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Envoyé par amsawad Abbas El Fassi dépoussière un vieux rêve de son parti pour le remettre prochainement en selle. L’usage de la langue arabe sera désormais obligatoire dans les administrations publiques, un projet de décret est d’ailleurs sur le point d’être publié au Bulletin officiel.
Le mercredi, Saâd Alami, le ministre istiqlalien chargé des relations avec le parlement a précisé devant les députés que « les services gouvernementaux concernés s'emploient actuellement à élaborer un projet de décret pour consacrer l'obligation de l'usage de la langue arabe aussi bien dans la relation entre services publics que dans la communication avec les citoyens ».
A défaut de réalisations économiques concrètes, Abbas El Fassi pourrait au moins se vanter parmi les siens d’être l’instigateur de ce projet.
Privé du ministère de l’enseignement, terre de prédilection de ce genre de mesures pour l’Istiqlal, le voilà qui rebondit sur un autre terrain avec le même leitmotiv : la défense de la langue arabe. Chasser le naturel il revient au galop. Avec des ministres qui souffrent le supplice lorsqu’ils sont obligés de répondre en arabe lors des séances des questions orales au parlement, le premier ministre aurait dû soumettre ses ministres en premier à des cours intensifs en langue arabe avant de s’embarquer dans une telle entreprise.
L’une des tares de l’enseignement au Maroc est une politique d’arabisation bâclée et imposée au peuple, principale cause de la faillite de notre système éducatif. Une politique prônée par les mêmes qui veulent aujourd'hui rendre obligatoire l’usage de la langue arabe dans les administrations publiques.
Le Maroc n’est pas la Libye pour imposer une telle mesure. Dépourvu de la manne pétrolière, son économie doit sa survie à trois facteurs : des investisseurs étrangers dont les arabes ne représentent qu’une infime portion, les transferts de devises des MRE dont une grande partie maîtrise à peine les dialectes arabe ou amazigh et les touristes européens.
Ce décret d’Abbas El Fassi rappelle étrangement ceux aux funestes conséquences sur le pays promulgués durant les années 70 à savoir l’arabisation de l’enseignement et la marocanisation des sociétés.
Mohamed Jaâbouk |
Ceci me rappelle l'anecdote du secrétaire rapportant à son ministre que les hopitaux publiques sont sur la dérive, que les lits manquent, les cafards proliférent, les patients y meurent dans d'étrangers circonstances...
"Chaulons les murs de l'hôpital!"...Telle a été la réaction de choc du ministre face à cela!...
"Arabisons nos administrations!"...Bien évidemment LA réforme prioritaire à considérer au Maroc...
Bref...Un vieux fantasme de ce dinosaure à court d'idée...Il faut bien s'occuper quand on se retrouve inhibé, tellement dépassé par cette nouvelle génération de Marocains, cette métamorphose galopante de la société Marocaine...