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salam ! bonne lecture bon bref ! Les Marocains réitèrent leur solidarité avec le peuple palestinien 27.03.2004 Sous le thème «Marchons contre les terrorismes» Ils ont marché contre tous les terrorismes. Ils ont battu le pavé contre la haine et crié leur soif de paix et leur condamnation de la haine. Ce samedi 27 mars à Rabat, les manifestants ont répondu à l'appel de l'Association marocaine de soutien à la lutte palestinienne. Sous la pluie, l'acte de solidarité avait quelques accents de militantisme. Entre banderoles et pancartes, se dressaient aussi une haie de parapluies censés protégés des responsables politiques peu habitués à quitter les abris. Sous une pluie battante, hommage était rendu à la résistance palestinienne alors que les crimes sionistes étaient dénoncés Les divergences s'étaient-elles pour autant tues, malgré les promesses des organisateurs qui étaient parvenus, au final, à un accord ? Pas tout à fait. Alors que ceux de l'Association n'en finissaient pas de mobiliser leurs troupes, Sefiani et les siens faisaient manifestation à part, une sorte de manifestation dans la manifestation où se mêlaient dans une inattendue entente, les islamistes (PJD et Al Adl Wa Al Ihssane), en queue de cortège, et les représentants de l'extrême gauche La marche de condamnation de l'assassinat du guide spirituel du Hamas, Cheikh Yassine, par l'armée israélienne, devait commencer à 13 heures, depuis Bab Al Had, emprunter l'avenue Ibn Toumert, jusqu'à la Victoire et Bab Tamesna. En fait, et dès midi, la manifestation avait commencé par petits bouts et par grappes, sur fond de slogans. Image étrange de barbus en rangs d'oignons non loin de jeunes brandissant des posters de Che Guevara alors que d'autres portaient, solennels, d'immenses photos de Cheikh Yassine… La manifestation se faisait aussi et sans prévenir réceptacle de toutes les expressions, toutes les opinions et toutes les causes. La marche avait donc commencé avant même d'avoir commencé. Les petites colères aussi. «On a failli tout annuler», s'écrie l'usfpéiste Abdelhaq Mentrach, membre de l'Association marocaine de soutien à la lutte palestinienne. «Les autorités ont enlevé nos banderoles et empêché les cars de quitter les régions pour que les citoyens rejoignent la marche nationale de Rabat», tempête-il, foulard tricolore autour du cou. «C'est faux, rétorquent d'une seule voix le wali de Rabat et le préfet de police. Nous nous étions mis d'accord avec les organisateurs pour qu'ils brandissent leurs pancartes, pas qu'elles soient collées sur les murs». « On ne peut pas empêcher les uns de le faire et autoriser les autres. C'est bien évidemment pour prévenir tout incident. Quant aux banderoles, elles sont accrochées tout au long du parcours et nous avons demandé aux organisateurs de la marche d'assurer eux-mêmes le service d'ordre”. Pluie démobilisatrice Que s'est-il alors réellement passé ? Un problème de mobilisation des troupes ou des conditions climatiques et un mauvais temps qui se sont ligués contre les organisateurs ? “ Difficile de plus en plus de mobiliser, rassembler, sans parler de tous ces désaccords en interne ”, soupire une syndicaliste pourtant championne des manif' de rues. La pluie n'en finissait pas de tomber. Résultat, la manifestation officielle - la vraie et autorisée- débutera avec un peu plus de vingt minutes de retard. L'information s'était répandue comme une traînée de poudre : les leaders politiques et autres officiels devaient sortir de la ruelle attenante à Ibn Toumert, non loin du siège de l'UMT pour prendre la tête de la marche. La pluie en décidera autrement. Les dirigeants politiques avaient trouvé refuge sous une tente caïdale dressée non loin de là, attendant une éclaircie … qui ne viendra pas. Au loin, au cœur du cortège, des jeunes donnaient de la voix. Histoire de mobiliser et de chauffer la rue comme on chauffe une salle. Des chants à la gloire de la Palestine arabe, des “ Yassine, martyr, repose en paix ” jusqu'à un très approximatif “ Bush, Blair, Sharon, ennemis des peuples ” jusqu'à l'incontournable “ dirigeants arabes, où êtes-vous ? ”. Au fil des minutes, la foule grossissait, se faisait bigarrée et s'organisait dans son désordre, donnant presque à voir une ambiance bon enfant. Sur les abords du parcours, vendeurs de bonbons et de jus d'oranges faisaient des affaires entre slogans et banderoles. Marchons contre tous les terrorismes, était l'un des principaux mots d'ordre. Des jeunes au T'shirt frappés de la main rouge de “ Matquish Bladi ” s'étaient mêlés à ceux porteurs de banderoles proclamant “ 100% tolérants ” ou encore “ Pas de quartier pour la haine ”. Des slogans en espagnol rappelait que l'hydre avait de nouveau frappé, à Madrid, un certain 11 mars. Ce samedi 27 mars, beaucoup étaient venus marcher pour que le 16 mai, ses attentats, cette nuit casablancaise et de l'insoutenable horreur ne soit jamais oubliés… Comme de coutume et de manière bien universelle, il y aura polémique quant au nombre des manifestants. Plus de 30 000 selon l'association de soutien à la lutte palestinienne, ils étaient aux yeux des islamistes entre 50 000 et 70 000 à avoir battu le pavé r'bati, alors que les autorités avançaient le chiffre de 10 000 Narjis Rerhaye |