La majorité des cantons suisses a en effet rejeté dimanche, la proposition de la droite populiste et xénophobe, l’UDC, de durcir les conditions de naturalisation des étrangers. La Suisse applique le droit du sang et les étrangers candidats à une naturalisation, ne peuvent acquérir la nationalité helvétique qu'au terme d'une procédure très encadrée. Mais cette procédure est considérée comme trop laxiste par l'Union démocratique du centre….
Nouvel échec pour la droite populiste et xénophobe, l'UDC. Ses placards publicitaires nauséabonds, qui ont fleuri ces derniers jours un peu partout pour dénoncer "la violence des jeunes étrangers naturalisés", n'y ont rien changé. Sa défaite annoncée par les sondages a été confirmée dimanche : la majorité des cantons a rejeté sa proposition….
L'UDC (l'Union démocratique du centre ) demandait une nouvelle fois, la sixième plus exactement, aux Suisses d'approuver une loi concernant son cheval de bataille favori : la surpopulation étrangère présumée. Cette fois, elle voulait qu'une commune puisse via un référendum autoriser ou non une demande de naturalisation. Il n'y aurait eu aucun recours possible en justice.
L'UDC voulait ainsi légaliser une pratique en vigueur dans plusieurs communes. Mais la justice a plusieurs reprises a cassé les décisions communales. Selon la constitution, un immigré qui voit sa demande refusée a le droit de savoir pourquoi. Si la décision est prise par référendum, il est impossible d'avoir une explication, la pratique est donc anticonstitutionnelle. Ailleurs les citoyens d'une commune avaient rejeté toutes les demandes de naturalisation sauf celles qui venaient d'immigrés originaires de voisins directs de la Suisse. C'est discriminatoire selon la justice et donc inacceptable.
La proposition de l'UDC a donc été recalée, les demandes de naturalisations seront donc toujours examinées par une commission ad hoc avec recours possible en justice.
Pour devenir suisse, il faut obtenir l'accord de la commune de résidence et du canton, il faut aussi résider sur le territoire national depuis au moins 12 ans, respecter les lois helvétiques et s'être accoutumé, disent les autorités fédérales, aux modes de vie et habitudes suisses. Une procédure trop laxiste pour la xénophobe Union démocratique du centre, mais suffisante pour la majorité des Suisses …
http://www.rtbf.be/info/international/ARTICLE_188597