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#1
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Les élèves immigrés sont à la traîneBERKENBAUM,PHILIPPE Lundi 27 avril 2009 P.5 Exclusif. En Belgique plus qu’ailleurs, les enfants allochtones peinent à l’école. En Communauté flamande comme en Communauté française, le niveau scolaire des élèves issus de l’immigration est nettement moins bon que celui des autochtones. Plus en Belgique qu’ailleurs. C’est le constat alarmant de sociologues de l’ULB, œuvrant pour la Fondation Roi Baudouin, dont Le Soir a pu prendre connaissance en primeur. Les chercheurs ont classé les résultats sur une échelle de 0 à 6. Le niveau 2 est le seuil minimal de compétences pour pouvoir s’insérer normalement dans la vie professionnelle. Or, en mathématiques, si 18 % des élèves de la Communauté française n’atteignent pas ce niveau, ce sont 36 % des immigrés de la deuxième génération et 53 % des nouveaux arrivants qui sont en situation d’échec grave. En lecture, ce n’est guère mieux avec respectivement 21 %, 35 % et 50 % d’insuccès. Et de pointer, parmi les facteurs déterminants, la langue parlée à la maison et le niveau socioéconomique des parents. Immigrés : le fossé de l’écoleEnseignement L’ascenseur social reste en panne, selon une étude Les élèves d’origine étrangère affichent des performances scolaires très inférieures à celles des Belges. Les résultats scolaires des élèves issus de l’immigration sont nettement plus mauvais que ceux des élèves d’origine belge. Et cela s’observe aussi bien en Flandre qu’en Communauté française. Pire : « Aucun autre pays industrialisé ne présente un fossé aussi grand entre les élèves issus de l’immigration et les autres, et les résultats obtenus par les élèves d’origine étrangère sont parmi les plus faibles du monde développé. » Cet accablant constat résume une étude que vient de réaliser une équipe de sociologues de l’ULB (1) sous l’égide de la Fondation Roi Baudouin. Leurs travaux se fondent sur les résultats de la dernière enquête Pisa (2006) de l’OCDE, qui mesure les performances scolaires en lecture (compréhension de l’écrit), mathématiques et sciences des élèves de 15 ans dans 57 pays. En maths par exemple, les jeunes francophones obtiennent une moyenne de 510 aux tests Pisa (500 étant la moyenne OCDE), ce qui n’est déjà pas brillant ; mais les élèves d’origine étrangère atteignent à peine 444 (deuxième génération) et 406 points (primoarrivants), ce qui est catastrophique. Plus révélateur encore : la comparaison des résultats en maths et en lecture. Dans l’enquête Pisa, sur une échelle de 0 à 6, le niveau 2 est considéré comme le seuil minimal de compétences requis pour pouvoir s’insérer normalement dans la vie professionnelle. Or, pour les maths, 18 % des élèves autochtones, 36 % des immigrés de la deuxième génération et 53 % des primoarrivants n’atteignent pas ce niveau en Communauté française. En Flandre, ces chiffres s’élèvent respectivement à 9 %, 35 % et 35 %. Quant aux compétences en lecture, 21 % des élèves autochtones connaissent de graves lacunes en Communauté française. Et ce pourcentage atteint 35 % pour les jeunes immigrés de la deuxième génération et 50 % pour les immigrés plus récents. En Flandre, près de 12 % des élèves autochtones, 44 % de ceux de deuxième génération et 40 % des élèves nés à l’étranger sont dans ce cas, relèvent les auteurs. Qui ajoutent qu’en Belgique, il n’y a pratiquement pas de « top performers » en sciences (niveaux 5 et 6) parmi les élèves issus de l’immigration. « Au Canada, en Nouvelle-Zélande et en Australie, respectivement 13, 14 et 15 % des élèves immigrés de la deuxième génération se retrouvent aux niveaux 5 et 6, des pourcentages similaires à ceux de la population autochtone dans ces pays. » |
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#2
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Qu’est-ce qui explique les importants écarts de résultats observés chez nous ? L’étude identifie plusieurs facteurs dont les effets se combinent. Les plus déterminants sont la langue parlée à la maison (surtout en Flandre) et le niveau socioéconomique des parents : plus celui-ci augmente, meilleurs sont les résultats aux tests. Or, les populations d’origine immigrée appartiennent majoritairement aux classes sociales les moins aisées. Mais s’ils jouent un rôle indéniable, ces facteurs n’expliquent pas tout, montre l’étude : « D’autres facteurs sont en jeu et il y a un problème spécifique qui concerne les enfants de milieu immigré. » Pour les auteurs, pas de doute : une partie de l’explication réside dans l’origine ethnique des élèves, qui est elle-même source d’inégalités. « Les facteurs institutionnels jouent un rôle crucial, en particulier dans un système scolaire tel que celui de la Belgique, caractérisé par le modèle de séparation et par une organisation sous forme de quasi-marché. » Conséquence de ce système : une « ségrégation scolaire extrêmement prononcée en Belgique, tant du côté francophone que néerlandophone ». Une ségrégation à la fois socioéconomique et ethnique qui exerce un impact négatif considérable sur les performances scolaires. Comment y remédier ? En augmentant la mixité sociale dans les écoles, concluent les auteurs de l’étude, mais aussi et surtout en concentrant des efforts divers sur les écoles qui accueillent un large public d’origine immigrée, tant au niveau des pratiques pédagogiques, des mentalités des acteurs du terrain et des parents qu’au niveau des investissements financiers et humains. Et, pourquoi pas, en s’inspirant de modèles étrangers comme ceux de la Pologne ou de la Finlande, où les systèmes d’enseignement sont unifiés et obtiennent de bien meilleurs résultats que là où ils sont différenciés et où les écoles et les réseaux se livrent une concurrence féroce. Comme en Belgique. (1) L’ascenseur social reste en panne, Centre de recherche Metices et Groupe d’études sur l’ethnicité, le racisme, les migrations et l’exclusion (ULB). www.kbs-frb.be |
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#3
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en tous cas super instructif ces études!
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#4
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Encore faut-il que les enseignants corrigent de la même manière. Que les critères d’évaluations soient les mêmes pour tous le monde. |
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#5
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oui c est sur, c est l'une des nombreuses facettes qui touchent les minorites ethniques, dans quelque pays que ce soit d ailleurs.... Mais apparemment d apres ces etudes les cas des Marocains et des Turcs seraient le plus grave de toute l Europe.... Moi ça me donne envie de changer de pays.... il est encore temps! |
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#6
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| Citation:
Comme ça t'es sûr de ne pas confier tes enfants ou futur enfants aux enseignants belges (je plaisante!!). Faut pas oublier tout de même de souligner que pas mal de belges d'origine marocaine ou autre sont sortis du système scolaire belge avec de très bonnes formations. |
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#7
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Il faudrait également améliorer la formation des jeunes profs dans le primaire et dans le secondaire inférieur. J'ai l'impression que eux-même ne maîtrisent pas toujours ce qu'il sont censés enseigner. Peut être une insuffisance pédagogique dans leur formation, mais expliquer le néerlandais en parlant le français à un enfant dont la langue maternelle est le turque est assez compliqué comme tâche. A mon avis, faudrait donc revoir la méthode d'enseignement. |
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#8
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oui ce dont tu parles est l'un des nombreux symptomes du systeme educatif belge. Malheureusement, quand on lit ce genre d'études on comprend mieux pourquoi il y a une surpopulation de jeunes belges d'origines etrangeres dans les prison belge... D ailleurs, je pense que c est lié : sous representation des jeunes d origines etrangeres dans les universites et sur representation de cette categorie de la population dans les prison.... un peu comme les Blacks aux states.... ![]() Citation:
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