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#1
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| Seule chaîne de télévision étrangère présente dans le pays, la « CNN arabe » dresse son plan de bataille à l'approche de l'offensive militaire américaine. Lorsque les Américains lanceront leur offensive contre l'Irak, c'est Al-Jazira, seule télévision étrangère présente actuellement dans ce pays, qui en diffusera les premières images. C'est sans doute aussi cette chaîne qui transmettra les messages de Saddam Hussein au reste du monde. Pour parer à toute éventualité, la chaîne d'information arabe garde une ligne ouverte vingt-quatre heures sur vingt-quatre entre Doha, capitale du Qatar, où se trouve son siège, et Bagdad, où elle dispose de deux correspondants et d'un bureau depuis les raids américano-britannniques de décembre 1998. La chaîne s'apprête également à se doter, à partir de janvier 2003 (si les Américains n'attaquent pas avant), d'un service de voix hors champ en anglais afin de permettre aux téléspectateurs anglophones de suivre ses programmes (voir encadré ci-dessous). Le président de la chaîne, Cheikh Hamad Ibn Thamer Al Thani, cousin du prince Hamad Ibn Khalifa Al Thani, au pouvoir depuis 1995, s'est rendu, début octobre, à Bagdad, où il s'est entretenu avec le président irakien. Si ce dernier, malgré tous les soucis que l'on imagine, a tenu à le recevoir, c'est parce qu'il attache, lui aussi, une grande importance à la diffusion par Al-Jazira des images de la guerre américaine contre son pays. Accusée tantôt d'être un instrument de propagande au profit de Ben Laden et des talibans, de chercher à déstabiliser certains régimes arabes, de défendre les thèses islamistes et de combattre le nationalisme arabe, tantôt de servir les intérêts américains au Moyen-Orient, de faire la part belle aux positions d'Israël - elle est la seule télévision arabe à avoir donné la parole à des Israéliens -, Al-Jazira est attaquée par tous les gouvernements arabes. Certains ont rappelé leurs ambassadeurs à Doha. D'autres ont fermé les bureaux de la chaîne. La plupart harcèlent ses journalistes, la dénigrent et font pression sur les entreprises pour la priver de recettes publicitaires. La chaîne n'a pas échappé non plus aux critiques des Israéliens et des Américains. Ces derniers sont allés jusqu'à bombarder son bureau à Kaboul A suivre ... ( JAF) |
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#2
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| Comme tous les médias qui tentent d'exercer librement leur métier, Al-Jazira s'est souvent exposée au feu de la critique », explique Hatem Sakly, chercheur en communication, auteur d'une thèse sur la chaîne qatarie à l'Université catholique de Louvain, en Belgique. Pour les millions de téléspectateurs arabes qui l'ont plébiscitée et ne jurent plus que par elle, cette chaîne irrévérencieuse est d'un apport considérable. Elle les change de la langue de bois caractérisant les chaînes nationales, toutes aux mains des pouvoirs en place, corrige les outrances des médias occidentaux, souvent hostiles aux Arabes, compense la paralysie des régimes actuels et soulage la déprime des opinions publiques. Hatem Sakly, qui a analysé le contenu de ses journaux télévisés durant trois mois, n'a relevé, au cours de cette période, que deux informations sur le Qatar. Ce qui l'a amené à émettre quelque réserve sur sa prétendue objectivité, limitée, selon lui, par deux « lignes rouges » : la politique intérieure de l'émirat et les intérêts de la dynastie des Al Thani. Ce reproche récurrent n'est pas toujours justifié. Car la générosité du gouvernement du Qatar vis-à-vis de la chaîne ne l'a pas mis pour autant à l'abri de ses critiques. N'a-t-on pas entendu récemment des téléspectateurs tempêter, sur ses ondes, contre le gouvernement de Doha, qui a autorisé les Américains à utiliser la base militaire d'el-Udeïd pour lancer des attaques contre l'Irak ? « Al-Jazira nous cause bien des soucis, a déclaré récemment l'émir au New York Times . Pourtant, je la considère un peu comme un bol d'air qui revitalise notre façon de penser. Je dis à mes enfants que s'ils veulent connaître les grands enjeux du monde arabe, ils doivent regarder Al-Jazira. » Ce point de vue n'est pas partagé, on s'en doute, par les autres dirigeants arabes, qui ne cessent de protester auprès du Qatar contre la présence de leurs opposants sur le plateau des deux émissions phares de la chaîne : Akthar Min Ray (« Plus qu'une opinion »), présentée par le très British Sami Haddad, et Al-Ittijah al-Mouakis (« Direction opposée »), talk-show du hargneux Fayçal el-Qassim. |
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#3
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| On dirait que tout est en place pour que cette guerre se fasse. Le scénario est ficelé, reste la réalisation esthétique. Hollywood en vrai... Pauvre peuple irakien. Quand à El-Jazira, cette chaine intégriste, c"est bien qu'on l'ai comparé à CNN. CNN, c'est la chaine des manip à garnde échelle... |
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#4
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| Attendons le rapport des experts de l’ONU …. Dans exactement 10 jours on sera fixe. Guerre ou pas guerre !!! La suite du texte. En septembre dernier, le gouvernement saoudien, qui n'a jamais autorisé la chaîne à ouvrir un bureau à Riyad, est allé jusqu'à rappeler son ambassadeur à Doha. Raison de cette colère subite : des analystes politiques ont critiqué, dans une émission de la chaîne, le double langage de Riyad, qui, tout en s'opposant officiellement au projet des Américains d'attaquer l'Irak, met discrètement ses bases militaires à la disposition de ces derniers. Réagissant lui aussi à des propos tenus par des journalistes d'Al-Jazira, le gouvernement koweïtien a fermé, début novembre, le bureau de la chaîne à Koweït City. Dans un communiqué officiel rendu public à cette occasion, le ministère koweïtien de l'Information a accusé la chaîne d'être « partisane » et de « manquer d'objectivité » dans sa façon d'évoquer l'attaque armée, le 8 octobre dernier, contre des marines américains. Il lui reproche également d'avoir évoqué les préparatifs koweïtiens pour faire face aux conséquences d'une guerre américaine contre l'Irak et la fermeture de la région du nord-ouest du pays où sont stationnées des forces occidentales. « C'est l'Arabie saoudite qui dirige la guerre secrète contre Al-Jazira pour réduire son audience dans les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) », a lancé, le lendemain de cette fermeture, le quotidien Al-Raya , proche du gouvernement qatari. À la veille d'une nouvelle guerre du Golfe, qui pourrait attiser les sentiments antiaméricains parmi les populations et provoquer des troubles intérieurs, les gouvernements arabes livrent, chacun de son côté, une « guerre secrète » à Al-Jazira. La chaîne, qui jouit d'une grande audience, pourrait, en effet, si on laisse faire ses journalistes, mobiliser les opinions publiques contre les régimes en place dans la région. Fin ( source JAF) |