Maroc-Société : L’asile des indésirables Citation:
[size=11]Assalamo aleikoum wa ra7hamato Allahi Wa Barakatoh !
...la suite !
voici un article trés interssant mais aussi trés triste qui décrit la situations reals sociales au maroc que vivent le plus part des hommes âgeée mais aussi des jeunes diplômée marocain du déespoir qui vivent dans situation misreables..
je vous souhaite une trés bon lecteur !
wa salamo aleikoum wa ra7hamato Allahi wa Barakatoh !
yours Ibno_Khaldoun
..:::: :saws: ::.
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[size=21]Société : L’asile des indésirables -(2)-[/size] http://www.telquel-online.com/112/im...sujet3_112.jpg
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À la sortie de Meknès, sur la route de Séfita, des malades psychiatriques sans traitement, des vieillards impotents et des familles sans logement cohabitent dans un immense débarras humain, qui portait autrefois le nom de "maison de vieux". Par Chadwane Bensalmia[/color]
Sur la route de Séfita, l’annexe est un immense terrain divisé en deux parties, séparées l’une de l’autre par une petite route. Sur la partie droite, une demi-douzaine de familles, soit 36 personnes, vivent superposées avec une trentaine de vieux délaissés par leurs familles. Des corps anonymes alignés les uns à côté des autres dans d’immenses pièces en manque de tout, d’hygiène comme de chaleur humaine. Les murs sont dans un état de délabrement qui frise la ruine et sont recouverts par une épaisse couche de graisse qui laisse facilement deviner la date du dernier coup de peinture passé. Ici, ce sont désormais les familles qui font la loi.
Et les vieux au lieu de trouver réconfort dans ce semblant d’ambiance familiale, sont encore plus oubliés. Certains devront à 70 ou 80 ans faire le parterre par eux-mêmes sous peine de vivre dans la saleté et la puanteur. Dans tout leur malheur, ils trouvent pourtant le moyen de rendre chaque sourire qu’on leur aura offert. Déprimant de réaliser l’individualisme rampant dans une société qui se vante encore de solidarité communautaire. Et étonnant, de constater la combativité de ces septuagénaires face au laisser-aller et au défaitisme de jeunes qui se complaisent dans leur statut de "pensionnaires d’orphelinat" et attendent que les employés de l’orphelinat fassent tout à leur place, jusqu’à laver leur linge.
D’ailleurs, nous confie-t-on, plus personne ne s'aventure dans cette maison de vieux : "Voyez ce qui est arrivé à Mohcine. Et ce n’est pas la première fois, croyez-moi. Nous, on préfère de loin travailler avec les malades mentaux. Ceux-là, au moins, nous épargnent les insultes. S’il est naturel de s’occuper des vieillards, il n’y a aucune raison d’en faire autant pour des gens en parfaite santé, encore moins quand on n’en a pas les moyens". Aujourd’hui, les employés se contentent de leur servir les repas. Lorsque la question est posée aux familles qui y résident, c’est un flot de récriminations ponctuées d’injures qui est servi en réponse "Ce sont tous des voleurs. Qu’on arrête de nous servir les discours. Foutez-nous la paix. Ça fait des années qu’ils nous promettent du travail et des logements.
Alors, qu’ils nous laissent régler nos problèmes par nous-mêmes", martèle l’un d’entre eux, en refusant de donner son nom de peur d’en subir les conséquences. Violente protestation qu’un vieillard vient modérer : "Les jeunes nous volent nos affaires et les revendent pour acheter leurs cigarettes et leurs drogues. N’allez pas croire tout ce qu’on vous dit, c’est vrai que l’on manque de beaucoup de choses, mais 'l’hamdou lillah' ( Dieu merci), il y a quand même des gens bien parmi le personnel. Ils font ce qu’ils peuvent 'msakène' (les pauvres) avec ce qu’ils ont". Théoriquement, des aides - deux généralement - vivent avec ces vieux. Des sans-abris à qui l’on a proposé toit, nourriture et une très maigre rente en contrepartie de leur assistance. Mais ceux-là aussi se disent dépassés par le chaos régnant. "On ne sait plus comment nous y prendre", déclare, abattu, l’un des gardiens, avant de poursuivre : "Cela va peut-être surprendre, mais ici les fous sont plus intelligents et faciles à vivre que les sains d’esprit". Les fous, ce sont les internes en psychiatrie. Ils sont une soixantaine, entre hommes (34) et femmes (26) et vivent de l’autre côté du centre. Trois pavillons donnant les uns sur les autres, construits autour de ce qui semblait être un jardin autrefois. Chaque pavillon comprend trois grandes salles, abritant chacune douze à quinze personnes.
Les deux premiers sont réservés aux malades mentaux et le troisième aux vieilles femmes, une trentaine. Une forte odeur de moisi flotte dans l'air, alternant avec un relent d’urine ou encore de nourriture pourrie. L’humidité a recouvert les plafonds et les murs, le carrelage au sol est complètement usé, le tout baignant dans une lourde atmosphère mortuaire. Et pour cause, voilà des semaines que le seul élément d’hygiène qui existe est l’eau. Le centre n’a même plus les moyens de payer le prix d’un paquet de détergent. Pour ce qui est de l’hygiène physique, c’est grâce à la charité de l’exploitant du bain maure voisin que les pensionnaires peuvent encore prendre un bain hebdomadaire. Imaginer le résultat lorsque l’on sait que bon nombre de ces oubliés sont totalement handicapés et que les couches culottes sont un luxe inespéré.
Telquel, Maroc
...à suivre incha Allah
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