vivre et mourir dignement Lu sur Europe 1
Dans l'attente d'une analyse toxicologique, l'autopsie réalisée sur le corps de Chantal Sébire, cette quinquagénaire qui réclamait le droit de mourir, n'a pas permis d'élucider les causes de son décès. Selon les informations livrées vendredi par le procureur de la République de Dijon, la thèse de la mort naturelle serait écartée. Une procédure judiciaire qui vient se superposer au débat déjà virulent sur l'euthanasie. D'autant qu'une polémique sur la demande d'autopsie de Chantal Sébire a été également lancée vendredi par l'avocat de la malade défunte.
La suite de l’article souligne l’imbroglio qui entoure la mort de la malade.
Une fois que le Ministère de l’Intérieur avait annoncé le décès on pouvait s’attendre à ce que la mort soit considérée comme naturelle et la marhouma enterrée sans autre procédure. Légitime « l’aide » qui lui avait été administrée serait à mettre sur le crédit des différents acteurs du drame. La main du Président, encore lui, se profilait en arrière plan. Les choses se déroulent autrement. C’était oublier l’opposition embusquée. Elle aurait crié au droit régalien sur la vie ou la mort des Français. Une nouvelle fois notre Sarko démontre sa maladresse. Dès qu’il y a événement médiatique, il s’en empare. La Chantal devant les tribunaux pour demander le droit à l’euthanasie, avant qu’il ne soit saisi il ordonne à une commission d’étudier le cas pour savoir si les chances de guérison sont épuisées. Quant, déboutée la souffrante s’adresse à lui, elle meurt avant de recevoir la réponse officielle du premier magistrat du pays. Le dilemme tient à la reculade du puissant. Pour éviter la responsabilité, que morale au demeurant, le délit d’aide au suicide n’existe pas, notre homme tient à ce l’autopsie ait lieu .Sur cette question le Parquet de Dijon dit que l’expertise médicale est le résultat du refus de la délivrance du permis d’inhumer de la part du médecin traitant alors que le praticien crie à l’acharnement judiciaire vain. Et dans les faits l’autopsie n’a jusqu’alors été d’aucune utilité. Des analyses toxicologiques sont en instance, mais les résultats risquent d’être reportées à la trinité.
POURQUOI avoir insisté sur ce cas ?
Afin de souligner que dans la République tout cas particulier de prise en charge médicale mérite attention. Si Sébire avait été voilée ou musulmane avait demandé simplement d’avoir une toilette de mort assurée par des femmes, la discussion nationale aurait pris une autre tournure. |