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Parce qu’il a eu le courage de dire que l’indépendance n’est pas réaliste, Peter Van Walsum a été forcé à abandonner son poste de représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara. La nouvelle, tombée en pleine canicule du mois d’août, a fait grimper le mercure. Dans un article paru dans le quotidien espagnol El Pais du 28 août 2008, Peter Van Walsum, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la question du Sahara, depuis 2005, a fait savoir qu’il ne souhaitait pas proroger son mandat par un nouveau bail. Au Maroc, c’est une consternation à peine retenue. À Alger, on crie victoire et on pavoise. Grâce aux procédures veloutées de l’ONU, le départ de Van Walsum n’apparaît pas comme un limogeage. D’ailleurs, Ban Ki-moon, son patron, n’a pas tari d’éloges à son égard, en l’accompagnant vers la sortie. Mais personne n’est dupe. Chacun sait que si le diplomate hollandais de 74 ans, a jeté l’éponge, c’est de guerre lasse. Il a fait l’objet des attaques les plus directes et les plus injustes via Alger. Il a également subi des pressions insoutenables de la part de la présidence du Conseil de sécurité, tenue par l’Afrique du Sud, pays récemment devenu un inconditionnel des thèses annexionnistes algériennes à travers le Polisario. Pourquoi M. Van Walsum a-t-il provoqué cette guérilla diplomatique unilatérale suscitée par une seule partie des protagonistes de ce conflit? Qu’a-t-il commis de si irrémédiablement répréhensible? M. Van Walsum est l’initiateur des rencontres de Manhassett, depuis juin 2007. Quatre rounds de négociateurs infructueuses. Le Maroc a été seul à tenter de faire bouger les lignes par son offre d’autonomie élargie pour nos provinces sahariennes. L’Algérie, sous-couvert du Polisario, est restée dans sa guerre de tranchées, s’en tenant à “son” référendum, devant forcément aboutir à l’indépendance et à la création, de toutes pièces, d’un État croupion. Malgré les réactions positives par rapport au projet marocain d’autonomie, de grandes puissances telles les Etats-Unis, la France et le Royaume Uni; ce fut l’impasse. À Manhassett, on se regardait en chiens de faïence. C’était devenu à la fois absurde et ridicule. L’éventualité même d’un cinquième round de négociations relevait de l’irrationnel. Une sorte de célébration par l’inaction et l’absence d’initiation de la diplomatie passive et statique; la seule qui soit conventionnellement permise. M. Van Walsum n’est pas une tête brûlée, mais plutôt un vieux routier des couloirs et des méandres onusiens. Et pourtant, cette diplomatie-là, qui lui ferait passer ses derniers jours à écouter le gazouillement des oiseaux de Manhassett, il n’en veut pas. Il en tire les conclusions et s’en va le dire haut et fort, sans détours, ni fioritures habituelles, au Conseil de sécurité, lors de sa session du 21 avril 2008. Impasse Quelques passages significatifs d’une intervention qui a fait sensation: «les positions des deux parties sont mutuellement exclusives. Ce qui est une nécessité absolue pour l’une est tout à fait inacceptable pour l’autre. En conséquence, une impasse encore plus profonde s’est installée dans un processus qui avait justement pour but de sortir de l’impasse… Dès le début, j’ai insisté sur la nécessité de respecter la réalité politique en même temps que la légalité internationale. Je n’accepte pas l’idée selon laquelle la prise en compte de la réalité politique soit une concession ou une capitulation». Et de conclure non sans ironie: «les partisans inconditionnels du Front Polisario, qui ne vivent pas eux-mêmes dans les camps, sont convaincus que ceux qui y vivent préfèrent y demeurer indéfiniment plutôt que d’opter pour une solution négociée qui soit en deçà de l’indépendance totale». Rarement les gentils membres du Conseil de sécurité se sont entendu dire des vérités à la limite des tournures convenues, que Van Walsum qualifie de «phrases confuses et d’interprétations controversées». L’ex-médiateur onusien, une fois libéré de sa charge et d’une obligation de réserve qui le réduit à l’impuissance, a livré, d’une façon plus explicite, le fond de sa pensée sur la question du Sahara. Calvaire «L’option de l’indépendance au Sahara n’est pas un objectif accessible parce que pas réaliste», a-t-il déclaré, début août, au même journal espagnol, El Pais… Et de préciser que «si le Polisario continue d’exiger un référendum pour l’indépendance, le Maroc le rejettera de nouveau, le Conseil, lui, insistera pour trouver un accord consensuel, et rien ne changera». En somme, le calvaire de Sisyphe. Il n’en fallait pas plus pour provoquer l’ire de l’Algérie, qui a actionné la presse pour la faire réagir à l’unisson. On cloue Van Walsum au piloris, on le voue aux gémonies parmi les diplomates les plus médiocres, complètement ignorants de la nature de sa fonction. Autrement dit, il devait se contenter de formules creuses, stéréotypées et sans effet, ou fermer sa gueule, ou, mieux encore, démissionner. C’est ce dernier choix qu’il semble avoir préféré. Est-ce à dire que la partie est définitivement gagnée par l’Algérie; que l’on est entré dans une sorte d’irréversibilité qui nous conduira à l’amputation de notre territoire par la perte de notre Sahara? Loin s’en faut. Le Sahara n’est pas l’Abkhazie ou l’Ossétie du Sud; le Maroc n’est pas la Géorgie, pas plus que l’Algérie n’est la Russie. Alger a certes marqué un point qui n’est, en fait, qu’une revanche. Car, rappelez-vous, nous avions nous-mêmes désavoué et obtenu que James Baker soit dessaisi du dossier du Sahara par Kofi Annan, alors secrétaire général de l’ONU. Une vraie victoire marocaine, d’autant que l’ex-secrétaire d’État américain était d’un tout autre calibre que l’honnête Monsieur Van Walsum. Le gouvernement marocain a évidemment réagi à la nouvelle situation créée par le départ du diplomate onusien. Dans une lettre rendue publique lundi 1er septembre 2008, le Maroc a préféré élargir le débat en saisissant Ban Ki-moon sur l’ensemble du dossier du Sahara. La missive diplomatique n’a pas manqué de rappeler la déduction sans appel de M. Van Walsum, à savoir que «l’indépendance est une option irréaliste». Nous voilà donc revenus à la case départ. Si nous y sommes ramenés, c’est à cause des atermoiements de l’ONU, qui en est arrivé à limoger son propre représentant sur ce dossier. Pour mieux continuer à tergiverser. Faut-il rappeler que près de deux ans après son élection, Ban Ki-moon n’a pas encore jugé nécessaire de faire le déplacement pour prendre le pouls de la région? Alors qu’il s’est rendu en Irak pour témoigner physiquement d’un conflit, produit d’une intervention étrangère que l’ONU n’a jamais avalisée. Il a d’ailleurs failli y laisser la vie. M. Van Walsum a eu donc raison d’appeler le Conseil de Sécurité «à faire un choix» par une approche intelligente, évolutive, actualisée et opératoire du principe d’auto-détermination. Ban Ki-moon a, lui, fait son choix. Une position esthétique sous haute influence algérienne. Maroc Hebdo
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quel titre racoleur et complétement à coté de la plaque.
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Ce n'est pas une partie de Poker, et encore moins ce n'est pas le Polisario qui represente les Sahraouis. Ceux qui gagnent ne s'amusent pas a mettre les batons dans les roues. Avec Van Valsum ou son successeur, ils changeront jamais de position (tiennent un oeuf debout sur une tasse). |
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| Non, je ne crois pas que le Polisario a gagné mais je pense que sous la pression Algérien l'ONU a voulu éviter toute polémique. Il me semble que le scénario marocain est le plus saint, le plus équilibré, c'est lui qu'apporte plus de garantir aux habitants pour vivre en sécurité. Le Polisario est usé, les gens en ont marre de lutter dans le vide et pour rien. En plus l'Algérie a envie de sortir de tourbillon qui la décrédibilise de jour en jour vis-à-vis de son peuple. |
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g cru lire en passant vite fai devant un kiosque : Le conflit du Sahara à l’épreuve du gaz algérien L’Amérique choisitAlger c t suite à la viste de Rice
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Le problème c'est que le gouvernement marocain favorise l'installation de marocains du nord de la frontière vers le Sahara Occidental afin, semble-t-il, de "fausser le jeu" en cas de vote, un peu comme les chinois qui envoient des gens au Tibet afin de rendre le Tibet de plus en plus Chinois. Historiquement, rien ne prouve que le Sahara Occidental a été Marocain. Par contre, il est vrai que le Maroc a été Saharaouis... Je m'explique: au début, le Sahara Ocidental est habité paqr des Berbères mais il ne constitue pas une nation en soi. Disons que c'est un territoire parcourru par des nomades. Ensuite, ce sont les Mauritaniens, il y a un bon millier d'années, qui s'emparent de se territoire avant d'annexer ensuite le Maroc. Ainsi, le Maroc s'est retrouvé lié au Sahara Occidental suite à l'invasion des Mauritaniens, ce qui fait du Sahara Occidental non pas un territoire histotiquement marocain mais un territoire historiquement Mauritanien. Ensuite, il fut pris aux Mauritaniens par les espagnols. Conclusion, au départ des espagnols, il fallait soit rendre le Sahara Occidental à la Mauritanie, soit lui donner l'indépendance. Certes, le Maroc a libéré le Sahara Occidental mais si on se met à revendiquer tous les territoires qu'on libère, on parlera bientôt anglais et on mangera des sandwiches au beurre de pinuts dans le moyen orient... |
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| Condoleezza Rice et Ban Ki-moon mettent à nu L’amateurisme du Polisario Le gouvernement américain n’a pas changé de position dans l’affaire du Sahara et Peter van Walsum n’a pas été démis de ses fonctions. Deux gifles au Polisario en l’espace de 24 heures. La position américaine sur l’affaire du Sahara n’a pas changé. La précision est faite par le porte-parole du département d'Etat américain, Sean McCormack, personnellement, lors d’un point de presse, à Washington, et à travers une déclaration officielle écrite qui a été remise aux représentants des médias, vendredi 12 septembre. «Notre position sur la question du Sahara reste inchangée. Nous pensons qu’une certaine forme d’autonomie mutuellement acceptée est la seule solution réaliste pour le Sahara Occidental», indique le document américain.Une réponse claire, directe et ferme, aux gesticulations de la direction du Polisario qui s’est permis ces derniers jours d’affirmer, dans des déclarations officielles, que le département d’Etat américain a changé de position sur la question du Sahara en abandonnant son attachement à la solution de l’autonomie. Jeudi 11 septembre, l’agence de presse du Polisario diffusait une déclaration de «l’ambassadeur» polisarien à Alger, Brahim Ghali, prétendant que la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice a rejeté la proposition marocaine d’autonomie lors de sa visite à Rabat, dernière étape de sa tournée maghrébine. La même déclaration est rapportée, le même jour, par l’agence espagnole EFE. «Les propos de Rice représentent un signe pour le Maroc à coopérer pour une reprise des négociations substantielles sous les auspices de l’ONU», a déclaré l’ex-ambassadeur du Polisario à Madrid. Pour renforcer cette lecture, trop personnalisée, des déclarations de Mme Rice au Maroc, Brahim Ghali s’est basé sur ce qu’il a présenté comme une analyse des observateurs marocains. En fait, «le temps est venu pour résoudre ce problème», une déclaration faite par la responsable américaine à Rabat, a été interprétée par un relais médiatique du Polisario au Maroc comme un «changement de la position des USA sur le conflit du Sahara». Mais, au-delà du fait qu’il s’agit d’une lecture malhonnête des déclarations, pourtant claires, de Mme Rice au Maroc, Brahim Ghali montre encore une fois l’amateurisme, voire l’enfantillage, de ceux qui gèrent l’affaire du Sahara tant à Alger qu’à Tindouf. Car, au lendemain de ces déclarations hasardeuses, le porte-parole du département d’Etat américain faisait le point en rejetant sommairement les allégations du Polisario sans même citer cette entité ni lui accorder une place dans le communiqué. Mais, au moment où les agences de presse diffusaient le communiqué américain, le Polisario était toujours sous le choc d’une autre gifle qu’il venait d’encaisser. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi anéanti toutes les thèses polisariennes sur le départ de l’ancien médiateur onusien pour le Sahara. Au moment où les dirigeants de Tindouf – et leur relais médiatique au Maroc, évidemment – chantaient victoire en affirmant que le secrétaire général de l’ONU s’est plié aux exigences du Polisario en «limogeant» son envoyé personnel, M. Ki-moon a tenu à préciser lors d’une conférence de presse, jeudi 11 septembre à New York, que M. Van Walsum était parti de son propre gré et que le secrétaire général n’avait jamais demandé son départ. «Je voudrais apporter une clarification. Ce n’était pas ma décision de ne pas proroger son contrat», a-t-il précisé avant de rendre hommage au diplomate hollandais. «L’ancien Envoyé personnel a fait preuve d’une grande habilité de leadership, d’engagement et de beaucoup de passion pour résoudre ce problème de longue date», a-t-il conclu. En l’espace de 24 heures seulement, le Polisario a essuyé deux échecs successifs dans ses tentatives schizophréniques de faire croire à une victoire qui n’a jamais existé. Brahim Ghali, devrait apprendre, grâce à ces deux gifles, que dans la diplomatie, il existe une grande différence entre la réalité et les fantasmes. Le 15-9-2008 Par : Omar DAHBI
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#10
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