Lancement du Terrible à Cherbourg, quatrième sous-marin nucléaire LEMONDE.FR avec AFP | 21.03.08 | 08h48 • Mis à jour le 21.03.08 | 09h31
AFP/JEAN-PAUL BARBIER
Le sous-marin Le Terrible, lancé vendredi 21 mars en présence du président Nicolas Sarkozy à Cherbourg, est un sous-marin nucléaire lanceur d'engins de nouvelle génération (SNLE-NG), qui sera le premier à disposer du nouveau missile balistique M-51. Le Terrible est le quatrième et dernier SNLE-NG construit par le groupe de construction navale militaire DCNS pour la marine française. Il doit être mis en service actif en 2010.
Il rejoindra Le Triomphant, lancé en 1997, Le Téméraire (1999) et Le Vigilant (2004) au sein de la Force océanique stratégique (FOST), qui assure la permanence de la dissuasion française. Les principales caractéristiques du Terrible sont identiques à celles des autres SNLE-NG. Long de 138 mètres, d'un diamètre de 12,5 mètres, il peut emporter son équipage de 111 hommes à la vitesse de 25 nœuds en plongée. Il est doté d'une chaufferie nucléaire intégrée, qui garantit sa discrétion et son autonomie.
ADAPTATION DU DISPOSITIF DE DISSUASION
Lors ce lancement, Nicolas Sarkozy devrait annoncer une adaptation du dispositif de dissuasion nucléaire et une initiative d'envergure sur le désarmement. Il devrait rappeler l'attachement de la France à la dissuasion nucléaire et réaffirmer le maintien de ses deux composantes, navale et aérienne, coupant court aux débats sur la pertinence de la seconde. Il pourrait notamment annoncer une réduction en nombre d'appareils de cette composante aérienne "en application du principe de stricte suffisance", indique-t-on à l'Elysée.
Un plan prévoyant une réduction des effectifs de la défense sera présenté dans quelques mois, a indiqué, vendredi matin, Hervé Morin. Invité sur RTL, le ministre dela défense a confirmé qu'un rapport prônait des coupes destinées à dégager des "marges de manoeuvre" permettant le renouvellement de l'équipement militaire.
Un Livre blanc, dont la parution est désormais attendue pour le mois de mai, précisera la doctrine et les missions des armées. Selon des extraits publiés par Le Point, l'armée perdra 34 966 emplois militaires entre 2008 et 2014, auxquels s'ajouteront 16 829 emplois civils qui seront confiés à des entreprises extérieures.
Dans le même temps, 53 implantations nationales seront fermées et 45 000 emplois supprimés, tandis que 109 sites seront "allégés", c'est à dire qu'ils verront leurs effectifs se réduire. A l'inverse, 51 autres seront "densifiés". L'armée française compte 347 903 militaires, toutes entités confondues, peut-on lire sur le site du ministère de la défense. S'y ajoutent 80 000 personnels civils (fonctionnaires, ouvriers d'Etat et contractuels). |