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| 120 professeurs de religion islamique devaient prouver leur connaissance du français.60 participent à la dernière session, en cours. Même s'ils ratent, ils resteront en poste. Les professeurs de religion islamique actuellement en poste dans les écoles de la Communauté française utilisent-ils l'arabe pour donner cours, faute de connaître suffisamment le français? La rumeur et la crainte d'un tel scénario avaient conduit le gouvernement de la Communauté française à voter, le 27 mars 2002, un décret accordant deux années aux professeurs non diplômés en Belgique pour prouver leur bonne connaissance de notre langue. En tout, environ 450 enseignants remplissaient cette fonction à l'époque du décret, dont 120 ne disposaient pas d'un diplôme délivré en français. Pour eux, des cours de promotion sociale ont été mis sur pied pour préparer les sessions d'examen. Un premier test a été organisé en 2003, débouchant sur 4 réussites (sur 20 inscrits). Un autre concours a eu lieu au début de cette année. Résultat: 10 réussites (sur 60 inscrits). «J'ai organisé une session supplémentaire», explique la ministre de l'Enseignement supérieur, Françoise Dupuis (PS). «Elle est en cours actuellement.» Si l'on n'en connaîtra les résultats qu'en fin de semaine, on sait déjà que 60 professeurs seulement s'y sont inscrits. Au début de l'année, le ministre-Président de la Communauté française, Hervé Hasquin (MR), s'était montré très ferme. Pas question pour ces enseignants comme quiconque d'autre d'enfreindre la loi, avait-il déclaré en substance. Autrement dit, ceux qui n'auraient pas répondu, dans les délais, à l'obligation de montrer qu'ils maîtrisent le français seraient exclus des classes. Alors où en est-on? Même si les 60 personnes qui participent actuellement à la dernière session passent le test haut la main (improbable, vu le taux d'échec très élevé des sessions précédentes), on n'atteindra pas les deux tiers de réussites. Les règles changent Seulement les règles du jeu vont changer. Un décret sera voté ce mercredi, en séance plénière du Parlement, prolongeant d'un an le délai accordé pour réussir l'examen en question. «C'est une proposition des trois groupes», précise-t-on au cabinet de la ministre Dupuis. «Concrètement, la priorité continuera à être accordée à ceux qui ont rempli toutes les obligations, mais ceux qui n'auront pas réussi l'examen pourront rester en poste à la rentrée, s'il y a pénurie.» A une condition toutefois: s'être inscrit à cette dernière session. Les autres seront écartés. Qu'est-ce qui explique ce nouveau délai qui tranche radicalement avec les propos fermes du ministre-Président quelques mois plus tôt? «C'est un scénario qui ne lèse pas les professeurs», répond la ministre Françoise Dupuis. Au cabinet du ministre de la Fonction publique, Christian Dupont (PS), on explique que «les conditions n'étaient pas faciles pour les candidats, les examens étaient vraiment difficiles. Il faut ré-expliquer le sens de la procédure. Car l'objectif n'est évidemment pas de se débarrasser d'une série de gens, mais bien de vérifier que tout le monde connaît bien le français.» ©La Libre Belgique 2004 |
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