La salve du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet (BCE) contre l'indexation automatique des salaires en Belgique a été particulièrement mal reçue par le PS.
Vendredi, le Français Jean-Claude Trichet a critiqué, en marge d'une réunion des grands argentiers européens en Slovénie, le mécanisme d'indexation automatique des salaires : "Nous encourageons les gouvernements à faire tout ce qu'ils peuvent, dans leur propre domaine de compétence, pour diminuer les risques d'inflation en prônant la modération salariale

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Le ministre belge des Finances Didier Reynders (MR) a réagi en plaidant pour l'intégration de l'indexation des salaires dans les accords interprofessionnels "All-In". "Les travailleurs sont avant tout intéressés par leurs revenus réels" , estime M. Reynders. "La Belgique jouit pour le moment du bénéfice du doute aux yeux de la Banque centrale" , a, de son côté, analysé Guy Quaden. 2008 sera une année vérité : "C'est la première fois que l'index santé est confronté, depuis sa création dans les années 90, à une hausse substantielle de l'inflation."
Le sang du socialiste Rudy Demotte n'a fait qu'un tour. Dimanche sur les antennes de RTL-TVI, le double ministre-président a mis en garde : "Pas touche à l'indexation ! C'est ce qui permet d'évoluer avec les prix. (...) Je défends l'indexation automatique, car cela permet de conserver un bon pouvoir d'achat." Le PS a, en outre, publié un communiqué dans lequel Elio Di Rupo assimile les propos de Jean-Claude Trichet à "une vision ultra-libérale de l'économie, et en aucun cas d'une vision humaine et sociale" . "La toute grande majorité des Belges éprouvent d'énormes difficultés face au coût de la vie , poursuit Elio Di Rupo. Et l'indexation des salaires est d'abord une mesure de justice sociale. Le maintien du système d'indexation des salaires est un des combats du PS pour ne pas avoir un trop grand écart entre les salaires et le coût de la vie." (D'après Belga)
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