Le faux fromage envahit nos assiettes
Pur produit du terroir industriel, le faux fromage, ou fromage de synthèse, a l’aspect du fromage et un goût qui s’en approche, mais ne contient pas une seule goutte de lait. Celui-ci est remplacé par de la matière grasse végétale et de la protéine de lait. Ajoutez de l’amidon, du sel, une pincée de colorants, d’arômes et d’exhausteurs de goût, et vous obtenez la version chimique du parmesan, de la mozzarella, de la fêta, du chèvre, etc. Sur le plan nutritionnel, le fromage de synthèse ne présente pas de problème particulier, si ce n’est qu’il est aussi gras que son homologue naturel. Le problème, c’est que le consommateur ignore complètement qu’il mange un ersatz industriel.
L’intérêt d’un tel produit ? Il est financier, on s’en doute, mais pas seulement. L’imitation industrielle du fromage est souvent préparée avec de l’huile de palme, beaucoup moins chère que les produits laitiers.Il se conserve aussi plus longtemps que le vrai. Et c’est un produit qui permet davantage de manipulations sur les textures, la teneur à la chaleur et le caractère plus ou moins fondant. Emotion au pays du Gouda
L’affaire du faux fromage a fait grand bruit l’été dernier aux Pays-Bas et en Flandre, suite à la diffusion d’un reportage sur une chaîne hollandaise. On y apprenait que de nombreux fabricants de hamburgers, pizzas, lasagnes et autres plats préparés troquait une partie du fromage par leur cousin chimique.Les consommateurs, eux n’y voient que du feu : les étiquettes ne mentionnent que la liste des ingrédients qui composent le faux fromage et non un terme explicite. La pratique a beau être légale, elle est pour le moins trompeuse. Voilà un vide juridique à combler rapidement... De notre côté, nous nous adapterons à cette nouvelle donne. Lors des prochains tests alimentaires, nous vérifierons si les produits contiennent du faux fromage et ce qu’en dit l’étiquette.
Source:test-achats
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