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Envoyé par ilioucha 1- Tout à fait d'accord pour l'éducation faiblarde, qui fait partie de la tryptique infernale du Maroc, avec la justice et la santé.
L'enseignement au Maroc produit des élites de qualité, le problème c'est la formation d'une main d'oeuvre de base qualité pour ses différentes industries et services. Je pense que c'est en cours, mais l'éducation est un domaine lent à réformer et dont les résultats prennent encore plus de temps à être visible. |
Question de conception de ce qu'est l'éducation
nationale. Il ne s'agit pas d'éduquer qq élites patentées mais de donner accès au savoir et l'éducation à tout un pan d'une classe d'âge dont une partie se retrouve à travailler à cause de la misère. Pendant des années, sous le règne de Hassan II et lui-même le confessait, le but était d'éduquer une élite au détriment du "peuple". Il suffit de voir le voisin algérien qui n'est pas un exemple parfait pour reconnaître que l'approche socialiste sur ce chantier est louable. Cuba est mieux loti que le Maroc

qui a fait un virage libéral tout azimut. Le Maroc a vu fleurir ces dernières années les écoles et institutions privées. En effet, c'est un poste budgétaire pantagruélique mais quelle est l'actuelle part de l'Education Nationale dans le budget du Royaume alors que les dépenses de la défense augmentent ostensiblement ? Au delà du facteur temps qui est indéniable car le Maroc connaît une pénurie de main d'oeuvre et de personnes qualifiés pour répondre à certains IDE.
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Envoyé par ilioucha 2- pas du tout d'accord. La dette marocain ne représente désormais qu'un peu plus d'un tiers du PIB. Ce qui est un taux très très raisonnable et laisse une belle marge si une relance budgétaire s'impose. A titre de comparaison, ce taux atteint 60 en France en plus pour un pays émergent comme le Brésil. Au contraire la bonne gestion de la dette marocaine et une des rares réalisations du gouvernement Youssoufi. |
Le Maroc dépend trop des subsides étrangers. Je ne sais pas si tu connais le mécanisme des soultes en finances publiques très répandue en France. Il en est de même au Maroc. Par des mécanismes de floutage des comptes de l'Etat, la dette est mise sous le tapis. Et pourtant, le Maroc n'a pas à se soumettre aux exigences // du Pacte de Stabilité et de Croissance du Traité de Maastricht mais le pays se donne une discipline budgétaire qui ne colle pas à son économie et ses fondamentaux. Et puis,
in fine, la dette n'est pas toujours malsaine; c'est le niveau de celle-ci rapporté au PIB qui peut être problématique. L'aide des EUA et de la France (plan Villepin) accrue, celles des pays du Golf ou encore des programmes de la Banque Mondiale diminuent les marges de manoeuvre surtout quand l'on sait que le poids de la dette s'accroit par une augmentation des taux d'intérêt à LT.
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Envoyé par ilioucha 3- Dépendance économique accrue de quoi ? Par rapport à quoi ? |
D'où ce qui est dit plus haut ...
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Envoyé par ilioucha 4- La justice est, pour moi, LE point noir du pays, devant l'éducation et la santé, et un des rares domaines dans lequel une réelle volonté de réforme n'a même pas émergé. |
Je pense que sur cela, il y a consensus
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Envoyé par iloucha Tu rigoles ? Il y a TROP de pluralisme politique au Maroc avec pas moins de 32 partis alors que ce chiffre pourrait très facilement être ramené à 5. |
Je la voyais venir celle-là à des milliers de km pour en avoir parler récemment d'ailleurs en d'autres cir-con-stancesNe confondons pas pluralisme et pluripartisme. L'opposition n'a pas les moyens de s'exprimer démocratiquement. Le nbre de partis n'est pas une preuve de pluralisme. Je dirais même que c'est le contraire et que, au final, c'est plus un leurre, notamment quand on connait les mécanismes politiques d'isolement.
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Envoyé par ilioucha 7- si tu parles de réforme de l'institution royale, ceci est un problème purement politique interne au Maroc et ne saurait influencer sur l'économie. |
Je visais plus les décisionnaires et le processus législatif pour tout te dire mais cela demanderait un recul de la monarchie pour une place plus grande donnée au Parlement (et non pas au simulâcre de bicamérisme actuel) et donc, par conséquence, une réforme de la constitution qui déroge trop de prérogatives dans une seule main. Vous voyez laquelle ... Sans doute celle de Dieu (ou du moins son représentant sur Terre ou supposés descendants) comme dirait Maradona en hommage au film de Kusturica
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