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| Gouvernement: Sarkozy, redouté et incontournable Nicolas Sarkozy troque le portefeuille à risques de l'Intérieur contre celui de l'Economie et des Finances, plus exposé encore en période de vaches maigres. A 49 ans, il a dû se résigner comme en 2002 à laisser Matignon à Jean-Pierre Raffarin. PARIS - Redouté par ses rivaux chiraquiens mais incontournable au sein d'une droite en mal de leaders, Nicolas Sarkozy a troqué mercredi le portefeuille à risques de l'Intérieur contre celui de l'Economie et des Finances, plus exposé encore en période de vaches maigres. A 49 ans, il a dû se résigner comme en 2002 à laisser Matignon à Jean-Pierre Raffarin mais ce nouveau défi conforte son statut de numéro deux du gouvernement. Il risque cependant d'être en concurrence, dans une ascension qu'il espère irrésistible vers les plus hautes marches du pouvoir, avec Dominique de Villepin, l'homme de confiance du président Jacques Chirac qui le remplace place Beauvau. Depuis sa nomination place Beauvau en mai 2002, Nicolas Sarkozy a été sur tous les fronts et a su le faire savoir : insécurité, immigration clandestine, représentation de l'Islam de France, débat sur la laïcité ou sur la Corse (où il échoue cependant à faire adopter un nouveau statut) ... Descendant de juifs de Salonique et de nobliaux hongrois - un passé d'"enfant d'immigrés" qu'il revendique volontiers, bien qu'il soit né à Paris le 28 janvier 1955 - il croise le fer avec le président du Front national, Jean-Marie Le Pen. Tout en ménageant son électorat. Il n'hésite pas à prendre son auditoire à rebrousse-poil. "Je ne suis pas là pour laisser entendre que tous les Français sont des antisémites ou des racistes parce que c'est faux", réplique-t-il ainsi à un tableau très sombre de l'antisémitisme en France dressé par le président de la LICRA, Patrick Gaubert. Très marqué à droite, défenseur d'une économie libérale, il peut prendre adversaires et partisans à contre-pied, comme lorsqu'il défend l'idée d'une "discrimination positive" pour favoriser l'intégration des Français issus de l'immigration. On l'a vu secourir l'ex-ministre de l'Education Luc Ferry dans un conflit avec les personnels non-enseignants, ou présider le comité de soutien de Jean-François Copé, candidat malheureux de l'UMP à la présidence d'Ile-de-France. Elu conseiller général des Hauts-de-Seine dès le 21 mars avec près de 80% des voix, c'est un des rares ministres à tirer son épingle du jeu de la déroute du 28 mars. Il n'a pas, il est vrai, pris le risque de se présenter aux régionales. "Heureusement qu'on vous a", glisse Bernadette Chirac au ministre le plus populaire du gouvernement Raffarin lors d'une des multiples réunions de soutien aux candidats de l'UMP auxquelles il participe entre les deux tours des régionales. "N LE MAUDIT" L'épouse du président de la République ne passait pourtant pas jusque-là pour une fan de cet ancien "Chirac's boy", qui a soutenu Edouard Balladur lors de la présidentielle de 1995. Cette "trahison" lui a valu une période d'ostracisme de la part de Jacques Chirac et du clan chiraquien jusqu'à fin 2001, juste avant la campagne présidentielle de 2002. "J'ai besoin que tu m'aides", lui dit alors Jacques Chirac, donné battu dans les sondages par le Premier ministre socialiste Lionel Jospin, après cinq ans de cohabitation. Ce début de retour en grâce remet en selle Nicolas Sarkozy, dont l'intérim à la présidence du RPR, entre Philippe Séguin et Michèle Alliot-Marie, a été marqué par un échec cuisant du mouvement gaulliste aux élections européennes de 1999. Cet avocat de formation, débordant d'énergie et au talent incontesté d'orateur et de débatteur n'a toutefois jamais vraiment douté de sa capacité à surmonter l'adversité. Entré en politique comme conseiller municipal de Neuilly en 1977, il est élu maire de cette banlieue chic de Paris en 1983, réélu en 1989, 1995 et 2001, élu député des Hauts-de-Seine en juin 1988 et là aussi réélu lors des scrutins suivants. Parallèlement, protégé de Jacques Chirac, il gravit rapidement les échelons du RPR. En juin 1989, il est ainsi co-directeur de campagne pour les européennes, avant d'être nommé en 1990 secrétaire général adjoint du parti. Plus tard, il apporte un soutien sans faille à Jacques Chirac dans la campagne pour le "oui à Maastricht", face aux attaques du duo "souverainiste" Charles Pasqua-Philippe Séguin. Après la déroute socialiste aux législatives de 1993, Jacques Chirac, pour mieux préparer la présidentielle de 1995, laisse Edouard Balladur aller à Matignon. Nicolas Sarkozy devient à 38 ans ministre du Budget et homme de confiance d'un Edouard Balladur vite gagné par une ambition élyséenne qui le poussera à affronter son ex-mentor. Déjà accompagné de sa femme Cécilia, avec qui il forme un des couples politiques parisiens les plus médiatiques, il orchestre les opérations visant à empêcher une candidature Chirac. Mais Edouard Balladur est battu dès le premier tour, Jacques Chirac est élu et Nicolas Sarkozy devient "N. le Maudit". "UNE PLACE SPECIALE" A presque 50 ans, Nicolas Sarkozy est toujours cet homme pressé et l'histoire a bien failli se répéter. Dès 2003, fort de sa popularité, il ne fait pas mystère de sa volonté de se présenter à la présidentielle de 2007 et confie même qu'il n'y pense "pas seulement quand (il se) rase". En janvier, ses partisans laissent entendre qu'il pourrait aussi briguer la présidence de l'UMP, qu'Alain Juppé, dauphin déchu de Jacques Chirac, a décidé d'abandonner après sa condamnation dans une affaire d'emplois fictifs au RPR. Le clan chiraquien lance le mot d'ordre "tout sauf Sarkozy" (TSS). "Nicolas en fait trop", estime alors un de ses collègues au gouvernement. "Quand on est président de la République, on n'apprécie pas que quelqu'un considère la succession ouverte." Il faudra le "tout sauf la division" lancé par Jean-Pierre Raffarin à un congrès de l'UMP, un regain de menace terroriste et surtout la perspective d'une déroute du parti chiraquien aux régionales pour mettre une sourdine à la campagne "TSS". Le Premier ministre semble quant à lui avoir pris son parti de la personnalité envahissante de Nicolas Sarkozy, sans réussir toujours à cacher son agacement. "Il a une place spéciale parce qu'il a une réussite exceptionnelle", disait-il vendredi dernier sur RTL. "Il est normal que Nicolas Sarkozy, avec la popularité, avec l'efficacité qu'il a, parle avec autorité." par Emmanuel Jarry -liberation du 1er avril |
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en lisant le titre, ça m'a fait penser à un concert :-D :-D ...et en tournée dans toute la France :-D
__________________ Un souci bladinautique? Un simple clik, et je t'explique!! |
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en tournée et derrière chacun des controleurs du trésor public. il va falloir qu'ils assurent, prime de productivité, prime de rentabilité.. attention aux faux chiffres, aux frais rééls. Sarko est dans la place.. n'oubliez pas vos déclarations. si ça pouvait être un poisson d'avril. |
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Ca ne peut que lui servir car si il avait été premier ministre, comme c'est toujours à ce dernier qu'incombent les responsabilités, c'est Raffarin qui paeira l'addition aux prochaines élections! Mais cela m'étonne de Chirac car je pensais qu'il allait le mettre premier ministre pour que les Français se lassent de lui afin de l'évincer aux présidentielles de 2007 :-?
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