L’asile des indésirables


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Vieux 03/02/2004, 15h49
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Par défaut L’asile des indésirables

Citation:
[size=11]Assalamo aleikoum wa ra7hamato Allahi Wa Barakatoh !

voici un article trés interssant mais aussi trés triste qui décrit la situations reals sociales au maroc que vivent le plus part des hommes âgeée mais aussi des jeunes diplômée marocain du déespoir qui vivent dans situation misreables..


je vous souhaite une trés bon lecteur !


wa salamo aleikoum wa ra7hamato Allahi wa Barakatoh !
yours Ibno_Khaldoun
..:::: :saws: ::.
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[size=21]Société : L’asile des indésirables -(1)-[/size]

http://www.telquel-online.com/112/im...sujet3_112.jpg
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À la sortie de Meknès, sur la route de Séfita, des malades psychiatriques sans traitement, des vieillards impotents et des familles sans logement cohabitent dans un immense débarras humain, qui portait autrefois le nom de "maison de vieux". Par Chadwane Bensalmia
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L'incident a eu lieu il y a un peu plus d’un mois, à l’association islamique de bienfaisance de Meknès. Mohcine, un des employés de l’association tentait d’organiser une distribution de dons auprès des pensionnaires lorsque certains d’entre eux,
protestant contre son intervention, l’ont agressé. Une plainte, confortée par un certificat médical et le témoignage de l’infirmier de service, s’en est suivie. Seulement, voilà, arrivé devant les autorités policières, Mohcine s’est retrouvé face à une dizaine d’autres témoignages pour contrer le sien. Parmi ses "opposants", ceux-là mêmes que son acte était censé protéger. Conclusion de l’enquête, Mohcine a droit a un congé de maladie et l’affaire est close. Ce n’est pas bien étrange nous dira-t-on, un employé peut toujours s’en aller, un autre prendra sa place. Les pensionnaires, eux, peuvent provoquer des scandales que les autorités auront du mal à gérer. Déjà qu’on du mal à faire face aux soucis quotidiens. Explications.

L’association islamique est l’une des plus anciennes de la ville. Le siège, se trouvant à Sidi Saïd, fait office d’orphelinat. L’annexe, elle, se situe à l’autre bout de la ville, sur la route de Séfita. Et c’est peu de dire qu’elle porte bien son titre.

Ici bas, à Séfita, annexe est synonyme de dépotoir humain, de fourre-tout. Des vieux, des malades psychiatriques et des rescapés de catastrophes naturelles y cohabitent dans un équilibre à la limite du chaos. À ses heures de gloire, ce pensionnat, qui faisait la fierté de la ville, était un asile de vieux essentiellement financé par les philanthropes et industriels de la région. Quelques subventions étatiques se chargeaient d’en assurer la complète décence. La débâcle a commencé, il y a quelques années, lorsque le service psychiatrique de l’hôpital Moulay Ismaïl a déclaré son incapacité à garder l’ensemble des cas nécessitant un long internement. Un accord oral est passé entre les directeurs de l’hôpital et celui de l’association de l’époque. Ce dernier accepte de "dépanner". Dans les faits, cela supposait d’offrir gîte et couvert à quelques malades de psychiatrie, "inoffensifs"… et peut-être aussi quelques-uns qu’il fallait placer sous observation. L’hôpital se chargeait en contrepartie d’assurer leur suivi médical. Il en fût donc ainsi. Peu à peu, le nouveau statut s’est implicitement officialisé et les mois ont tourné en années.

Avec le temps aussi et question de "dépanner", cette fois-ci, les autorités de la ville suite à des catastrophes naturelles - inondations - ou pas naturelles du tout d’ailleurs, on y a accueilli les familles rescapées, le temps qu’ils trouvent, par leurs propres moyens ou par l'intervention des autorités, un nouveau logement. Encore une fois, le provisoire devenait permanent. Les nouveaux pensionnaires porteront désormais l’adresse du centre sur leur carte d’identité nationale. Certains à juste titre, car ils n’ont aucun moyen de subsistance leur permettant de payer un loyer. D’autres y demeureront pour d’autres raisons. Même avec un emploi fixe - dans des services publics entre autres - ils refuseront de partir.

Telquel, Maroc


...à suivre incha Allah
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  #2  
Vieux 03/02/2004, 15h53
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[size=11]Assalamo aleikoum wa ra7hamato Allahi Wa Barakatoh !

...la suite !

voici un article trés interssant mais aussi trés triste qui décrit la situations reals sociales au maroc que vivent le plus part des hommes âgeée mais aussi des jeunes diplômée marocain du déespoir qui vivent dans situation misreables..


je vous souhaite une trés bon lecteur !


wa salamo aleikoum wa ra7hamato Allahi wa Barakatoh !
yours Ibno_Khaldoun
..:::: :saws: ::.
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[size=21]Société : L’asile des indésirables -(2)-[/size]

http://www.telquel-online.com/112/im...sujet3_112.jpg
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À la sortie de Meknès, sur la route de Séfita, des malades psychiatriques sans traitement, des vieillards impotents et des familles sans logement cohabitent dans un immense débarras humain, qui portait autrefois le nom de "maison de vieux". Par Chadwane Bensalmia
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Sur la route de Séfita, l’annexe est un immense terrain divisé en deux parties, séparées l’une de l’autre par une petite route. Sur la partie droite, une demi-douzaine de familles, soit 36 personnes, vivent superposées avec une trentaine de vieux délaissés par leurs familles. Des corps anonymes alignés les uns à côté des autres dans d’immenses pièces en manque de tout, d’hygiène comme de chaleur humaine. Les murs sont dans un état de délabrement qui frise la ruine et sont recouverts par une épaisse couche de graisse qui laisse facilement deviner la date du dernier coup de peinture passé. Ici, ce sont désormais les familles qui font la loi.


Et les vieux au lieu de trouver réconfort dans ce semblant d’ambiance familiale, sont encore plus oubliés. Certains devront à 70 ou 80 ans faire le parterre par eux-mêmes sous peine de vivre dans la saleté et la puanteur. Dans tout leur malheur, ils trouvent pourtant le moyen de rendre chaque sourire qu’on leur aura offert. Déprimant de réaliser l’individualisme rampant dans une société qui se vante encore de solidarité communautaire. Et étonnant, de constater la combativité de ces septuagénaires face au laisser-aller et au défaitisme de jeunes qui se complaisent dans leur statut de "pensionnaires d’orphelinat" et attendent que les employés de l’orphelinat fassent tout à leur place, jusqu’à laver leur linge.

D’ailleurs, nous confie-t-on, plus personne ne s'aventure dans cette maison de vieux : "Voyez ce qui est arrivé à Mohcine. Et ce n’est pas la première fois, croyez-moi. Nous, on préfère de loin travailler avec les malades mentaux. Ceux-là, au moins, nous épargnent les insultes. S’il est naturel de s’occuper des vieillards, il n’y a aucune raison d’en faire autant pour des gens en parfaite santé, encore moins quand on n’en a pas les moyens". Aujourd’hui, les employés se contentent de leur servir les repas. Lorsque la question est posée aux familles qui y résident, c’est un flot de récriminations ponctuées d’injures qui est servi en réponse "Ce sont tous des voleurs. Qu’on arrête de nous servir les discours. Foutez-nous la paix. Ça fait des années qu’ils nous promettent du travail et des logements.

Alors, qu’ils nous laissent régler nos problèmes par nous-mêmes", martèle l’un d’entre eux, en refusant de donner son nom de peur d’en subir les conséquences. Violente protestation qu’un vieillard vient modérer : "Les jeunes nous volent nos affaires et les revendent pour acheter leurs cigarettes et leurs drogues. N’allez pas croire tout ce qu’on vous dit, c’est vrai que l’on manque de beaucoup de choses, mais 'l’hamdou lillah' ( Dieu merci), il y a quand même des gens bien parmi le personnel. Ils font ce qu’ils peuvent 'msakène' (les pauvres) avec ce qu’ils ont". Théoriquement, des aides - deux généralement - vivent avec ces vieux. Des sans-abris à qui l’on a proposé toit, nourriture et une très maigre rente en contrepartie de leur assistance. Mais ceux-là aussi se disent dépassés par le chaos régnant. "On ne sait plus comment nous y prendre", déclare, abattu, l’un des gardiens, avant de poursuivre : "Cela va peut-être surprendre, mais ici les fous sont plus intelligents et faciles à vivre que les sains d’esprit". Les fous, ce sont les internes en psychiatrie. Ils sont une soixantaine, entre hommes (34) et femmes (26) et vivent de l’autre côté du centre. Trois pavillons donnant les uns sur les autres, construits autour de ce qui semblait être un jardin autrefois. Chaque pavillon comprend trois grandes salles, abritant chacune douze à quinze personnes.

Les deux premiers sont réservés aux malades mentaux et le troisième aux vieilles femmes, une trentaine. Une forte odeur de moisi flotte dans l'air, alternant avec un relent d’urine ou encore de nourriture pourrie. L’humidité a recouvert les plafonds et les murs, le carrelage au sol est complètement usé, le tout baignant dans une lourde atmosphère mortuaire. Et pour cause, voilà des semaines que le seul élément d’hygiène qui existe est l’eau. Le centre n’a même plus les moyens de payer le prix d’un paquet de détergent. Pour ce qui est de l’hygiène physique, c’est grâce à la charité de l’exploitant du bain maure voisin que les pensionnaires peuvent encore prendre un bain hebdomadaire. Imaginer le résultat lorsque l’on sait que bon nombre de ces oubliés sont totalement handicapés et que les couches culottes sont un luxe inespéré.

Telquel, Maroc


...à suivre incha Allah
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  #3  
Vieux 03/02/2004, 15h56
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Citation:
[size=11]Assalamo aleikoum wa ra7hamato Allahi Wa Barakatoh !

...la suite !

voici un article trés interssant mais aussi trés triste qui décrit la situations reals sociales au maroc que vivent le plus part des hommes âgeée mais aussi des jeunes diplômée marocain du déespoir qui vivent dans situation misreables..


je vous souhaite une trés bon lecteur !


wa salamo aleikoum wa ra7hamato Allahi wa Barakatoh !
yours Ibno_Khaldoun
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[size=21]Société : L’asile des indésirables -(3)-[/size]

http://www.telquel-online.com/112/im...sujet3_112.jpg
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À la sortie de Meknès, sur la route de Séfita, des malades psychiatriques sans traitement, des vieillards impotents et des familles sans logement cohabitent dans un immense débarras humain, qui portait autrefois le nom de "maison de vieux". Par Chadwane Bensalmia
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Et que se passera-t-il lorsque la régie exigera le règlement de sa facture d’eau, qui en est à quelques dizaines de milliers de dirhams ? Idem pour l’électricité, le pain, les médicaments… Le centre a une facture de 35.000 DH à payer à la pharmacie. La dette est vieille de quelques mois déjà. À l’origine, une dotation en médicaments était octroyée par le ministère de la Santé. Mais les choses ont changé, depuis que ce dernier a décidé qu’il revenait à chaque ministère de subventionner les institutions qui en dépendent. Autrement dit, c’est désormais la responsabilité du secrétariat d'État à l’entraide nationale.

Problème de budget, de procédure ou d’irresponsabilité ? Là n’est pas le débat, car en attendant une solution, les malades psychiatriques du centre vivent sans traitement, indispensable pour certains, potentiellement violents. Ceux-là mêmes qui tous les jours côtoient les autres pensionnaires. Bien sûr, une visite médicale a lieu une fois par semaine. Seulement une ordonnance en elle-même ne sert pas à grand chose quand on n’a pas de quoi acheter le traitement prescrit. Du reste, l’infirmerie ne dispose même pas de quoi dispenser les premiers soins, si un accident venait à survenir. C’est dire que sans les quelques âmes charitables qui fournissent au centre de quoi assurer le minimum de subsistance, il y a longtemps qu’un drame se serait produit. D’ailleurs, cette charité elle-même se fait de plus en plus rare. "Ça fait des mois qu’ils n’ont pas vu la couleur de la viande. Sauf pendant le Ramadan, où tous ont envie de faire une bonne action", affirme Mohcine. À qui la faute ? La direction de l’association ? Le ministère ? La société ?. Peut-être tous à la fois. Les mécènes eux-mêmes sont pointés du doigt, car beaucoup d’entre-eux refusent toute forme d’organisation. "Certains insistent pour remettre leurs dons directement aux pensionnaires. Et à la moindre contestation de notre part. Ils nous traitent de voleurs.

Résultat, il y a eu des jours avec 4 ou 5 repas et d’autres sans repas du tout", proteste l’une des employées. Quelle est la part de vérité dans tout cela ? Seul le président de l’association - au demeurant très difficile à joindre - peut le dire…

Il y a quelques jours, les employés de l’association sont entrés en grève. Majoritairement payés au SMIG, ils touchent leurs salaires un mois sur deux. Aux dernières nouvelles, l’association leur devait un demi mois de salaire, qui est venu s’additionner à celui du mois courant. Mais cela, expliquent-ils, "on en a désormais pris l’habitude, car le pire c’est que nous n’avons plus de quoi nourrir les pensionnaires". Depuis des semaines déjà, les seuls repas servis étaient des bouillons improvisés, du pois chiche ou des haricots. Aujourd’hui, à l'heure où nous mettons sous presse, les pensionnaires de l’annexe sur la route de Séfita bouclent leur deuxième jour de jeûne forcé.

Telquel, Maroc


...à suivre incha Allah
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  #4  
Vieux 03/02/2004, 16h07
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[size=11]Assalamo aleikoum wa ra7hamato Allahi Wa Barakatoh !

...la suite !

voici un article trés interssant mais aussi trés triste qui décrit la situations reals sociales au maroc que vivent le plus part des hommes âgeée mais aussi des jeunes diplômée marocain du déespoir qui vivent dans situation misreables..


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wa salamo aleikoum wa ra7hamato Allahi wa Barakatoh !
yours Ibno_Khaldoun
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[size=21]Société : L’asile des indésirables Témoinages -(4)- [/size]


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[size=11][color=990000]Tranche du vie [/color]

http://www.telquel-online.com/112/im...sujet3_112.jpg

Benaissa, 45 ans


Pâtissier de profession, il a une femme et deux enfants. Convoqué pour passer son service militaire, il quitte son travail pour s’acquitter de son devoir patriotique. À sa sortie de l’armée, il se retrouve sans travail et donc sans moyens pour subvenir aux besoins de sa famille. Il vivra des années à la charge de sa femme, elle-même sans qualification professionnelle.

Trop fier, il préfère alors quitter sa famille et vivre dans la rue. Il dormira des mois durant devant la porte d’une administration jusqu’au jour où le directeur de celle-ci à qui il a eu le temps de raconter son histoire l’amène au centre : "Il m’arrivait de croiser ma femme ou mes enfants dans la rue. Mais je préférais rebrousser chemin ou les ignorer. C’était trop dur. Je ne voulais pas qu’ils me voient dans cet état". Benaissa n’en a jamais voulu à sa femme de l’avoir laissé partir

Telquel, Maroc
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...à suivre incha Allah
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  #5  
Vieux 03/02/2004, 16h10
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[size=11]Assalamo aleikoum wa ra7hamato Allahi Wa Barakatoh !

...la suite et la fin du cette enquête :rose: !

voici un article trés interssant mais aussi trés triste qui décrit la situations reals sociales au maroc que vivent le plus part des hommes âgeée mais aussi des jeunes diplômée marocain du déespoir qui vivent dans situation misreables..


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wa salamo aleikoum wa ra7hamato Allahi wa Barakatoh !
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[size=21]Société : L’asile des indésirables Témoinages -(5)- [/size]


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[size=11][color=990000]Tranche du vie [/color]

http://www.telquel-online.com/112/im...sujet3_112.jpg

Jamal, 40 ans


[color=990000]Détenteur d’une licence en physique chimie, Jamal a passé des années à la recherche d’un emploi sans jamais y parvenir. Arrivé au bout de son désespoir, il a baissé les bras et s’est réfugié dans la drogue (:cry: :cry: )[/color]. Après quatre ans d’études et de rêve, il s’est retrouvé au même point, à devoir demander son argent de poche à ses parents. Au décès de ces derniers, ses frères et sœurs n’ayant pas les moyens de le recueillir chez eux, c’est la rue qui s’en chargera. Voilà près de trois ans qu’il vit au centre. C’est un pensionnaire du pavillon psychiatrique.

Ce n’est pas la folie qui l’y a mené mais la désillusion : "Ici au moins, j’ai un lit, un toit et un repas. C’est plus que ce que je pouvais espérer…" Aujourd’hui encore, lorsqu’on lui pose la question, Jamal est incapable de dire pourquoi il en est arrivé là. Se poser des questions est trop douloureux quand on sait que jamais on ne trouvera la réponse.

Telquel, Maroc
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