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| Les "enfants de l'immigration", issus de familles nombreuses à revenus modestes, ayant réussi leurs études et passé le concours de professeurs des écoles, sont nombreux à compléter leur formation à l'IUFM de Créteil, qui vient de réaliser une étude sur leur parcours, obtenue par l'AFP. Mohamed, Sabri, Djamila, Rania, Kheira, Djamel, ou Farid, stagiaires à l'Institut universitaire de formation des maîtres de Créteil en 2003-2004 sont issus de familles nombreuses d'au moins cinq enfants (jusqu'à quatorze), avec un père ayant exercé une profession ouvrière et une mère sans profession, selon le document. Le directeur-adjoint de l'IUFM, Jean-Louis Auduc, qui avait déjà réalisé à l'automne une première étude sur le même sujet, concluant que "l'ascenseur social fonctionne bien en banlieue pour les futurs profs" issus de l'immigration, a voulu savoir précisément qui étaient ces jeunes et quelles étaient leurs motivations. Il a réalisé des entretiens avec un échantillon de vingt-trois d'entre eux, seize jeunes filles et sept garçons, stagiaires au centre de Seine-Saint-Denis de l'IUFM, qui ont réussi leur concours de recrutement en 2003. Au total, 20% des stagiaires de cet IUFM sont issus de lycées classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP), dont 73% sont des "enfants de l'immigration". Les jeunes pris en compte par l'étude sont originaires du Maghreb, neuf se définissent comme Kabyles. Seize sont nés en France, les autres sont nés en Algérie ou au Maroc, aucun n'est issu de la deuxième génération. risque de ghettoïsation Douze d'entre eux ont moins de 25 ans et ont accompli une scolarité rapide sans redoublements. Huit ont entre 30 et 40 ans et ont eu un parcours différent avant d'intégrer l'IUFM. Trois seulement sont titulaires de licences scientifiques, la majorité venant de lettres, langues ou sciences humaines. Côté motivation, outre "la réussite individuelle" et "la promotion sociale", ces jeunes mettent en avant l'importance de leur rôle d'enseignants issus de l'immigration pour "redonner" ce qu'ils ont reçu de l'école, "aider les enfants en difficulté", "donner à tous les moyens de réussir" ou "transmettre le plaisir" qu'ils ont eu lorsqu'ils étaient en classe. "Faire profiter des enfants comme moi de mon expérience" ou "enseigner dans les quartiers où la majorité n'a pas la chance d'avoir le même parcours que moi" sont d'autres motivations affichées. Les jeunes instits qui exerceront l'an prochain en Seine-Saint-Denis s'interrogent néanmoins sur le "risque de ghettoïsation", si les enseignants issus de ZEP se retrouvent systématiquement dans des écoles ZEP, refusant d'être "assignés à résidence". Les entretiens ont aussi traité de pratiques religieuses et de laïcité: 18 ont répondu sur leur pratique personnelle: "aucune" pour sept d'entre eux, une pratique "plus culturelle que cultuelle" pour quatre autres, tandis que sept se sont définis comme "pratiquants". Quant à la laïcité, elle "coule de source", "c'est un fondement de la république", "elle va de soi quand on devient professeur" pour tous. Cependant, si les jeunes femmes sont radicales dans leur "refus de voir qui que ce soit porter le voile à l'école", certains des jeunes gens s'interrogent. L'un d'eux, Ahmed, demande "si la laïcité ne recouvre pas en fait un rapport à l'islam fait d'incompréhension, de méconnaissance et de préjugés". AFP |
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ils nous étudient comme si on était des betes. et oui maintenant va falloir faire avec nous,on est plein plein :-D d'arabes!!! on dirait k'ils se croient supérieur à nous.mais nous aussi on y arrive et avec plus d'embuches :-D ils ne pouront pas nous maitriser :-D |