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| mercredi 28 mai 2008 T. Hocine - El Watan Le nouveau président libanais, Michel Sleimane, élu dimanche dernier à ce poste, a pris ses fonctions lundi, première étape d’une remise en marche du pays après 18 mois de crise politique et des violences meurtrières. Le Liban a donc un chef de l’Etat, mais le plus dur est à venir, estime-t-on dans les milieux politiques libanais ainsi qu’au sein de l’opinion, car en fin de compte, l’opposition bloquait depuis le 23 novembre dernier cette consultation, mettant en avant des revendications, celles-la mêmes qu’elle défend depuis décembre 2006 et que la majorité parlementaire a rejetées avec la même constance. Il s’agit principalement de la minorité de blocage au sein d’un gouvernement d’union nationale. L’obstacle a pu être levé à travers les accords interlibanais de Doha de vendredi dernier, mais il n’y a pas que cela, et cette semaine sera aussi marquée par la désignation d’un nouveau cabinet. M. Sleimane doit lancer aujourd’hui les consultations pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, selon une source à la présidence. La composition du nouveau gouvernement devrait être conforme à l’accord de Doha qui donne à l’opposition une minorité de blocage, avec 11 ministres sur 30. Pour l’instant, les seuls noms à être évoqués pour le poste de Premier ministre sont ceux de Fouad Siniora et de Saâd Hariri, chef du Courant du futur, le principal bloc de la majorité, et fils du Premier ministre assassiné en 2005, Rafic Hariri. Plus globalement, le tout nouveau président, ancien commandant en chef de l’armée depuis 1998, aura pour lourde tâche d’amorcer la réconciliation entre deux camps profondément divisés : la majorité et l’opposition, qui a le Hezbollah pour être chef de file, mais sans plus. « Unissons-nous et travaillons en vue d’une solide réconciliation. Nous avons payé cher notre unité nationale. Préservons-la, la main dans la main », a dit M. Sleimane dans son discours d’investiture. Il a salué le rôle de la « résistance », référence au Hezbollah, dans la lutte contre Israël, mais a averti que ce parti ne devait pas « tirer profit de ses succès pour les utiliser dans des conflits internes ». Le président Sleimane a aussi souhaité l’établissement de relations diplomatiques avec la Syrie et la mise en place d’une stratégie de défense contre les violations par Israël du territoire libanais. La classe politique, majorité comme opposition, a salué un discours « réaliste » qui a touché à tous les problèmes importants et aux revendications de tous. En ce qui concerne le processus de paix adopté à Doha, cette élection amorce, ou du moins est censée amorcer, la relance des institutions du pays, miné par la crise, politique et institutionnelle, elle-même aggravée par les récentes violences et par la série d’attentats qui ont visé depuis 2004 différentes personnalités libanaises au nombre desquelles l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. http://www.info-palestine.net/articl...d_article=4447
__________________ Toute méchanceté a sa source dans la faiblesse. |
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