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| Après vous, M. Nasrallah mis en ligne le vendredi 16 mai 2008 par Tarik Alhomayed Par sa tentative de coup d’Etat à Beyrouth, le Hezbollah chiite pro-iranien a-t-il ouvert une boîte de Pandore qui contenait un homologue sunnite extrémiste, avec des conséquences incalculables ? C’est en tout cas ce que suggère Tariq Alhomayed Asharq Al-Awsat, 14 mai 2008 http://www.asharqalawsat.com/englis... Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant Les plus lucides avaient prévenu, et c’est arrivé. L’extrémisme du Hezbollah soutenu par l’Iran couplé aux encouragements et à l’appui de la Syrie a clairement conduit à l’émergence d’une mouvance sunnite extrémiste apparue pour contrer le coup d’Etat de Hassan Nasrallah au Liban. Mardi dernier, le fondateur du mouvement salafiste à Tripoli (Liban), Daii al Islam al Shahal, mobilisait ses partisans sunnites et "tous ceux qui sont concernés pour entamer une nouvelle phase", comme il l’a déclaré lors d’une conférence de presse. Al Shahal a souligné que "compte tenu des circonstances actuelles, les accusations dangereuses et les blessures profondes infligées aux sunnites, dans leur corps et leur dignité, nous proclamons la nécessité d’une mobilisation générale de la communauté sunnite." De plus, al Shahal est allé rassurer les politiciens sunnites en leur disant que son objectif n’était pas de leur disputer le pouvoir. Il a également rassuré les chrétiens maronites en déclarant : "Nous sommes des fondamentalistes qui respectons notre shari’a orthodoxe, nous n’oppresserons personne et sommes contre les agresseurs." C’est là que nous disons : Après vous, M. Nasrallah. C’est le résultat de l’extrémisme et de l’arrogance dans une société fondée entièrement sur le pluralisme. Ce qu’a fait Nasrallah est un crime contre les chiites honorables du Liban avant d’être un crime contre les sunnites et les Druzes. Le crime de Nasrallah est de collaborer avec Téhéran aux dépens du Liban. Le problème de Nasrallah est que nous avons été aveuglés par l’arrogance de ses milices armées, lui faisant ainsi oublier que ses homologues sunnites extrémistes pourraient fort bien bien agir comme lui. Nous avons été les témoins d’une folie extrémiste qui surpasse de très loin tous les types d’armements. Ceux qui souhaitent la mort de Nasrallah, la destruction de son parti iranien et l’élimination des agents d’Amal (parti chiite allié du Hezbollah et représenté en particulier par Nabih Berri, qui préside le Parlement libanais, ndt) qui se sont révélés encore plus affreux que le Hezbollah, sont-ils incapables de se procurer des armes ? Téhéran est capable d’implanter ses agents dans tout le monde arabe, ou bien d’attaquer des Etats arabes par la ruse et par ses agents, ou même par la conspiration et la couardise d’autres pays arabes. Le jour viendra sans doute où Téhéran devra payer le prix, mais il est également probable que l’Iran ne pourra pas éteindre le feu de la révolte qu’il a allumé. Bien sûr, le régime syrien doit se rendre compte qu’il joue avec le feu. Les Syriens (dont le régime est alaouite, une branche du chiisme, ndt) sont submergés d’une mer sunnite, et en cas de bataille sunnite-chiite, toutes les cartes seront rebattues. Ainsi, nous observons que le secrétariat de Beyrouth de la "Déclaration de Damas" [1] décrit les derniers événements de Beyrouth comme une guerre confessionnelle menée par le Hezbollah pro-iranien contre les sunnites, en coordination avec le régime syrien. Dans ces conditions, le secrétariat appelle le clergé sunnite à "préparer la rue syrienne à une démonstration de force civile pour contrer la vague chiite persane." Les déclarations d’al Shahal ne sont qu’un premier pas. Il y a déjà des signes alarmants de répression de la rue sunnite, et les informations qui circulent indiquent l’existence d’énormes pressions sur Saad Hariri pour qu’il arme les sunnites, bien qu’il veuille qu’on se souvienne de lui comme du fils de Rafic Hariri, qui a vécu et est mort sans avoir versé le sang, et non comme d’un Saad Nasrallah. Aujourd’hui, la question est de savoir si les loyalistes libanais résisteront, ou bien s’ils seront encore consumés de colère pendant que les al Shahal et consorts occuperont la scène. Et tout cela, bien sûr, est le résultat de l’extrémisme de Nasrallah et du Hezbollah, avec le soutien de la Syrie. [1] déclaration datée du12 mai 2006, d’intellectuels syriens et libanais proches de l’opposition au régime de Damas appelant, entre autres, à la reconnaissance par la Syrie de la souveraineté du Liban, ndt Tariq Alhomayed est rédacteur en chef de Asharq Al-Awsat, quotidien en langue arabe basé à Londres |
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#2
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| Très ancien article est déja posté et débattu sur ce forum. Le problème, c'est qu'il ne correspond guére avec ce qui s'est passé derniérement! Bon, tout est bon pour se réconforter un peu, surtout que ça doit bien pleurer chez vous en ce moment ![]()
__________________ Oops! I did it again... |
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#3
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| ASHARQ ALAWSAT est financé par les pétro-dollars saoudiens, quoi de plus normal que d'écrire contre ses ennemis idéologiques. |
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#4
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| Pas terrible comme source en effet, surtout que l'article ne date pas d'hier |
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| nostalgie pour le passé ![]() |
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#6
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| Citation:
Oh, c'est aussi une source tres renommee et respectable. Demandes a tous les syndicats de journalistes si tu as des doutes quand a leur deontologie journalistique. ![]() |
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| Salam Alaykoum Une tentative de coup d'etat ? Si cela avait été l'intention du hezbollah, il serait deja aux commandes a l'heure qu'il est. Quant a l'article il est bien trop orienté pour être vraiment pertinent. Al sharq el awsat est un journal saoudien même s'il est basé a londres, on ne peut donc s'étonner d'une telle virulence envers le hezbollah et l'Iran. Quitte a lire une analyse faite a londres, je prefere encore lire les articles de Robert Fisk ou ecouter ses analyses En voici une particulierement interessante Wa salam Dernière modification par Sanzo ; 20/07/2008 à 06h21. |
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#8
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| Salam Alaykoum Source : the independant Robert Fisk: Hizbollah rules west Beirut in Iran's proxy war with US Saturday, 10 May 2008 Another American humiliation. The Shia gunmen who drove past my apartment in west Beirut yesterday afternoon were hooting their horns, making V-signs, leaning out of the windows of SUVs with their rifles in the air, proving to the Muslims of the capital that the elected government of Lebanon has lost. And it has. The national army still patrols the streets, but solely to prevent sectarian killings or massacres. Far from dismantling the pro-Iranian Hizbollah's secret telecommunications system – and disarming the Hizbollah itself – the cabinet of Fouad Siniora sits in the old Turkish serail in Beirut, denouncing violence with the same authority as the Iraqi government in Baghdad's green zone. The Lebanese army watches the Hizbollah road-blocks. And does nothing. As a Tehran versus Washington conflict, Iran has won, at least for now. Walid Jumblatt, the Druze leader and MP and a pro-American supporter of Mr Siniora's government, is isolated in his home in west Beirut, but has not been harmed. The same applies to Saad Hariri, one of the most prominent government MPs and the son of the murdered former prime minister Rafik Hariri. He remains in his west Beirut palace in Koreitem, guarded by police and soldiers but unable to move without Hizbollah's approval. The symbolism is everything. When Hamas became part of the Palestinian government, the West rejected it. So Hamas took over Gaza. When the Hizbollah became part of the Lebanese government, the Americans rejected it. Now Hizbollah has taken over west Beirut. The parallels are not exact, of course. Hamas won a convincing electoral victory. Hizbollah was a minority in the Lebanese government; its withdrawal from cabinet seats with other Shias was occasioned by Mr Siniora's American-defined policies and by their own electoral inability to change these. The Lebanese don't want an Islamic republic any more than the Palestinians. But when Sayed Hassan Nasrallah, the Hizbollah chairman, told a press conference that this was a "new era" for Lebanon, he meant what he said. Mr Hariri's Future Television offices were invested by the army after Hizbollah surrounded it on Thursday night, its staff evacuated and the station switched off. When I turned up there yesterday morning, I joined a queue for manouche – Lebanon's hot cheese breakfast sandwiches – at Eyman's bakery in Watwat Street. I patiently waited behind four black-hooded gunmen from Hizbollah's allied (but highly venal) Amal movement only to find uniformed Lebanese soldiers representing the government patiently queuing at the next window. Law and disorder, it seems, both have to eat. But I found far more powerful symbolism in Hamra Street, one of west Beirut's two main commercial thoroughfares. More than 100 Hizbollah men were standing or patrolling the highway, clad in new camouflage fatigues, wearing new black flak jackets and new black, peaked, American-style baseball caps and – more to the point – what appeared to be equally new American sniper rifles.. No, this is not a revolution. No, this is not a "hijacking" of west Beirut or the airport, which remains cut off by burning tyres on roads guarded by Hizbollah militiamen. But the government's supporters deserve some space. Several pointed out that the Israelis closed Beirut airport in 2006. So what right did Hizbollah have to do the same to the Lebanese now? And, according to Saad Hariri, Mr Nasrallah – when he called Mr Jumblatt "a thief and a killer" – was "authorising his murder and clearly stating that, 'I am the state and the state is me'." No wonder, then, that Mr Jumblatt fears for his life and that Mr Hariri claims the Hizbollah's coup de folie is a form of fitna, the Arabic for chaos. "I invite you, Sayed Nasrallah, to take back your fighters from the streets and to lift the siege of Beirut to protect the unity of Muslims," he said. "Israel will be rejoicing at the blockade of the country and the collapse of its economy." Marwan Hamade, Mr Siniora's Telecommunications Minister – and victim of an attempted assassination in 2004 – admitted he had turned a blind eye to Hizbollah's underground phone system but could no longer when he realised that Hizbollah now maintains 99,000 numbered lines. Mr Nasrallah also insisted on the reinstallation of Brigadier General Wafiq Chucair as head of security at Beirut airport, since he was not a member of Hizbollah. General Chucair was suspended after Mr Jumblatt claimed he worked for Mr Nasrallah's outfit, a demand which prompted Mr Jumblatt to say he did not know General Chucair was so important to Mr Nasrallah that it was worth closing the international airport. And so it goes on. There was an unusually good editorial in the French-language daily L'Orient Le Jour, which asked how the Hizbollah – literally "the party of God" in Arabic – could have war as its raison d'etre yet be a factor of stability and security in Lebanese domestic affairs. "And this party, can it really call itself the 'Party of God' without creating, in the long term, the distrust of all those other children who count themselves to be from the same unique and one God?" No, this is not a civil war. Nor is it a coup d'etat, though it meets some of the criteria. It is part of the war against America in the Middle East. The Hizbollah "must stop sowing trouble," the White House said rather meekly. Yes, like the Taliban. And al-Qa'ida. And the Iraqi insurgents. And Hamas. And who else? Wa salam |
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| Citation:
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| M. Ahmadinejad, nous ne voulons pas exterminer Israël et arrêtez vos salades mis en ligne le vendredi 4 avril 2008 par Zohir Andreus Un point de vue palestinien sur les vociférations du président iranien qui, par ailleurs, occupe des terres arabes et, selon l’auteur, ne cherche qu’à semer la division dans la nation arabe en menant une politique paradoxale Yediot Aharonot, 2 avril 2008 http://www.ynetnews.com/articles/0,... Traduction : Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant Mahmoud Ahmadinejad, président de l’Iran, mène dans notre région une politique étrangère problématique, ou paradoxale pour être plus précis. En voici deux exemples : Premier exemple : l’occupation de trois îles arabes par la République islamique d’Iran, la Grande Tunb, la Petite Tunb et Abou Moussa, qui toutes trois appartiennent aux Emirats Arabes Unis. En dépit des appels répétés du petit Etat du Golfe à en finir avec cette occupation et à rendre ces îles à ses vrais propriétaires, les dirigeants iraniens refusent pour des raisons variées, voire étranges. Mais une occupation reste une occupation, et l’on ne peut séparer l’occupation par Israël de terres arabes de l’occupation iranienne. Ceux qui exigent d’Israël d’en finir avec l’occupation des territoires palestiniens ne sont pas en droit de le faire pour des raisons politiques et morales, tant qu’eux-mêmes occupent des territoires qui appartiennent à d’autres. Deuxième exemple : depuis son arrivée au pouvoir, le président iranien ne manque pas une occasion d’attaquer Israël. Il répète devant tous les micros qui lui sont offerts qu’il fera tout pour effacer l’Etat juif de la carte. Ces déclarations sont des insultes à l’intelligence. Il faudrait faire comprendre à Ahmadinejad et à son groupe d’amis vociférants que le peuple palestinien, qui souffre de l’occupation israélienne depuis plus de 40 ans, en a assez de cette rhétorique. Non seulement ses déclarations nuisent très gravement à la cause palestinienne, mais elles servent aussi la propagande israélienne dans le monde. Le point le plus important à souligner du point de vue des Palestiniens est que nous ne souhaitons ni effacer Israël de la carte, ni l’exterminer. Nous avons accepté son existence et avons admis ce fait historique. Ce que nous souhaitons, c’est créer, non pas un Etat d’ayatollahs, mais un Etat palestinien laïque et démocratique, à côté de l’Etat d’Israël, avec Jérusalem Est pour capitale, et une solution équitable au problème des réfugiés, en conformité avec les résolutions des Nations unies. M. Ahmadinejad, s’il vous plaît, arrêter de vendre au peuple palestinien vos illusions et vos tromperies. Le peuple palestinien a le devoir moral et politique de contrer les tentatives iraniennes actuelles qui tendent à créer un fossé entre les organisations palestiniennes. Ils doivent se souvenir de l’ironie de la chose : ils sont le seul peuple au monde à ne pas avoir d’Etat mais deux gouvernements. Dernier exemple de politique paradoxale : la visite d’Ahmadinejad en Irak il y a quelques semaines. Les commentateurs ont qualifié d’historique cette première visite d’un président iranien en Irak, pays arabe occupé par l’ennemi n° 1 de l’Iran, les Etats-Unis. Comment expliquer cette contradiction dans la politique étrangère iranienne ? Un président iranien rend visite à un pays qui subit une occupation américaine, et dont les nouveaux dirigeants ont été nommés avec l’accord du gouvernement américain et ne peuvent pas mener une politique indépendante vis-à-vis de Washington. Alors, il faut demander à M. Ahmadinejad haut et fort : le chemin des canaux, ouverts ou secrets, avec l’administration américaine passe-t-elle par les dirigeants irakiens, qui coopèrent avec vos ennemis les plus farouches aux Etats-Unis ? Autre question à laquelle on ne peut échapper : Cette visite résulte-t-elle de l’histoire chiite en Irak et en Iran ? Et comment les dirigeants iraniens peuvent-ils soutenir les chiites irakiens, qui ont fait alliance avec l’occupant américain, tout en soutenant le Hezbollah qui combat les Etats-Unis et Israël ? Toute personne sensée aboutira à la conclusion que le conflit historique entre les nations perse et arabe n’est pas terminé. L’Iran fait tout pour diviser la nation arabe qui, de plus, ne manque pas de conflits secondaires. La preuve en est la décision de l’Egypte et de l’Arabie saoudite de n’envoyer au récent sommet à Damas que des diplomates de second rang, alors que l’Iran était représenté par son ministre des affaires étrangères. Zohir Andreus est rédacteur en chef du quotidien arabe israélien Ma-Alhadath |
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