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#1
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| le Maroc dans sa majorité est-il vraiment arabe ?? |
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#2
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| Non. La population originale est berbère. Elle a connu des apports arabes importants: la première conquête (mais démographiquement, je ne pense pas que cela ait été très important), puis surtout l'invasion Hilalienne! (sirat al hilalia). Enfin, au 15ème, 16ème siècle, l'arrivée des populations arabisées, réfugiées d'Espagne. Bref, le Maroc est un pays arabo-berbère.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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#3
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| Il y'a aussi des chinois à Derb Omar! |
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#4
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| si on compte les differente ethnies qu il y a au Maroc. les arabes ne sont pas majoritaire , mais on considere que le Maroc est un pays arabe , c vrai que les gens sont arabophone mais ca ne veut pas dire qu ils sont arabes d'origines |
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#5
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| Citation:
(afriqch ,dhou al idhkar ,....) |
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#6
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| Citation:
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#7
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| Citation:
Ce fait –fruit des circonstances ou des hasard de l’Histoire– explique le peu d’intérêt porté à la culture berbère. Dès sa constitution, la notion de « nation marocaine » est donc liée à l’Islam et à l’arabité du pays (et non à la culture berbère). Toute tentative de définir autrement la Nation est aussitôt interprétée comme une compromission vis-à-vis de la puissance coloniale que l’on accuse de soutenir la culture berbère afin d’affaiblir la protestation des nationalistes « arabes ». Et cela d’autant plus que le pouvoir colonial (on sait que c’est en opposition au colonisateur que s’est constitué la conscience nationale marocaine, et la France est donc paradoxalement bien la « mère » du Maroc en tant que « nation ») a tenté de jouer la carte de la culture berbère pour contrer l’opposition nationaliste récente (« diviser pour mieux régner »). L’affaire du Dahir berbère qui a laissé aux militants nationalistes marocains d’amers souvenirs en est la parfaite illustration. En effet, par ce décret, les Français souhaitaient « diviser » le Maroc en deux entités distinctes (les populations berbères auraient en effet été soustraites aux tribunaux islamiques et ainsi à la justice du sultan, pour dépendre de tribunaux spéciaux (français) jugeant sur la base du droit coutumier berbère). Les nationalistes ne s’y sont pas trompés et ont interprété cette décision comme une volonté de saper les bases de la « nation » (alors encore en gestation) marocaine. La création du collège d’Azrou (ou collège berbère) en octobre 1927 fut aussi motivée par les mêmes intentions (former une petite « élite » berbère non arabisée, coupée d’éventuels mouvements nationalistes et fidèle au pouvoir colonial). Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un phénomène isolé, puisque dès 1923, les autorités coloniales avaient tenté d’instituer des « écoles berbères », où ne seraient enseignés que le français et l’amazigh, mais pas l’arabe. Après l’indépendance, certains milieux berbères accepteront mal le nouveau régime et seront à l’origines de troubles dans le Tafilelt en 1956, le Rif en 1958, obligeant la toute jeune armée nationale à intervenir. La colonisation a donc accentué l’antagonisme entre les populations berbères rurales et les populations citadines arabisées, et a surtout discrédité les mouvements qui voulaient faire du Maroc une nation amazighe. Les conséquences de ce phénomène sont perceptibles jusqu’à nos jours. Aujourd’hui encore, on accuse volontiers –notamment dans les milieux les plus conservateurs et chez les Islamistes- les partisans de la culture berbère de compromission vis-à-vis de l’Occident et des puissances étrangères. On sous-entend même qu’ils cherchent à diviser la nation marocaine et à en ébranler les fondements (Islam et Arabité), au profit de puissances hostiles. Les militants de la cause berbères sont volontiers perçus comme des agents au service de l’étranger. Par la suite, l’insistance sur l’arabité ainsi que l’islamité du Maroc a été nécessaire à la cohésion nationale, puisque ce sont les fondements du mouvements d’émancipations nationales et que de fait, toute contestation de ce principe signifiait une menace pour la cohésion nationale. Avec l’Etat national se forment les académies et institutions responsables de la mémoire nationale. Aucun cadre institutionnel ne prend donc en charge l’Histoire et la culture des oubliés de la construction nationale qui se trouvent en conséquence laissées à des amateurs ou militants de causes particulières. Ceux–ci sont à l’origine de l’émergence d’une culture de résistance (ses auteurs n’étant pas impartiaux, et guidés soit par une forme de rancœur, soit par le désir plus ou moins conscient de se revaloriser face au mépris des institutions, leur vision de l’Histoire est donc loin d’être neutre). On prend d’ailleurs souvent pour prétexte le caractère apologétique (et donc très partial) de cette histoire pour la discréditer. D’où le peu de publication sur l’Histoire berbère. Ne disposant pas de sources d’information alternatives, la population a fini par intégrer –grâce à la scolarisation- des principes erronés. Et c’est ainsi que même des individus d’ascendance berbère –souvent encore berbèrophones- revendiquent leur arabité. (On peut donc réellement parler d’une mémoire usurpée, qu’il conviendra à l’avenir de restituer à ses propriétaires.) Ces facteurs historiques permettent de comprendre comment un pays dont la population est majoritairement berbère et en grande partie berbèrophone se considère comme arabe au mépris de la réalité. La solution est de renoncer à ce nationalisme crispé qui caractérise la genèse des états nationaux et qui a pour conséquence d’exclure une très grande partie de la population (voire la majorité) au profit de la minorité qui a pour seul mérite d’avoir précédé la masse lors de la formation de la conscience nationale et de la remplacer par un patriotisme « positifs » et « intégrateur », qui sache faire de la multiplicité des mémoires, des identités, une conscience nationale « réconciliée » et sereine. Les minorités doivent quand à elles (et c’est encore plus difficile) abandonner leur culture de résistance et d’opposition, pour participer activement à la vie de la nation sans être aussitôt accusés de vouloir en détruire les fondements. Au Maroc, les institutions devraient enfin prendre en compte la richesse de la culture berbère et des autres minorités (les Juifs par exemple). Les Berbères quant-à eux devront prouver qu’ils ne constituent en rien une entrave à la formation et consolidation de la toute jeune nation, mais sont au contraire une pierre de plus à ce bel édifice.
__________________ law la l3ech9, ma dar l falak. |
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