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#1
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| Un film sorti dernièrement au Maroc a décrit les Marocains du Moyen Atlas et plus paticulièrement ceux de Beni Mellal de gens qui aiment s'adonner à la prostitution. La réalisatrice a usé de l'ignorance des femmes de cette région pour tourner un film sur ce fléau alors qu'elle ne leur a jamais dit qu'il s'agissait de cela. Avec la complicité des quelques personnes de crue Polémique : Les yeux humides d’Aghbala Les yeus secs, le premier long-métrage de Narjiss Nejjar, a mis Aghbala et sa région sens dessus dessous. Les figurants demandent la saisie du film pour préjudice moral. La réalisatrice se défend. La polémique enfle dans la bourgade… Amale Samie s’est rendu sur place. Si vous attendez des scènes vraiment chaudes, vous serez déçu. Tout est métaphore, allusion dès qu’il s’agit de sexe… Les yeux secs, ce film qui veut, selon l’auteur, dénoncer les ravages de la prostitution a provoqué une onde de choc dans une partie oubliée de la province de Beni Mellal, Aghbala, une région notoirement enclavée. Des habitants de cette bourgade, qui d’ordinaire est plongée dans la léthargie, veulent que le film soit saisi. Ils sont 43, dont 35 femmes, ils ont tous été figurants dans le film de Narjiss Nejjar. Pourquoi veulent-ils maintenant faire saisir "leur" film et obtenir réparation du préjudice moral qu’ils ont subi, selon eux, en tournant dans un film qui apparaîtra plus tard comme un film sur la prostitution, alors qu’ils croyaient tourner dans "un documentaire" Selon certains, "un film historique" selon les autres ? Cela commence comme un gigantesque malentendu. Entre le rêve d’une cinéaste et la réaction outrée de ces citoyens qui ont pris leur bâton de pèlerin pour défendre leur ville, leur région, leur honneur "souillé par ce film", et pour se porter partie civile. Quand la société Jbila Méditerranée Productions, qui produit Les yeux secs, obtient l’autorisation de tournage du CCM pour la période du 13 mai au 30 juin, elle a été précédée par un régisseur qui avait aplani toutes les difficultés matérielles. Mais les habitants ne savent presque rien du scénario. Ni Yamna Bouayad ni Mohamed Akherraz, figurants principaux ne l’ont lu et pour cause. Ils sont analphabètes, comme tous les autres figurants. La version des habitants est identique : "Nous avons été trompés, montrés comme des semi-humains qui n’ont d’autre occupation que de forniquer, ce film n’a rien à voir avec notre région, nous ne sommes pas le bordel du Maroc". Difficile de croire qu’à aucun moment les figurants et les autres habitants ne se sont aperçus que le film portait sur un sujet recouvert d’un voile pudique dans la région. Selon maître Hassan Khales, avocat des plaignants et ancien bâtonnier du barreau de Oued Zem, certains figurants ont bien compris qu’ils tournaient dans un long-métrage consacré au commerce de la chair, mais ils étaient convaincus que ce serait un film sur la prostitution en général, pas dans leur ville. "J’ai reçu une dizaine de personnes déléguées par les autres signataires de la pétition qui m’ont chargé de saisir la justice. Ces gens ne s’attendaient pas à voir de telles images sur leur localité. Quand les gens d’ici ont vu le film, l’indignation et la colère étaient à leur sommet. Cette œuvre est scandaleuse de l’avis de tous ceux qui l’ont vue". Drôle d’aubaine Les téléphones sont devenus fous. Tous ceux qui sont originaires de la région et qui résident à Casablanca ou à Rabat, où passe le film, ont sauté sur leur téléphone pour sonner l’alarme dans le pays. Yamna Bouayad a été l’une des premières à se mobiliser. Figurante principale à camper le rôle d’une prostituée, elle est résolue à se confier, malgré le choc qui l’a ébranlée dans la salle de cinéma r’batie, où elle a vu le film. Elle se souvient à nouveau de chaque détail du tournage, elle se remémore son zèle avec rage. "Tu comprends, gagner 60 DH par jour, ici à Aghbala, c’était une aubaine. Et c’est un enfant du pays, Ikhlef Aâddouch - connu de tous comme chômeur - qui avait été chargé d’engager les figurants". Les musiciens, Abdellah Faraj et Houcine Oujana, comme tous les figurants, corroborent les dires de Yamna. Il n’était pas question de prostitution. Ils se sont aussi disputés avec la maman de Mme Nejjar, Noufissa Sbaï, au sujet du salaire de 60 DH par jour qu’on leur a offert comme des figurants ordinaires. Ikhlef Aâddouch est devenu le premier fournisseur d’emploi de la région. En ce printemps 2002, tout le monde ne parle plus que du film qui va être tourné, tout le monde veut travailler. Ikhlef Aâdouch devient une espèce de notable du jour au lendemain. Il sera triomphalement élu président de la commune aux élections qui suivront immédiatement le tournage. À Aghbala, comme à Tizi, tout le monde est redescendu sur terre. Après l’euphorie, la gueule de bois. Tous ceux qui ont participé au travail de Narjiss sont traumatisés. Parmi les femmes qui ont tourné, au moins 3 sont mariées. Les figurants de sexe masculin sont pétrifiés. Le film est en salle, on ne peut pas revenir en arrière. Mais où en sont-ils, du point de vue judiciaire ? "Je n’ai pas encore déposé la plainte, dit Me Khales. Je voulais d’abord faire parvenir les pétitions à certaines instances, les ministères de la Justice, des Droits de l’homme, de la Communication, de la Culture et des Affaires islamiques". Pourquoi le ministre des Affaires islamiques ? "Parce que le Maroc est un pays musulman, et qu’il y a des limites !". Il est vrai que les islamistes adorent sortir dans ce genre d’occasion. Mais ils sont pratiquement inexistants à Aghbala. Alors, lorsqu’on s’est adressé aux intellectuels de la ville, ils disent simplement que Mme Nejjar a nommé au moins 3 localités, Tizi, Aghbala et Naour, comme propices aux amours tarifées. "D'un usage qui n’existe ni plus ni moins qu’ailleurs, elle a fait un phénomène strictement local, strictement amazigh. Tous les Amazighs se prostituent maintenant, et l’adresse a été passée par Mme Nejjar à tous les amateurs de galipettes". Et maintenant ? L’avocat des habitants est très discret sur l’avenir. "Je n’ai pas encore déposé la plainte, mais comme nous avons affaire à un film, nous nous battons contre ce film. Nous n’avons rien contre Mme Nejjar. Je ne suis pas contre un règlement à l’amiable, mais les gens d’Aghbala n’ont pas d’intérêt matériel, ils défendent leur honneur et demandent que le préjudice soit réparé, mais certainement pas d’une manière matérielle". Y compris en faisant interdire le film. Très peu probable qu’ils y parviennent. Même s’il semble que la population ait reçu de lourds renforts. Des personnalités de Beni Mellal ont de furieuses envies de prendre la tête de la révolte, ils sont en contact avec l’avocat de la partie civile qui, malgré son ton modéré, laisse voir une résolution implacable. Le vice-président de l’association Taymat d’Aghbala, Hamid Azizi, instituteur et animateur de théâtre a plusieurs fois demandé le scénario à Aâdouch, l’embaucheur, qui n’a tout simplement pas pu le produire parce qu’il a lui-même essuyé plusieurs refus à ce sujet. La ville est en ébullition et ce n’est pas prêt de s’arrêter. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Entrerien avec la cinéate. Elle un d'un cynisme absolument insupportable. Interview Narjiss Nejjar : "je fais ce que je veux, j’écris ce que je veux comme je veux" A-t-on monté une cabale contre vous ?Oui, un élu et un ancien militaire sont à l’origine de tout cela. J’ai dit à tous les figurants que je faisais un film sur la prostitution. J’ai choisi Tizi N’Isly et Aghbala parce que ce sont des régions enclavées, oubliées, marginalisées depuis toujours. Et dans ces régions, la prostitution est, malheureusement, une "spécificité". Je tenais à parler de ces femmes et de leur servitude. Les figurantes et ceux qui les poussent peuvent raconter ce qu’ils veulent, mais j’ai dit à toutes les personnes présentes lors des 3 mois de tournage que mon film parlait de prostitution. Les figurantes en parlaient entre elles, avec moi, avec Siham Assif et les autres acteurs. Ce film nous a valu des ennuis à cause du sujet, d’ailleurs. Un jour, un élu de Tissoudal, près d’Aghbala, nous a intimé l’ordre de décamper avec "nos prostituées". Il a fallu l’intervention de l’administration pour que l’on puisse continuer. Cet élu ignorait-il que vos figurantes n’étaient pas des prostituées ? Mais elles l’étaient pour une bonne partie d’entre elles ! J’ai le droit de créer, comme je l’entends, c’est mon langage à moi, peut-être ma souffrance, peu m’importe ce qu’elles en pensent. Pour le reste, je suis blindée, j’ai des documents signés, des preuves. Les jeunes femmes d’Aghbala et Tizi n’Isly ont signé des papiers selon lesquels "elles s’engagent à ce qu’on utilise leur image sur tout support". Est-il stipulé que ces femmes allaient tourner un film sur la prostitution ? Ce genre de contrats n’existe pas. Et même, je ne vais pas m’amuser à expliquer à tout le monde ce que je fais. Regardez à Ouarzazate, quand les Américains tournent un film avec 1000 figurants, vous croyez qu’ils prennent le temps de tout leur expliquer ? Mais les femmes n’ont-elles pas de raisons plus sérieuses d’être mécontentes ? Oui, certainement, elles ont peut-être estimé qu’elles avaient été trahies… Ou mal payées, mais je comptais retourner dans la région pour offrir un bonus aux figurantes. "On" ne m’en a pas laissé le temps. Je suis triste, je suis atterrée. Je peux comprendre que ces femmes se sentent trahies. Mais je le dis et le redis, j’ai fait un travail de fiction, ce n’est pas un documentaire. Je fais ce que je veux, j’écris ce que je veux comme je veux. Source:telquel-online.com |
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#2
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| Je ne dénie pas la réalité du cliché des jeunes filles pauvres et ingénues de la campagne, lesquelles, arrivées dans la grande ville, sont réduites à se prostituer. Ceci dit, je ne trouve pas très classe qu'on débarque dans les villages en trompant les gens sur le poids et la marchandise qu'on a l'intention de livrer au public. |
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#3
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| Temoignage poignant d'une femme victime du film de Narjiss Nejar "Les yeux secs": "Assise dans un coin de la pièce, Ihha Ali, centenaire, ne comprend rien à la discussion. Ayant perdu depuis longtemps tous les membres de sa famille, Ihha vit seule. Toute sa vie, elle n'a parlé que la langue de ses ancêtres, le tamazight. Dans "Les yeux secs", Ihha joue le rôle d'une ancienne prostituée, bannie du village comme toutes celles dont le corps n'intéresse plus les hommes. A l'âge de 18 ans, Ihha mendiait dans le souk de Khénifra et durant toute son existence, elle a vécu de ce que les gens voulaient bien lui donner. La venue de Narjiss Nejjar allait, momentanément certes, lui améliorer le quotidien. 60 DH par jour, c'est 60 fois mieux que rien du tout par jour. Ihha se présente au casting et elle est acceptée. Elle ne sait pas ce qu'on va lui demander de faire, mais elle est prête à tout. Avec 60 dirhams, on peut tout se permettre et surtout, on mange tout ce qu'on a envie de manger. Dans la petite pièce où "celles qui ont joué dans le film", comme les appellent désormais, et ironiquement, les autres habitants de Tizi, se réunissent, la vieille femme garde le silence. Ce n'est qu'à la fin de l'entretien qu'elle prend la parole. Les larmes aux yeux, elle s'accroche au bras du traducteur et lui dit : "C'est quand j'avais mes dix-huit ans et que je mendiais que je pouvais gagner bien ma vie en salissant mon corps. Je ne l'ai pas fait car ce n'est pas dans l'habitude de mes ancêtres. Aujourd'hui, c'est fait et ce sont mes 100 ans qui sont salis. J'ai joué avec les autres parce que j'avais le ventre vide, mais aujourd'hui, quand on me dit dans quoi je me suis mise, j'ai envie de planter un couteau dans ce ventre". " Narjiss Nejjar, vous avez souillé l'honneur des femmes berberes. Ces femmes se battent contre la pauvreté de toute leur force et vous finissez par les écraser les bottes pleines d'égoisme et d'hypocrisie. Vous ne pensez qu'à vôtre ambition, pour cela vous êtes prête à vendre une igniomineuse histoire. Je sais aujourd'hui qui est la vrai maquerelle : celle qui a profité et tiré benéfice de la naiveté de ces femmes courageuses, c'est vous Narjiss Nejjar. |
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#4
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| je trouverai intéressant que narjiss réalise un film sur les lésbiennes de fés dont a parlé amine maalouf dans sont ouvrage : samarcande , je pense que sa sera une oeuvre supérbe en plus trouver des figurant ne sera pas difficile et si elle fait un petit mixage avec la péderastie les 60 DH il faut en distribuer beaucoup a fes Du moment qu elle peut faire se qu elle veut alors on attend |
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#5
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| Je doute de la veracité de ces dits, lorqu'il y a tournage et recherche documentaire, la journaliste a un minimum de tact en expliquant clairement le comment et le pourquoi de l'objet du film. N'est ce pas là, une manipulation exterieure poussant ses gens à penser qu'il s'agissait d'une tromperie? C'est à s'en poser la question??? |
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#6
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| vous savez qu il faut vivre au maroc ou au moin y passez un certain nombre d année pour comprendre la nouvelle psychologie marocaine : le besoin de reussir a tout prix alors quand une dame comme cela vous sort un film pareil il faut essayer de comprendre le pourquoi et a mon avis elle voulait surement seduire les europeen ( le cinema ne paye pas au maroc ) alors pour elle un film sur les conditions de la femme au maroc avec un peut de prostitution dans un pays musulman sa doit marcher a la cote d azure . donc a mon avis elle a pense surement que la meilleur facon de mener des prostituer c d etre une bonne maquerelle pour l occident , sans tenir compte de sa religion ni des cultures de ce pays |
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#7
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| Citation:
séduire dit tu ! Punaise, c'est une vérité crue k elle mets ! Ouvrez les yeux ! C'est de nous qu'elle parle ! de notre pays ! et franchement, si on veux pas s'avouer k la prostitution prend de l'ampleur c'est k on ira pas loin ! Au lieu de trainer en justice une réalité on cherche à trainer en justice un film ! Quelle réaction de sous développé ! Pourkoi ? par peur de s'avouer k c'est du vrai et pas de la mito pas de la pure fiction tissé dans un imaginaire de cinéaste. Quel différence il y aurait il si ca avait été tourné en documentaire ?! |
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#8
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| et tu pense qu on leur donnant 60 DH et les filmer comme cela ca va arranger les choses ; et entre nous pourquoi elle es aller se deplacer de casa ou rabat ou fes jusqu as beni mallal avec tout se que sa lui coute comme frais de deplacement pour filmer des femmes berbers.... le message n etait pas de montrer des prostitue marocaine sa tout le monde sait que sa existe mais dans les coulisses il faut voir a mon avis |
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#9
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| Citation:
Je suis pas Devin ! mais voilà la prostitution à casa, marrakech et compagnie on en entends parler au point k c'est devenu klk chose d'anodin. Mais montrer k cela ne se passe pas que dans les métropoles et tu ne chose k elle a soulever ! Peu m'importe combien elle a payé les figurantes. On se pose jamais la question k on s'est un film américain ki vient tourner son film..... Bizarre ! Manquerais plus que les acteurs, k ils se mettent à lui coller un procés : "on savait pas k l'on tourner un film"... Je trouve k la propension k dois prendre ce film est malheureusement étouffée par de faux débats ! de faux faux débat ! On est pas en train d'avouer k la prostitution constitue le pain béni de certaine personne (ca existe partout oui mais c'est pas une raison de rester les bras croisés à ne pas chercher de solution !) |
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#10
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| ecouter jeune fille ce genre de dame je les connai bien alors il faut pas s attendre a des solution de leurs part demain elle te sortirons un film qui encourage la prostitution . mettre des femmes dans la misére absolue et les pousser a la pire des choses qui peut arriver a une femme apres aller les filmer pour les montrer au monde tu croit qu on regle leur probleme pense un peu a la gravité de la chose ne soit pas etonné si la dame elle te dit qu on va leur faire un recyclage en pornographie pour regler leur probleme |
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