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#1831
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| Pour Toi ces mots risquent de te choquer et je risque de te déplaire mais j’agis sous le feu d’une sensation étrange qui imprègne mon âme à chaque fois que je te revois la main que je te tends traduit un peu de cette ferveur qui m’anime car je n’ose encore te parler de passion tout le reste dépend de Toi Chakib Hammada Extrait de « Soleils séquestrés », poèmes, inédit
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#1832
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Toutes choses Proches ou lointaines, Secrètement Sont reliées les unes aux autres, Et vous ne pouvez toucher une fleur Sans déranger une étoile. FRANCIS THOMPSON (Angleterre)
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#1833
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ELOGE DE L'AUTRE Celui qui marche d’un pas lent dans la rue de l’exil C’est toi C’est moi Regarde-le bien, ce n’est qu’un homme Qu’importe le temps, la ressemblance, le sourire au bout des larmes l’étranger a toujours un ciel froissé au fond des yeux Aucun arbre arraché Ne donne l’ombre qu’il faut Ni le fruit qu’on attend La solitude n’est pas un métier Ni un déjeuner sur l’herbe Une coquetterie de bohémiens Demander l’asile est une offense Une blessure avalée avec l’espoir qu’un jour On s’étonnera d’être heureux ici ou là-bas. (Tahar Ben Jelloun)
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#1834
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Nous savons tous deux, ma bien-aimée, qu’on nous a appris à avoir faim et froid ; à crever de fatigue et à vivre séparés. Nous ne sommes pas encore obligés de tuer, il ne nous est pas encore arrivé de mourir. Nous savons tous deux ma bien-aimée, que nous nous pouvons apprendre aux autres à combattre pour les nôtres et à aimer chaque jour un peu plus chaque jour un peu mieux Nazim HIKMET
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#1835
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| Tristan CORBIERE (1845-1875) Insomnie Insomnie, impalpable Bête ! N'as-tu d'amour que dans la tête ? Pour venir te pâmer à voir, Sous ton mauvais oeil, l'homme mordre Ses draps, et dans l'ennui se tordre !... Sous ton oeil de diamant noir. Dis : pourquoi, durant la nuit blanche, Pluvieuse comme un dimanche, Venir nous lécher comme un chien : Espérance ou Regret qui veille. A notre palpitante oreille Parler bas... et ne dire rien ? Pourquoi, sur notre gorge aride, Toujours pencher ta coupe vide Et nous laisser le cou tendu, Tantales, soiffeurs de chimère : - Philtre amoureux ou lie amère Fraîche rosée ou plomb fondu ! - Insomnie, es-tu donc pas belle ?... Eh pourquoi, lubrique pucelle, Nous étreindre entre tes genoux ? Pourquoi râler sur notre bouche, Pourquoi défaire notre couche, Et... ne pas coucher avec nous ? Pourquoi, Belle-de-nuit impure, Ce masque noir sur ta figure ?... - Pour intriguer les songes d'or ?... N'es-tu pas l'amour dans l'espace, Souffle de Messaline lasse, Mais pas rassasiée encor ! Insomnie, es-tu l'Hystérie... Es-tu l'orgue de barbarie Qui moud l'Hosannah des Élus ?... - Ou n'es-tu pas l'éternel plectre, Sur les nerfs des damnés-de-lettre, Raclant leurs vers - qu'eux seuls ont lus. Insomnie, es-tu l'âne en peine De Buridan - ou le phalène De l'enfer ? - Ton baiser de feu Laisse un goût froidi de fer rouge... Oh ! viens te poser dans mon bouge ! ... Nous dormirons ensemble un peu.
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#1836
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| salam, c' est notre époque celle de l' hypocrisie et du profit.
__________________ Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte. |
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#1837
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A MON PAYS Pour qu’il soit mon destin, Cet avenir radieux. Tu m’a pris par la main Un juiillet soixante deux. Ton courage est immense. Dans l’histoire jel’ai lu. Martyr de la nation, Mais soldat inconnu. Je les ai vus, hier, Les enfants d’Algérie. Chanter :le ton fier. Algérie ,mon pays. Donnez tous les milliards, Je ne peux échanger La chanson d’Aurevoir Contre un chant étranger. Poesie- Educ |
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#1838
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| Nulle paix je ne trouve Nulle paix je ne trouve, et je n'ai pas de guerre à faire : Je crains et j'espère ; je brûle et je suis de glace. Et je vole au plus haut des cieux, et je gis à terre ; Et je n'étreins nulle chose, et j'embrasse le monde entier. Qui me garde en prison la porte ne m'ouvre ni ne ferme, Ni ne me tient pour sien, ni ne défait les liens ; Amour ne me tue pas et ne m'ôte pas mes fers, Ne me veut pas vivant, et ne vient pas à mon secours. Je vois et n'ai point d'yeux, et sans langue je crie ; Et je désire périr, et demande de l'aide ; Et pour moi je n'ai que haine et pour autrui qu'amour Je me repais de ma douleur, et en pleurant je ris ; Également m'insupportent vie et mort : En cet état je suis, Madame, pour vous. Pétrarque
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#1839
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| A la source des étoiles Donnez mon pain Aux pauvres gens Donnez mes poèmes aux enfants Aux condamnés Ma liberté Aux amis Mes espérances Donnez mes armes Aux opprimés Donnez ma pitié Aux bourreaux Aux oiseaux Mes rêves fous Aux fleurs Mes larmes pour rosée Donnez donnez Donnez mon nom Donnez mon sang Mon avenir Laissez-moi seulement boire à la source des étoiles. Ahmed Azeggah (Alger, 1966)
__________________ N'ayez pas peur du bonheur...ça n'existe pas ! |
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#1840
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Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties Sans un geste et sans un soupir, Si tu peux être amant sans être fou d’amour ; Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre Et , te sentant haï, sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ; Si tu peux supporter d’entendre tes paroles Travesties par des gueux pour exciter des sots, Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles, Sans mentir toi-même d’un mot ; Si tu peux rester digne en étant populaire, Si tu peux rester peuple en conseillant les Rois Et si tu peux aimer tous tes amis en frères, Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; Si tu sais méditer, observer et connaître, Sans jamais devenir sceptique ou destructeur Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître, Penser, sans n’être qu’un penseur ; Si tu peux être dur sans jamais être en rage, Si tu peux être brave et jamais imprudent, Si tu peux être bon, si tu sais être sage, Sans être moral ni pédant ; Si tu peux rencontrer triomphe après défaite Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, Si tu peux conserver ton courage et ta tête Quand tous les autres les perdront ; Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire, Tu seras un Homme, mon fils. Rudyard KIPLING
__________________ Si le chameau pouvait voir sa bosse, il tomberait de honte. |
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