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#1
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| Jusqu'à hier, Jeremiah Wright a joué un rôle majeur dans la vie de Barack Obama. Le pasteur de Chicago a inspiré au futur sénateur la foi chrétienne, célébré son mariage et baptisé ses deux filles. Il a également écrit un sermon dont le titre est aussi celui du dernier best-seller du candidat à la Maison-Blanche, L'audace d'espérer. Un peu en désespoir de cause, Barack Obama a largué son ancien pasteur hier, reniant non seulement ses idées mais également sa personne. «Je connais le révérend Wright depuis près de 20 ans. La personne que j'ai vue hier n'était pas la personne que j'ai rencontrée il y a plus de 20 ans», a déclaré le candidat démocrate lors d'une conférence de presse en Caroline-du-Nord. Accusant son ancien pasteur d'avoir témoigné du mépris à son endroit, il a divorcé d'avec lui très clairement et très publiquement, à une semaine des primaires de la Caroline-du-Nord et de l'Indiana. Obama «scandalisé» Lundi, Jeremiah Wright avait consterné Barack Obama en réitérant ses commentaires les plus incendiaires lors d'une conférence de presse à Washington diffusée en direct sur toutes les chaînes câblées. Hier, le jeune sénateur s'est dit «scandalisé» par les dernières déclarations du pasteur retraité, surtout celles sur Louis Farrakhan et la responsabilité du gouvernement américain pour les attaques du 11 septembre et la propagation du virus du sida dans la communauté noire. Barack Obama a également reproché à son mentor de dénoncer les critiques dont il fait l'objet comme des attaques «contre l'Église noire». «Ces déclarations non seulement divisent et sont destructrices, mais je crois qu'elles finissent par justifier ceux qui prospèrent en profitant de la haine, je crois qu'elles ne reflètent pas de façon exacte le point de vue de l'Église noire, a-t-il déclaré. «Elles ne reflètent certainement pas ce que sont mes valeurs et mes convictions. Et si le révérend Wright croit qu'il s'agit de ma part d'un positionnement politicien, comme il le dit, alors il ne me connaît pas bien. Vu ses déclarations d'hier, peut-être que je ne le connais pas aussi bien que je le croyais.» Barack Obama a affirmé avoir «donné le bénéfice du doute» à Jeremiah Wright lors de son discours de Philadelphie, où il s'était contenté de dénoncer les commentaires de son ancien pasteur. Hier, il a rompu avec ce mentor qui pourrait contribuer à sa défaite politique. http://www.cyberpresse.ca/article/20...6396/CPMONDE01 |
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#2
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| Dans Newsweek : "Quand le pasteur parle" Le révérend Wright prouve qu’il n’est pas politicien. LE REVEREND Jeremiah Wright est un homme à multiples facettes. C’est un gauchiste des années 70 de la vieille école, un homme qui prêchait tous les dimanches portant ce que Martin Marty, historien américain des religions, a appelé des ‘pyjamas verdâtres afro-américains.’ C’est un intellectuel, un titulaire de chaire qui lit l’hébreu et le grec, un musicien doué qui peut jouer de toute une variété d’instruments et un professeur à l’aise lorsqu’il emploie des mots comme ‘l’herméneutique’, comme ce fut le cas lundi matin dans un discours prononcé au National Press Club (le club national de la presse). Mais c’est aussi un homme noir en colère, un pasteur qui a passé sa vie à combattre l’injustice partout il la voit. Quand on lui demande d’expliquer la petite phrase, aujourd’hui bien connue –dans un sermon, il avait maudit l’Amérique pour avoir envoyé de jeunes femmes et de jeunes hommes à la guerre- Wright ne bronche pas. Il dit qu’il a dit à Barack Obama que si le sénateur de l’Illinois était élu président, « dès le 5 novembre, je viendrai vous poursuivre. » Si le discours de Wright prononcé lundi –devant une salle comble où étaient réunis la presse et les membres des autorités religieuses afro-américaines- a prouvé quelque chose, c’est que tous ces différents personnages ne cohabitent pas toujours très bien en lui. En costume noir, chemise blanche et cravate grise, Wright était assis sur l’estrade avant que les débats ne commencent, affichant l’air professoral d’un homme fier de sa longue carrière, discutant avec ses acolytes. Lorsqu’il a commencé à parler, cette facette de lui s’est révélée encore davantage. Ses remarques sonnaient comme une leçon d’histoire pour la presse blanche, à mesure qu’il dispensait une présentation impartiale des origines de l’église noire aux États-Unis, remontant à l’époque précédant l’émancipation des noirs, une époque où les noirs devaient adorer Dieu en secret. Ses mains élégantes constamment en mouvement, il s’est exprimé de manière touchante à propos d’une religion issue de l’oppression et de la persécution, une religion qui a toujours prêché pour la justice et l’égalité. Et il a réprimandé la presse dominante pour n’avoir découvert que maintenant ce riche pan de l’histoire américaine. "Cette partie demeure tragiquement ‘invisible’ aux yeux de la culture dominante qui ne connaît rien de ceux que Langston Hughes appelle ‘le frère à la peau sombre’", a déclaré Wright. Dans son discours sur la race prononcé au mois de mars, Obama disait que Wright voyait le monde par la lentille de la race, une lentille que le candidat rejetait, la jugeant désuète et dépassée. "L’erreur profonde du révérend Wright n’est pas d’avoir parlé dans ses sermons du racisme dans notre société. C’est d’avoir parlé de notre société comme si elle était immuable ; comme si elle n’avait connu aucun progrès ; comme si ce pays – le pays même qui a donné la possibilité à un des siens de viser la plus haute fonction du pays…– était encore irrévocablement lié à son passé tragique", disait Obama. Lundi matin, Wright est entré dans le monde moderne, argumentant que lui et son église parlaient pour tous, et plus précisément pour tous ceux qui avaient été "invisibles". "Peut-être que maintenant, nous pouvons commencer à avancer et à faire bouger la tradition de la religion noire pour aller du statut de ‘l’invisibilité’ à celui de ‘l’inestimable visibilité’, pas seulement pour certains noirs de ce pays, mais pour tous dans ce pays !". En parlant ainsi, Wright s’est aligné avec Obama, refusant, d’une certaine manière, de garder ses distances, celles qu’Obama a essayé si péniblement de créer. Wright ne s’est emballé qu’à deux ou trois reprises au cours de son discours, et encore, cela n’avait rien à voir avec les images enflammées diffusées en boucle sur le câble. Une seule fois, il a fait un écart en parlant de la différence de la pratique religieuse noire et celle des Européens et des Américains. "La pratique religieuse noire est différente de celle des Européens et des Américains. Elle n'est pas déficiente, elle est différente", a-t-il insisté. Puis, faisant clairement référence aux attaques dont il a fait l’objet à propos de son style controversé, il a ajouté : "Mon style n’est pas pompeux, il n’est pas controversé", sous les encouragements des Afro-américains présents dans la salle. En réponse aux critiques qui ont mis en doute son patriotisme, il a déclaré : "L’unité de mon filleul vient d’arriver en Irak cette semaine, au moment où ceux qui me disent antipatriotique ont utilisé le privilège de leur poste pour éviter de faire leur service militaire". Encore une fois, la salle explose, les membres de la presse blanche griffonnant leurs carnets de notes, ou souriant en silence, pendant que les Afro-américains crient et applaudissent. Le discours lui-même était une très bonne performance, le genre de discours prononcé par l’un des meilleurs orateurs de la mouvance noire, devant un parterre de blancs, pour la plupart ignorants. Lors de la session de question-réponse, en revanche, Wright a montré encore une autre facette de son personnage, un aspect que Marty, dans une interview à propos de la Trinity Church d’Obama à Chicago, a décrit comme cela : "Aussi drôle qu’il peut être, souriant, il peut aussi se révéler…Je ne veux pas dire agressif. Plutôt en colère. Il a grandi avec cela ; cela fait partie de lui." |
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#3
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| Cet aspect plus énervé constitue un problème pour Obama, et continuera certainement d’en être un tant que la course continuera. Répondant au pied levé aux questions du public par le biais d’un représentant du National Press Club, Wright avait l’esprit vif et s’est parfois révélé cruel envers celui qui posait la question. Caustique, il a reproché aux médias tout le fiasco autour de ses petites phrases, à l’origine de telles questions, particulièrement parmi la classe ouvrière blanche. Les médias n’ont pas fait leurs devoirs, a-t-il dit. Ses membres ne connaissent rien de l’église noire et n’ont pas écouté ses sermons jusqu’à la fin. Les attaques qui lui ont été faites constituent une attaque contre toute sa tradition, une tradition dont il est très fier, a dit Wright. Quand on lui demande pourquoi il parle maintenant, il répond : "Si vous croyez vraiment que je vais vous laisser parler de ma mère et de ses pratiques religieuses, de mon père et de ses pratiques religieuses, vous vous faites des illusions". Ces accusations sont peut-être vraies, mais un homme politique habile ne les aurait jamais faites. Wright s’est expliqué sur ses relations avec Louis Farrakhan, membre du groupe Nation of Islam, une relation qui intéresse beaucoup certains électeurs juifs. "Louis Farrakhan ne m’a pas enchaîné. Il ne m’a pas soumis à l’esclavage et il ne m’a pas fait de cette couleur", a répondu Wright. Pense-t-il vraiment que le gouvernement américain a propagé le virus du SIDA parmi les Afro-américains ? "Je pense que notre gouvernement est capable de tout…Oui je pense que nous sommes capable". L’espace d’un instant, pour reprendre les mots de Wright, le professeur est devenu invisible et l’homme noir en colère a pris sa place. Toutes les églises, quelle que soit leur taille, noires ou blanches, mettent sur DVD les prêches du dimanche de nos jours, et les fans du révérend et les étudiants font la queue pour acheter ces sermons à la librairie après l’église. C’est ainsi que les sermons de Jeremiah Wright se sont retrouvés sur les chaînes d’information du câble et qu’ils sont devenus un problème pour Obama. Wright n’a pas cherché à être sous les projecteurs nationaux. Ils sont venus à lui. Son discours de lundi a montré qu’il était un personnage complexe, un homme très intelligent, visionnaire, qui, d’une certaine manière, refuse, malgré la chute d’Obama dans les sondages, de cesser de prêcher ce message. Wright continue d’être inexorablement critique, certains diraient agressif, envers l’establishment blanc au nom de ces propres fidèles, des fidèles dont ne font généralement pas partie les électeurs blancs, les buveurs de bière de la classe ouvrière dont a tant besoin Obama pour plaire et gagner. Wright s’est révélé à la fois professeur et prêcheur. Ce qu’il n’est pas, c’est ce dont Obama aurait le plus besoin qu’il soit : un homme politique. Par Lisa Miller Traduction de l'américain par Nadia Bensmail http://tempsreel.nouvelobs.com/speci...eur_parle.html |
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#4
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| S'il perd, il va regretter son ami. |
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#6
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| en politique je doute for qu il y ai place aux sentiments encore moins à l amitié qui demande tant de sincérité
__________________ Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. |
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