Italie Un Post-fasciste A La Tete ... je sais pas ou va l'italie mais ça m'inquiéte pour nos compatriotes!
Italie : la Chambre des députés élit à sa tête un post-fasciste
LEMONDE.FR avec AFP | 30.04.08 | 16h47 • Mis à jour le 30.04.08 | 17h11A 8 heures par e-mail, recevez la Check-list, votre quotidien du matin.
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Gianfranco Fini, président du parti Alliance nationale, qui figure dans la coalition de Silvio Berlusconi, a finalement été élu, mercredi 30 avril, président de la Chambre des députés. Il n'avait pas réussi, mardi, à réunir la majorité requise des deux tiers lors des trois premiers tours de votes à la Chambre. Il a été élu au quatrième tour par 335 voix sur les 611 députés présents, soit 29 voix de plus que la majorité requise.
Gianfranco Fini devient ainsi le troisième personnage de l'Etat, après le président de la République et le président du conseil. Il a précédemment occupé les fonctions de vice-président du conseil et de ministre des affaires étrangères sous le mandat de Silvo Berlusconi entre 2001 et 2006. Et sa nomination, consécutive à l'élection à la mairie de Rome de Gianni Alemanno, également membre d'Alliance nationale, renforce le poids de ce parti face à la Ligue du Nord au sein de la coalition emmenée par Silvio Berlusconi.
DU NÉO-FASCISME AU CONSERVATISME PRO-EUROPÉEN
L'ami italien de Nicolas Sarkozy – Gianfranco Fini a préfacé les éditions italiennes des ouvrages du président français – est issu du MSI, parti néo-fasciste fondé par son père spirituel, Giorgio Almirante. Mais depuis l'aggiornamento qu'il a imposé à son parti devenu Alliance nationale en 1995, celui-ci n'a cessé de se recentrer pour passer, au fil des années, du néo-fascisme au conservatisme traditionnel pro-européen. Il a notamment dénoncé "les infâmes lois raciales de 1938" lors d'un voyage officiel en Israël, en novembre 2003, et assimilé le fascisme au "mal absolu", provoquant l'ire de nostalgiques d'extrême droite et le départ tonitruant du parti d'Alessandra Mussolini, petite-fille du "Duce". Il a également participé à la Convention chargée de rédiger la Constitution européenne et s'est positionné pour le "oui" – contre son camp – lors du référendum de 2005 sur la procréation assistée.
Dans son premier discours, Gianfranco Fini a annoncé une législature "constituante", qui portera les réformes voulues par Silvio Berlusconi pour rééquilibrer le Parlement en faveur de la Chambre et renforcer les pouvoirs du président du conseil. En rendant "un hommage respectueux au pape Benoît XVI", "le guide spirituel de la grande majorité des Italiens et son autorité morale indiscutable pour le monde entier", il a tenu à souligner "le rôle fondamental de la religion chrétienne" tout en rappelant les principes de laïcité de l'Etat italien. |