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Vieux 01/05/2008, 13h33
 
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Par défaut En Irak, les carpes frétillent de nouveau dans un ancien fief d'Al-Qaïda

KHIDR (AFP) — Dans une région d'Irak où Al-Qaïda opérait sans entrave, la récente débacle des extrémistes a donné une nouvelle chance aux carpes d'élevage qui peuvent y grandir tranquilles.

"L'année dernière, Al-Qaïda nous a empêchés de nous occuper de nos bassins d'élevage", explique le cheikh Jaffar Hussein al-Massoudi, dans le village de Khidr, à 60 km au sud de Bagdad. La localité a longtemps fait partie du "Triangle de la mort", une zone où les émules d'Oussama ben Laden régnaient en maîtres.

"Maintenant qu'ils ont été chassés, nous avons pu remettre en état les bassins, les pompes ont été réparées et nous avons relancé le programme de reproduction", commente le cheikh en montrant les larves de carpes qui dansent dans un aquarium sous la lumière d'une lampe torche.

Ce fretin encore fragile est la première étape d'un processus qui, en trois mois de soins attentifs, devrait permettre de livrer aux restaurants et aux particuliers les carpes, depuis toujours les poissons favoris des Bagdadis.

Connues sous le nom de masgouf, elles sont grillées, ventre ouvert, sur des feux de bois, dont les lueurs, jadis, illuminaient les restaurants en plein air des rives du Tigre.

Cette activité était si rentable qu'à l'époque de Saddam Hussein, nombre de fermes d'élevage avaient été confisquées et données à des puissants du régime en récompense de leurs bons et loyaux services.

Après la chute du régime en avril 2003, ces exploitations ont été rendues à leurs propriétaires d'origine.

Mais dans le secteur de Khidr, la satisfaction a été de courte durée.

"Al-Qaïda a pris le contrôle des élevages à la fin de l'année 2006", se souvient le cheikh Jaffar. Les extrémistes inspirés par la forme la plus rigoriste de l'islam, le wahhabisme, se sont attaqués à cette activité traditionnelle.

"Ils ont non seulement volé et vendu les poissons mais ils ont également détruit les pompes, provoquant une stagnation de l'eau et causant ainsi la mort des oeufs", assure encore le cheikh.

Selon lui, le village, avec ses champs verdoyants, ses palmeraies et ses mares poissonneuses est devenu le repaire de celui qui est considéré comme le chef des affiliés d'Al-Qaïda en Irak, Omar al-Bagdadi.

Le commandement américain assure que ce personnage est une création médiatique, destinée à donner un visage à la nébuleuse jihadiste. Celle-ci se présente comme le front ultime de la résistance contre l'envahisseur mais les Irakiens l'accusent des pires violences.

Pour cheikh Jaffar, il ne fait aucun doute qu'Omar al-Bagdadi était parmi les responsables d'Al-Qaïda qui ont fait de son village bucolique leur refuge. "Pendant un moment, ils ont utilisé les élevages de poissons comme quartier général", assure le quadragénaire qui parle sans élever la voix, derrière une moustache fournie.

Commme la majorité des habitants de ce secteur, il a dû fuir face à la violence des extrémistes, jusqu'à l'offensive des troupes américaines en février.

"Il y a peu, cette région était encore très dangereuse", assure le capitaine James Hart, qui a participé aux opérations. "Al-Qaïda contrôlait complètement le secteur. Si quelqu'un s'aventurait ici, il était sûr d'être exécuté. Une des fermes avait même été transformée en salle de torture".

L'officier américain explique qu'il y a encore beaucoup de munitions et de pièges non explosés dans les champs et les canaux d'irrigation.

Mais quelque 100 familles sur les 130 qui avaient fui le secteur sont de retour. Pour accélérer le processus de normalisation de cette région, les responsables américains aident à la relance des élevages.

Un expert agricole du Département d'Etat, le colonel John Nye, est même venu coordonner cet effort, qui est accompagné de micro-crédits de 700 à 1.000 dollars par exploitation. Le redémarrage des fermes permet de donner du travail aux hommes de la région, une manière efficace d'éviter qu'ils ne retombent dans les filets des extrémistes.
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  #2  
Vieux 01/05/2008, 13h35
La vie est une passerelle
 
Date d'inscription: octobre 2007
Messages: 2 501
Par défaut Re : En Irak, les carpes frétillent de nouveau dans un ancien fief d'Al-Qaïda

Citation:
Envoyé par Adamar Voir le message
KHIDR (AFP) — Dans une région d'Irak où Al-Qaïda opérait sans entrave, la récente débacle des extrémistes a donné une nouvelle chance aux carpes d'élevage qui peuvent y grandir tranquilles.

"L'année dernière, Al-Qaïda nous a empêchés de nous occuper de nos bassins d'élevage", explique le cheikh Jaffar Hussein al-Massoudi, dans le village de Khidr, à 60 km au sud de Bagdad. La localité a longtemps fait partie du "Triangle de la mort", une zone où les émules d'Oussama ben Laden régnaient en maîtres.

"Maintenant qu'ils ont été chassés, nous avons pu remettre en état les bassins, les pompes ont été réparées et nous avons relancé le programme de reproduction", commente le cheikh en montrant les larves de carpes qui dansent dans un aquarium sous la lumière d'une lampe torche.

Ce fretin encore fragile est la première étape d'un processus qui, en trois mois de soins attentifs, devrait permettre de livrer aux restaurants et aux particuliers les carpes, depuis toujours les poissons favoris des Bagdadis.

Connues sous le nom de masgouf, elles sont grillées, ventre ouvert, sur des feux de bois, dont les lueurs, jadis, illuminaient les restaurants en plein air des rives du Tigre.

Cette activité était si rentable qu'à l'époque de Saddam Hussein, nombre de fermes d'élevage avaient été confisquées et données à des puissants du régime en récompense de leurs bons et loyaux services.

Après la chute du régime en avril 2003, ces exploitations ont été rendues à leurs propriétaires d'origine.

Mais dans le secteur de Khidr, la satisfaction a été de courte durée.

"Al-Qaïda a pris le contrôle des élevages à la fin de l'année 2006", se souvient le cheikh Jaffar. Les extrémistes inspirés par la forme la plus rigoriste de l'islam, le wahhabisme, se sont attaqués à cette activité traditionnelle.

"Ils ont non seulement volé et vendu les poissons mais ils ont également détruit les pompes, provoquant une stagnation de l'eau et causant ainsi la mort des oeufs", assure encore le cheikh.

Selon lui, le village, avec ses champs verdoyants, ses palmeraies et ses mares poissonneuses est devenu le repaire de celui qui est considéré comme le chef des affiliés d'Al-Qaïda en Irak, Omar al-Bagdadi.

Le commandement américain assure que ce personnage est une création médiatique, destinée à donner un visage à la nébuleuse jihadiste. Celle-ci se présente comme le front ultime de la résistance contre l'envahisseur mais les Irakiens l'accusent des pires violences.

Pour cheikh Jaffar, il ne fait aucun doute qu'Omar al-Bagdadi était parmi les responsables d'Al-Qaïda qui ont fait de son village bucolique leur refuge. "Pendant un moment, ils ont utilisé les élevages de poissons comme quartier général", assure le quadragénaire qui parle sans élever la voix, derrière une moustache fournie.

Commme la majorité des habitants de ce secteur, il a dû fuir face à la violence des extrémistes, jusqu'à l'offensive des troupes américaines en février.

"Il y a peu, cette région était encore très dangereuse", assure le capitaine James Hart, qui a participé aux opérations. "Al-Qaïda contrôlait complètement le secteur. Si quelqu'un s'aventurait ici, il était sûr d'être exécuté. Une des fermes avait même été transformée en salle de torture".

L'officier américain explique qu'il y a encore beaucoup de munitions et de pièges non explosés dans les champs et les canaux d'irrigation.

Mais quelque 100 familles sur les 130 qui avaient fui le secteur sont de retour. Pour accélérer le processus de normalisation de cette région, les responsables américains aident à la relance des élevages.

Un expert agricole du Département d'Etat, le colonel John Nye, est même venu coordonner cet effort, qui est accompagné de micro-crédits de 700 à 1.000 dollars par exploitation. Le redémarrage des fermes permet de donner du travail aux hommes de la région, une manière efficace d'éviter qu'ils ne retombent dans les filets des extrémistes.
les usa empeche toute un pays d'exister , esque ca te dit quelque chose?
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  #3  
Vieux 01/05/2008, 13h39
 
Date d'inscription: juin 2007
Messages: 1 483
Par défaut Re : En Irak, les carpes frétillent de nouveau dans un ancien fief d'Al-Qaïda

Arrêtons de mettre les américains à toutes les sauces ! Dans l'article, il est question de l'Irak et des irakiens
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