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| LYON (AFP) - Deux jeunes Roumaines de 15 et 17 ans ont péri dimanche matin dans l'incendie de leur caravane dans un bidonville à Lyon. Les corps carbonisés des deux victimes, apparemment surprises dans leur sommeil, ont été retrouvés sur les restes d'un matelas à ressorts dans les décombres de la caravane. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'incendie qui a détruit deux caravanes, aurait été provoqué par un poêle artisanal installé à proximité. Selon les pompiers, l'incendie s'est déclaré peu avant 06H00 dans une première caravane de ce camp de Roms, situé sur une friche industrielle de 20 hectares, dans le quartier de Gerland, au sud de Lyon. Il s'est ensuite propagé à une deuxième caravane attenante. Les pompiers ont maîtrisé le feu au bout d'une trentaine de minutes, mais les deux caravanes ont été entièrement détruites. Un témoin a déclaré aux enquêteurs n'avoir entendu ni cri, ni explosion précédant l'incendie. Des policiers et des experts de la police scientifique étaient sur place dimanche matin pour déterminer les circonstances exactes du sinistre dans ce camp qui abrite depuis près d'un an quelque 500 Roms, dont 235 enfants. Le 30 mars, la cour d'appel de Lyon, saisie par la société propriétaire du terrain avait ordonné l'expulsion immédiate de ces réfugiés, en majorité des demandeurs d'asile venus de Roumanie, d'ex-Yougoslavie et de Moldavie. La cour avait ainsi infirmé une décision prise en décembre 2003 par le juge des référés de Lyon, accordant un délai de huit mois à ces Roms. La société d'architecture Porte-Ampère, basée à Paris, avait fait appel de ce jugement, arguant qu'un tel délai constituerait une "catastrophe financière" pour l'entreprise. En juillet 2003, elle avait obtenu l'expulsion de précédents demandeurs d'asile occupant ce terrain. Selon la préfecture, l'expulsion de ces Roms est désormais "tout à fait réalisable, d'un point de vue climatique", à condition que le propriétaire du terrain demande le concours des forces de l'ordre. Toutefois, selon André Gachet, chargé de mission à l'Association lyonnaise pour l'insertion par le logement (ALPIL), il "semble impensable que les autorités décident de vider le camp sans solution de rechange et de jeter 500 personnes à la rue |
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c triste, y atrop de malheur en ce bas monde.
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salam, bonjour, 15 et 17 ans c'est vraiment très jeunes :rose: salam |