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  #1  
Vieux 28/12/2002, 03h01
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Par défaut Le Maroc a besoin d'un José Bové pour défendre l'environnement

Le Maroc a besoin d'un José Bové pour défendre la dégradation de l'environnement par les industriels et les affairistes de tout bord !
"Je pense en effet que l'écologie présente l'un des plus grands défis que notre pays doit affronter dans les années à venir. tant l'équilibre de l'homme et de son milieu est menacé de rupture. Ce déséquilibre ne cesse de s'aggraver et de se préciser .
Le discours politique marocain traditionnel n'a jamais été sensible à cette problématique. S'interroger sur l'écologie du Maroc d'aujourd'hui , ce n'est pas se mettre au vert des mouvements écologiques des pays industrialisés; la question de l'écologie se pose pour nous de manière différente mais aussi pressante et peut être plus menaçante.

L'écologie s'intéresse à la cruciale question de l'équilibre entre l'homme et son milieu. Au Maroc elle nous interpelle déjà sur les graves problèmes de la répartition des densités humaines, des nuisances urbaines, de la raréfaction de l'eau, de la menace de désertification, de la fragilité de l'écologie des montagnes, de la pollution des sols, des eaux et de l'air etc...Parmi les cas les plus connues on peut citer : la pollution extrême de Oued Sebou, la dédensification de la forêt de Maâmoura, l'appauvrissement de la faune et la flore du Haut-Atlas.etc..
On estime actuellement à 30 000 hectares la superficie de forêt qui disparaît chaque année. Il est démontré que les réserves d'eau seront structurellement insuffisantes dans les vingt années à venir. Le coût de la dégradation de l'environnement est estimé à 20 milliards de dirhams soit 8% de la P.I.B." A.Rafi Lahbabi, architecte, D'après -ASSOCIATION ALTERNATIVES-



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  #2  
Vieux 28/12/2002, 03h18
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Par défaut Re: Le Maroc a besoin d'un josé Bové pour defendre la degradation généralisée de



Le développement économique et social qu'a connu le Maroc lors des dernières décennies, lui a permis de mettre en place les infrastructures de bases de l'économie nationale et de répondre aux besoins socio-éducatifs de la population. Plusieurs secteurs ont connu une croissance notable, notamment l'agriculture, le tourisme, l'industrie, la pêche, l'eau, et l'habitat.


Ce développement s'est accompagné d'une exploitation accrue des ressources naturelles, de la dégradation de l'environnement suite aux émanations de rejets gazeux, liquides et solides, en absence de mesures techniques et réglementaires pouvant faire face à cette dégradation. Le manque des capacités en matière de gestion de l'environnement et de lutte contre la pollution, et l'insuffisance de la sensibilisation des acteurs
socio-économiques et du grand public sur l'importance primordiale de la protection de l'environnement et des ressources naturelles, a été à contribué a aggraver cette situation
Ces dégradations menacent la capacité du pays à poursuivre sa croissance économique et d'absorber une population à croissance rapide, outre les énormes coûts économiques et humains que lui impose le nombre de maladies et de décès prématurés qui peuvent en résulter.
Dans ce sens, le Département de l’Environnement, conformément à la déclaration du Gouvernement à engagé une politique environnementale basée sur une démarche intégrée et participative visant à concilier les besoins de développement et les impératifs de protection de l’environnement.

Cette politique s'est concrétisée dans le cadre du plan quinquennal 2000-2004 (PDES) du Département de l'Environnement, où une centaine de projets environnementaux ont été identifiés dans tous les secteurs socio-économiques, nécessitant une enveloppe financière de l'ordre de 680 Millions de Dirhams. Sur ce montant, 159 millions de Dirhams ont été réservés au Département de l'Environnement à financer sur le budget de l'Etat, le financement complémentaire est à rechercher auprès des bailleurs de fonds internationaux.

pour plus d'infos cliquez sur le lienDeparetement de l'environnement
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  #3  
Vieux 28/12/2002, 03h29
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Par défaut Re: Le Maroc a besoin d'un josé Bové pour defendre la degradation généralisée de

je ne pense pas que le gouvernement et toute la classe politique ait conscience de la gravité de la situation. Il faut aller plus loin pour par par exemple prendre des mesures contre les usines qui polluent et etablir des normes à ne pas depasser, notamment pour le Gaz à effet de serre qui empoisennent les grandes villes. Il y a encore beaucoup de choses à faire !
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  #4  
Vieux 28/12/2002, 03h34
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Par défaut Re: Le Maroc a besoin d'un josé Bové pour defendre la degradation généralisée de

c'est evident d'ailleurs on peut prendre pour exemple une grande ville connue au maroc Casablanca , une des villes les plus pollués dans le pays aucune mesure concrete n'est encore mener quelques limitations et taxes sont la pour "camoufler" l'ampleur des problemes qui subsistent.
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  #5  
Vieux 28/12/2002, 15h14
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Par défaut Re: Le Maroc a besoin d'un josé Bové pour defendre la degradation généralisée de

Je suis vraiment etonné du peu d'interêt que manifestent les marocains et les payx en voie de developpement à l'égard de l'environnement et la sauvegarde de la biodiversité. Il para$pt que l'Arganier, plante unique au monde est menacée de disparition. Et personne ne réafit. La faune et la flore sont martyrisées et aucune réaction ! Allah yestar !
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  #6  
Vieux 28/12/2002, 15h52
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Par défaut Re: Le Maroc a besoin d'un josé Bové pour defendre la degradation généralisée de

comme on peut le constater le maroc essaye de faire des efforts apparament avez vous remarquez qulequechose?

La 'voie agricole' peut-elle être menacée

Par le biais de ces grands équipements d'irrigation, le Maroc a affirmé au fil des plans de développement successifs une réelle fidélité à la voie agricole. La présence de ces grands réservoirs derrière les murs des barrages a évité au pays disettes et rationnements massifs lors des récentes 'séries' de sécheresse (1980 à 10985, 1991 à 1993 et 1994-1995). L'agriculture est la grande consommatrice d'eau puisqu'elle absorbe 86% des ressources. cette agriculture s'est amplement diversifiée mais certains experts estiment que le choix de quelques cultures dévoreuses d'eau-riz, canne à sucre, plantes tropicales- constituent un gaspillage, de même que la pratique fréquence d'irrigations en plein été.

Les sécheresses récentes ont amené à puiser dans les réservoirs des barrages, pourtant déjà bien bas - en juin 1995, le taux de remplissage était tombé aux environs de 30 % - pour alimenter prioritairement les villes. si de copieuses pluies n'étaient pas survenues en 1996, il aurait été nécessaire de sacrifier certaines cultures et de réviser l'orientation générale de l'agriculture nationale. Le Maroc est finalement très dépendant, pour son économie, de l'eau du ciel et l'année sèche 1995 a vu le PIB chuter de 6,1 % alors que 1996, bien arrosée, a enregistré une récolte céréalière record et verra le PIB croître de 9,2 % .

Pour conserver au secteur agricole toute son efficacité, et donc éviter que les compagnes n'effectuent aussi bien des lâchers d'eau que des refoulements d'homme vers les villes, il faut s'assurer des réserves du précieux liquide, donc continuer l'implantation de barrages et la réalisation de modestes ouvrages de petite et moyenne hydraulique : lacs collinaires, réfection de canalisations, de citernes. Il faut également lutter contre le gaspillage de l'eau, réparer les fuites, développer des techniques d'irrigation moins soumises à l'évaporation, contrôler les créations désordonnées de puits équipés de motopompes qui menacent d'épuisement certaines nappes phréatiques, notamment dans le Sud. On parle, une fois de plus, de revoir la tarification de l'eau qui actuellement n'incite guère aux économies. Ce sont des réformes des structures, des mentalités, des comportements beaucoup plus que des miracles technologiques qui pourront conforter l'agriculture irriguées marocaine.

Une demande d'eau potable urbaine en forte croissance

S'il est vital de préserver le capital d'eau d'irrigation, il est tout aussi nécessaire de prévoir les besoins en eau potable des habitants, tout spécialement ceux des périmètres urbains qui ont accru leur étendue, sans que les réseaux et les dotations puissent toujours suivre avec régularité leur expansion.

Actuellement, l'Office National de l'Eau Potable (ONEP) fournit l'eau à 16 régies de distribution qui la distribuent dans les principaux centres urbains, et assure lui-même la fourniture en eau à plus de 160 agglomérations petites et moyennes. La production d'eau potable qui devrait annuellement atteindre 1 milliard de mètres cubes fluctue au gré des aléas climatiques : elle a été de 812 millions de mètres cubes en 1992, de 771 en 1993, inférieure sans doute en 1994, alors que le nombre de consommateurs n'a cessé d'augmenter.

Les grandes villes sont relativement bien placées par rapport aux zones de fourniture : les Atlas pour celles du piémont Nord ou Marrakech, les grands fleuves du bassin atlantique pour le corridor urbain incluant Rabat et Casablanca, les nappes du Sous et l'eau atlasique pour Agadir, Seul Tanger dont l'agglomération atteint un demi-million d'habitants ne peut compter sur de bons réservoirs et a dû, pendant la sécheresse de 1995, être ravitaillé quotidiennement par des bateaux-citernes en provenance des Doukkala (jorf Lasfar). Les transferts d'eau à longue distance sont donc encore réduits et ils concernent essentiellement la région urbaine de Rabat-Casablanca.

Mais les besoins sont tels qu'il sera nécessaire dans les quinze prochaines années de multiplier les sources d'approvisionnement, donc d'établir des conduites d'amenée sur de plus longues distances, notamment dans le Nord-Ouest (péninsule tingitane) mais aussi de développer plus largement des stations de dessalement de l'eau de mer (provinces sahariennes), la première de ces installations de grande taille étant prévue pour 2010. Les coûts de ces investissements se chiffrent en dizaines de milliards de dirham.

La distribution de l'eau urbaine est affectée par la mauvaise qualité des canalisations dans certaines grandes villes. Des investissements importants seraient nécessaires pour rénover les réseaux. Une révision des tarifications et des encaissements auprès des abonnés serait indispensable. Les régies urbaines de distribution n'ont pas les moyens financiers de ces opérations et l'on se dirige vers une délégation de la gestion de l'eau urbaine à des sociétés privées. La lyonnaise des Eaux est ainsi sur les rangs pour succéder à la RAD (la régie casablancaise) et promet d'investir 30 milliards de dirhams sur 30 ans. Elle améliorera les infrastructures, garantira l'accès rapide à l'eau, mais relèvera les tarifs.

En milieu rural, de grandes lacunes subsistent et l'on peut estimer que la dotation de nombreux centres ruraux n'excède pas 10 l/hab/jour. Un programme gigantesque d'adduction d'eau serait nécessaire au même titre qu'une électrification des douars et villages, jugée très en retard par rapport aux pays voisins. trop souvent, le puisage de l'eau à la campagne se fait sans contrôle et il y a là de gros risques épidémiologiques.

Une urgence: le développement de l'assainissement

Le traitement des eaux usées n'a pas suivi le développement des réseaux d'adduction. Le Maroc n'a pas d'originalité en ce domaine, ces retards étant constatés dans la plupart des pays du monde arabe, du fait de la progression très rapide des branchements et de la subite importance en volume des eaux usées. Mais il existe au Maroc des situations particulièrement menaçantes demandant des aménagements urgents.

Le pays compte une soixantaine de stations d'épuration. Seize seulement tourneraient au ralenti et deux, celles de Nador et Khouribga, fonctionneraient convenablement (éléments fournis par la presse marocaine). Plus grave, il existerait 7 000 hectares de terres agricoles irriguées par des rejets d'eaux usées en périphérie des villes. Le domaine d'intervention est donc immense.

Une infiltration des nappes se produit dans des quartiers urbains récents, ne disposant pas d'un réseau d'égouts suffisant ou de réceptacles à effluents, alors qu'à proximité, dans la zone des rejets, des puits sont creusés. Les effluents industriels sont responsables d'une pollution importante: les sucreries dans le bassin de l'Oum er Rbia émettraient des rejets pendant la campagne d'exploitation équivalents à ceux d'une population d'un million d'habitants; le fleuve Sebou accumule eaux urbaines usées et déchets solides de Fès, Meknès, Kénitra, Sidi Kacem, Sidi Slimane et divers effluents industriels sans qu'un traitement efficace de ces eaux ne soit effectué.

pour en savoir plus iciEau au Maroc
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  #7  
Vieux 29/12/2002, 17h58
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Par défaut Re: Le Maroc a besoin d'un josé Bové pour defendre la degradation généralisée de

On le savait déjà, l'état de l'environnement dans le monde est alarmant. Des menaces sur l'eau douce, du déclin des écosystèmes, en passant par les déchets nucléaires, les changements climatiques ou les organismes génétiquement modifiés, il y a vraiment de quoi s'inquiéter sérieusement de l'avenir de la planète terre et du futur de l'humanité. Regards sur les quinze plaies qui menacent la planéte. Je doute fort que le Gouyvernement marocain ait conscience de cet aspect !!!!!!!
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  #8  
Vieux 30/12/2002, 19h12
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Par défaut Re: Le Maroc a besoin d

Maroc



Avec l’arrivée, il y a trois ans, du virus de la tomate, le TYLCV (tomato yellow leaf curl virus), les producteurs de tomates au Maroc, des régions d’Agadir et d’El Jadida ont vu leurs récoltes considérablement réduites. En 1999, 2000, dans certaines localités, 50% des exploitants ont dû abandonner leurs cultures plein champ ou sous serre. Ce virus transmis par la mouche blanche “Bemisia tabaci” peut dévaster la totalité d’une culture. Face à ce fléau, l’état s’est engagé dans un stratégie de lutte raisonné et biologique pour maîtriser les nuisances de la mouche blanche.

Pierre Louis Berger

“Le problème du virus va ruiner le pays” lâche Said Aboulama, ingénieur agronome à la Socaprag, une société casablancaise spécialisée dans le négoce de semences et la vente de produits phytosanitaires. Devant lui, s’étendent, plusieurs hectares de tomates cultivées en plein air, à moitié sinistrées par une nouvelle maladie déclarée récemment au Maroc. Abdullah Madihri, qui possède trois hectares de culture de tomates plein air dans la localité de Soualem, à cinquante kilomètres au sud de Casablanca, a tout essayé pour limiter les effets du virus, le tomato yellow leaf curl virus (TYLCV) ou virus des feuilles jaunes en cuillère, sans obtenir de résultats significatifs. Il y a encore quelques semaines, il traitait quotidiennement ses cultures de tomates. “Aujourd’hui, les traitements phytosanitaires abusifs et systématiques ont été, en partie, abandonnés.” ajoute Said Aboulama, ingénieur. Depuis presque deux ans, les producteurs de tomates au Maroc ont vu leurs récoltes considérablement amoindries à cause de cette grave virose transmise exclusivement par l’aleurode Bemisia tabaci. Les symptômes du TYLCV apparaissent généralement deux semaines après sa transmission par la mouche blanche. L’infection bloque le développement des plants. Elle provoque un jaunissement plus ou moins prononcé des feuilles, une réduction de leur taille qui prennent la forme de cuillères. Quand l’infection est précoce, on remarque un raccourcissement des entre-noeuds ce qui entraîne un nanisme de la plante. “Les dégâts les plus graves se produisent au moment de l’apparition des premiers symptômes avant la fructification. Il est indispensable d’éliminer tous les plants” explique Said Aboulama.

Le TYLCV a été introduit accidentellement au Maroc en 1997, probablement à partir de la région d’Alméria, en Espagne, à travers des plants de tomates infestées. C’est au cours d’une banale visite que Said Aboulama a identifié la présence de cette maladie en mai 1997 dans une culture sous serre dans la région d’ El Jadida, sur la côte atlantique, à 100 km au sud de Casablanca. Aujourd’hui, les dégâts directs et indirects de la mouche blanche sont tellement sévères sur les cultures de tomates cultivées en plein champ et sous serre que bon nombre de producteurs ont abandonné leurs exploitations en 1999 et 2000, dans les régions d’El Jadida, d’Agadir, qui concentrent 90% de la production de tomates au Maroc. Les pertes se chiffrent en millions de francs. La production nationale de tomates de 427.500 tonnes en 1996 a connu une chute historique dés les années 1998-1999 due en partie aux dégâts causés par le TYLCV. La production serait estimée selon certains professionnels autour de 170.000 tonnes pour l’an 2000. Rien qu’à Agadir, principale région productrice, plus de 40% des cultures sont dévastées. “Cette espèce de mouche est capable de transmettre une soixantaine de maladies virales. Aujourd’hui, les pertes causées par cette maladie virale sont estimées à 300 ha de tomates cultivées plein champ et sous serre dans la zone d’El Jadida et d’une cinquantaine d’hectares dans la zone d’Agadir” évalue Said Aboulama. Dans la région d’El Jadida, 50% des producteurs de tomates plein champ ont dû cesser leur activité. La campagne 2000-2001 s’annonce plus grave encore avec un taux d’infection en hausse des cultures de tomates dans les régions d’Agadir et d’El Jadida et ce malgré les mesures préventives et curatives prises par les producteurs. Le TYLCV s’est propagé dans le Nord du Maroc, dans la région d’Oujda, prés de la frontière algérienne où il a dévasté plus de 10 ha de tomates sous abris et de plein champ. “Ces dégâts ont conduit à l’arrachage en cours de culture de quelques centaines d’hectares de tomates. Même quand les producteurs ont essayé de maintenir les cultures de plein champ, avec un rythme soutenu de traitements chimiques, les pertes dues au TYLCV représentaient jusqu’à 90 % du potentiel de rendement. A moins d’avoir des variétés résistantes au TYLCV, les cultures de tomates de plein champ seront vouées à disparaître, du moins dans les régions à agriculture intensive comme le Souss” reconnaît Abdelhaq Hanafi, professeur à l’institut agronomique et vétérinaire Hassan 2 au complexe Horticole d’Agadir.

Des méthodes de lutte à l’étude

Jajhdid Moussa et Jajhdid Boumedien, producteurs de tomates à Azemmour, en bordure de la côte atlantique, au sud de Casablanca, ont dû faire beaucoup de sacrifices pour remettre en route leur exploitation. Ils ont arraché 6 ha de tomates plein champ infectés par le virus en 1996 pour replanter. “Nous avons utilisé tous les produits insecticides sans obtenir de résultats. Avant la maladie, notre production était de 80 à 100 tonnes/ ha. Elle a baissé de 50% et nous avons perdu 100.000 F/ha sans obtenir d’aides de l’état”. Rendement plus faible, fort endettement, baisse de 70% de leur chiffre d’affaires à l’export, les deux producteurs berbères espèrent toutefois renouer avec les bénéfices d’ici trois ans. La lutte chimique, bien qu’indispensable, ne suffit pas à limiter l’expansion du virus. Utiliser systématiquement, elle peut produire un effet inverse et favoriser l’apparition de nouveaux ravageurs. “Le Bemisia tabaci a développé une résistance à une multitude d’insecticides appartenant à différentes classes chimiques de part le monde. L’utilisation abusive de produits phytosanitaires peut favoriser une résistance accrue de l’insecte” souligne Said Aboulama. Seule la prévention est efficace pour éviter le développement. Des expériences sont en cours au Maroc qui s’inscrivent dans une démarche de lutte raisonnée et biologique. Des techniciens recommandent l’usage de traitements préventifs biologiques à base de savon et d’huile végétale dés la floraison. A Agadir, déclarée sinistrée, les producteurs ont posé des filets “insect proof” aux entrées des serres pour minimiser les risques. D’autres ont choisi de faire des essais avec des ventilateurs posés dans les serres. L’installation de pièges jaunes en plastique avec de la glue a une double fonction: évaluer la population et capter les insectes adultes. Des essais de lutte sonore pour désorienter les insectes sont en cours à Agadir et à El Jadida.

Un programme de recherche étalé sur trois ans (2001-2003) financé par la coopération française et baptisé PRAD (programme de recherche agronomique et de développement) rassemble des chercheurs marocains et français du CIRAD. L’objectif de ce programme: contrôler le développement du TYLCV au Maroc en engageant une stratégie de lutte appropriée et une étude approfondie de l’insecte. Deux équipes de chercheurs vont évaluer l’incidence du virus au Nord du Maroc, à Meknès (plaine de Sais) et au Sud, à Agadir. Ce programme de recherche soutenu par les deux ministères de l’Agriculture permettra d’évaluer l’incidence du virus et de l’insecte et leur évolution sur les cultures Abdessalem Tahiri, chef de projet, chercheur à l’école nationale d’agriculture de Meknès conclut “On veut développer une stratégie appropriée en associant des méthodes culturales et biologiques.”

4 pratiques culturales recommandées

- décaler les dates de semis par rapport à la période d’activité de l’insecte et à son alimentation,
- arracher les mauvaises herbes qui peuvent héberger l’insecte ou le virus,
- éviter la plantation de cultures proches à risque de contamination comme le poivron et les haricots,
- utiliser des produits fertilisants pour renforcer la vigueur de la plante.

Dans le monde- La propagation du virus

Selon Vincent Dollé chargé de l’appui scientifique au Centre international de recherche agricole développement ( CIRAD) de Montpellier “Il y a de fortes chances que cette maladie s’installe en France via l’Espagne”. Une hypothèse confirmée par Michel Peterschmitt, chercheur au Cirad qui précise: “Un foyer de TYLCV a été identifié, sur tomates d’industrie, durant l’été 1999, en Camargue. Ce virus de quarantaine, inconnu jusqu’à ce jour en France a été introduit par les plants qui provenaient de la zone d’ Alméria en Espagne. Des mesures d’éradication ont été prises. L’installation de la maladie suite à cette contamination est peu probable étant donné la zone de culture. En revanche, de nouvelles introductions par des plants contaminés et/ ou par des Bemisia tabaci porteurs du virus sont à craindre. Seule une prévention efficace permettra d’empêcher à long terme l’installation de cette maladie en France”. La progression de virus ne s’est limitée à l’Europe et au bassin méditerranéen. Il a été détecté à l’Ile de la Réunion en 1997 et aux USA en 1998, en Californie et en Floride où l’on constate une persistance du virus.

Pierre louis Berger

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  #9  
Vieux 13/01/2003, 21h54
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Par défaut Settat : Des sols agricoles pollués par des poussières fines

Les particules émaneraient d'une cimenterie de la place

Située au périmètre rural de Settat, une zone à vocation agricole encourt un sérieux danger de pollution causé par l'installation d'une unité industrielle qui risque de compromettre tout rendement agricole.

Un effectif de plus de 70 agriculteurs actifs opérant sur cette zone rurale située à la commune rurale de Oulad Zidan,Lamdakra du Sud, cercle El Gara entre Casablanca et Settat, n'ont cessé de frapper à la porte de différents ministères et instances au sujet du danger qui menace leur activité agricole.

Selon ces mêmes agriculteurs, une implantation industrielle vient d'être tolérée par les pouvoirs publics ayant autorisé la production du ciment en périmètre rural sur une superficie de 270 hectares pour une durée de 99 ans.

Cette unité industrielle nouvellement créée, fait dans la production et l'approvisionnement de la matière première, ainsi que dans la fourniture du produit fini, à savoir le ciment.

Cette industrie intègre des maillons polluants dégradant la qualité des sols agricoles qui l'avoisinent et massacre ainsi les matières vivantes constitutives de ces sols.

Elle est, en outre, implantée sur une superficie de 270 hectares, alors que ce lot de terrain agricole mis à disposition jouit d'une qualité de sol « Tirss » jugée la meilleure pour toute exploitation agricole.

Selon les 75 agriculteurs, l'intérêt agricole a été purement et simplement détourné.

Ayant adressé différentes plaintes aux ministères concernés : Justice, Intérieur, Agriculture et Aménagement du territoire ; ces exploitants agricoles estiment que leur voix ne sont point écoutées, que justice ne leur est pas rendre et que leurs exploitations agricoles sont exposées à l'asphyxie à cause de cette unité industrielle qui émet dans l'atmosphère un nombre considérable de particules solides.

A cet égard, les exploitants agricoles se sont référés à des experts en écologie qui ont confirmé, que la cimenterie imposée sur une zone agricole, ne peut que provoquer une contamination des sols agricoles par les poussières fines industrielles dégagées de ladite industrie.

Le constat des lieux, établi par le groupe d'experts sur le voisinage des cimenteries, montre qu'une telle installation industrielle fait disparaître les végétations à cause de l'accumulation de fines particules solides qui étouffent les plantes, les arbres et rend la survie très difficile au bétail.

Ne serait-il pas préférable de bien étudier les impacts socio-économiques d'un projet avant de s'aventurer à sa mise en œuvre ?

Si l'intérêt collectif et national prime, une telle pratique nécessite une réaction pour remettre de l'ordre : Une zone agricole ne peut nullement tolérer une implantation industrielle.

Se ne sont d'ailleurs pas les zones industrielles conformes aux normes de respect de l'environnement naturel et agricole en particulier, qui manquent. Pourquoi donc atteindre à l'intégrité des zones à vocation agricole ? Le monde rural mérite d'être promu et non détruit.


Fatima-Zohra JDILY
Edité le : Samedi 14 décembre 2002

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  #10  
Vieux 19/02/2003, 17h39
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Par défaut Un arbre en détresse : l'arganier

L'arganier est un arbre rare qui se localise principalement au sud-ouest du Maroc. Mais malheureusement il se trouve dans une zone où la pression humaine et animale est très forte. Cet arbre contribue d'une façon très importante dans la lutte contre l'érosion et la désertificalion. Sa régression, sa dégradation menace non seulement l'espèce elle-même mais aussi le milieu où elle est implantée. La sauvegarde de l'arganier exige donc, non seulement l'utilisation des biotechnologies modernes qui contribuent à la sauvegarde et l'amélioration de l'espèce, où des mesures répressives contre les délits de prélèvement illicite du bois dans les arganeraie, mais un travail intense de sensibilisation qui permettra à la population du voisinage forestier de mieux connaître l'importance de cet arbre dans le milieu vital, de l'aimer et de le respecter.
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