Faits divers au Maroc


Précédent   Bladi.net > Catégorie Principale > Actualités marocaines


Réponse
 
Outils de la discussion Modes d'affichage
  #101  
Vieux 17/09/2004, 14h38
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Drogue : La baronne a rejoint le baron


On l’avait couvert de tous les qualificatifs. La baronne de la drogue était l’un des sobriquets les plus usités. Mais la plus représentative des désignations faisait référence à un énergumène de son acabit. On la surnommait allègrement le Mounir Erramach au féminin. Toutes proportions gardées, bien entendu, l’une et l’autre ne jouant pas du même violon. Cependant, plusieurs points de similitude les unissent. Tous deux avaient réussi à défrayer la chronique, à faire couler beaucoup d’encre et à alimenter les plus vives des discussions.
Tous deux, également, ont entraîné dans leur chute plusieurs gros légumes. Le cas de Mounir Erramach reste, cependant, plus édifiant en matière de magouilles. Des magouilles qui ont éclaboussé des personnages des plus hautes sphères de l’administration. Magistrats, hauts fonctionnaires de l’État, des douanes, de la gendarmerie royale et de la police, tout le monde a eu sa dose. Pour ainsi dire.
Tout avait commencé lorsque deux bandes, qui semblent ne pas trop s’apprécier mutuellement, se retrouvent nez à nez dans un night-club. L’animosité entre les deux «cartels» serait animée par un détournement de marchandise hautement dopante. Le face à face ne pouvait que dégénérer. La bagarre éclate. Après en être venu aux mains, les deux clans décidèrent de faire parler leurs armes à feu. Une première dans les annales de la guerre des gangs au Maroc. L’affaire a vite fait l’effet d’une traînée de poudre. Il fallait agir, et vite. Rapidement, les belligérants se retrouvent sous les verrous. Mounir passe à table, des têtes tombent, et pas n’importe lesquelles. L’appât du gain peut pousser certains responsables à outrepasser les lois qu’ils sont censés faire respecter. L’argent peut même faire vendre père et mère, pourvu de forcer sur la mise.
Les procès s’enchaînent, les têtes continuent de tomber, on se jette la balle, on nie, on réfute, on crie à la machination, rien n’y fait. Au bout du compte, la main de la justice passera au-dessus de tout ce beau monde.
Les verdicts tombent, lourds, calamiteux, abominables, certes, mais il ne fallait pas chercher à y être exposé. Mounir Erramach est condamné à vingt ans de prison et à verser une somme globale de 3.599.587.000 DH. Rarement une sentence aura atteint ces dimensions. Il faut dire que le préjudice causé par de tels réseaux atteint des dimensions incommensurables. Le cas de Fatiha dite «Jeblia» suscite, lui aussi, beaucoup d’intérêt. Cette femme qui a été introduite dans le trafic de drogue à l’issue de l’arrestation de mari, trafiquant de son état, aura brillé mieux que ce dernier. Dès lors, en bonne épouse, elle décida de faire fructifier le business de son époux. Elle s’avéra être meilleure distributrice, entretenant de meilleures relations avec les revendeurs et opérant en toute discrétion.
La famille s’agrandissait à vue d’œil, mais des années durant, elle était dans le collimateur de la police, sans que celle-ci parvienne à lui mettre le grappin dessus. Son secret, elle opérait dans l’ombre, elle était quasi-invisible, impalpable et inapprochable, sans domicile fixe ni autres coordonnées quelles qu’elles soient. Comme son frère d’arme, Mounir, elle tira profit du pouvoir des gros billets pour adoucir la rigueur de certains responsables de l’autorité.
Réponse avec citation
  #102  
Vieux 17/09/2004, 14h40
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Violée par un faux employeur

Arrivée en ville à l’âge de vingt-ans, Aïcha est déjà dotée d’une expérience de cinq ans en corvées de tout genre. Issue d’une famille très démunie, la jeune fille n’avait pas le choix que d’affronter de face la dureté de la vie, alors que les filles de son âge sont encore au lycée ou dans des centres de formation.
Depuis cinq ans donc, elle va chaque matin au «Moquef» en quête d’un éventuel employeur le temps d’une journée au moins pour gagner juste de quoi survivre. Mais les journées ne se ressemblent pas.
Des fois, elle parvient à trouver une quelconque besogne, d’autres fois, le plus souvent, elle rentre bredouille.
L’offre dépasse largement la demande dans ce genre de situation sauf pendant quelques périodes de l’année lorsque les agriculteurs ont besoin de la main-d’œuvre, vidant ainsi le Moquef durant la récolte. Ce jour-là, et pendant qu’Aïcha est en train de guetter un demandeur, un jeune homme qui monte un cyclomoteur l’aborde et lui recommande de l’accompagner. «Ouf, j’aurais quand même quelques dirhams à mettre dans la poche d’ici ce soir», se dit Aïcha qui n’a pas attendu longtemps, cette matinée. Elle se hâte d’approcher le jeune homme en souriant.
Ce dernier la surprend en lui demandant de monter derrière lui, et elle esquisse un geste d’hésitation. « Tu veux travailler oui ou non ?», lui demande le jeune homme. « Si, si je veux bien mais où devrais-je t’accompagner pour travailler ? ». Le jeune au cyclomoteur la rassure en lui indiquant que l’endroit n’est pas loin. Que faire ? Suivre cet inconnu Dieu sait où, serait risqué ? L’envoyer promener reviendrait à renoncer à une somme d’argent dont sa famille a fichtrement besoin. Finalement, elle décide de l’accompagner. Après tout, ce ne sont que des craintes et ce jeune homme n’a rien d’inquiétant d’après son apparence et sa façon de parler.
Le cyclomoteur prend la route sans que le jeune homme n’adresse un mot à sa recrue. La route devient longue aux yeux de Aïcha qui retrouve ses craintes de tout à l’heure. « Mais tu as dit que ton domicile n’était pas loin ? », demande-t-elle.
Poursuivant son chemin, l’homme ne répond pas. L’inquiétude de la jeune fille monte d’un cran. Une quinzaine de kilomètres plus loin, l’employeur s’arrête et Aïcha essaye de se réconforter en voyant une sorte de construction au milieu des champs qu’elle a pris pour la demeure où elle va travailler.
Effectivement, l’homme lui demande de la suivre dans la même direction mais vers un abri à côté de la demeure. Là, la jeune fille reste figée.
L’endroit n’est pas tellement accommodé à un travail de ménage. Pendant ce temps, le jeune homme ouvre le portail et sans attendre, tire Aïcha par les mains à l’intérieur de ce qui s’est révélé être une écurie. Elle tente de protester et commence à élever la voix, mais le jeune homme ne lui en laisse pas l’occasion.
Il brandit un long couteau avec lequel il la menace. « Un mot et je te crève », lui intime celui qu’elle prenait pour un garçon de bonne famille. Dénudée de toute volonté en cédant à la peur, la jeune femme est comme paralysée. Ce qui fera l’affaire du jeune obsédé qui va abuser d’elle jusqu’à assouvir son désir bestial. Meurtrie, elle se rend finalement compte qu’elle vient de perdre sa virginité qu’elle gardait farouchement pour des jours meilleurs, lorsque l’être qu’elle chérit viendrait la sauver de son univers misérabiliste.
Aïcha n’arrête pas de pleurer sans dire quoi que ce soit. Son violeur, rassasié, semble beaucoup plus calme. « Je vais te dénoncer aux gendarmes », lui lance-t-elle violemment, comme si elle ne craignait plus rien. Contre toute attente, le jeune homme la prend entre ses bras dans un geste de regret et tente de la calmer.
Plus inattendu encore, pour se racheter, le jeune homme promet même à Aïcha de la demander au mariage et lui indique l’adresse de ses parents avant de la reconduire là où il l’avait «recrutée».
« Dans deux jours, mes parents viendront chez les tiens pour demander ta main », telle fut la phrase sur laquelle ils se séparèrent. Mais plus d’une dizaine de jours sont passés sans que le futur marié ne donne de ses nouvelles.
Aïcha n’avait pas parlé de sa mésaventure à ses parents et décide de divulguer son secret au bureau de la Gendarmerie royale.
Les éléments de la brigade, après avoir écouté son histoire et enregistré sa plainte, l’accompagnent à l’adresse que lui avait indiquée celui qui se faisait appeler Abdellah.
Arrivés à destination, le père du dénommé Abdellah leur confirme que ce dernier se trouvait à Casablanca depuis un mois !!
Les gendarmes entament leurs recherches qui finiront par aboutir en alpaguant le coupable. Agé de vingt-six ans, le jeune homme n’a pas tenu longtemps devant les enquêteurs pour passer à table.
En fait, il était effectivement à Casablanca, mais il est retourné dans la région sans en aviser ses parents et a emprunté le vélomoteur chez un ami à lui. Après le délit, il est retourné le jour même à Casablanca. Présenté devant le tribunal, Abdellah paye son erreur par quatre ans de prison ferme.
Réponse avec citation
  #103  
Vieux 24/09/2004, 11h01
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Brigands des petits chemins


Depuis le mois d’août 2004, les responsables de la sûreté à Ben M’sick sont sur les dents. De nombreuses plaintes émanant de victimes d’agression ou de vol sous la menace d’armes blanches ont été enregistrées contre une bande criminelle composée de quatre individus. Le groupe de malfrats ne se manifestait qu’à partir du soir en choisissant comme lieu de ses opérations les parages de la faculté des sciences au niveau de Hay Moulay Rachid.
Certainement sous l’effet des psychotropes, les délinquants n’hésitaient pas à s’attaquer de front aux passants, sachant que cette zone constitue un passage obligé pour plusieurs personnes, notamment des femmes. Ils utilisaient des armes blanches (sabres, machettes et couteaux) pour menacer leurs victimes et les dépouiller de tous leurs biens (argent, téléphones portables, etc.). Les limiers de la PJ ne supportaient plus que les plaintes soient enregistrées contre « X » et ont décidé de mettre le paquet quitte à se relayer jour et nuit en redoublant les heures de patrouille similairement avec les recherches et les investigations. L’accentuation extrême a vite fait de donner des résultats.
Après avoir ramassé toutes les données et après leur analyse, les éléments de la Brigade urbaine de la police judiciaire (BUPJ) sont parvenus à identifier le dénommé A.T., un membre de ladite bande. Quelque temps après, il est alpagué et interrogé. Se rendant compte que sa carrière de grand brigand est finie, le mis en cause passe à table et dévoile aux enquêteurs qu’il a commis, avec la complicité effective de ses trois compagnons (en état de fuite), près de 16 agressions sous menace de l’arme blanche qu’il n’hésitait d’ailleurs pas à utiliser si la victime montrait la moindre résistance. Il a été présenté au procureur du Roi près la Cour d’appel, le 13 septembre 2004, tandis qu’un avis de recherche de ses complices est lancé à l’échelon national. Ce n’est pas pour autant fini pour les éléments de la PJ à Ben M’sick, car en parallèle, d’autres plaintes sont enregistrées contre une autre bande qui a les mêmes pratiques, mais au niveau de Qariat Al Jamaâ à proximité de Hay Jamila. Pas de répit pour les différents éléments de la BUPJ qui se sont déplacés sur les lieux indiqués par les victimes.
La planque des policiers sera vite couronnée par l’arrestation du dénommé A.R. en possession d’un long sabre qu’il utilisait dans ses agressions. Ramené aux locaux de la PJ, le jeune délinquant est soumis aux interrogatoires. Il dévoile aux enquêteurs qu’il opérait en compagnie de quatre autres complices (en état de fuite). Les cinq malfrats se plaçaient dans différents coins ne donnant nullement l’impression qu’ils constituaient un danger. De la sorte, les passants, et particulièrement les femmes, ne changent pas d’itinéraire lorsqu’ils distinguent la présence d’un seul individu. Ce n’est qu’au moment où l’agresseur aborde sa victime que les autres rappliquent pour impressionner cette dernière et terminer rapidement l’opération de dépouillement pour retourner à leurs planques où ils s’adonnent à longueur de journée aux boissons alcolisées et aux comprimés psychotropes.
La police a convoqué plusieurs plaignants qui ont immédiatement reconnu l’inculpé et ont même donné aux enquêteurs la description de ses complices. Le dénommé A.R. est présenté devant la Cour d’appel de Casablanca le 17 septembre 2004 au moment où un avis de recherche au niveau national est lancé pour retrouver ses complices. En attendant, les habitants des quartiers sus-cités peuvent respirer et sortir en toute quiétude. Mais le problème n’est pas définitivement réglé, car la densité démographique et la grande étendue du territoire sont disproportionnées par rapport aux moyens et au nombre d’effectifs dont dispose la police, à tel point que certains plaignants (quoiqu’ils aient été victimes d’agression) compatissent avec la police. «Allah yahssan Aouanhoum» (Que Dieu leur vienne en aide) a dit une femme victime des agresseurs. Il est certain qu’avec un peu plus de moyens, le travail des gens chargés de la sécurité publique serait davantage efficace.
Réponse avec citation
  #104  
Vieux 24/09/2004, 11h02
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Le tueur en série devant la justice


Aujourd’hui s’ouvre le procès du tueur en série de Taroudant. La Cour d’appel d’Agadir risque d’enregistrer une affluence inhabituelle, eu égard à la médiatisation et à la nature inédite des crimes dont est accusé Abdelaâli Hadi. Ce dernier a avoué ses neuf crimes «spontanément» au juge d’instruction qui l’a interrogé à deux reprises. L’instruction de son dossier a été clôturée très vite, «parce que l’accusé a fait preuve d’une collaboration exemplaire», confie à ALM une source proche du dossier. Les preuves retenues contre lui seraient de surcroît irréfutables.
Lors de l’instruction, l’accusé s’est longuement attardé sur la narration du viol collectif qu’il a subi lorsqu’il était adolescent. La source commente l’intérêt accordé par Abdelaâli Hadi à cet épisode «par l’espoir d’attendrir l’opinion publique et le parquet. Il espère peut-être des circonstances atténuantes». Cette requête de clémence est cependant mise en doute par le refus de repentir de l’accusé. Il aurait expliqué au juge d’instruction, qui lui a demandé s’il regrettait ses meurtres, que cela ne le regardait pas. Un autre élément troublant dans le profil psychologique d’Abdelaâli Hadi, né en 1962.
Par ailleurs, une fois passée la fièvre qui a accompagné l’enquête sur les cadavres de Taroudant, des interrogations ont commencé à peser sur les détails de l’arrestation d’Abdelaâli Hadi. Pourquoi avoir mis 19 jours pour l’arrêter, alors que tout semblait conduire à lui ? «L’arrestation s’est effectuée en un temps record. Et avant d’aller à l’assassin, il fallait d’abord identifier les restes de ses victimes. Une opération très épineuse et qui prend beaucoup de temps», confie à ALM une source policière. La même source ajoute que l’intéressé avait enterré ses victimes dans une fosse de 2 mètres carrés. Il lui a été par conséquent facile de les déterrer, en une seule fois, lorsqu’il a appris que son cousin allait construire une maison sur le terrain qu’il occupait et où il perpétrait ses assassinats.
A rappeler que vendredi 20 août au petit matin, des passants ont découvert huit cadavres jetés sur une voie publique à Taroudant. Les corps étaient ou bien décomposés ou bien au stade d’ossements. La mort d’origine criminelle a été établie de façon formelle à l’Institut médico-légal au CHU Ibn Rochd de Casablanca. De même que l’âge des victimes. Deux d’entre d’elles ont 11 ans. L’âge de cinq autres se situe entre 13 et 14 ans. La plus âgée a 15 ans.
L’auteur des assassinats a été arrêté mardi 7 septembre. Abdelaâli Hadi exerçait l’emploi idéal pour repérer ses victimes : aide-gargotier à la gare routière de Taroudant. Moyennant sandwichs et argent, il réussissait à attirer les enfants jusqu’au terrain clôturé où il vivait. Un lot non bâti entouré d’un mur de clôture où est aménagée une porte. Le lot appartenait à son cousin. Arrivé là, il tuait ses victimes après avoir abusé sexuellement d’elles. Après son arrestation, Abdelaâli Hadi a avoué un neuvième meurtre.
Réponse avec citation
  #105  
Vieux 24/09/2004, 11h11
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Les mort-nés de l'hôpital Mohammed V: une affaire qui sent le soufre


Douze mort-nés auraient été enregistrés au mois de juillet à l'hôpital Mohammed V de Hay Mohammadi. L'affaire est passée inaperçue comme si de rien n'était. Aucune enquête n'a été diligentée pour déterminer la cause exacte de ces décès. Un silence qui ne cache pourtant pas le malaise dans le service maternité de l'hôpital. Plusieurs documents que nous nous sommes procurés révèlent une espèce d'anarchie au sein de ce service qui ressemble à un territoire de no man's land. Douze mort-nés en un seul mois paraît excessif. Une affaire similaire sous d'autres cieux aurait pu provoquer un séisme au sein de l'administration de l' hôpital voire, même au ministère de la Santé.

Le travail suit son cours habituel comme si de rien n'était. Pas même une enquête pour mettre toute la lumière sur ce dossier. Les documents que nous nous sommes procurés font effectivement état de plusieurs mort-nés pendant le mois de juillet dernier au service maternité. Des certificats de décès et des autorisations d'enterrement ne laissent aucun doute là-dessus.

Comment peut-on arriver à une situation pareille dans un service censé réduire au minimum le taux de mortalité des enfants à l'accouchement ? De la négligence, avance le personnel du service qui apparemment est entré en guerre ouverte avec le chef de service. Une explication qui paraît plausible au vu du planning de travail de la personne montrée du doigt.

D'après la liste de garde des médecins gynécologues du service maternité de l'hôpital Mohammed V, la personne responsable du service assure la permanence le lundi de chaque semaine. Un autre document, relatif au planning de fonctionnement du service mère-enfant de la polyclinique de la Caisse nationale de sécurité sociale de Hay Hassani, révèle que cette même personne assure le service le lundi de chaque semaine.

Pour ces détracteurs, le cumul de deux fonctions le même jour est synonyme de l'abandon du poste public. Du coup, disent-ils, les femmes enceintes qui arrivent en urgence au service maternité et qui devraient subir des opérations césariennes sont délaissées au même titre que des bébés prématurés qui devraient être installés dans des couveuses.

Au cours de cette enquête nous avons, également, découvert d'autres éléments troublants de nature à susciter beaucoup de bruit. Il s'agit d'ordonnances où ne figurent ni le nom du patient ni celui du médecin traitant, mais sur lesquelles sont inscrits les noms de médicaments à acheter.

Jusque là rien d'anormal sauf que sur cette liste de médicaments figurent les noms de deux équipements médicaux aux noms de casaque et de bavette. Ces équipements sont le matériel du bloc opératoire que le médecin enfile aux cours des opérations chirurgicales, mais que le patient ne doit pas acheter puisqu'ils sont délivrés par le ministère de tutelle.

Autres éléments troublants, la découverte de plusieurs documents signés qui témoignent que la même personne oriente systématiquement les femmes enceintes à faire des écographies chez son épouse.

Contacté à ce sujet, l'intéressé se défend de toutes ces accusations. Il dénonce une campagne calomnieuse à son encontre. Il avance qu'il s'agit d'un conflit personnel en raison de sa lutte anti-corruption au sein du service. Il soutient, par ailleurs, que son action vise à encourager l'accouchement dans la maternité en raison du nombre important d'enfants qui meurent lors des accouchements à domicile.

Pour les mort-nés du mois de juillet, il affirme que sur le plan médical , il existe des cas difficiles à sauver puisqu'ils naissent prématurément ( environ 6 à 7 mois avec seulement 1 kg). Ces enfants, dit-il, meurent malgré les efforts déployés pour les sauver. D'autres, dit-il, arrivent morts à l'hôpital. En parallèle, il assure que son service fournit des prestations de bonne qualité en dépit de la campagne de dénigrement dont il fait l'objet.

Entre les dires des uns et des autres, la vérité est noyée. Seule une enquête indépendante pourrait mettre la lumière sur cette affaire afin de redonner confiance aux femmes enceintes qui ont de plus en plus peur à y aller dans cet hôpital qui traîne une mauvaise réputation.

Il est à signaler, que plusieurs rapports, dénonçant le responsable de ce service, ont été envoyés par le personnel du service au délégué du ministère de la Santé publique et au directeur de l'hôpital, mais apparemment sans résultat.
Réponse avec citation
  #106  
Vieux 24/09/2004, 11h26
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Tanger-Tétouan : un mort et six blessés dans une collision

Une personne a trouvé la mort et six autres ont été blessées, dont trois grièvement, dans deux accidents de la circulation survenus dans la nuit de mercredi à jeudi sur la route nationale N1 reliant les villes de Tanger et Tétouan.

Un camion semi-remorque a semé la panique au niveau de l'entrée de la ville de Tanger lorsqu'il a fauché trois piétions et heurté plusieurs voitures.

Le chauffeur du camion qui roulait à une grande vitesse a fauché un piéton, le tuant sur le coup. Au lieu de s'arrêter, le chauffard a continué sa course folle en heurtant violemment plusieurs voitures sur son passage et fauchant deux autres piétons avant de finir sur le bas côté.

Les éléments de la protection civile qui se sont rendus aussitôt sur les lieux ont évacué les deux blessés vers l'hôpital Mohammed V.

Sur la même route, à 32 km de Tanger, quatre personnes ont été grièvement blessées dans la collision frontale de deux voitures légères vers 6h du matin.

Les blessés, dont deux dans un état critique, ont été évacués d'urgence vers l'hôpital de Tanger.
Réponse avec citation
  #107  
Vieux 24/09/2004, 11h52
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Accidents de la circulation : l'hécatombe continue

Casablanca : chaque jour apporte son lot de malheurs.

En moins de deux heures, quatre accidents de la circulation se sont produits entre le quartier Derb Ghallef et Derb Soltane à Casablanca dans la matinée d'hier. L'excès de vitesse, l'imprudence des conducteurs et des piétons sont souvent la cause directe des malheurs de la rue - route.
De la Joutia de Derb Ghallef à celle d'El Koréa, en passant par le quartier peuplé de Bouchentouf, au moins quatre accidents de la circulation ont causé hier la mort d'hommes ou des préjudices corporels à des citoyens.
Au boulevard Anoual, au niveau de la «Joutia» de Derb Ghallef, un sexagénaire, canne à la main et habillé d'une djellaba blanche, a été mortellement fauché par une voiture de marque R12. Le choc a été brutal et tragique. La vitesse et le manque de concentration au volant seraient indubitablement derrière ce drame qui a coûté la vie à ce citoyen.
Un peu plus loin, au boulevard Al Fida, c'est une enseignante qui sera renversée par un automobiliste.
Quelques rues plus loin, au quartier Bouchentouf, c'est un écolier de 12/13 ans qui aura sa dose dans la rubrique accidents. Une Mercedès le butera…
Au boulevard Mohammed VI, à hauteur du Souk d'El Koréa, un motocycliste sera durement atteint par une voiture.
Quatre accidents en presque une heure et demie sur une superficie ne représentant pas le centième du grand Casablanca… avec comme triste bilan un mort et trois hospitalisés et avec toutes les conséquences possibles et imaginables pour les familles de victimes.
Ces accidents seront probablement enregistrés dans le bilan macabre, hebdomadaire et annuel. Immanquablement, dans d'autres quartiers de la grande métropole et dans d'autres villes d'autres accidents se seront produits avec leur lot de malheur. Et, il n'y a pas un jour qui soit exempt de tels accidents.
A ce rythme, si la comptabilité meurtrière et handicapante est sérieusement tenue, tous les records du malheur seront battus et l'incidence sociale (travail, activité, entretien de la famille) atteindra son paroxysme.
Un préjudice pour l'Etat de 1,5 milliard de dollars par an
La problématique de la sécurité routière se trouve ainsi sur les devants de l'actualité et de la scène. On a beau parler de plans de prévention, de mobilisation, d'éducation, la réalité est là, tragique. Les autorités compétentes ont déjà dressé un scénario-catastrophe de l'évolution des accidents corporels, en cas d'absence d'une politique rénovée de la gestion des accidents. Des mesures draconiennes existent mais ne sont pas, hélas, mises en application, faute de moyens et de volonté réelle de combattre le fléau. Le savoir-faire existe pourtant… En attendant, dans les perspectives de 2010, l'hécatombe coûtera environ 1,5 milliard de dollars à l'Etat, annuellement. Soit… 9 milliards de dollars en six ans !
Imaginons un peu l'énorme profit que le Maroc peut tirer d'une politique audacieuse de lutte contre les tueries «humaines».

Réponse avec citation
  #108  
Vieux 30/09/2004, 08h45
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Drogue : drôle de cachette


Une Ivoirienne, accompagnée de sa fille, âgée d’un an, a été arrêtée à l’aéroport Mohammed V, à Casablanca en possession de 352 g d’héroïne dissimulés dans un endroit insoupçonné. Récit.

Eby Baba Blondine est une Ivoirienne, âgée de vingt-huit ans, résidente depuis quelques années, avec son mari, également Ivoirien, à New York, aux Etats-Unis. Tous les deux se débrouillent pour gagner à peine leur vie et épargner les frais d’un billet d’avion aller-retour entre son pays d’origine à la ville où demeurent leurs familles et New York. En novembre 2001, Eby baba Blondine, enceinte, a regagné sa mère patrie pour y passer quelques mois. Y est-elle retournée pour être proche de sa famille qui prendra soin d’elle jusqu’à son accouchement ou voulait-elle seulement rendre visite à ses parents ? Ce qui est sûr, c’est qu’elle n’avait pas l’intention d’accoucher chez sa famille en Afrique. La raison ? Elle voulait que son nouveau-né hérite de la nationalité américaine.
Effectivement, elle a rejoint son mari à New York un mois avant son accouchement. Et dans un hôpital new-yorkais, elle a mis au monde, le 24 septembre 2003, une petite fille. Cette dernière a bénéficié de la nationalité américaine comme ses parents le souhaitaient. Quelques mois plus tard, Eby baba Blondine a décidé de retourner une fois encore chez sa famille en Côte d’Ivoire. Après y avoir passé quelques mois, elle a voulu retourner chez son mari. Seulement, elle n’avait pas assez d’argent pour payer le billet d’avion. La solution ? Elle a frappé à toutes les portes pour chercher un voisin ou un ami pour lui prêter de l’argent. En vain. Et son mari ? Il ne disposait pas d’un sou de plus pour l’aider à le rejoindre avec sa petite fille. Que doit-elle faire ? Rester chez ses parents en Côte d’Ìvoire jusqu’au jour où elle aura l’argent nécessaire pour aller à New York ? Certes, il n’avait pas d’autre solution. Seulement, elle a insisté pour y aller. Pourquoi ? Personne ne sait au juste. Toutefois, l’un de ses voisins lui a conseillé de s’adresser à un usurier qui pourrait l’aider en lui prêtant une somme d’argent contre des intérêts. Eby Baba Blondine a rencontré l’usurier en question. Ce dernier, après une conversation avec elle, a compris qu’il risquait de ne pas récupérer son argent. L’Ivoirienne a fait son possible pour le convaincre qu’elle sera solvable. L’usurier a fait semblant qu’il n’est pas convaincu. Est-il vraiment non-convaincu ou est-ce seulement une astuce pour ne pas lui accorder un crédit ? L’usurier l’a attirée dans un coin pour lui proposer une solution confidentielle.
De quoi s’agit-il ? Il lui a expliqué qu’elle pourrait gagner son billet d’avion en plus d’une somme de 2000 dollars pour un petit service. L’offre semble intéressante pour elle sans savoir de quoi il s’agit. L’usurier a commencé à lui détailler la proposition. Elle doit convoyer une quantité d’héroïne vers les Etats-Unis pour la remettre à une personne qu’elle ignore. Eby Blondine a accepté et le marché a été conclu. Ils se sont rencontrés, le 22 septembre 2004, chez l’usurier. Ce dernier qui détenait des capsules, contenant chacune une quantité de 10 grammes d’héroïne, lui a demandé de les avaler. Elle a avalé trois capsules, d’une quantité de 30 g, sans pouvoir continuer. Et la solution? L’usurier a vidé les autres capsules pour mettre une quantité de 109g d’héroïne dans des morceaux de plastique modelé sous forme de merguez que l’Ivoirienne a introduite par la suite dans ses parties intimes. Elle a mis une quantité de 213 g d’héroïne, confectionnée sous forme de petites serviettes, sur sa partie intime. Et le 23 septembre 2004, vers 3h 30mn du matin, elle a pris l’avion de la RAM, allant à destination des Etats-Unis via Casablanca.
Le même jour, vers 10h du matin, l’avion a fait escale à l’aéroport Mohammed V et les voyageurs ont été soumis à une fouille corporelle routinière et systématique. D’un voyageur à l’autre, la personne chargée de la fouille corporelle a été surprise par un renflement au au niveau du bassin de l’Ivoirienne En lui demandant d’enlever ses dessous, la fonctionnaire a mis la main sur la marchandise. A-t-elle d’autres quantités de cette drogue dure ? L’Ivoirienne a répondu affirmativement et a fait sortir la marchandise qui était à l’intérieur de sa partie intime.
Alors qu’elle avait remis, les 23, 24 et 25 septembre, en dehors de son estomac les trois capsules qu’elle avait avalées au départ.
Mise entre les mains des éléments de la 4ème section judiciaire de la PJ de Casablanca-Anfa, elle a avoué qu’elle ne connaissait pas la personne qui devait récupérer la marchandise et que l’usurier qui l’a engagée lui a suggéré de mettre un ruban de couleur rouge sur la tête de sa fille pour qu’elle soit identifiée par le trafiquant de drogue qui devait l’accueillir aux Etats-Unis.
Accompagnée de sa fille, Eby Baba Blondine, a été traduite, dimanche dernier devant le procureur du Roi près le tribunal de première instance de Hay Hassani-Aïn Chok.
Réponse avec citation
  #109  
Vieux 04/10/2004, 15h54
Avatar de Mysteriouss
kamaro77.labrute.fr
 
Date d'inscription: août 2003
Âge: 29
Messages: 2 599
Par défaut Un anglais condamné à un an de prison pour pratiques homosexuelles

La chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Taroudant a condamné, vendredi, un touriste anglais à une année de prison ferme et à verser une amende de 500 dh pour pratiques homosexuelles et détournement de mineur.

Le mis en cause, Watson Kenneth, né à Londres en1938 , a été arrêté la nuit du 25 septembre dernier en flagrant délit avec un jeune (B.W) âgé de 18 ans, condamné à la même peine, tandis que le parquet a annulé la poursuite contre un mineur qui était en leur compagnie, indique une source judiciaire.

Le touriste anglais avait déclaré, lors de l'interrogatoire, qu'il visitait la ville de Taroudant depuis 18 ans et qu'il a commencé à s'adonner à des pratiques homosexuelles durant les cinq dernières années, poursuit la même source, précisant que cette même déviation avait amené le mis en cause à se rendre à plusieurs reprises en Thaïlande et à Taroudant.

Une fois avisés, les services de sécurité ont surveillé l'accusé qui a été arrêté en flagrant délit près du stade municipal de Taroudant pour être traduit en justice.
:-x
Réponse avec citation
  #110  
Vieux 04/10/2004, 15h58
Avatar de nwidiya
♥Princesse Chevelue♥
 
Date d'inscription: décembre 2002
Âge: 88
Messages: 38 312
Entrées dans le blog: 3
Par défaut Un anglais condamné à un an de prison pour pratiques homosexuelles

1 an et 500 dhm? :-o :-? :-?

franchement c'est la porte ouverte à la debauche ça!
Réponse avec citation
Réponse

Tags
actu, actualité, faits divers, infos, news

Outils de la discussion
Modes d'affichage

Règles de messages
Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB code is oui
Les smileys sont activés : oui
La balise [IMG] est activée : non
Le code HTML peut être employé : non
Trackbacks are non
Pingbacks are non
Refbacks are non
Navigation rapide



Fuseau horaire GMT +2. Il est actuellement 04h29.


.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33