News Irak et/ou Iran


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Vieux 25/03/2008, 12h59
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11:21 Irak : 4 civils ont été tués dans les violents combats qui opposent les forces irakiennes à des rebelles chiites de l'Armée du Mehdi, à Bassorah. (Guysen.International.News)

08:16 Irak : les combats font rage à Bassorah, dans le Sud. Un épais nuage s'élève de la deuxième ville du pays. Les soldats irakiens y mènent une vaste opération contre les groupes de rebelles armés. (Guysen.International.News)

00:57 Irak : les autorités irakiennes ont décidé d'imposer un couvre feu à Bassora, dans le sud du pays, à la suite d'une série d'affrontements entre forces de sécurité et miliciens chiites. (Guysen.International.News)
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Vieux 25/03/2008, 13h00
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23:54 Irak : 480 actes de violences ont été dénombrés au cours de la semaine dernière, un chiffre en hausse de 5% par rapport aux semaines précédentes. (Guysen.International.News)

22:28 Irak : le FBI a annoncé que les corps de deux agents de sécurité américains enlevés il y a plus d'un an ont été retrouvés. (Guysen.International.News)

18:34 Irak : le Premier ministre, Nouri al Maliki, s'est rendu à Bassorah, la deuxième ville du pays, pour passer en revue les forces de sécurité qui doivent reprendre le contrôle total de la ville, en prise à des affrontements entre des factions chiites et des bandes organisées. (Guysen.International.News)
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Vieux 25/03/2008, 13h03
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16:48 Le président George W. Bush a appris avec « chagrin » que le nombre d'Américains tués en Irak avait atteint 4.000 morts et assume la responsabilité des décisions qu'il a prises, a déclaré lundi la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino. (Guysen.International.News)
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Vieux 25/03/2008, 13h57
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Violents affrontements entre les soldats irakiens et des milices chiites à Bassorah
AP | 25.03.2008 | 12:24



De violents affrontements ont opposé mardi les forces irakiennes et les milices chiites dans la ville portuaire de Bassorah, dans le sud du pays.

Le quartier général de Moqtada al-Sadr à Nadjaf a donné l'ordre aux comandants de la milice de l'Armée de Mahdi sur le terrain de se mettre en alerte et de se préparer à "frapper les occupants" et leurs alliés irakiens, a déclaré un officier de cette milice.

Le chef du mouvement au Parlement a également appelé ses partisans à se lancer dans une campagne de désobéissance civile nationale, pour protester contre les détentions. Nassar Al-Rubaie a déploré ces attaques malgré un cessez-le-feu et réclamé la libération des détenus sadristes.

Le colonel Karim al-Zaidi, porte-parole de l'armée irakienne, a précisé que les soldats concentrés dans le centre de la ville rencontraient une forte résistance des hommes de la milice de l'armée du Mahdi.

Un premier bilan faisait état de quatre civils tués et au moins dix huit blessés, selon Abbas Youssef, policier de l'hôpital de Bassorah.

Des images d'APTN montraient de la fumée provoquée par des explosions s'élevant au-dessus de la ville, et des soldats irakiens échangeant des coups de feu avec des miliciens.

Lundi, les autorités irakiennes ont décrété un couvre-feu sur la ville sans limite de temps, et le Premier ministre Nouri al-Maliki s'est rendu dans cette région située 550km au sud-est de Bagdad.

Parallèlement, l'armée américaine a indiqué que cinq militants ont été tués à Bassorah en tentant de placer des bombes sur la route. Dix autres ont été blessés. AP
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Vieux 25/03/2008, 14h20
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La guerre en Irak est la plus grande imposture de l’Histoire
Abd Al-Bari Atwan - Al-Quds Al-Arabi

La guerre en Irak est la plus grande imposture de l’histoire et la principale victime de cette imposture, c’est le peuple irakien, puis la nation arabe, écrit Abd Al-Bari Atwan.
Un mois environ après l’entrée des forces américaines à Bagdad et la chute du régime irakien, une compagnie pétrolière britannique (B.P) m’a invité à faire une conférence à Dubaï, devant un groupe d’experts réunis en colloque pour étudier les possibilités d’exploitation qu’offrait l’Irak après l’occupation, et quelle serait la physionomie du monde arabe, une fois le pays transformé en oasis de prospérité, d’opulence et, bien entendu, de démocratie.

Les participants, à l’exception de quelques experts arabes qu’on pouvait compter sur les doigts de la main, furent surpris par le sombre tableau que je dessinai de l’Irak après l’occupation, qui allait se transformer en une zone de chaos et de violences, parce que c’est un pays rude, réfractaire à l’occupation, qui possède un riche héritage de résistance aux envahisseurs. La consternation se lisait sur les visages aux yeux bleus et à la peau blanche, qui semblaient dire : qu’est-ce que ce bavardage ? Qui nous a amené ce spécialiste qui ne comprend rien à la région ?

J’appris par la suite que la compagnie avait ouvert une enquête sur l’affaire, que son président avait demandé le film de la conférence et que la personne qui m’avait fait venir risquait des remontrances et peut-être le licenciement.

Le deuxième incident survint lorsque Andrew Neel, journaliste britannique et animateur célèbre d’émissions politiques sur la chaîne télévisée BBC, m’invita à participer, en tant qu’intervenant de choix, à son émission hebdomadaire où était programmée la situation de l’Irak après la libération. Je traçai un tableau sombre de la situation, et il entra dans une colère noire, tandis qu’autour de la table se trouvaient également Michael Portillo, ex ministre britannique de la Défense , et Diana Abbott députée au Parlement. Il me dit textuellement : « Je vous assure que dans 18 mois (deux semaines après l’occupation), l’Irak sera devenu un symbole de démocratie, de prospérité économique dans tout le Tiers Monde ».

Je lui répondis : « Je vous assure que dans 18 ans, l’Irak sera toujours un état déliquescent, sans sécurité ni stabilité, lassé de la démocratie. » Et nous convînmes qu’il m’inviterait dans son émission, une fois écoulé le délai de 18 mois qu’il avait fixé, afin que nous voyions qui avait prévu juste et qui était dans le faux. A ce jour, Mister Andrew Neel n’a toujours pas rempli son engagement et à plusieurs reprises, il m’a rayé de son émission, alors que les producteurs s’étaient entendus avec moi pour que j’intervienne sur des sujets sans lien avec l’Irak, et cela parce qu’il ne veut pas me voir dans le studio ni nulle part ailleurs.

Le plus inouï, c’est ce que j’ai vécu en octobre 2003, soit six mois après l’invasion, lorsque le Club de la presse de Dubaï m’invita à participer à un colloque ; les organisateurs voulaient réchauffer l’atmosphère et la présidente du club, Mona Almarri, avait délibérément choisi feu Ahmed Al Rabae pour représenter la partie adverse, parce qu’elle connaissait nos relations conflictuelles à travers des débats sur certaines chaînes arabes.

Le colloque commença comme convenu puisque notre confrère Youssef Ibrahim, un américain d’origine égyptienne qui travaillait pour le New York Times prit, la parole, puis le docteur Ahmed Al Rabae ; lorsque arriva mon tour de parler, j’exprimai ma certitude que le peuple irakien allait résister à l’occupation, et ma confiance dans son solide sentiment national et son identité arabe, profondément enracinée, et je critiquai l’invasion américaine ; c’est alors que je fus pris à partie par le docteur Al Rabae, ainsi que par le groupe des rédacteurs en chef qui étaient en première ligne, et quelques Irakiens partisans de l’occupation qui agissaient sous la bannière de l’occupant, enrôlés à son service depuis plusieurs années, comme nous l’avons su plus tard. Ils dénoncèrent sans relâche, tout en me mettant sur le banc des accusés, les agents de Saddam Hussein, les fosses commune, le trafic de bons d’essence ; et le plus grave, c’est que pendant plus de quatre ans, on ne m’invita plus au colloque annuel du club de la presse .

Et ce que nous ne pourrons pas oublier, c’est que certains groupes et organisations koweïtiens allèrent, par l’intermédiaire de SMS, jusqu’à diffuser mon numéro de téléphone portable auprès de la plupart des abonnés au réseau koweïtien, en leur demandant de m’adresser, immédiatement après la chute de Bagdad, le plus possible d’injures et de sarcasmes. Les messages émanaient de gens de tous genres et de tous âges ; la plupart d’entre eux étaient d’une obscénité inimaginable de la part d’un peuple arabe et musulman, d’autant plus que certains venaient de femmes ou de jeunes filles, et cela jour et nuit, si bien que j’ai été contraint de demander un nouveau numéro de téléphone. Mais j’ai conservé tous les SMS sur mon ancien téléphone ainsi que le numéro de leurs auteurs, pour le souvenir, comme trace de l’état de notre nation et du lamentable niveau de langage, de civilité et de conversation où sont tombés certains de ses habitants.

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Vieux 25/03/2008, 14h22
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Fait désolant : environ un mois après la chute de Bagdad, cinq lettres successives du l’ex président Saddam Hussein, écrites de sa main, sont arrivée sur le fax de notre journal ; il affirmait que la Résistance allait se poursuivre et assurait à la nation arabe que l’Iraq ne se soumettrait pas. Puis est venu le doute sur l’authenticité de ces lettres lorsque certains de ses proches se sont ralliés à l’armée américaine et ont changé leur fusil d’épaule en un temps record.

Je n’ai pas de pouvoirs surnaturels pour savoir ce que les autres ignorent, je n’ai pas de titre universitaire dans les sciences de l’avenir, je ne suis ni magicien, ni astrologue, ni géomancien ni devin. Mais l’expérience nous a appris que tous les peuples de la terre ont résisté et résistent à l’occupant jusqu’à ce que, défait, il retire ses troupes. Dans l’histoire du monde et en particulier l’histoire du monde arabe, les forces d’occupation n’ont jamais été victorieuses, et le sort de l’occupation israélienne en Palestine ne fera pas exception.

C’est le cinquième anniversaire de l’occupation de l’Irak, et nous ne voyons pas un seul de ces Irakiens qui dansaient de joie le jour de l’entrée des chars américains au cœur de la capitale d’Haroun el Rachid, se réjouir ou se congratuler avec ses semblables ; pas un seul pour dire que ce jour est le Jour de la Libération, comme l’a décidé l’assemblée de l’Autorité Irakienne qui, surgie immédiatement après l’occupation, a réuni la fine fleur de ceux qui ont conspiré contre leur pays, facilité l’invasion et se sont employés à lui fournir une couverture légale avec des turbans de différentes couleurs, de toutes confessions et de toutes origines.

Les réalisations les plus marquantes des dirigeants de l’Irak nouveau sont d’avoir supprimé les étoiles du drapeau irakien, pillé des dizaines de milliards sur les revenus du pétrole, favorisé l’éradication de l’identité irakienne et le morcellement confessionnel, répandu une culture de la mort, érigé des murs de séparations et des points de contrôle, généralisé la corruption, massacré le visage multiculturel du pays, poussé à l’exode la classe moyenne et procédé aux assassinats des professeurs.

Rien d’étonnant au fait que se multiplient les voix qui regrettent le régime de l’ex président Saddam Hussein, non pas par amour pour lui, mais par haine de la situation catastrophique dans laquelle est plongée le pays, sans sécurité, sans travail, sans stabilité... mais aussi sans eau, ni électricité, ni dignité personnelle ou nationale. Et les pires ennemis du régime précédent disent qu’il y avait au moins un régime, quitte à qualifier ensuite ce régime de dictatorial ou de répressif, alors que maintenant règne une anarchie sanglante et féroce.

Lorsque dans une interview au Wall Street Journal, Larry Lindsey conseiller économique du président Bush a évalué le coût de la guerre d’Irak à au moins 200 milliards de dollars, la Maison Blanche s’empressant de démentir cela vigoureusement, y voyant de l’exagération. Le néo conservateur, Paul Wolfowitz, vice-ministre de la Défense, l’un des principaux artisans de la guerre d’Irak, a déclaré que le pétrole irakien amortirait les dépenses de reconstruction et d’équipement. Et le ministre de la Défense, Donald Rumsfeld, d’affirmer que le coût de la guerre n’excèderait pas les cinquante milliards de dollars. Actuellement le Congrès américain estime le coût de la guerre à plus de dix fois les évaluations du malheureux conseiller, limogé par la Maison Blanche pour incompétence et inefficacité.

La guerre en Irak est la plus grande imposture de l’histoire et la principale victime de cette imposture, c’est le peuple irakien, puis la nation arabe, en particulier ceux de ses dirigeants qui y ont participé directement ou indirectement. Quant à nous, dans ce journal, nous n’avons jamais été dupes et nous avons dit que la véritable guerre débuterait après la chute de Bagdad, et non avant.

Il ne suffit pas d’énumérer les pertes ou de nous enfoncer dans les comparaison, ce qu’il faut c’est demander des comptes à tous ceux qui ont causé ce désastre, à commencer par le président Georges Bush, en passant par son allié Tony Blair, pour finir par la cinquième colonne irakienne.

Que les martyrs de cette guerre, dont le nombre s’élève à plus d’un million d’Irakiens, reposent dans leurs fosses communes avec l’assurance que des gens ne les oublient pas et veulent que soient châtiés tous ceux qui ont fait de leurs enfants des orphelins, qui ont détruit l’unité de leur pays et l’ont noyé dans le sang
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Vieux 25/03/2008, 15h07
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Irak - Cinq ans de guerre contre le peuple irakien

C’est le 20 mars 2003, il y a cinq ans, que les premiers missiles lancés par les armées américaines et britanniques frappaient l’Irak.

Comme bien d’autres guerres avant elle, cette guerre fut lancée sur la base de mensonges purs et simples de l’administration Bush, qui inventa de toutes pièces une prétendue connexion du régime de Saddam Hussein avec le groupe terroriste Al-Qaida, responsable des attentats du 11 septembre 2001 à New York. Elle prétendit aussi que les dirigeants irakiens disposaient d’armes de destruction massive. En fait, il s’agissait tout simplement pour les États-Unis de prendre par la force le contrôle d’une région riche en pétrole.

Épuisé par huit ans de guerre avec l’Iran dans les années quatre-vingt, par une première guerre contre les puissances impérialistes en 1991, et un embargo économique, ponctué de bombardements américains, tout au long des années quatre-vingt-dix, le régime de Saddam Hussein tomba facilement. En mai 2003, le président Bush annonçait sa victoire : « mission accomplie ». Il prétendait alors aider les Irakiens à reconstruire leur pays. Commença alors l’occupation américaine, qui n’a pas cessé depuis.

Pendant ces cinq années, les destructions ont été bel et bien massives et le bilan humain est très lourd.

Côté américain, un million de soldats se sont succédé en Irak. 4 000 y sont morts et près de 30 000 en sont revenus blessés, handicapés ou traumatisés. La rubrique des faits divers, aux États-Unis, est désormais émaillée de crimes commis par d’anciens GI’s.

Mais, côté irakien, le bilan est bien plus terrible encore. Au moins 150 000 civils irakiens seraient morts directement du fait de la guerre. Mais 600 000 autres civils seraient morts, victimes de la destruction du système de soins, des réseaux de distribution électrique et d’eau potable. L’augmentation des prix des denrées de première nécessité est si forte que quatre millions d’Irakiens (sur 27 millions) souffrent de malnutrition. Plus de dix millions n’accédent pas à l’eau potable. Des millions d’hommes vivent sans éclairage. Le chômage atteint 50 %.

Officiellement, l’occupation militaire était censée ramener la paix et la prospérité, puisque le dictateur était chassé. Elle a engendré au contraire une multitude de conflits opposant les anciens partisans, sunnites, de Saddam Hussein aux nouveaux occupants, mais aussi aux milices chiites.

À plusieurs reprises, ces affrontements ont pris la forme de véritables guerres civiles. Les autorités américaines s’appuyaient sur la communauté chiite pour mettre en place un semblant de gouvernement civil, les milices chiites réussirent à contrôler les trois quarts de Bagdad. Deux millions de réfugiés, en majorité sunnites, quittèrent l’Irak pour la Jordanie ou la Syrie. Mais deux autres millions, chassés de leur maison par les différentes milices ou l’armée américaine, et n’ayant pas les moyens de quitter le pays, sont devenues des réfugiés dans leur propre pays.

Les autorités américaines ont recherché ces derniers temps également le soutien de guérillas sunnites survivantes, leur distribuant argent et moyens dans l’espoir de rétablir un équilibre. Si les affrontements ont baissé d’intensité dans la dernière période, c’est que beaucoup de combattants ont été tués et que la capitale Bagdad est désormais divisée en une série de ghettos sunnites ou chiites, séparés par des murs de béton. Et si l’actuel Premier ministre Nouri al-Maliki se vante que le calme soit revenu, même pour de courts déplacements au cœur de la capitale il doit continuer d’utiliser des véhicules blindés et se faire accompagner de centaines de gardes armés.

Pour justifier leur intervention, les États-Unis ont agité le chiffon de la démocratie, mais ils n’ont amené au peuple irakien que le chaos. Ces cinq ans de guerre auraient coûté en moyenne cent milliards de dollars par an au budget américain, sans parler de tous les autres coûts, économiques et humains. Cet argent aura surtout bénéficié aux trusts américains qui ont tiré profit de la guerre et de la prétendue « reconstruction » qui l’a suivie. C’est ce qui faisait dire à Dick Cheney, un des responsables de cette guerre, en déplacement ces jours-ci en Irak, qu’elle a été « couronnée de succès ». Mais pour la population irakienne, c’est un véritable désastre. Selon la Croix-Rouge, la « plupart des régions du pays restent parmi les plus critiques de la planète ».

Les États-Unis se sont engagés dans ce conflit pour conforter leurs intérêts dans la région. Aujourd’hui, une grande partie de l’opinion américaine souhaite que l’armée rentre à la maison. Mais les dirigeants américains n’ont pas l’intention de le faire, même si les candidats démocrates le laissent entendre.

Le refus de nombreux jeunes Américains de participer à la guerre du Vietnam a pesé dans la décision des dirigeants US d’y mettre fin. C’est peut-être un tel rejet qui finira par les décider à mettre fin à l’occupation de l’Irak.
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13:45 Irak : Moqtada Sadr appelle les Irakiens à lancer une série de protestations calmes à travers le pays si les armées irakienne et américaine ne cessent pas de pourchasser ses partisans. Le chef radical chiite a menacé d'avoir recours à une ''rébellion civile'' si les poursuites continuent. (Guysen.International.News)
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Iran : une guerre à l’issue incertaine

mercredi 26 mars 2008

Ramzy Baroud


Lieberman et les autres partisans d’Israël n’ont besoin d’aucune justification pour la guerre, ni contre l’Iran ni contre aucun des ennemis d’Israël au Moyen-Orient.

Lorsque l’amiral William J « Fox » Fallon avait été choisi pour remplacer le général John Abizaid comme chef du commandement central des Etas-Unis (CENTCOM) en mars 2007, beaucoup d’analystes n’avaient pas manqué d’en tirer une conclusion apparemment limpide : l’administration Bush se préparait à la guerre avec l’Iran et avait choisi l’homme le plus approprié pour ce travail. Presque exactement un an après, maintenant que Fallon a soudainement démissionné sous le prétexte d’une entrevue controversée avec le magazine Esquire, nous en sommes revenus à une analyse moins catégorique.

Fallon était le premier homme venant de la marine à diriger le CENTCOM. Avec l’armée américaine menant deux guerres difficiles et qui durent en Irak et en Afghanistan, et vu la menace iranienne fortement exagérée, une guerre avec l’Iran était apparemment inévitable quoique devant être conduite différemment. Faisant écho aux spéculations vieilles d’une année, Arnaud de Borchgrave de l’UPI [United Press International] a écrit le 14 mars 2007 qu’une attaque contre l’Iran « reposerait sur les troupes de la marine des Etats-Unis et sur ses missiles de croisière, ainsi que sur les bombardiers B-2 de l’Armée de l’Air basés à Diego Garcia [île de l’Océan Indien] ».

Fallon est un homme d’une immense expérience, ayant occupé des positions également très élevées dans le passé (il était commandant du « US Pacific Command » de février 2005 à mars 2007). L’administration Bush l’a probablement plutôt considéré comme un conformiste, contrairement à son prédécesseur Abizaid qui avait une approche plus diplomatique que militaire et qui est allé jusque proposer que les Etats-Unis apprennent à vivre avec une arme nucléaire iranienne.

La récente démission de Fallon peut avoir paru brutale à beaucoup, mais c’était une opération bien orchestrée. Son entrevue dans Esquire l’avait dépeint comme fortement critique de la politique de l’administration Bush à propos de l’Iran ; le magazine l’avait présenté comme le seul obstacle se tenant entre l’administration [Bush] et son plus récent plan de guerre.

De plus, sa démission et « la gestion [de cette démission] par le secrétaire de la Défense Robert Gates, représente la plus importante et la plus évidente des preuves que nous pourrons jamais constater que l’équipe Bush prépare la guerre contre l’Iran, » ont écrit des commentateurs respectés et d’anciens analystes de CIA comme Bill et Kathy Christison le 12 mars. « Gates en fait s’est publiquement associé à la démission en disant que c’était la chose correcte que Fallon avait à faire, et il a aussi déclaré qu’il avait accepté cette démission sans en référer d’abord à Bush. »

La démission de Fallon représente un moment un peu amer. D’une part c’est une indication du militantisme manifesté par les néo-conservateurs. De l’autre, c’est un signe sinistre des intentions probables de l’administration Bush durant la dernière année de présidence. L’amiral Fallon âgé de 63 ans ne se serait pas embarqué dans une décision aussi grave après des décennies de service si ce n’était pour la raison qu’il a su qu’une guerre commençait à poindre, et il a choisi — après avoir considéré les implications historiques d’une telle guerre — de ne pas être celui qui presserait le bouton..

À la différence du climat politique qui régnait aux Etats-Unis avant la guerre contre l’Irak — climat fait de crainte, de manipulation et de démonisation — l’environnement politique américain est maintenant plus proche d’une opposition à la guerre, ce qui est en grande partie encouragé et conforté par le fait que les principaux responsables de l’armée eux-mêmes s’expriment publiquement avec de plus en plus d’aplomb. En effet la pression et la résistance montent de tous les côtés ; ceux qui misent sur une nouvelle guerre rencontrent une solide résistance venant de ceux qui peuvent en prévoir les désastreuses répercussions.

Les poussées dans les deux sens dans les mois à venir détermineront probablement le moment et le niveau de l’aventure militaire américaine contre l’Iran, ou même si une telle aventure pourra avoir lieu (on ne peut pas écarter la possibilité que, comme cadeau à Israël, les Etats-Unis ne prennent une initiative intermédiaire en intervenant au Liban, aux côtés d’Israël, pour détruire le Hizbullah. Beaucoup d’options sont sur la table, et une nouvelle crise concoctée par Bush est toujours possible).

Dans une atmosphère si tendue, la démission de Fallon pourrait être interprétée comme un signe positif, prouvant qu’en faveur de la guerre tous les jeux ne sont pas faits. Néanmoins, il est prématuré de céder à l’optimisme. De précédents signes ont indiqué une fissure sérieuse parmi ceux qui par le passé ont cru que la guerre était la réponse à chaque conflit. Pourtant cela ne diminue pas nécessairement les efforts des amoureux de la guerre.

En décembre dernier, le « National Intelligence Estimate » — un document rédigé par toutes les agences américaines de renseignement - arrivait à la conclusion que l’Iran avait arrêté son programme d’armement nucléaire en 2003 et que ce programme était depuis resté gelé. En attendant les « bombarder-en-premier-poser-des-questions-ensuite » se rassemblent en affirmant qu’une telle évaluation serait un pur non-sens.

Le sénateur et présidentiable républicain John McCain a depuis entonné l’air de « bombardez l’Iran », — en toutes lettres — et les amis d’Israël continuent à parler de la menace « existentielle » à laquelle Israël fait face à cause des « armes » de l’Iran - cela ne change rien à l’affaire qu’Israël soit lui-même une formidable puissance nucléaire.

Selon Borchgrave, « le sénateur Joe Lieberman qui est un ami proche de McCain... a évoqué l’existence d’explosifs iraniens passés en contrebande en Irak et a réclamé une action militaire de représailles contre Téhéran. Lui et beaucoup d’autres lancent des cris d’alarme selon quoi Israël ferait face à une crise existentielle. Un missile iranien à tête nucléaire sur Jérusalem ou Tel Aviv pourrait détruire Israël, affirment-ils. »

En fait, Lieberman et les autres partisans d’Israël n’ont besoin d’aucune justification pour la guerre, ni contre l’Iran ni contre aucun des ennemis d’Israël au Moyen-Orient. Ils ont favorisé des conflits au nom de ce pays pendant tant d’années ! Et ils continueront probablement à la faire, jusqu’à ce que suffisamment d’Américains fassent pression pour que soient redessinées les priorités de leur gouvernement.

Une attaque sur l’Iran ne semble pas aussi certaine que l’avait toujours parue la guerre contre l’Irak. La pression publique, combinée avec des positions courageuses prises par de hauts fonctionnaires, a pu créer la vague nécessaire pour bloquer des efforts de guerre apparemment déterminés.

Les Américains peuvent soit permettre à ceux qui continuent de parler « de menaces existentielles » et de guerres de cent ans de déterminer et saboter le futur de leur pays, et par extension la sécurité du monde, ou ils peuvent reprendre en main l’Amérique, remettre sur pied son économie indigente et mal portante, et compenser les nombreuses fautes commises en leur nom et au nom de la liberté et de la démocratie.
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09:57 Irak : 40 morts et plus de 200 blessés dans les combats entre l'armée et les groupes de rebelles chiites à Bassorah (sud). A Bagdad, le bilan de ces affrontements est de 14 morts et au moins 140 blessés. (Guysen.International.News)


09:51 Iran : un tremblement de terre de magnitude 5,3 sur l'échelle de Richter a ébranlé le sud-ouest du pays. On ne signale pour le moment aucun blessé. (Guysen.International.News)
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