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#1761
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| Parabole de l'éléphant Différend au sujet de sa description et de sa forme. Des Indous avaient amené un éléphant; ils l'exhibèrent dans une maison obscure. Plusieurs personnes entrèrent, une par une, dans le noir, afin de le voir. Ne pouvant le voir des yeux, ils le tâtèrent de la main. L'un posa la main sur sa trompe; il dit : « Cette créature est telle un tuyau d'eau. » L'autre lui toucha l'oreille : elle lui apparut semblable à un éventail. Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : « L'éléphant a forme de pilier. » Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit : « En vérité, cet éléphant est comme un trône. » De même, chaque fois que quelqu'un entendait une description de l'éléphant, il la comprenait d'après la partie qu'il avait touchée. Leurs affirmations variaient selon ce qu'ils avaient perçu l'un l'appelait dal, l'autre alîf. Si chacun d'eux avait été muni d'une chandelle, leurs paroles n'auraient pas différé. L'œil de la perception est aussi limité que la paume de la main qui ne pouvait cerner la totalité (de l'éléphant). L'œil de la mer est une chose, l'écume en est une autre; délaisse l'écume et regarde avec l'œil de la mer. Jour et nuit, provenant de la mer, se meuvent les flocons d'écume; tu vois l'écume, non la mer. Que c'est étrange! Nous nous heurtons les uns contre les autres comme des barques; nos yeux sont aveuglés; l'eau est pourtant claire. O toi qui t'es endormi dans le bateau du corps, tu as vu l'eau; contemple l'Eau de l'eau. L'eau a une Eau qui la pousse, l'esprit un Esprit qui l'appelle Djalâl ud-Dîn Rûmî |
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#1762
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| Ô Musulman(e), tombé(e) dans le piège du tabac Acceptes ce poème qui est écrit pour toi ! Ne penses pas que ces mots soient là pour te juger Ils sont tracés à l’encre de la fraternité ! Que Dieu, le Très Doux, fasse qu’ils te donne le courage De laisser ce poison et de tourner la page ! Les erreurs sont humaines, il faut les dépasser Par l’effort continu d’une intense volonté ! Ramadan est une aide pour cesser la journée Alors pourquoi la nuit ne pas persévérer ? La santé est un don que Dieu t’a accordé Et le devoir t’incombe de bien le préserver ! Imagines que demain tu apprends ton cancer Combien aimerais-tu revenir en arrière ! Tu peux donc arrêter, il en est encore temps Avant de sombrer dans les regrets permanents ! Tu lis que “fumer tue !” pourtant toi musulman Tu sais que le suicide est un péché flagrant ! Et puis, n’oublies jamais qu’au Jugement Dernier Tu seras, sur ton corps, vivement questionné ! Ainsi que sur tes biens, ce que tu en as fait Alors ne les laisses pas s’envoler en fumée ! Les êtres qui t’entourent respirent le poison Que tu propages, toi-même, dans ta propre maison ! Tu les aimes, comment peux-tu les intoxiquer ? De plus leur enseigner l’exemple à éviter ? Que Dieu, Très Haut, te donne la force d’arrêter ! Qu’ Il te libère de cette prison empoisonnée ! Les barreaux de fumée s’ouvriront par la clé Qui est ta volonté, à toi de la forger ! Tu pourras respirer le vent de liberté Délivrant les captifs les mieux enchaînés ! je sais pas qui en est l' auteur.
__________________ Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte. |
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#1763
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| poème d'une convertie Au détour d'un chemin sinueux Je l'ai rencontrée le tout miséricordieux Il m'a montré le chemin M'a pris par la main A la suite d'une vie sombre et triste Il m'a rendu heureuse et optimiste Il m'a appellée vers lui Quand je ne croyait plus a la vie Il m'a fait voir les merveille Comme me lever avec le soleil Pour l'implorer pour tant de beauté Le remercier de m'avoir dans la lumière gardée Il m'a fait apprecier ma beautée M'a implorée de la protèger Oui je suis maintenant par choix voilée Car a Allah et mon mari seul je veut me donner J'ai en son nom traversée Des épreuve et laissée mon passée Mais près de lui j'ai trouvée La vrai vie l'envie de changer Près de toi Allah j'ai grandi Avec toi le ciel me sera permi Tu m'a fait signe je t'ai écoutée Aujourd'hui je te remercie de m'avoir guidée J'étais ton enfant égarée par la vie J'étais perdue et sans patrie Maintenant j'ai la foi Depuis le jour ou la Shaadah Est venu entre toi et moi signer Le pacte de la vérité Celle du droit chemin Celle qui me mène vers demain Toi qui a fait de moi Une fidèle dans ton combat Celui de la veritée et de la piété Aide moi a atteindre l'éternité Guide-moi dans ton chemin de verité Pour partager toute tes beautée Au monde crier...c'est lui le messager Qu'attendez vous pour l'écouter Notre monde se meurt Il vous aceuille dans sa demeure Pour trouver paix,joie, prospérité Qu'attendez vous pour vous prosterner Venez sentir son amour si pur Nayez pas peur coeur durs Allah vous attendra Toujours vous pardonnera Si votre coeur vous lui donnez Si 5 fois par jour vous l'invoquez Si pour toujours vous choisisez Avec lui a vos côté de marcher Venez mes frères et soeurs N'ayez plus peur L'amour de Dieu Vous ouvrira les yeux Depuis toujours il vous attend Qu'attendez-vous il est temps Prenez votre Coran Et benissez le pour tout et de tant Car c'est lui qui nous a tout donné A nous de le remercier Cessons de tout gâcher Commencons a le prier Croyons en l'amour ,la liberté Regardez autour il faut cesser D'ignorer la vérité Venez toutes nationalité Unis auprès de lui on fera cesser Ces guerres,tout ces préjugées Qui on tué la paix et l'amour Prenons nous par la main,allons vers le nouveau jour Voila mon souhait Que tous trouve la paix Car moi Hamdoullah C'est pres de lui Hamdoullilah Qu j'ai trouvée les réponses A ce monde qui n'a plus de sens C'est dans ses paroles Et dans tout ses symboles Que j'ai compris la vie La raison de mon passage ici A moi de le louer De toujours le remercier Et inshallah Un jour viendra Ou ils nous attendra les bras ouvert Pour nous faire voir que nous avons souffert Pour gagner la plus belle des vies Près de lui au paradis Cette vie de bonheur sans fin Me vaut bien quelques matins Ou de mon sommeil je fuit Pour récolter les fruits A coups de rakates ,de prière Mon ciel,son univers Merci Allah pour m,avoir guidée dans ton chemin.. Auteur: Amira
__________________ Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte. |
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#1764
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| Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux Je me suis fait refaire le nez Je ne peux plus éternuer Je suis ornée de lèvres pulpeuses A force de piqûres douloureuses Mon visage, à la peau tirée Va bien finir par éclater Et ma poitrine en silicone sursaturée Me donne des allures de poupée trop gonflée Mon ventre, lui, a été dépecé Comme de la viande, sur l'étal du boucher Mes jambes, aussi, ont été aspirées Car, aujourd'hui, la graisse est prohibée Je me sens comme une voiture en réparation Au garage de “la course à la séduction” Esclave de mon beau miroir Reflétant mon désespoir Je ne sais plus qui je suis Cherchant de faux paradis Mais j'engraisse bien le marché De la beauté plastifiée La chirurgie n'a plus rien d'esthétique Quand elle va à l'encontre de toute éthique La déontologie médicale a bien trahi Le serment d'Hippocrate, à coups de bistouri La nouvelle dictature qu'est celle de la beauté A meurtri, au scalpel, le domaine de santé Et la médecine qui devait, on le pense, soigner De nouvelles maladies sont en train de développer Le traitement de la beauté artificielle N'est pas, il ne faut pas nous leurrer, sans séquelles Mais tous ses effets secondaires résultés Se son vus, quant à eux, très bien maquiller Pourtant la chirurgie esthétique obligatoire Peut être une aide merveilleuse pour redonner l'espoir Par contre, celle qui est un commerce incontrôlé Est une déviation nuisible à la santé “Sois belle et tais-toi” nouvelle formule fait son apparition Plus perfide que jamais, avec son lot d'opérations La libération de la femme est sacrifiée Sur le billard de cette belle médecine de marché L'adoration du corps, et l'esprit oublié Dictature du “paraître” sauvagement imposée Préférer le “paraître” à “l'être” est insensé Cela est la preuve d'un vide déshumanisé Celle qui doit compter, est la beauté intérieure Qui rayonne dans les actes et soulage le malheur L'Islam nous demande de purifier nos cœurs De fournir l'effort du jihad intérieur La beauté ineffable, de même qu'éternelle Existe seulement dans les jardins de l'Eden Soyons donc les esclaves du Parfait Créateur Plutôt que les esclaves de l'image extérieure... Louange à Dieu, Seigneur des Mondes Auteur: Imane T.
__________________ Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte. |
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#1765
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| Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859) Une lettre de femme Les femmes, je le sais, ne doivent pas écrire ; J'écris pourtant, Afin que dans mon coeur au loin tu puisses lire Comme en partant. Je ne tracerai rien qui ne soit dans toi-même Beaucoup plus beau : Mais le mot cent fois dit, venant de ce qu'on aime, Semble nouveau. Qu'il te porte au bonheur ! Moi, je reste à l'attendre, Bien que, là-bas, Je sens que je m'en vais, pour voir et pour entendre Errer tes pas. Ne te détourne point s'il passe une hirondelle Par le chemin, Car je crois que c'est moi qui passerai, fidèle, Toucher ta main. Tu t'en vas, tout s'en va ! Tout se met en voyage, Lumière et fleurs, Le bel été te suit, me laissant à l'orage, Lourde de pleurs. Mais si l'on ne vit plus que d'espoir et d'alarmes, Cessant de voir, Partageons pour le mieux : moi, je retiens les larmes, Garde l'espoir. Non, je ne voudrais pas, tant je te suis unie, Te voir souffrir : Souhaiter la douleur à sa moitié bénie, C'est se haïr.
__________________ Là où la diplomatie a échoué, il reste la femme. |
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#1766
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| Emile Verhaeren : A la gloire du Vent Toi qui t’en vas là-bas, Par toutes les routes de la terre, Homme tenace et solitaire, Vers où vas-tu, toi qui t’en vas ? J’aime le vent, l’air et l’espace ; Et je m’en vais sans savoir où, Avec mon coeur fervent et fou, Dans l’air qui luit et dans le vent qui passe. Le vent est clair dans le soleil, Le vent est frais sur les maisons, Le vent incline, avec ses bras vermeils, De l’un à l’autre bout des horizons, Les fleurs rouges et les fauves moissons. Le Sud, l’Ouest, l’Est, le Nord, Avec leurs paumes d’or, Avec leurs poings de glace, Se rejettent le vent qui passe. Voici qu’il vient des mers de Naple et de Messine Dont le geste des dieux illuminait les flots ; Il a creusé les vieux déserts où se dessinent Les blancs festons de sable autour des verts îlots. Son souffle est fatigué, son haleine timide, L’herbe se courbe à peine aux pentes du fossé ; Il a touché pourtant le front des pyramides Et le grand sphinx l’a vu passer. La saison change, et lentement le vent s’exhume Vêtu de pluie immense et de loques de brume. Voici qu’il vient vers nous des horizons blafards, Angleterre, Jersey, Bretagne, Ecosse, Irlande, Où novembre suspend les torpides guirlandes De ses astres noyés, en de pâles brouillards ; Il est parti, le vent sans joie et sans lumière : Comme un aveugle, il erre au loin sur l’océan Et, dès qu’il touche un cap ou qu’il heurte une pierre, L’abîme érige un cri géant. Printemps, quand tu parais sur les plaines désertes, Le vent froidit et gerce encor ta beauté verte. Voici qu’il vient des longs pays où luit Moscou, Où le Kremlin et ses dômes en or qui bouge Mirent et rejettent au ciel les soleils rouges ; Le vent se cabre ardent, rugueux, terrible et fou, Mord la steppe, bondit d’Ukraine en Allemagne, Roule sur la bruyère avec un bruit d’airain Et fait pleurer les légendes, sous les montagnes, De grotte en grotte, au long du Rhin. Le vent, le vent pendant les nuits d’hiver lucides Pâlit les cieux et les lointains comme un acide. Voici qu’il vient du Pôle où de hauts glaciers blancs Alignent leurs palais de gel et de silence ; Apre, tranquille et continu dans ses élans, Il aiguise les rocs comme un faisceau de lances ; Son vol gagne les Sunds et les Ourals déserts, S’attarde aux fiords des Suèdes et des Norvèges Et secoue, à travers l’immensité des mers, Toutes les plumes de la neige. D’où que vienne le vent, Il rapporte de ses voyages, A travers l’infini des champs et des villages, On ne sait quoi de sain, de clair et de fervent. Avec ses lèvres d’or frôlant le sol des plaines, Il a baisé la joie et la douleur humaines Partout ; Les beaux orgueils, les vieux espoirs, les désirs fous, Tout ce qui met dans l’âme une attente immortelle, Il l’attisa de ses quatre ailes ; Il porte en lui comme un grand coeur sacré Qui bat, tressaille, exulte ou pleure Et qu’il disperse, au gré des saisons et des heures, Vers les bonheurs brandis ou les deuils ignorés. Si j’aime, admire et chante avec folie Le vent, Et si j’en bois le vin fluide et vivant Jusqu’à la lie, C’est qu’il grandit mon être entier et c’est qu’avant De s’infiltrer, par mes poumons et par mes pores, Jusques au sang dont vit mon corps, Avec sa force rude ou sa douceur profonde, Immensément il a étreint le monde. |
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#1767
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#1768
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| Aujourd'hui, question de circonstance, le Cri du Butor Maintenant que la jeunesse S'éteint au carreau bleui Maintenant que la jeunesse Machinale m'a trahi Maintenant que la jeunesse Tu t'en souviens souviens-t-en Maintenant que la jeunesse Chante à d'autres le printemps Maintenant que la jeunesse Détourne ses yeux lilas Maintenant que la jeunesse N'est plus ici n'est plus là Maintenant que la jeunesse Sur d'autres chemins légers Maintenant que la jeunesse Suit un nuage étranger Maintenant que la jeunesse A fui voleur généreux Me laissant mon droit d'aînesse Et l'argent de mes cheveux Il fait beau à n'y pas croire Il fait beau comme jamais Quel temps quel temps sans mémoire On ne sait plus comment voir Ni se lever ni s'asseoir Il fait beau comme jamais C'est un temps contre nature Comme le ciel des peintures Comme l'oubli des tortures Il fait beau comme jamais Frais comme l'eau sous la rame Un temps fort comme une femme Un temps à damner son âme Il fait beau comme jamais un temps à rire et courir Un temps à ne pas mourir Un temps à craindre le pire Il fait beau comme jamais Tant pis pour l'homme au sang sombre Le soleil prouvé par l'ombre Enjambera les décombres Louis Aragon |
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#1769
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| un mugissement; est ce là le dernier cri de la jeunesse? Et à le lire...il fait bon vieillir! !
__________________ Là où la diplomatie a échoué, il reste la femme. |
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#1770
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| Citation:
__________________ Là où la diplomatie a échoué, il reste la femme. |
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