mais je n'ai rien à raconter moi tant que je ne suis pas zmaguria ![]() |
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#49
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| En partance pour la plage. Je suis assis près du frein à main, le dos au chauffeur. Toutes les "chrifat" (djebliyat) sont installées sur les sièges avec leurs enfants. Toujours le même protocole: "gless a chcherifa, tfadli". Les jeunes paysans rougis par le "plein-air" cèdent immanquablement leur place. Et toujours cette même dentition approximative qui m'a tant marquée lorsque j'étais enfant. On se tient comme on peut aux barres de l'autobus... waqfine, et ce, afin de ne pas trop souffrir des virages. Les bras levés des travailleurs: la transpiration. Les vitres cassées et l'odeur du goudron chaud et flouté qui s'engouffre avec le vent de la mer. Les poules et les dindes tenues par les pieds, la tête en bas. les pattes attachées et l'odeur de la volaille. Les serviettes oranges ou rosées, nouées autour des hanches. Et les secousses du bus après à tout instant: quand il se rabat sur la droite pour laisser passer un camion; quand il tente de doubler, quand il affronte de face les aléas de la route et du sort: les pierres qui se dressent comme un défi; les trous qui s'offrent comme des gouffres. Il faut tenir les parasols ou les remettre en place, s'excuser auprès de sa (ou son) vénérable voisin(e); sourire ou au contraire s'emporter face à l'insuopportable inattention de tel ou tel. Les jeunes sont prêt: labssine "e-sh-short", les lunettes de soleil et tout l'équipement qui s'impose en pareilles circonstances: le petit frère à la main (à moins que ce ne soit un quelconque gamin du quartier, l'enfant des voisins ou qui sais-je encore...), fermement maintenu à proximité par le poignet, le bras ou la nuque. Et comment échapper à l'emprise des aînés? E-ttobus s'arrête: la plage est devant soi, avec ses galets et ses pierres qui font mal... et l'Espagne à l'horizon.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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