|
#1
| ||||
| ||||
| Pain: Jettou suspend la hausse du prix · A l'heure où nous mettions sous presse, une réunion se tenait entre la Primature et le Syndicat des boulangers Coup de théâtre à la veille de la hausse du prix du pain. Prévue par le Syndicat national des boulangers à compter d'aujourd'hui vendredi, cette décision d'augmenter le prix vient suite au mutisme des pouvoirs publics depuis octobre dernier face aux différents débrayages des boulangers. Or, à l'heure où nous mettions sous presse, un nouveau rebondissement surgissait. Le Premier ministre a reçu hier, 22 janvier, le Comité central et les délégués régionaux affiliés au Syndicat national unifié des boulangers. A priori, de l'avis de la Primature, la conjoncture actuelle n'est pas propice à la hausse du prix du pain. Par ailleurs, les pouvoirs publics ne semblent pas apprécier que des décisions aussi importantes soient prises de façon unilatérale. Aussi, la hausse est-elle suspendue pour le moment. De source sûre, le Premier ministre voudrait entamer des négociations avec les professionnels avant de prendre une décision. A priori, la valeur sociale du pain resurgit. Chose que ne semble pas apprécier le Syndicat des boulangers. Lors de ses dernières sorties médiatiques, la profession envisageait, en cas de bras de fer avec les pouvoirs publics, de recourir à l'arrêt illimité de l'activité. Pour rappel, depuis juillet dernier, les boulangers ont observé, à trois reprises, des mouvements de débrayage, en vain. Le dernier en date a été observé les 14 et 15 janvier avec un suivi quasi total à travers le Royaume. La réunion d'évaluation du mouvement, tenue le 16 janvier, a été ponctuée par la décision d'augmenter, dès le 23 janvier, le prix du pain de 10 centimes pour la première tranche. «Une actualisation tout à fait légitime», précise El Houssine Azaz, président du syndicat. Selon lui, toutes les conditions de l'actualisation des prix sont réunies. D'une part, l'augmentation de pas moins de 33 éléments directs et indirects qui entrent dans la confection du pain. En plus de la farine de luxe, dont le prix oscille entre 3,80 et 3,95 DH le kilo au lieu de 3,63 DH, le coût de l'électricité et autres charges du personnel, «tous les ingrédients ont connu une augmentation du prix sauf le pain». Selon Azaz, «nous puisons la légitimité juridique de nos revendications de l'actualisation du prix du pain signée avec le gouvernement en 1988 et qui a été amendée en 1989. Cette dernière stipule que l'actualisation du prix du pain est systématique en cas de hausse des intrants». La dernière étude sur le secteur de la boulangerie, effectuée en 2002 par le ministère des Affaires générales du gouvernement, a conclu que le coût de la baguette revenait à 1,23 DH. Or, actuellement, alors qu'ils vendent la baguette à 1,10 DH, les professionnels de la boulangerie estiment son prix de revient entre 1,25 et 1,27 DH. Reste à savoir comment s'arrangent les boulangers pour vendre à perte? Certains essaient de compenser le manque à gagner en trichant sur le poids, d'autres encore sur la qualité. In fine, c'est le consommateur qui paie le prix d'une manière ou d'une autre. Amin RBOUB L'économiste[img]http://www.leconomiste.com/upload/un...o_une_4876.jpg |
![]() |
| Outils de la discussion | |
| Modes d'affichage | |
| |