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| Azul/Shalom/Salam, Veuillez trouver ci-joint un texte d’Arezki Metref suite au vote, en première lecture, de la loi sur la laïcité. L'Assemblée nationale vient de voter à une forte majorité une loi sur la laïcité. Le débat de savoirs'il fallait ou non une loi est derrière nous. Personnellement, je pense qu'il en fallait une. Non point parce qu'une loi serait douée de la vertu magique de résoudre une question aussi Épineuse que celle de la laïcité mais simplement pour qu'il paraisse clair aux yeux de tous que la défense de la laïcité est prise en charge par la République française dans son ensemble, et pas seulement par quelques chefs d'établissement scolaires et quelques professeurs et surveillants confrontés depuis quinze ans à un problème qui parait insoluble. Je suis pour cette loi parce que, à défaut de résoudre la contradiction du refuge religieux, voire intégriste, auquel recourt une partie de la population française d'origine immigrée, elle trace la limite au prosélytisme. C'est bien sûr une de ces manipulations politiciennes que de voir dans ce coup d'arrêt à l'extension de l'intégrisme une stigmatisation de la communauté musulmane de France. Des études sérieuses montrent que seule une infime partie de celle-ci se sent visée par cette loi. La majorité des musulmans de France vit sa foi dans l'intimité de la vie privée. La majorité d'entre eux n'exige pas que les filles se voilent pour aller à l'école. Ils ne font pas pression pour qu'elles ne fréquentent de piscine que non mixte. L'écrasante majorité d'entre eux n'exige pas que les femmes ou les filles ne soient examinées, dans les hôpitaux publics, que par des médecins hommes. Mais la petite minorité qui confond avec zèle croyance religieuse avec identité nationale fait, il est vrai, trop de bruit pour ne pas paraître représenter une grande masse de citoyens paisibles. Le seul regret porte sur ces jeunes filles sur qui pèse tant de pression qu'elles vont transgresser la loi et se retrouver exclues de l'école. C'est dommage, mais elles sont victimes de la résistance que des intégristes opposent à une loi dont des petites jeunes filles vont payer les frais. Les hérauts de la pureté religieuse, eux, testent déjà la société française sur d'autres thèmes. Ce n'est pas faire de l'islamophobie que de dire non à l'intégrisme. C'est, au contraire, empêcher l'islam de prendre des risques inutiles car l'intégrisme nourrit l'islamophobie qui n'a pas besoin de lui pour exister. Arezki Metref, Écrivain |
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