La crise financière s'aggrave - Plusieurs grandes banques centrales sont intervenues vendredi pour tenter de calmer les marchés.
- "Jour de chaos" pour le plan de relance américain
- Faillite de la banque Washington Mutual
Les Bourses d'Europe et d'Asie-Pacifique poursuivaient leur glissade, vendredi 26 septembre, la fermeture de la banque américaine Washington Mutual donnant aux investisseurs de nouvelles raisons de s'alarmer, alors que le plan de sauvetage du secteur financier aux Etats-Unis n'est toujours pas voté.
A Paris, la Bourse a ouvert en baisse, l'indice CAC 40 lâchant 1,78 % à 4 151,51 points, alors qu'elle avait nettement rebondi jeudi, l'indice vedette grimpant de 2,73 % à 4 226,81 points, après trois séances consécutives en fort recul. Le DAX de la Bourse de Francfort a ouvert lui aussi en baisse de 0,89 % à 6 118,13 points, contre 6 173,03 points jeudi à la clôture. Londres n' a pas échappé à la règle, l'indice Footsie-100 des principales valeurs cédant 30,13 points, soit 0,58 % par rapport à la clôture de jeudi, à 5 166,89 points. "On croyait fermement hier que le plan américain était près d'être accepté, avec des commentaires enjoués d'hommes politiques qui ont réjoui Wall Street avant la clôture, mais un changement de ton ensuite devrait voir les actions européennes terminer la semaine sur une note très défensive", a commenté Matt Buckland, courtier chez CMC Markets, à Londres.
INTERVENTION DES BANQUES CENTRALES
A Tokyo, l'indice Nikkei des valeurs vedettes s'est affiché en recul de 0,94 % au terme d'une séance plutôt hésitante. Taïpeh a terminé la journée sur une chute de 2,16 %, Séoul de 1,68 % et Sydney de 0,46 %. A Hongkong, l'indice Hang Seng s'affichait en recul de 2,02 % à la mi-séance. Egalement à l'heure de la pause déjeuner, Bangkok cédait 0,57 % et Djakarta 0,82 %. Jeudi, la Bourse de New York avait pourtant terminé sur une note optimiste, l'indice Dow Jones gagnant 1,82 % et le Nasdaq 1,43 %.
Plusieurs grandes banques centrales sont intervenues vendredi pour tenter de calmer les marchés, annonçant l'extension de leurs accords de "swap pour apaiser les tensions", selon un communiqué de la Banque centrale européenne (BCE). Un accord dit de "swap" permet aux banques centrales de se prêter réciproquement des liquidités à court terme, lorsque l'une ou l'autre en a besoin pour stabiliser le système financier de son pays.
La banque centrale américaine (Fed) a précisé de son côté qu'elle allait, dans le cadre de ces accords, augmenter ses lignes de "swap" (échange) avec la BCE et la Banque nationale de Suisse. Ces accords impliquent outre la BCE et la Fed, la Banque centrale suisse (BNS) et la Banque d'Angleterre (BoE). La Fed va notamment augmenter de 10 milliards de dollars ses échanges avec la BCE et de 3 milliards de dollars ceux avec la BNS. Au total, la Fed a maintenant porté ses lignes de swap avec les autres banques centrales mondiales à 290 milliards de dollars, dont 120 milliards de dollars avec la seule BCE.
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