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#1
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qui dans notre époque peut avoir un crédit sans intérêts ........... tout le monde sait et réclame que c'est des credits avec RIbae donc Haram, mais on ne peux rien ................ car logiquement personne ne peux te financer un truc sans qu'il gagne en retour qu'en pensez vous? Dernière modification par syg ; 20/02/2009 à 16h18. |
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#2
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je veux qu'on proposer un alternatif au credits avec interets , si on y arrive pas , je pense k les credits avec interts seront concidérés comme halal (le lesing, ca coute plus cher k les credits avec interet ==> c pas une solution) |
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#3
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Salaam Cette question de la riba divise la communauté depuis de longues années et oppose, en filigrane, ceux qui acceptent une contextualisation des concepts présentés dans le Coran de ceux qui ne veulent pas en entendre parler. D'abord, définissons le cadre du problème dont on traite: - cette interdiction de riba existait aussi dans le judaisme et le christianisme, mais aucun des deux n'estime que cela s'applique au prêt à intérêt. C'est une particularité des ulemas islamiques. - les verset du Coran ou il est question de l'interdiction du Riba, si on les relit attentivement, concernent des cas ou l'intérêt atteignait un degré énorme qui était manifestement de nature à léser l'emprunteur et à l'appauvrir au profit du prêteur, qui profitait donc abusivement de la situation. Le non-paiement pouvait même entrainer l'esclavage du débiteur. C'est dans ce contexte précis que l'interdiction du riba s'est manifestée. - l'interdiction du Riba dans le Coran concernait un prêt entre deux personnes, non un prêt entre une banque et un emprunteur. Le concept de banque était inexistant à l'époque de la Révélation. - le taux d'interêt bancaire n'est pas un taux usuraire contrairement au riba. Ses limites sont fixées à l'avance par l'état et adaptées par les institutions de crédit en prenant en compte une série de facteurs tels que taux d'inflation, degré de risque,... . Il n'y a pas non plus de volonté de nuire à l'emprunteur. Bien sûr j'entends déjà d'ici ceux qui lieront la crise financière actuelle au taux à intérêt en disant "Vous voyez, hein, tout arrive à cause des intérêts !". Dire cela serait mal connaître les origines de la crise, laquelle n'est pas liée au taux d'intérêt des crédits mais bien au système trop libéral qui a accordé des prêts au mépris de la solvabilité réelle de certains emprunteurs, par gout du lucre. La dérive est donc liée au comportement du système, le mal n'est pas lié à ses éléments constitutifs comme le crédit en tant que tel. - aujourd'hui, les banques islamiques maquillent souvent et hypocritement le taux d'intérêt en le nommant autrement (frais de dossier, devis exhorbitants....) alors qu'il s'agit en finale exactement de la même chose. Celui qui emprunte rembourse davantage que le montant emprunté. Ils n'appellent juste pas cela du terme d'intérêts. Comme on le voit, considérer d'une part la situation initiale que les versets du Coran s'emploient à corriger, et d'autre part la finalité qu'ils cherchent à atteindre, peut amener à redéfinir le cadre normatif de ceux-ci, et partant, à leur donner une autre interprêtation que celle qui se limite à dire "l'interêt sous toutes ses formes est interdit". C'est ce que plusieurs ulémas ont fait lorsqu'ils ont compris le système des intérêts bancaires et en quoi il se différencie de la riba réprouvée. L'état marocain l'a fait aussi en tolérant le prêt à intérêt. Il n'est pas devenu moins musulman pour autant... De nos jours, il est évident que l'argent n'a pas la même valeur réelle aujourd'hui que dans X années, aucune économie ne peut vivre selon se système d'absence d'intérêt ou de loyer de l'argent.Les conditions du commerce ont changé depuis l'époque du Prophète. L'ignorer revient à faire de l'obscurantisme. Louer un appartement pour ceux qui ne veulent emprunter, par exemple, consiste à s'appauvrir à terme, le remboursement d'un emprunt pour sa propriété étant une acquisition de richesse à travers la propriété du bien qui nous revient. Ceux qui s'y opposent plaident pour l'intemporalité des commandements coraniques et la même applicabilité de leur contenu. A ceux-ci, il convient peut-être de répondre ce qui précède, à savoir la redéfinition de l'usure telle que définie dans le Coran, et sa dissociation d'avec ce que pratiquent les banques. L'ignorance entre les deux est souvent volontaire ou non, beaucoup ne prenant pas la peine de s'interroger sur l'origine des versets, se limitant à en appliquer le contenu selon ce que l'erudition classique de l'Islam leur enseigne. Le lien ci-dessous donne davantage d'explications sur ce point de vue de la riba http://oumma.com/La-charia-le-riba-et-la-banque Dernière modification par Sinear ; 20/02/2009 à 17h21. |
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#4
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Excellente intervention, Sinear. Il n'y a pas grand chose à ajouter. Je retiendrai deux éléments très importants: Si vous empruntez x aujourd'hui et que vous remboursez x dans un an, ça n'aura pas la même valeur à cause de l'inflation. J'ai lu et discuté avec certains qui affirment justement que l'inflation est due au taux d'intérêt des prêts. Ce n'est pas totalement faux, mais c'est une vue très partielle. Il y a inflation parce qu'il y a augmentation du revenu des citoyens. Il y a inflation aussi parce que c'est la loi du marché: si l'offre dépasse la demande, les prix augmentent. Il y a inflation aussi lorsque il y a phénomène de rareté. Les taux d'intérêts bancaires agissent aussi sur l'inflation, mais sont aussi conditionnés par l'inflation, comme l'a spécifié Sinear. Le deuxième élément que je retiens, c'est qu'aucune économie ne peut aujourd'hui fonctionner sans crédit et sans taux d'intérêts. |
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#5
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#6
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Allah est le mieu connaisseur, sinon il y aurait d ecrit dans le coran, l interet est haram, sauf si vous n avez d autre....... comme pour le porc ou le genre de nourriture..... Personne n oblige les gens a prendre un credit ! le pire c est que certains disent oui c est haram, mais je vais me repentir, mais le souci, c est que dans le remboursement ..c est tous les mois que tu verses des interets, donc tous les mois tu es dans le haram et non juste a la signature comme le pense certains. Celui qui veut acheter un bien qu il economise, si il n y arrive pas, c est que Allah en a decider comme cela |
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#7
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ces meme oulamas disent aussi que si t'es dans un pays depourvu de banques islamiques, t'as le choix, tu peux contracter le credit, car c'est urgent et pressant et t'as pas deux choix, c'est comme quand t'as soif et t'as pas d'eau mais t'as le vin, alors faut boire le vin pour etancher ta soif temporairement. l'autre groupe d'oulamas proscrivent completement toute transaction à base d'interet c'est haram, alors ca depend de quel cote tu te situes. |
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#8
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Il faut se situé du coté du coran tout betement Il n y a pas a se mettre avec telle ou telle pensée Islamique, Allah le tres haut a interdit le pret a interet TERMINER, il n y a pas a reflechir la dessus. Avant au debit de l islam, quelqu un faisait un pret pour pouvoir vivre, il demandait a quelqu un de lui preter des sous, il n y avait pas de banque ni de bourse, donc l argent gardait la meme valeur quoi qu il advienne. Certains malins ont crée l interet afin de gagner de l argent sur la dette, c est ce que fait notre actuel systeme bancaire... Al Hamdoulillah, aujourdhui on emprunte pas parcequ on meurt de faim, au contraire, on ne te prete pas si tu meurt de faim et je repete Al Hamdoulillah. |
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#9
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Pour des raisons micro-économiques évidentes liées à la complexification des modes de commerce et d'échange, qui n'existaient pas à l'époque du Prophète, ce système est tout simplement impossible. La simplicité de l'économie existant à l'époque de la Révélation est sans commune mesure avec la complexité des mécanismes à l'œuvre dans la société d'aujourd'hui. Dès lors, appliquer les mêmes principes à des causes différentes est une utopie. Une nouvelle fois, l'usure telle que prohibée dans le Coran est celle qui concernait un prêt entre personnes physiques, à un taux exorbitant de nature à léser un emprunteur dans le besoin. Le souci prééminent était celui d'une justice sociale. Il visait à prévenir que le détenteur de capital ne dispose d'une richesse supérieure à celle de l'autre partie contractante, et donc à violer le principe fondamental d'égalité sociale, économique ou morale cher au Coran. Je l'ai dit, l'esclavage ou la ruine du débiteur n'était pas rare comme conséquence d'une impossibilité à honorer son dû. C'est bien là que se situe le souci éthique à l'œuvre dans cet interdit, qui doit être considéré à la lumière d'une lecture historico-critique du contexte de la Révélation, laquelle aide à mieux en percevoir la finalité au détriment d'une lecture simplement littéraliste. Dans cet esprit, par exemple, le Maroc ne considère comme 'usure' que le taux qui excède le taux d'intérêt normal défini par les règles économiques pour un type de transaction donné. C'est cet excès qui rentre dans le cadre d'un enrichissement illégal de nature à créer une différence de statut telle que prohibée par le Coran. Comprendre les origines et la finalité de ces versets et le sens du mot 'usure' tel que présenté dans le Coran, permet de dépasser le cadre normatif étroit que certains savants conservent encore au niveau de l'interprétation de ces textes sans les contextualiser. Cela permet aussi de différencier les pratiques d'alors avec celles ayant cours aujourd'hui au niveau bancaire. Ce débat est finalement représentatif de celui à l'œuvre entre traditionnalistes et progressistes au sujet du nécéssaire travail de réflexion sur l'interprétation critique des versets coraniques, compte tenu du cadre où ils sont apparus au Prophète. Il est plaidé par des penseurs tels Tariq Ramadan, Abdelmajid Charfi, Rachid Benzine et d'autres, lesquels ne se contentent pas de dire "C'est écrit dans le Coran, donc ne nous posons pas plus de questions que cela, Allah sait mieux, appliquons-le sans nous questionner". Poser ce choix de réflexion est certes un défi dans l'Islam traditionnel, mais sa nécessite ne fera que grandir, et cela sans que sa motivation en soit un besoin d'adaptation à la modernité ambiante. Dernière modification par Sinear ; 21/02/2009 à 12h18. |
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#10
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Je me souviens d'une histoire, que l'on m'avait raconté enfant, un homme travaillé pour un riche "commerçant", du jour au lendemain, l'employé part sans donner signe de vie, le commerçant n'avait pas payé cet homme. Dion un 20taine d'année pus tard il revient, le commerçant, étonné lui dis : Tu es un homme riche aujourd'hui mon ami, je ne t'avais pas payé, et tu es parti précipitamment, avec l'argent de ton salaire, j'ai acheté une chèvre, elle était enceinte puis cette chèvre donna naissance à un cheptel, j'ai donc vendu quelque bête, et acheter cette grande ferme, en vendant le lait et le beure de ces chèvres, j'ai acheté, des cheveux, des vaches, des poules, Ajourd'hui tout cela est à toi. Moralités l'argent à fructifié, et cela si ne n'estpas des intérêts qu'est ce que c'est ? |
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