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#1
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| De tous les poètes arabes qui ont chanté l’amour parfait et impossible, Majnûn, homme de chair et de sang ou lui-même personnage de légende, est l’un des plus grands. Sous ce nom (le Fou, ou le Fou de Laylâ : Majnûn Laylâ) se cache un jeune homme, Qays ibn al-Mulawwah, qui n’a peut-être pas existé. D’entrée de jeu, il s’agit d’un inextricable duo entre histoire et légende. La première nous dit qu’au désert d’Arabie, dans la seconde moitié du VIIe siècle, circulent des poèmes chantant un amour parfait et impossible. Leurs auteurs, sous divers noms, se veulent, d’une tribu à l’autre, les meilleurs dans le genre, et pour avoir vécu cet amour, et pour le dire. La légende, elle, nous parle d’un jeune homme, Qays, de la tribu des Banû Âmir, qui tombe amoureux de sa cousine Laylâ. Tout devrait concourir à leur bonheur : ils n’ont aucune crainte quant à l’accord de leurs familles, portées, comme les autres, à ce type de mariage préférentiel entre cousins. Mais voilà… Qays est poète, et il décide de chanter son amour à tous vents. Ce faisant, il enfreint une règle majeure du code bédouin. Dès lors, tout s’enchaîne : le refus de la famille, le mariage forcé de Laylâ, son départ de la tribu, Qays sombrant dans la folie et allant vivre avec les bêtes du désert, sa mort enfin, d’épuisement et de douleur. Quel qu’en soit l’arrière-plan social, la légende crée un mythe : celui de l’amour parfait et impossible. De tous les poètes qui l’ont chanté dans l’Arabie de ce temps, notre Majnûn est sans doute le plus grand : homme de chair et de sang ou personnage inventé, il fixe au poème un unique sujet, l’amour sur toutes les variations possibles. |
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#3
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| Citation:
Sauf que la Al Qays était poète et Romeo n'en était pas un! :-D |
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#4
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| Citation:
__________________ Un souci bladinautique? Un simple clik, et je t'explique!! |
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#5
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| Interessant le sujet,tu pourrais poster des poemes avec leur traduction? :-) |
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#6
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| Un poème traduit de notre amoureux... [color=3300FF] Comment une douleur dans la poitrine peut-elle être apaisée ? Les pinces de la mort sont plus refermées que tes mains. A trop perdre, à trop vouloir, absence. Je tremble, Tu ne peux venir vers moi, je ne peux aller vers toi. Notre amour est un petit oiseau attaché par un enfant, Les gorgées de l’oiseau dans le lac de la mort Laissent le garçon indifférent. Il n’a pas le sens Pour sentir la douleur de l’oiseau dont les ailes ne peuvent se déployer. Je connais mille routes, mille endroits, Mais sans cœur il n’y a nulle part où aller. Majnun Layla [/color] |
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#7
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| Citation:
:rose: :rose: C'est beau et tres suggestif de la douleur du poete et son impuissance. |
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#8
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| Citation:
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#9
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| merci, très beau :-) j'avais lu quelques lignes de ce poète dans un très beau livre sur les calligraphies... si tu as d'autres poèmes...merci :rose: c'est vrai que l'amour est souvent nourriture du coeur, de l'ame, de l'etre...l'amour qui quelquefois mène au délire... l'amour à en mourir... comme le cri d'amour de ce poète qui se lit entre les lignes, si tristes soient-elles, on reste saisie par cet amour qui malgrè la séparation, est si intense dans l'imaginaire cet homme :-) quand l'amour est passion dévorante...;-) |
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#10
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| les poètes de cet époque avaient ce don, celui de décrire la vrai douleur de l'amour impossible dans toute sa profondeur... :coeur: |