Faits divers au Maroc


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  #111  
Vieux 05/10/2004, 09h08
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Par défaut Bastia : Le père marocain avait tué sa fille trop libre


Un couteau «énorme», «immense», «tellement grand»... Devant les assises de la Haute-Corse, hier, aucun adjectif ne semblait à la mesure de l'arme avec laquelle Mohamed Loulichki, un Marocain de 51 ans, s'est acharné sur sa fille Latifa, le 2 novembre 2001 : ce couteau très affûté qui lui servait à égorger ses bêtes et qu'il a, ce jour-là, enfoncé à huit reprises dans le corps de la jeune femme de 24 ans au bureau de poste de Galeria, près de Calvi, sous les yeux horrifiés de plusieurs personnes.

Ces témoins, employés et clients de l'agence, ainsi qu'une amie de la victime se sont succédé à la barre pour raconter la «boucherie» – selon le terme du président Michel Huyette – à laquelle ils ont assisté.

Entre deux sanglots, Aurore, l'amie, a raconté «les cris» qui l'ont attirée dans le bureau de poste, ce matin-là, puis le spectacle de Latifa «recroquevillée à terre, son père, au-dessus d'elle, s'acharnant...» Latifa n'en a pas réchappé. «Nous avons cru qu'elle pouvait être sauvée... Mais, quand on a soulevé son pull, on a vu que c'était fini.» L'émotion brise la voix de la jeune femme chez laquelle Latifa s'était réfugiée, quelques jours avant le drame, «en pyjama et pieds nus», répétant : «Mon père va me tuer. Il a dit qu'il le ferait si je partais avec Pierre.»

Car Latifa avait décidé, après plusieurs mois de liaison, de vivre avec ce jeune homme du village, sans parler mariage. Ce 2 novembre, à La Poste, elle venait retirer de l'argent pour partir avec lui sur le continent. Cette liaison avec un non-musulman est-elle le mobile du meurtre, comme tente de le déterminer le président Huyette ? L'accusé affirme, dans un français hésitant, qu'il n'a «jamais voulu la marier au Maroc», que sa fille «pouvait choisir son mari, corse, français ou arabe», que c'était «égal si c'était un vrai mariage». Mais, ajoute-t-il, «ce garçon-là, je ne le connaissais pas». «Faux», assure Aurore, affirmant que Latifa avait parlé de sa liaison à son père et qu'il faisait plus que la terroriser.

Mohamed Loulichki peine à s'expliquer. Il jure qu'il ne voulait pas tuer sa fille, qu'il avait un couteau pour sa sécurité parce que trois amis de Latifa l'avaient menacé, et qu'il était allé à la poste «pour discuter». «Elle m'a parlé comme si je n'étais pas son père, j'ai perdu la tête».

Sous le feu des questions, l'accusé lâche qu'il voulait «l'empêcher de faire quelque chose d'humiliant pour la famille», que Latifa «buvait», «se droguait», «couchait avec n'importe qui». Des propos en totale contradiction avec le portrait, dressé par les témoins, d'une jeune femme «posée, souriante», qui «travaillait et avait une vie de couple stable». Qui voulait aussi s'émanciper de la tutelle paternelle «sans rejeter la culture familiale», a voulu préciser le président Huyette. Et d'ajouter : «Vous n'êtes pas le premier père d'origine nord-africaine dont la fille élevée en France adopte un comportement occidental, pas le premier à en souffrir. Mais tous ne les massacrent pas à coups de couteau.»
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  #112  
Vieux 05/10/2004, 12h32
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Par défaut Le clandestin devenu escroc malgré lui


D’un rêveur de l’Eldorado, qui n’avait que l’espoir d’émigrer clandestinement en Italie via la Tunisie, S.A s’est transformé en rabatteur appartenant à un réseau constitué de Marocains et de Tunisiens qui arnaque les candidats à l’émigration clandestine.

Au départ, S.A rêvait d’émigrer en Europe. Il espérait aller au-delà de la Méditerranée, mais sans éprouver le moindre calvaire. Il a cherché à droite et gauche les faussaires qui sillonnent la capitale économique et facilitent aux rêveurs de l’Eldorado l’obtention de faux visas et cartes de séjour. Mais en vain. Parce qu’il n’a pas osé s’aventurer avec l’un d’eux, surtout qu’il avait appris que la majorité d’entre eux sont des escrocs qui mettent les candidats à l’émigration dans leurs paniers. Et la solution ? Quelques jeunes de son quartier lui ont expliqué que l’émigration clandestine en Italie via la Tunisie est plus facile. Ils lui ont précisé qu’il y trouverait des professionnels dans la falsification des visas et des cartes de séjour. Après avoir amassé quelques milliers de dirhams, S.A a emballé ses valises à destination de la Tunisie. C’était en 1997.
Bien qu’il n’ait jamais quitté son pays, il est arrivé à entretenir facilement des relations amicales avec des Tunisiens. Seulement, personne n’a pu arriver à l’aider à réaliser son rêve, à savoir aller en Italie pour y vivre définitivement. Certes, il a entendu parler des faussaires et des rabatteurs, mais sans arriver à rencontrer l’un d’eux. Pourquoi ? Il n’en sait rien. Mais il a décidé de mener sa vie normale à Tunis en attendant le jour de réaliser son rêve. Toutefois, son séjour a duré plus d’une année. Son espoir de quitter la Tunisie commence à céder la place au désespoir. En conséquence, il a commencé à penser y vivre le reste de sa vie. Certes, S.A a été embauché dans une usine de fabrication de chaussures. Cet emploi lui a permis de commencer à s’y intégrer sans penser à retourner définitivement au Maroc. Il y est retourné la première fois seulement pour se marier. Après le mariage, il a regagné la Tunisie de nouveau pour gagner sa vie. Entre-temps, il a rencontré un certain Lahbib, un Tunisien spécialiste en émigration clandestine vers l’Europe, notamment l’Italie. Ce dernier lui a proposé son aide contre 15 mille dirhams. À défaut de cette somme, S.A s’est contenté de travailler à l’usine de fabrication de chaussures pour gagner sa vie et envoyer quelques sous à sa femme et ses parents. Ne rêve-t-il plus d’aller en Italie ? Non, le rêve continue toujours de lui hanter l’esprit. La preuve ? Lorsqu’il a été sollicité par un certain Mustapha, un Marocain établi en Tunisie, pour chercher quatre jeunes Marocains, candidats à l’émigration clandestine, il n’a pas hésité à regagner Casablanca. Il n’a pas perdu de temps pour embarquer, dans l’avion, quatre jeunes qui ont accepté de payer des sommes allant de 10 à 25 mille dirhams.
Quelle sera la contrepartie pour S.A ? Mustapha lui a promis de l’envoyer gratuitement vers l’Italie. Une promesse qui n’a pas été tenue par ce dernier qui s’est contenté de verser à S.A une somme de 8 mille dirhams. Ce dernier n’a pas protesté contre Mustapha qui est arrivé à aider les quatre rêveurs de l’Eldorado à mettre les pieds sur le sol italien. Ces derniers ont été mis, en compagnie d’autres candidats à l’émigration clandestine, à bord d’une barque et conduits à destination de la Sicile. Et S.A ? Mustapha lui a promis une fois encore de l’aider à condition qu’il aille chercher d’autres harragas potentiels au Maroc. Il lui a expliqué que cette fois les candidats devront payer la somme de 35 mille dirhams. S.A a regagné sa ville natale, Casablanca, pour chercher cinq jeunes. Son ami, Mustapha, les a accueillis en Tunisie, alors que S.A ne les a rejoints qu’une semaine plus tard.
Seulement, il a découvert que Mustapha ne les a pas aidés à émigrer clandestinement vers l’Italie.
Pourquoi ? Il lui a expliqué que les côtes tunisiennes sont bien surveillées dernièrement et il ne peut en aucun cas s’aventurer. Et l’argent ? Mustapha n’a pas voulu le leur remettre. Les victimes se sont rendu compte qu’elles ont été filoutées. Ils sont rentrés au Maroc sans espoir et sans argent. Et des plaintes ont été déposées contre S.A. Après son retour à Casablanca, au quartier Hay Hassani, S.A, a trouvé les éléments de la 9ème section de la PJ de Hay Hassan-Aïn Chok à son attente. Ils l’ont arrêté et conduit au commissariat. Là, il a avoué avoir participé à l’escroquerie des jeunes Marocains, candidats à l’émigration clandestine. Seulement, il a précisé qu’il n’était qu’un rabatteur. Alors que les auteurs principaux sont encore en Tunisie, à savoir trois Tunisiens et deux Marocains, issus de la ville de Fès. Une note de recherche a été lancée contre ces derniers et S.A a été traduit devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Hay Hassani-Aïn Chok.
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  #113  
Vieux 06/10/2004, 12h53
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Par défaut Il tue pour l’honneur de sa mère

Mustapha, 23 ans, jouissant d’une bonne réputation dans son douar, est devenu meurtrier malgré lui. Le viol de sa mère par un quinquagénaire, père de cinq enfants, lui a fait perdre son sang-froid.

Mustapha était à bord du chalutier dans les côtes de Boujdour quand son téléphone portable a sonné. “Allô !“. A l’autre bout du fil, une voix familière lui a adressé le bonjour. C’est son ami Abdellah. Que voulait-il ? Il n’a pas l’habitude de l’appeler. En un clin d’œil, son visage est devenu livide et les battements de son cœur se sont accélérés comme ceux d’un athlète. Pourquoi l’a-t-il appelé ? En quelques secondes, les mauvaises idées ont hanté son esprit. Surtout qu’il avait demandé à son ami, Abdellah, avant son départ de son douar doukkali de prendre soin de sa mère restée seule. Il l’avait sollicité de l’appeler à chaque fois que sa mère aurait besoin de lui. Que lui est-il arrivé ? Et Abdellah a craché le morceau. “ Ta mère a été violée“. Une mauvaise nouvelle qui ressemble à une foudre, qui dépasse Mustapha. Que doit-il faire ? Il doit retourner chez lui pour soutenir sa mère et se venger de son violeur. Comment ? Doit-il se contenter de le dénoncer à la police ? Il ne sait pas au juste. Les idées sont brouillées dans sa tête au point qu’il s’est évanoui. Il n’a jamais pensé que sa mère endurerait un tel calvaire. Il l’aime au point qu’il a refusé de se marier. Il a passé presque toute sa vie avec elle. Son père est décédé, alors qu’il était encore nourrisson. C’est elle qui a veillé sur lui, en tournant le dos à un remariage, bien qu’elle était encore à son dix-septième printemps.
Elle a tout fait pour qu’il poursuive ses études jusqu’à un niveau lui permettant d’avoir un emploi digne. Elle a travaillé dans les champs pour gagner leur vie et elle a essayé d’être en même temps son père, sa mère et son frère. Un courage et une abnégation appréciés par les voisins du douar.
Bref, tout le monde la respectait, notamment qu’elle n’ait jamais cédé aux avances des jeunes qui dévoraient son corps par leurs regards. Certes, elle a été affligée quand son fils avait quitté définitivement l’école avec un niveau de troisième année d’enseignement fondamental. Mais sa tristesse n’a rien changé en lui. Il ne voulait plus y aller. Et il l’a rejointe dans les champs pour travailler et gagner sa vie. Dix ans plus tard, Abdellah n’est plus un enfant. Il est à son vingtième printemps. Le rêve de la ville a commencé à le posséder. Les dirhams qu’il gagnait aux champs sont désormais insuffisants, ainsi que ceux de sa mère. Il doit changer sa vie, ainsi que celle de sa mère, pensait-il. À la ville, il y a de l’argent qui peut l’aider à mener dans les années qui viennent une vie meilleure que celle d’aujourd’hui, concevait-il. Sa mère n’a pas pu l’empêcher d’aller à la ville. Il a déjà décidé et personne ne peut rien changer. Sa destination ? Il a décidé de rejoindre son cousin qui travaille dans les chalutiers à Dakhla et Boujdour. Avant le départ, il a demandé à son ami Abdellah de prendre soin de sa mère et de l’appeler à chaque fois qu’elle a besoin de quoi que se soit. Mustapha a rejoint effectivement son cousin, qui l’a aidé à avoir un emploi à bord de l’un des chalutiers. De fil en aiguille, il a appris le métier de pêcheur. Il ne rendait visite à sa mère qu’après quelques mois. Le travail oblige. Mais cette fois, il doit la rejoindre aussitôt, sans perdre la moindre seconde. Arrivant, la nuit, au douar, il n’a pas rejoint directement sa mère. Il a frappé à la porte de son ami Abdellah. Ce dernier lui a raconté toute l’histoire. La mère de Mustapha était chez elle, la nuit, quand elle a entendu les aboiements des chiens, pas loin de sa maison et d’une façon inaccoutumée. Que se passe-t-il en dehors ? Y a-t-il un voleur qui tente de s’introduire à l’intérieur de chez elle ou bien s’agit-il seulement d’un chat qui et passé tout près d’eux ? Pas moins de quelques minutes, le sommeil est revenu pour mettre fin à ses inquiétudes. Seulement, un instant plus tard une main étrange a commencé à tâtonner ses pieds pour monter vers ses cuisses. Rêve-t-elle?
Non, c’est la main d’un être humain. Sursautant de son lit, elle a vu l’ombre d’un homme qui l’attrape. Elle a tenté de crier. Mais en vain. L’homme a mis un couteau sur son cou et l’a menacée de mort si elle ne lui cédait pas. Qui est-ce? C’est Larbi. Elle l’a reconnu à sa voix. Elle l’a appelé par son nom et lui a demandé de la laisser tranquille. Larbi qui a allumé la lumière l’a obligée à lui céder. Après quoi, il lui a dérobé un bracelet en or avant de disparaître. Après avoir entendu l’histoire, il a rejoint sa mère. Ils n’ont échangé que des regards sans paroles. Mustapha a tout su et ne peut demander à sa mère ce qui lui est arrivé. Il en avait honte. Un moment après, il est sorti vers la demeure de Larbi. En rencontrant ce quinquagénaire, père de cinq enfants, cruel, et de mauvaise réputation.
Mustapha lui reproché son acte et l’a insulté. Et sans vergogne, Larbi lui a asséné un coup de poing. Perdant tout contrôle de ses nerfs, Mustapha a brandi un tournevis et a donné un coup juste derrière son oreille gauche. Larbi a perdu l’équilibre et est tombé par terre. Mustapha a quitté les lieux après l’intervention des voisins du douar. Transporté vers l’hôpital, Larbi a succombé à ses blessures. Mustapha a été arrêté la même nuit et traduit devant la cour d’appel d’El Jadida.
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  #114  
Vieux 11/10/2004, 13h59
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Par défaut Accident :Quatorze Morts dans l'accident survenu près de Berrechid


Le dernier bilan provisoire de l'accident de la route, survenu samedi entre Bir jdid (province d'El Jadida) et Had Soualem (province de Settat) s'est alourdi dimanche, portant à 14 le nombre des morts, apprend-on auprès du Pr Houcine Al Wardi, chef des urgences au CHU Ibn Rochd à Casablanca.

Un précédent bilan faisait état samedi de 11 morts et 24 blessés.

Le conducteur de l'autocar en provenance d'El Jadida à destination de Casablanca figure parmi les personnes tuées dans l'accident, alors que le conducteur du camion et son adjoint ont été grièvement blessés.

Neuf personnes ont été tuées sur les lieux de l'accident survenu suite à une forte collision entre un camion et un autocar reliant El Jadida à Casablanca au niveau du km 36 sur la route entre Bir jdid et Had Soualem. Trois autres personnes ont rendu l'âme lors de leur évacuation vers l'hôpital alors que deux femmes, grièvement atteintes au niveau du crâne et du thorax, sont décédées au bloc opératoire.

Ce bilan reste provisoire puisque l'état de santé de 6 autres personnes admises aux unités de réanimation demeure très inquiétant, selon la même source.
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  #115  
Vieux 12/10/2004, 14h24
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Par défaut Violée par un voisin de quartier

Khadija, 16 ans, était sortie faire des courses près de chez elle, dans l’ancienne médina de Casablanca. C’est alors qu’elle a rencontré Tarek, un voisin âgé de 24 ans, qui l’a emmenée sous la contrainte dans un parc où il l’a violée.

Khadija, âgée de seize ans, a pour habitude de rentrer assez tard chez elle, dans l’ancienne médina de Casablanca. Seulement, elle ne dépasse pas 22h. Elle n’aurait jamais pu imaginer être un jour victime d’un agresseur ou d’un violeur. Elle pense, en effet, qu’aucun jeune de son quartier ne pourrait lui porter atteinte. Surtout parce qu’ils connaissent tous son frère, lequel, de temps en temps, passe quelques moments au coin de la rue en leur compagnie. Mais, tout a basculé en ce jour d’août dernier, lorsqu’elle est sortie de chez elle vers 21h. Sa mère lui avait demandé d’aller chez l’épicier, qui n’est pas loin de la maison, pour acheter un paquet de détergent. Autrement dit, elle ne devait pas passer plus de dix minutes en dehors de chez elle avant de rebrousser chemin.
Toutefois, dix, vingt, trente minutes sont passées sans qu’elle ne revienne. Sa mère s’est inquiétée. Où est-elle allée? Est-elle restée à bavarder avec des voisines dans la rue ? La mère n’a pas pensé à une agression. Elle a attendu son retour pour la gronder.
Seulement, le temps de son absence a duré plus d’une heure. Lui est-il arrivé quelque chose ?, pense la mère qui a tenté de rejeter cette idée. Parce qu’elle aussi, estime qu’aucun jeune du quartier n’oserait embêter sa fille. Ils interviendraient pour la sauver si elle était agressée par un étranger au quartier. Deux heures plus tard, Khadija est de retour. Sa mère l’accueille par des injures et des insultes. Ou était-elle ? Et le détergent ? A-t-elle oublié de l’acheter ? Khadija baisse la tête et garde le mutisme. Pourquoi ? Sa mère continue ses reproches et ses injures. Khadija ne répond pas, continue de garder la tête baissée, n’ose pas regarder sa mère en face. Le lendemain, Khadija est restée chez elle, elle n’est pas sortie, bien que des voisines l’aient appelée. Sa mère lui a demandé des explications. La jeune fille s’est contentée de lui répondre qu’elle a décidé de rester chez elle, sans les rencontrer. Pourquoi une telle décision ? Pas de réponse. Les jours passent et Khadija continue à rester à la maison, ne mettant pas les pieds dehors.
Sa mère, qui a remarqué ce changement, a tenté de temps en temps de lui demander de faire des courses. Mais en vain. S’agit-il d’une décision définitive et pourquoi ? Un mois est passé, puis un deuxième.
L’état de Khadija commençait à se détériorer. Elle n’était plus comme avant. Sa mère lui a demandé des explications. Sans résultat. D’un jour à l’autre, elle devient de plus en plus renfermée sur elle-même. Sa mère n’a pas supporté de la voir dans cet état lamentable sans savoir ce qui lui est arrivé. Elle lui a demandé de lui révéler les raisons pour lesquelles elle a ainsi changé de comportement. C’est alors que Khadija fond en larmes. Sa mère tente de la consoler pour savoir ce qu’il lui est arrivé. Et Khadija a craché le morceau. “ J’ai été violée“, révèle-t-elle à sa mère. Quand et comment ?
C’était la nuit lors de laquelle, elle était sortie acheter le détergent. Quand elle est arrivée chez l’épicier, un jeune s’est approché d’elle et lui a demandé de l’accompagner. Il était dans un état d’ivresse. “Non, Tarek, laisse-moi tranquille“, le supplia-t-elle. Elle le connaissait. Il habite juste à côté d’elle. Tarek, vingt-quatre ans, sans profession, l’a menacée avec un couteau. Craignant qu’il la blesse, elle l’a accompagné tout en le suppliant de la relâcher. Mais en vain. Il l’a conduite vers le parc jouxtant la Sqala, donnant sur le boulevard des Almohades pour la violer. Il ne l’a relâchée que deux heures plus tard. Khadija a préféré, au départ, garder le secret.
Sa mère l’a emmenée chez un médecin qui, après examen, a attesté qu’elle a été déflorée et qu’elle était enceinte de deux mois. Avisés, les éléments de la 11ème section judiciaire de la PJ de Casablanca-Anfa ont arrêté Tarek et l’ont traduit devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca.
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Vieux 14/10/2004, 14h30
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Par défaut Quand la mendicité mène au crime

Humilié par les comportements de Lahcen, chef d’un chantier en construction, qui le pourchassait à chaque fois qu’il venait demander l’aumône, Rachid, 24 ans, qui a abandonné la maçonnerie pour se livrer à la mendicité, s’est vengé de lui en le tuant.

“Ne t’approche plus jamais de ce chantier!“. C’est une phrase que Rachid, 24 ans, a entendue à maintes reprises prononcée par Lahcen. Pourquoi le pourchasse-t-il, à chaque fois, comme un chien ? Pourquoi ne le laisse-t-il pas tranquille à attendre le propriétaire de ce chantier de construction, situé au quartier Aïn Chock, à Casablanca, pour lui demander l’aumône ? Pourquoi Lahcen, chef de chantier, se livre-t-il à une tâche qui n’est pas la sienne ? Est-il le gardien du chantier ? Plusieurs interrogations hantaient l’esprit de Rachid à chaque fois qu’il a été chassé par Lahcen. Un comportement qui nourrit une rancune tenace dans le cœur de Rachid. Humilié, ce dernier a décidé de ne plus retourner au chantier en question. “Il y a tellement de chantiers où je peux mendier“, pense-t-il. Seulement, l’image de Lahcen continuait de le hanter. Il n’a pas pu supporter d’être humilié par quelqu’un, qui ne lui donne rien, et ne cesse de l’injurer. Pourquoi ? Il en ignore la raison. “Je vais lui apprendre à me laisser tranquille pour toute la vie“, se dit-il. Il semble que la rancœur qu’il gardait contre Lahcen l’ait complètement possédée. Et en un clin d’œil, il a cédé la place à une soif de vengeance. Un sentiment destructif qui exclut le moindre raisonnement.
Le lendemain, Rachid s’est présenté devant un marchand, lui demandant un grand couteau bien aiguisé. Dissimulant l’arme derrière son dos, sous ses vêtements, il l’a payée quarante dirhams. Aussitôt, il s’est rendu au chantier où travaille Lahcen. Les ouvriers qui étaient absorbés par leur tâche l’ont remarqué en train d’errer autour du chantier. Ils ont pensé qu’il attendait une fois encore l’arrivée du propriétaire. L’un d’entre eux a remarqué qu’il s’était planté dans un coin, la main derrière le dos. Guette-t-il quelqu’un ou est-il seulement en train d’attendre le propriétaire loin des yeux du chef de chantier ? Les ouvriers ont continué leur travail, sans aviser Lahcen.
Tout à coup, ils ont entendu un cri. Que s’est-il passé ? Le mendiant a surpris Lahcen par un premier coup de couteau dans le dos. Quand il s’est retourné pour se défendre, Rachid l’a criblé d’autres coups au niveau de la poitrine. Les ouvriers ont abandonné tout ce qu’ils portaient sur eux pour porter secours à leur chef. Toutefois, Rachid était plus rapide qu’eux. Il ne leur a pas laissé le temps de le sauver, en assénant un dernier coup fatal à Lahcen. Ce dernier s’est effondré sans vie. Rachid, quant à lui, a été attrapé par les ouvriers pour être confié aux éléments de la 7ème section judiciaire de la Police judiciaire de Hay Hassani-Aïn Chock. “Je n’avais pas l’intention de le tuer. Je voulais seulement lui donner une leçon pour qu’il me laisse tranquille“, affirme Rachid aux enquêteurs. Depuis sept ans, il a quitté K’sar sahraoui, où il est né en 1980 à destination de Casablanca pour chercher du travail. Il a travaillé dans plusieurs chantiers de construction pour des salaires de misère, qui ne répondaient ni à ses besoins personnels ni à ceux de sa famille. L’année dernière, il a décidé de quitter les chantiers, car il a remarqué que la mendicité rapportait gros pour moins d’efforts. Pourquoi donc ne pas se livrer à cette activité ? Une tournée quotidienne à gauche et à droite, à travers les ruelles et les boulevards de Casablanca lui permettrait d’empocher au moins cent dirhams par jour. Autrement dit, trois mille dirhams par mois. Pourrait-il avoir 100 DH après une journée de dur labeur dans les chantiers ? Non. Il vaut mieux s’adonner à la mendicité que de vendre sa «santé» pour quelque sous, se dit-il. Et il a commencé à faire la manche, sans vergogne. A la fin de chaque journée, la recette, qui varie, reste plus importante que le salaire journalier qu’il percevait dans les chantiers.
Entre-temps, il a commencé à fréquenter le chantier en question ; son propriétaire n’hésitait pas à lui verser quelques dirhams. Seulement, Lahcen avait commencé à le provoquer en le chassant avant l’arrivée du propriétaire. Un comportement qui a fini, au fil des jours, par le mettre hors de lui et commettre l’irréparable.
Rachid a été traduit devant le juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca. Tandis que Lahcen, a été enterré, laissant derrière lui trois enfants à la charge de son épouse, sans travail.
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Vieux 15/10/2004, 15h10
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Par défaut Parricide à Casablanca

Un jeune homme a poignardé mortellement son père, mercredi matin, à Derb Moulay Bouchaïb, n° 1561, Kariat Al Jemaâ, à Casablanca. Le père, âgé de 59 ans, enseignant dans une école de Médiouna, a été appelé par son frère pour rencontrer son fils qui voulait lui demander pardon.

Un jeune homme a poignardé mortellement son père, mercredi matin, à Derb Moulay Bouchaïb, n° 1561, Kariat Al Jemaâ, à Casablanca. Le père, âgé de 59 ans, enseignant dans une école de Médiouna, a été appelé par son frère pour rencontrer son fils qui voulait lui demander pardon. Face-à-face, avec lui, le père qui a laissé derrière lui quatre filles, a été surpris par le fils qui l’a attaqué avec un couteau . Il l’a criblé de coups avant de l’abandonner, baignant dans une mare de sang. Dépêchés sur le lieux, les éléments de la brigade urbaine de la police judiciaire de Ben M’Sik-Sidi Othmane ont arrêté le fils et ont avisé les sapeurs-pompiers pour transporté le père qui était encore en vie vers les urgences de l’hôpital Sidi Othmane. Seulement, il a rendu l’âme deux heures plus tard. Le fils en cause serait un aliéné mental. Il disparaissaitt de temps en temps pendant plusieurs jours avant de réapparaître.
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Vieux 15/10/2004, 15h15
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Par défaut De la nécessité au vol

Pour subvenir aux besoins de sa mère en médicaments, Fouzia, la trentaine, épouse d’un chômeur, a travaillé durant une journée chez une femme pour faire le ménage conte une somme de 100 dirhams. Mais elle allait céder à la tentation du vol.

Fouzia endurait le calvaire en silence. Elle ne savait plus quoi faire pour confronter les aléas de la vie. Sa mère souffre depuis trois ans d’une grave maladie qui nécessite des médicaments onéreux. De plus, son époux est au chômage et n’a pas l’intention de chercher un emploi pour gagner sa vie. Heureusement qu’elle n’a pas encore d’enfants, ce qui lui aurait rendu la vie encore plus dure. Que devait-elle faire pour gagner sa vie et procurer des médicaments à sa mère ? La seule solution est qu’elle cherche un emploi lui permettant d’avoir un revenu. Où ? Fouzia n’a aucun diplôme, ni scolaire ni professionnel et ne pratique aucun métier. D’abord, elle n’a jamais mis les pieds à l’école et elle est donc restée analphabète. À quel saint se vouer ? Son mari fait semblant de n’être au courant de rien. Sans vergogne, il sortait et rentrait chez lui pour lui demander quelques sous afin qu’il achète des cigarettes et s’attable dans un café. Il feint également d’ignorer qu’elle se débrouille à gauche et à droite pour avoir quelques dirhams nécessaires pour acheter au moins de quoi se nourrir. Que devait-elle faire devant une telle situation où toutes les portes sont fermées ?
Elle a décidé d’aller au “Mawkef“, situé à la rue d’Agadir, à Casablanca, lieu où les femmes de ménage se mettent en quête d’un client pour aller faire le ménage chez lui. Elle n’était pas la seule. Il y avait d’autres femmes qui attendaient. Une heure après son arrivée, une femme qui a garé sa voiture pas loin du lieu en question est venue chercher l’une d’elles. Une dizaine de femmes de ménage se sont présentées devant elle. Seulement, elle a choisi Fouzia et l’a conduite chez elle au quartier Oasis. À son appartement, elle lui a expliqué ce qu’elle attendait d’elle. En achevant sa besogne, Fouzia est partie avec un billet de 100 dirhams. La femme était bel et bien généreuse, d’autant plus que Fouzia lui avait dit qu’elle n’avait jamais fait ce genre de travail et qu’elle était obligée de gagner de l’argent pour pouvoir acheter des médicaments pour sa mère. Quelques heures plus tard, la femme a ouvert un petit sac qui contenait des bijoux en or. Elle cherchait une chaîne. Elle ne l’a pas trouvée. A-t-elle disparu ou était-elle seulement dissimulée dans un autre endroit ? Bien qu’elle fût certaine de l’avoir dissimulée dans le sac, elle a cherché partout dans l’appartement. Mais en vain. Même sa montre et un chèque au nom de son fils d’une somme de trois mille dirhams avaient disparu. Qui les a subtilisés ? Elle a aussitôt pensé à Fouzia.
C’était la seule personne étrangère qui était en sa compagnie à la maison. La femme s’est rendue le lendemain au commissariat de police pour déposer plainte. Chargés de l’affaire, les éléments de la 11ème section judiciaire de Casablanca-Anfa ont mis la main sur Fouzia. Cette dernière a reconnu avoir subtilisé la chaîne en or, une montre et un chèque. Elle a précisé qu’elle avait vendu la chaîne à 500 dirhams à un bijoutier disposant d’un local situé dans une Kissariat sise au boulevard Afghanistan, à Hay Hassani et qu’elle avait encore en sa possession la montre et le chèque. Son objectif est d’avoir plus d’argent pour acheter les médicaments pour sa mère.
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  #119  
Vieux 15/10/2004, 15h18
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Par défaut Les familles échangent les accusations

Khalid Alami Hassani, affirme que son frère, Hicham, n'a jamais parlé de ses consultations psychiatriques. Concernant les rumeurs sur l’infidélité de Samia Selmani, Khalid estime qu'«il n'y a pas de fumée sans feu».

L'affaire désormais connue sous le nom du "drame de Rabat" continue de hanter les jours et les nuits de beaucoup de monde. L'enquête se poursuit, certes, mais jusqu'à présent, l'énigme reste entière. Personne ne peut clairement répondre à la question : pourquoi Hicham Alami Hassani a-t-il égorgé ses deux enfants avant de mettre fin à ses jours ? Un double infanticide suivi d'un suicide.
Selon des sources policières, le psychiatre qui traitait Hicham est en passe de remettre son rapport sur l'état mental de son patient au juge d'instruction en charge de l'affaire. Grâce à ce rapport, les enquêteurs et les proches des disparus pourront peut-être comprendre les raisons qui ont poussé Hicham à commettre son forfait.
En attendant, rien ne va plus entre la famille de Hicham, d'une part, et celle de Samia, d'une autre. Cette dernière affirme qu'elle n'a plus aucun rapport avec les parents et les frères de Hicham. Elle ne veut même plus entendre parler d'eux. Pourquoi? La raison est simple. Samia considère que "l'enfance troublée de Hicham est à l'origine de ses troubles psychiques".
Hicham, pour lequel les proches de Samia refusent le qualificatif de "Marhoum", assistait régulièrement à des scènes où sa mère était victime de la violence de son mari. "Chose qu'il a reproduit par la suite avec moi", poursuit Samia.
Faut! lance Khalid, le propre frère de Hicham. La gorge nouée par l'émotion, Khalid assure, dans un entretien accordé à ALM, que ses parents ont toujours vécu dans une parfaite harmonie et son frère aimait énormément ses enfants, sa famille et la vie. Ne trouvant aucune explication logique aux "allégations" de Samia, Khalid souligne que sa famille et lui-même font entièrement confiance dans la justice marocaine. "Même si le drame dépasse toute imagination, nous sommes farouchement convaincus que la vérité finira par éclater". D'ailleurs, "je ne comprends pas toute cette haine de la part de Samia et de sa famille".
Et d'ajouter que "Hicham ne nous a jamais informés qu'il consultait un psychiatre". Sur ce point, Samia et ses proches sont catégoriques. "Nous avons une ordonnance du docteur Benchekroune dans laquelle il prescrit des médicaments antidépresseurs à Hicham", affirme un proche de Samia.
En fait, selon ce dernier, Hicham souffrait d'un dédoublement de personnalité. "Il a, à maintes reprises, menacé sa femme avec l'arme blanche". Probablement le même couteau avec lequel il est passé à l'action. Mais pourquoi Samia n'a-t-elle pas alerté la police? "J'ai tout fait pour préserver ma famille", dit-elle. "Ma famille n'était jamais au courant de mes problèmes avec Hicham. La seule personne avec laquelle je parlais des troubles de Hicham, c'était sa mère qui vit à Casablanca". Mais cette dernière, poursuit Samia, me tournait continuellement en bourrique, me lançant au visage: Mon fils n'est pas fou et ne le sera jamais". En discutant avec Samia et ses proches, on comprend aisément que leur ennemi numéro un est sans doute la mère de Hicham. "Elle lui prenait tout son argent", souligne Samia. Hicham devait, toujours selon les dires de Samia, "passer à la caisse". Et même quand il ne travaillait plus, c'est-à-dire depuis juin dernier, c'est le salaire de Samia que Hicham partageait mensuellement avec sa mère. D'ailleurs, cette dernière serait propriétaire d'un bar malfamé à Casablanca, situé dans l'intersection des boulevards Zerktouni et Anfa. "Tous ces mensonges sont sans aucun fondement", soutient Khalid, le frère de Hicham. "Ma mère ne sort pas de chez elle et mes parents font leur Omra comme de bons musulmans". Khalid assure qu'il ne ripostera pas aux accusations de Samia et de sa famille. Pour ce qui est des rumeurs au sujet de l'infidélité de Samia, Khalid estime qu'il n'y a pas de fumée sans feu. "Mais réellement, nous n'avons pas la tête à cela. Un test ADN pour prouver la paternité de Hicham ne le ramènera pas", affirme Khalid. Concernant le fameux enregistrement que Hicham aurait laissé avant de passer à l'acte, les familles n'ont pas encore eu connaissance officielle de son contenu. Mais déjà, les proches de Samia affirment que Hicham aurait laissé un mot doux pour sa femme. En tout cas, si Hicham était véritablement atteint mentalement, au point de mettre fin à ses jours, on comprend difficilement comment il aurait pu égorger, de sang froid, ses propres enfants. Certains pensent d'ailleurs que même les praticiens les plus chevronnés auront du mal à résoudre cette énigme. Justement, si Hicham était psychiquement instable, capable de commettre le pire, pourquoi ses psychiatres n'ont pas alerté la police ? Pour le moment la vérité sur cette tragédie se perd dans les méandres des accusations échangées par les deux familles. Dramatique.
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Vieux 15/10/2004, 15h30
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Par défaut Six cambrioleurs d’appartements sous les verrous

Cinq jeunes hommes et un quinquagénaire qui ont semé la panique parmi les habitants du quartier Californie à Casablanca, ont été mis hors d’état de nuire après avoir cambriolé une dizaine d’appartements

Cinq jeunes hommes et un quinquagénaire ont été arrêtés dernièrement par les éléments de la police de Hay Hassani-Aïn Chock, à Casablanca pour avoir perpétré plusieurs cambriolages des appartements situés au quartier Californie. Il s’agit de Yassine, Mohamed A. et Ahmed âgés de vingt et un ans, le premier avait purgé une peine d’emprisonnement de dix mois pour vol et consommation de drogue. Il s’agit également de Mohamed. Y, vingt-neuf ans, repris de justice pour vol qualifié et recherché par la police de Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ, Redouane. A, vingt-huit ans, repris de justice pour vol et Mohamed. R, cinquante-quatre ans, commerçant, repris de justice pour coups et blessures.
Cette bande de malfaiteurs a été démantelée après avoir perpétré, le mois dernier, une dernière opération qui a ciblé un appartement situé au même quartier. Entamant leurs investigations, les éléments de la police de Hay Hassani-Aïn Chock sont arrivés à déduire qu’un jeune homme, prénommé Yassine, qui jouit d’une mauvaise réputation fréquentait le quartier Californie de temps en temps et liquidait d’une fois à l’autre quelques objets dans un marché se situant pas loin du quartier en question. Les enquêteurs sont arrivés à savoir également que Yassine accompagnait, à bord d’un Peugeot 607, un autre jeune homme, qui pourrait être son complice. L’enquête policière s’est soldée par l’arrestation de Yassine et son ami à bord de la voiture en question. Soumis aux interrogatoires, ils ont reconnu avoir perpétré des cambriolages dans plusieurs appartements du quartier Californie. Ils ont précisé qu’ils volaient les objets précieux et les appareils électroménagers qu’ils liquidaient soit dans les marchés de Casablanca, soit dans ceux de Khouribga et El Gara. Tous les deux ont indiqué aux enquêteurs leurs complices dont des receleurs, qui ont été tous mis hors d’état de nuire. Ces derniers ont avoué être des membres de la bande de Yassine.
Considéré comme le cerveau de la bande, Yassine a précisé aux enquêteurs avoir perpétré pas moins d’une dizaine d’opérations, toutes dans des appartements du quartier Californie. Les cinq jeunes hommes et le quinquagénaire ont été traduits devant le Parquet général près la Cour d’appel de Casablanca poursuivis pour vols qualifiés et recels.
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