Salam!
Sachant que je n'ai rien à faire et que je m'ennuie je vais m'amuser à te faire cette traduction! hihi
Bon c'est peut être approximatif mais je ne suis pas prof d'espagnol je l'ai seulement etudié quelques années à la fac!
Où va Nador ?
Nous n’en revenons pas. Comme l’année dernière, depuis le début du printemps, la ville vit dans une frénésie de travaux publics qu’apparemment on réalise à la va-vite et qui cette année font figure de catastrophe environnementale. La vitesse tue et cela mérite propreté (c’est une expression imagée que je n’ai pas saisie), c’est la sensation qu’on a depuis quelque jours face à ce que l’on voit quotidiennement. Ce fut d’abord la transformation du parc situé près de la cafétéria Victoria. Son ombrienne et sa verdure qui étaient là pour faire plaisir et donner une ouverture aux habitants de Nador, ont laissé place à une symétrie et à des pavés nus, ouverts au soleil brûlant de l’été. Il est affligeant de constater qu’un des monuments vivants de la ville, le magnifique et gigantesque ficus, témoin silencieux d’un siècle d’histoire de cette ville, a succombé. Evidemment, ce magnifique spécimen d’être vivant a regroupé à lui seul ce qui était un petit parc, témoignage du passé.
Ensuite, comme le disait la rumeur, ce fut le tour des ficus du chemin (ou passage) Mohamed V. En pleine phase de renaissance de leurs feuilles, ou alors, avec une sève en pleine ébullition, comme c’est toujours le cas à la période printanière, ils furent tous sauvagement élagués et ensuite déplacés de l’endroit où ils avaient vécus leurs 60ans au moins, pour être planté à même pas quelques mètres de leur place initiale, de l’autre côté de la rue. Comme si on voulait imiter les serveurs qui tous les jours déplacent les chaises et les tables des cafés, on a déplacé les arbres, d’un côté à l’autre de la rue, avec une inconscience scandaleuse. En mettant de côté le fait qu’une telle opération devrait être faite en hiver, quand les plantes sont au repos, on a entrepris la tâche de les replanter avec la même délicatesse et la même précision que lorsqu’on enfile une aiguille dans des gants de boxe. On les a tout bonnement enlevés de leur place et introduit dans un trou, sans conditionner le sol ni protéger les racines. On a mis en danger de mort des arbres vétérans pour une opération effectuée à toute vitesse ; nous espérons que par chance leur force leur permette de résister à cette épreuve. Evidemment, les antécédents qu’on connaît dans la ville ne laissent rien présager de bon, il suffit de regarder les palmiers replantés derrière Sidi Ali, il n’y en a que 20% qui donnent signe de vie, et ceux qui le font, ont apparemment un avenir incertain.