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| Mohamed, âgé de 19 ans, demandait à des familles d’Imintanout de lui confier leurs enfants mineurs, non scolarisés, pour les employer dans des laiteries contre des sommes d’argent. Seulement, il les emmenait à Sidi Bennour afin de les exploiter dans la mendicité et les "Halka". À Sidi Bennour, la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance est archicomble ce jour du mois d’octobre. C’est la première fois qu’elle examine une pareille affaire. La tête baissée, Mohamed se tient devant les magistrats. Personne ne concevait qu’une personne aussi jeune que lui pouvait exploiter des enfants à la fleur de l’âge. Exploitait-il des enfants ? Comment ? La majorité de l’assistance connaît déjà l’histoire. Parce qu’elle a fait le tour de la ville une fois l’affaire éclatée. Comment a-t-elle été soulevée ? C’était une ronde routinière pour lutter contre la petite criminalité dans cette ville qu’effectuaient les éléments de la police, lorsque ces derniers ont remarqué un enfant de sept ans s’adressant aux passants, leur tendant sa petite main et les suppliant de lui verser un sou. Il leur a expliqué qu’il était orphelin de ses deux parents et qu’il dormait à la belle étoile. Les policiers qui combattent ce fléau se sont adressés à lui et l’ont fait monter dans le fourgon. Certes, il pleurait et leur demandait de le relâcher. L’un des policiers lui a demandé sa demeure et ses parents. “Ou demeurent-ils ? Sont-ils aussi cruels au point qu’ils te livrent à la mendicité ?“, lui a-t-il demandé tout en le rassurant qu’ils ne lui feraient pas de mal et qu’ils allaient prendre soin de lui pour le remettre à ses parents que la loi va châtier. “Mes parents ne savent pas que je mendie“, leur a-t-il affirmé. Comment ? Qui l’a embrigadé dans les rangs de ces bataillons de mendiants ?. D’abord, ses parents demeurent à Imintanout, explique-t-il aux enquêteurs. Ils sont très pauvres au point qu’ils n’ont pas pu l’inscrire à l’école. Ils ont préféré le garder près d’eux en attendant qu’il trouve un boulot qui lui permette d’avoir quelques sous pour les aider. Et l’occasion est arrivée quand Mohamed, dix-neuf ans, est venu chez eux leur proposer de prendre l’enfant avec lui à destination de Rabat. “Là, il va travailler dans une laiterie“, leur a-t-il expliqué. Seulement, il n’a pas tenu sa promesse. Il l’a conduit à destination de Sidi Bennour, où il loue une chambre, pour l’engager dans la mendicité et parfois à faire la “Halka“. Cet enfant était obligé de verser la recette journalière à Mohamed qui se contentait de lui donner de quoi manger et boire et envoyer quelques sous mensuels à ses parents à Imintanout. “Je ne suis pas le seul enfant qui travaille pour lui, nous sommes trois“, a avoué l’enfant aux enquêteurs. Ces derniers se sont lancés à la recherche des deux autres enfants jusqu’à ce qu’ils les aient trouvés pour les conduire au commissariat et recueillir leurs déclarations qui accusent Mohamed. Effectivement, ils ont reconnu avoir été engagés par ce dernier pour amasser l’argent en recourant à la mendicité ou à l’organisation de “Halka“. Ils ont même précisé que Mohamed n’hésitait pas à abuser, à chaque fois, de l’un d’entre eux. Un comportement que Mohamed a nié quand il a été arrêté. Il a avoué aussi bien devant les enquêteurs que devant le procureur du Roi, les avoir exploités dans la mendicité et les “Halka“. Confirmant sa disculpation en ce qui concerne l’abus sexuel le procureur s’est contenté de l’accuser d’exploitation d’enfants pour mendicité. Une accusation qu’il a reconnue devant le tribunal lors de son interrogation et qui lui a coûté un an de prison ferme. Alors que les trois enfants ont été confiés à leurs parents. |
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#132
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| Un présumé auteur de plusieurs actes d’escroquerie qui se faisait passer pour un responsable important a été arrêté récemment à Meknès. Un homme soupçonné d'être impliqué dans plusieurs affaires d'escroquerie, faux et usage de faux et usurpation d'identité est tombé, récemment, dans les filets de la 2ème brigade criminelle du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Meknès. Selon des sources du SRPJ, A.M, âgé de 29 ans, qui se faiser passer pour un haut fonctionnaire, opérait dans plusieurs régions du Maroc où il promettait à ses victimes, en contrepartie d'importantes sommes d'argent, d'intervenir en leur faveur pour l'aboutissement de dossiers administratifs, l'acquisition d'agréments de transport ou l'embauche dans la fonction publique, en particulier dans les rangs de la sûreté nationale. Le prévenu se présentait comme une personnalité bien introduite auprès des sphères de l'administration et capable de résoudre n'importe quel problème. Ses services, offerts à des victimes ciblées parmi les couches aisées, coûtaient six millions de centimes pour insertion dans les rangs de la sûreté nationale, à 150 millions de centimes demandés à un promoteur immobilier en contrepartie d'une intervention en faveur de son projet auprès du ministère de l'Habitat. Grâce aux signalements des victimes, cet imposteur a été arrêté près de la gare Emir Abdelkader, lieu de rendez-vous avec l'une de ses victimes, en possession d’un fausse carte professionnelle. La perquisition à son domicile a permis et la saisie notamment d'importantes sommes d'argent en dirhams et dollars américains, un ordinateur utilisé pour la confection de faux documents, des photos du suspect en tenue de la Gendarmerie royale et de la marine royale, un pistolet en plastique et une bombe lacrymogène. |
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| Cinq personnes dont deux filles ont été arrêtées, dernièrement, par la police judiciaire de Rabat après avoir perpétré quinze agressions contre des automobilistes empruntant la route côtière allant de Témara à Rabat. Ce n’était pas la première fois qu’elle arpentait ce trajet de la route côtière entre Rabat et Témara. Est-elle une fille de joie? Plusieurs automobilistes l’ont remarquée à maintes reprises, mais sans s’arrêter. Mais d’autres ont fini par être séduits par sa forme svelte et ses beaux yeux. Ahmed est l’un de ces derniers qui n’ont pas pu contrôler leurs désirs. Elle marchait à pas lents tout en distribuant, ses beaux sourires et ses clins d’œil. Ahmed qui conduisait sa voiture à destination de Rabat a préféré au départ ralentir la vitesse. Sans trop penser, elle s’est convaincue que l’homme est tombé dans ses filets. Quand il s’est arrêté, elle s’est dirigée vers lui pour lui demander de descendre. Au contraire, il l’a sollicitée de monter à ses côtés. Et elle a commencé à marchander avec lui. Elle lui a demandé deux cents dirhams. Une somme qui lui a paru cher et il lui a offert de monter contre un billet de cent dirhams. Tout à coup, un jeune homme cagoulé, armé d’un couteau l’a surpris par un coup sur le visage avant d’ouvrir la portière de la voiture et le jeter dehors. Un deuxième jeune homme et un troisième, cachant tous les deux leurs visages par des cagoules et armés d’une épée et d’un coutelas, ont rejoint le premier et la prétendue fille de joie a reculé pour le laisser entre les mains du trio. Chacun d’eux n’hésitait pas à lui administrer des coups de poing et de pied, tenant leurs armes. Certes aucun d’entre eux n’a osé le larder, mais ils l’ont menacé de déchiqueter son corps s’il criait ou demandait du secours. Après quoi, ils ont subtilisé tout ce qu’il portait sur lui, argent, montre, téléphone portable, bague et gourmette en or. Et après, ils ont disparu pour guetter un autre automobiliste et ce, avant de prendre la fuite. Ahmed comme d’autres automobilistes se sont dépêchés aux commissariats de police et ont déposé plainte. Au fil des semaines, une dizaine d’opérations ont été effectuées par les membres de la bande et une dizaine de victimes, qui rêvaient passer quelques bons moments avec la jeune fille de joie à bord de leurs voitures. Des bons moments qui se sont réduits en un clin d’œil à une raclée doublée de vol. Les éléments de la police judiciaire de Rabat n’ont pas gardé les mains croisées. Ils se sont lancés à la recherche des voyous. Or, ils ne disposaient que de signalements des prétendues filles de joie. Car les jeunes malfrats étaient tous cagoulés. Même des ratissages de grande envergure ont été entrepris par les limiers. Mais en vain. Car les voyous en cause prenaient leurs précautions. L’arrestation de la fille et les jeunes malfrats hantaient l’esprit des enquêteurs jour et nuit et ce jusqu’au jour où ils ont fini par mettre la main, sur la prétendue fille de joie et deux jeunes malfrats en flagrant délit, au moment où ils ont attaqué un automobiliste. Conduits au commissariat de la police, ils ont avoué avoir perpétré quinze opérations. Ils n’étaient pas les seuls membres de la bande. Ils ont déclaré qu’ils opéraient avec la complicité de quatre autres personnes dont deux filles. Les enquêteurs de la police judiciaire ont fini par mettre la main sur l’une des filles et sur l’un des jeunes hommes. Trois sont encore en fuite et la police est sur leur trace. |
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#134
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| Casablanca. Les éléments de la brigade urbaine à Sidi Bernoussi-Zénata ont mis fin aux activités de deux malfrats qui posaient des pierres au niveau d’un pont et leur jetaient des projectiles sur les véhicules pour obliger les conducteurs à s’arrêter et les agresser. Sur l’autoroute Casablanca-Rabat, il conduisait tranquillement sa voiture. Il était minuit moins le quart, en ce jour d’octobre. Les mains sur le volant et les yeux rivés sur la route, il conduisait avec précaution. Il était à une centaine de mètres du pont donnant sur le siège de l’ex-Office national du thé et de sucre (ONTS), au quartier Sidi Bernoussi à Casablanca, lorsqu’il a remarqué de loin des objets entassés en diagonale. De quoi s’agit-il ? Qui les a entassés ? s’est-il demandé, tout en ralentissant. En s’approchant, il s’est rendu compte qu’il s’agissait de grosses pierres. Tout-à-coup, des projectiles ont commencé à pleuvoir sur sa voiture. Grâce à ses réflexes, il est arrivé rapidement à partir sans être touché, ni blessé. Quelques minutes plus tard, un deuxième automobiliste a pu également sortir indemne du même piège. Toutefois, si ces deux automobilistes ont eu la chance de s’en sortir indemnes, il n’en a pas été de même pour A.A, chauffeur de grand taxi. Il conduisait son véhicule qui assure le transport des voyageurs entre Rabat et Casablanca et vice versa, quand il est arrivé, vers minuit, sur le pont en question. Certes, il a été surpris de voir les pierres entassées sur la route. Sans trop réfléchir, il a accéléré pour échapper au piège tendu sans doute par quelques voyous. Il connaissait les histoires des automobilistes agressés au même endroit. Il s’agit d’un fléau qui préoccupe depuis pas mal de temps les automobilistes. En tentant de dépasser les pierres, des projectiles ont commencé à pleuvoir sur sa voiture au point que l’un d’eux a traversé le pare-brise, qui a été cassé, pour le blesser à la joue gauche. Un autre projectile l’a touché au niveau du thorax. Et pourtant, il a continué son chemin sans s’arrêter, car il savait que s’il s’arrêtait, il serait agressé. Il a continué à rouler jusqu’à la porte de l’hôpital Mohammed V, à Hay Mohammadi, où il a gagné les urgences pour subir les soins nécessaires. Après quoi, il s’est adressé au commissariat de police pour déposer plainte. C’est là qu’il a appris que d’autres personnes avaient déjà porté plainte à ce propos et que la police ne ménageait aucun effort pour mettre les malfrats hors d’état de nuire. Prenant l’affaire en main, les éléments de la cinquième section judiciaire de la brigade urbaine de la police judiciaire, à la sûreté de Sidi Bernoussi-Zénata ont entamé aussitôt les investigations nécessaires. Il semblent décidés à ne retourner à leurs bureaux qu’une fois les voyous arrêtés. Une opération de ratissage de grande envergure leur a permis d’arriver à leurs fins. Ils ont mis la main sur deux jeunes hommes, M.N et M.A, âgés respectivement de vingt et vingt-deux ans, tous deux célibataires et sans profession. Ces derniers ont reconnu devant les limiers de Sidi Bernoussi-Zénata, avoir entassé des pierres sur la route, au pont donnant sur l’ONTS, pour obliger les automobilistes à s’arrêter. La seconde partie du plan consistait à délester ceux qui se seraient arrêtés. Les deux malfrats ont été traduits devant la Cour d’appel de Casablanca, poursuivis pour constitution d’une association de malfaiteurs et vol qualifié. Depuis, les automobilistes qui empruntent ce pont respirent un peu mieux. |
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| Un escroc de 29 ans, qui se faisait passer pour un membre du secrétariat particulier du Palais Royal, a été mis hors d’état de nuire par les éléments de la police judiciaire de la Sûreté régionale de Meknès. «Je travaille au secrétariat particulier du Palais Royal», a chuchoté A .M. dans les oreilles de Mohamed. Une seule phrase et une apparence frappante envoûtèrent Mohamed qui rêvait depuis belle lurette d’être embauché dans un emploi permanent sans risquer de se retrouver du jour au lendemain sans travail. “Oui, il y en a eu plusieurs… Je peux t’embaucher où tu veux, mais je te propose un poste à la police“, lui dit-il sur un ton serein. En entendant ces mots, Mohamed a ressenti un courant de joie passer dans ses veines. Il n’a jamais pensé avoir une telle occasion facilement. Seulement, il ne s’est pas interrogé sur le hasard qui lui a permis de rencontrer un membre du secrétariat particulier du Palais Royal. Ce hasard est-il aussi simple pour lui permettre de se retrouver dans un même lieu avec un haut fonctionnaire de l’Etat, qui ose lui divulguer sa fonction sans raison ? Toutefois, il semble que l’apparence et les mots bien mesurés de A.M avaient un effet inhibiteur sur Mohamed. Sinon, comment l’a-t-il cru en un clin d’œil au point qu’il n’a pas transigé avec lui à propos de la contrepartie d’emploi quand il lui a demandé une somme de 60.000 dirhams ? D’un rendez-vous à l’autre, il est arrivé à lui verser cette somme. Depuis, A.M n’a jamais donné signe de vie. Et les 60.000 dirhams s’étaient évaporés avec le rêve de Mohamed. Ce n’était pas lui seul qui est tombé dans les filets du faux haut fonctionnaire. Des dizaines d’autres victimes, aussi rêveurs que lui ont connu le même sort. Voilà une autre victime qui est plus ou moins aisée et qui rêve d’avoir un agrément de transport. Elle aussi n’a pas pensé comment un haut fonctionnaire de l’Etat est arrivé à le rencontrer par hasard et lui proposer sans vergogne de lui faciliter l’obtention d’un agrément de transport interurbain. Elle lui a versé une somme de plus de 40.000 dirhams. Cependant, son rêve s’est évaporé avec l’argent quand A.M. a disparu définitivement. Ce dernier ne cessait point de chercher d’autres victimes. Et ce fut le tour d’un promoteur immobilier auquel il a promis une intervention en faveur de son projet auprès du ministère de l’Habitat. Un service qui a coûté au promoteur une somme de 150.000 dirhams. Seulement la promesse n’a pas été tenue et la somme est allée gonfler le compte bancaire de A.M. qui a disparu sans laisser de trace. Au fil des semaines, le nombre des victimes s’accroît et le compte bancaire de A.M se gonfle sans qu’il réalise le moindre rêve de ses victimes. Ces dernières, résident dans différentes villes ont recouru à la police pour déposer plainte. Des investigations ont été lancées contre A.M. par différentes brigades de police à travers plusieurs villes. Seulement, ce sont les éléments de la deuxième brigade criminelle de la Sûreté régionale de la police judiciaire de Meknès qui sont arrivés à le mettre hors d’état de nuire au moment où il attendait l’une de ses victime à la gare l’Emir Abdelkader, à Meknès. En effectuant une perquisition chez lui, les enquêteurs ont saisi plusieurs faux documents, des sommes d’argent en dirhams et en devises, un PC qu’il utilisait pour falsifier les différents documents et un pistolet en plastique. Ayant avoué avoir filouté plusieurs victimes, A.M. a été traduit devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Meknès. La police a découvert que le compte bancaire de cet escroc notoire de 29 ans etait garni d’une somme de 940.000 dirhams ! |
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| Trois lycéens ont été arrêtés dernièrement au quartier Derb Ghallef, à Casablanca, après avoir été mêlés à une affaire de falsification de faux billets de 200 dirhams. Ils attendent actuellement d’être déférés devant le juge d’instruction près la Cour d’appel de Casablanca. Quartier Derb Ghallef, à Casablanca. Une voiture est garée, ce dimanche 31 octobre 2004, dans une station-service. Un jeune garçon, très élégant, a ouvert la portière, est descendu calmement, puis a appelé le pompiste et lui a demandé de l’approvisionner en essence. Ayant Achevé sa tâche, le pompiste a tourné la tête vers le jeune garçon pour recevoir l’argent. Effectivement, celui-ci lui a tendu un billet bleu de deux cents dirhams et s’est tenu devant lui, en attendant qu’il lui remette la monnaie. Seulement, en touchant le billet bleu, le pompiste s’est rendu compte, au toucher, qu’il était différent des autres billets de deux cents dirhams. Il est peut-être faux, pense-t-il avant de lever la tête et de scruter le jeune garçon qui se tenait encore devant lui. “Qui t’a donné ce billet ?“, lui a-t-il demandé. Le jeune garçon l’a également scruté avant de l’interroger sur la raison de sa question. Le pompiste lui a demandé d’attendre car il voulait alerter la police. «Pourquoi ?», balbutie le jeune garçon qui semble perturbé au point qu’il a tenté de remonter en voiture. Le pompiste lui a demandé d’attendre parce que le billet de banque semblait faux et qu’il fallait alerter la police qui doit s’assurer de son authenticité. «Mais pourquoi appeler la police? voilà je vais te payer avec un autre billet sans problème», lui dit le jeune garçon. Devenant pâle, ce dernier l’a supplié de ne pas alerter la police. La question est devenue trop sérieuse et sa réponse sera très importante. Aussitôt, le jeune garçon a tenté une fois encore de remonter dans sa voiture. Seulement, le pompiste l’en a empêché et l’a conduit de force avec le soutien du responsable de la station-service pour le garder dans un lieu isolé. “Allo ! Nous avons chez nous un jeune garçon qui détient un faux billet de deux cents dirhams“, lance le responsable de la station d’essence à la police. Sans perdre de temps, les éléments de la deuxième section judiciaire de la police de la sûreté de Casablanca-Anfa se sont dépêchés sur les lieux et ont arrêté le jeune garçon. Il s’agit d’un lycéen, âgé de dix-huit ans, poursuivant ses études dans un établissement scolaire du quartier Derb Ghallef. “C’est ta voiture ?“, lui a demandé l’un des limiers. Le lycéen a répondu négativement, en expliquant qu’elle appartient à son père. Et le faux billet de banque ? Il a répondu aux enquêteur l’avoir reçu d’un ami, également lycéen. Le jeune garçon les a conduits jusqu’à la demeure de sn ami. Ils ont mis la main sur le deuxième jeune lycéen qui a remis le faux billet au premier. Est-ce lui qui a falsifié les billets de banque ? Lui, également a répondu négativement. C’est un ami à lui qui lui a versé quelques faux billets de deux cents dirhams. Lequel ? le deuxième lycéen les a conduits chez le faussaire. Il s’agit, également d’un lycéen, qui s’est penché dernièrement sur la falsification des billets de deux cents dirhams en utilisant des outils informatiques, tels le scanner, le PC. Pourquoi y a-t-il recouru ? L’auteur principal a expliqué aux enquêteurs qu’a défaut d’argent pour satisfaire tous ses besoins en divertissements, habillements et autres, il a pensé à recourir à la méthode la plus simple et la plus accessible : scanner les billets de banques de deux cents dirhams. Et voilà, il ne sera plus dans le besoin. Toutefois, sa soif d’argent l’a mouillé dans une affaire qui lui coûtera des années de prison. Il a été traduit, en compagnie de ses deux complices, mercredi dernier, devant la Cour d’appel de Casablanca. |
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#137
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| Quelque 47.000 paquets de cigarettes blondes de contrebande introduits des Emirats arabes unis ont été saisis, jeudi dernier, par les éléments de la 4ème section judiciaire de la brigade urbaine près la sûreté de Casablanca-Anfa. Quelque 47.000 paquets de cigarettes blondes de contrebande introduits des Emirats arabes unis ont été saisis, jeudi dernier, par les éléments de la 4ème section judiciaire de la brigade urbaine près la sûreté de Casablanca-Anfa. La marchandise saisie a été introduite par un commerçant qui a été arrêté, avec la complicité d’un transitaire de la place, qui a été également appréhendé pour être traduit devant la justice. Le commerçant en cause importait des produits cosmétiques avant de s’adonner au trafic de cigarettes de contrebande. Par ailleurs, les éléments de la même section judiciaire ont mis la main le même jour sur deux cousins qui dissimulaient 70 Kg de haschich à l’intérieur de leur voiture. |
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#138
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| Quarante-quatre manifestants violemment dispersés au ministère des Finances. Et le gouvernement a l'intention de conclure un partenariat avec la CGEM afin d'insérer les docteurs-chômeurs dans le secteur privé. Les diplômés-chômeurs ont eu, encore une fois, un rendez-vous avec la bastonnade. Ce fut le jeudi 4 novembre au siège du ministère des Finances à Rabat. Des dizaines de docteurs à la recherche d'un poste budgétaire ont été violemment dispersés par les Forces de l'ordre à l'issue d'une réunion qu'ils ont tenue au département de Fathallah Oualalou. Pas moins de 44 manifestants, dont plusieurs femmes, ont été blessés. En fait, à quelques semaines de l'entrée en vigueur de la loi de finances 2005 qui prévoit la création de 7.000 nouveaux postes budgétaires, les diplômés chômeurs ont estimé que le gouvernement n'a pas l'intention de leur donner la priorité en matière de recrutement dans la fonction publique. Dans un communiqué rendu public le même jour, l'union des cadres supérieurs au chômage (UCSC), a estimé que lors de la réunion au ministère des Finances, "à laquelle a également participé le responsable des affaires générales à la wilaya de Rabat, les méthodes de militantisme de l'USCS ont été sévèrement critiquées et incriminées". Les discussions entre les deux parties n'ayant abouti à rien de concret, les diplômés chômeurs ont décidé de surenchérir afin que leur voix soit entendue. L'un des manifestants a tenté de s'immoler par le feu à l’intérieur du ministère des Finances. Le drame a été évité de justesse. Cependant, immédiatement après cet incident, les forces de l'ordre ont procédé à un vaste déploiement dans la capitale surtout devant les sièges des ministères où des diplômés chômeurs observent des sit-in. Aujourd'hui, les autorités restent très vigilantes, surtout que les docteurs au chômage ont promis de ne pas baisser les bras. Contacté par ALM, Driss Guerraoui, conseiller de Driss Jettou, et premier interlocuteur des diplômés-chômeurs, assure que "le gouvernement a un engagement écrit avec cinq groupes de diplômés-chômeurs". Et d'ajouter que 99% de ce programme d'insertion a été réalisé. Il ne reste que quelques diplômés qui seront insérés dans les semaines qui viennent". Par la suite, Driss Guerraoui, assure que la Primature entamera des discussions avec d'autres diplômés-chômeurs "sur la base des postes consacrés à cette opération". En clair, le gouvernement n'a nullement l'intention de fonctionnariser tous les diplômés chômeurs du pays. Le message est clair et c'est qui semble déranger certains jeunes chômeurs qui tiennent absolument à bénéficier d'un poste à la fonction publique. Guerraoui rappelle, à ce titre, que les docteurs au chômage sont aujourd'hui au nombre de 5.600. Les contraintes budgétaires du gouvernement ne permettent pas leur insertion en totalité. "Nous leur proposons souvent des emplois dans le secteur privé, mais ils refusent systématiquement", confie Guerraoui. Par ailleurs, les chefs de file de l’UCSC disent ne plus faire confiance à M. Guerraoui qu’ils accusent de mensonge et de gestion opaque de leur dossier. Le gouvernement est en plein négociation avec la CGEM pour la conclusion d'un partenariat dont le but sera, justement, d'insérer les docteurs au chômage dans la vie active. Ce partenariat d'envergure impliquera également l'ANAPEC et l'OFPPT, car le gouvernement a aussi l'intention de former certains de ces diplômés pour faciliter leur insertion dans les sociétés privées dont l'unique contrainte est la rentabilité. |
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#139
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| Quelque 47.000 paquets de cigarettes de contrebande en provenance du Golfe ont été saisis, jeudi dernier, par les éléments de la 4ème section judiciaire de la brigade urbaine près la sûreté de Casablanca-Anfa. La marchandise saisie a été introduite grâce à la complicité d’une société de transit. L’affaire a démarré par une information importante parvenue aux limiers de la quatrième section judiciaire de la brigade urbaine près la sûreté de Casablanca-Anfa. Cette information faisait état qu’une importante cargaison de cigarettes blondes, en provenance d’un pays du Golfe allait être déchargée à l’aéroport Mohammed V, à Casablanca. S’agit-il d’une vraie ou fausse information ? Cette interrogation ne se pose jamais aux enquêteurs, parce qu’ils se lancent dans une enquête sur le terrain une fois l’information reçue. Les limiers de la quatrième section judiciaire, qui ne dérogent pas à cette règle, se sont dépêchés à l’aéroport pour surveiller de près le chargement des cigarettes par la voiture de la société transitaire, à savoir Transit Aéro-maritime pour le transport international (TST). En dehors de l’aéroport, les enquêteurs sont restés planter à bord de leurs voitures. Quelques minutes plus tard, le véhicule surveillé est apparu, avec à son bord le chauffeur de la société transitaire (TST). Les limiers l’ont suivi à bord de leurs véhicules jusqu’au quartier Moulay Abdellah. Là, devant la porte d’un entrepôt, le chauffeur s’est arrêté pour commencer le déchargement de la marchandise et ce, sous les yeux du propriétaire. Tout à coup, les éléments de la police qui le surveillaient sont descendus de leurs véhicules pour lui demander d’ouvrir l’un des cartons. Pourquoi ? Après qu’il eut appris leurs identités, le chauffeur leur a montré le propriétaire de la marchandise. Qu’est-ce qu’il importe ? Il leur a répondu qu’il s’agit de produits cosmétiques. La réponse a nécessité l’ouverture de l’emballage pour s’en assurer. Et le chauffeur a ouvert un carton, puis un deuxième, puis un troisième. Les enquêteurs ne sont pas étonnés de découvrir ce que leur indic leur a déjà révélé. D’un carton à l’autre, ils découvrent des cartouches de cigarettes, de marque Marlboro. Il s’agit de 47.000 paquets de cigarettes, soit 940.000 cigarettes. D’où est venue toute cette marchandise ? Pourquoi n’a-t-elle pas été découverte à l’aéroport Mohammed V ? La société transitaire qui en est en charge est-elle au courant ? Plusieurs questions ont hanté aussitôt l’esprit des enquêteurs. “Essahraoui“, propriétaire de la marchandise a aussitôt craché le morceau. Il importait effectivement des produits cosmétiques du Golfe. Après quelques opérations conformes, sa société a été enregistrée chez les douanes comme l’une des sociétés qui importent, conformément à la loi. Depuis, le contrôle de sa marchandise ne s’effectue que sélectivement. Ce qui a permis à “Essahraoui“ de penser à introduire frauduleusement les cigarettes loin des yeux des douaniers et de leur système informatique. En connivence avec la société de transit, TST, il a importé du Golfe, comme à l’accoutumée, les produits cosmétiques et ce, avant de commencer la contrebande des cigarettes,. Depuis, il a gardé des cartons dans l’entrepôt où s’effectue le contrôle à domicile. Lorsqu’il est retourné dans la région du Golfe pour importer une fois encore les produits cosmétiques, il a chargé l’équivalent de la marchandise gardée au dépôt du quartier Moulay Abdellah, par des cartons renfermant cette fois-ci des cartouches de cigarettes. En rentrant au Maroc, il a changé les cartons renfermant les cartouches de cigarettes par ceux qui contiennent les produits cosmétiques, au cas où sa marchandise aurait été sélectionnée pour contrôle. Les paquets de cigarettes achetés dans les pays du Golfe pour moins de cinq dirhams l’unité se vendent à quinze dirhams sur le marché local. Il empoche donc un bénéfice de dix dirhams par paquet. Le propriétaire des cigarettes de contrebande a avoué aux enquêteurs avoir effectué trois autres opérations avant d’être arrêté. Chacune a porté sur la même quantité, à savoir 47.000 paquets de cigarettes de contrebande. Il a avoué également que la société de transit, TST, qui se charge de ses transactions, est au courant de ces manœuvres et empochait en contrepartie des commissions. A titre d’exemple, a-t-il affirmé aux enquêteurs, il lui a versé lors de la dernière opération, qui a échoué, la bagatelle de 140.000 dirhams. En versant à la douane les taxes allant à 50.000 dirhams, la société de transit a empoché 90.000 dirhams. Les enquêteurs ont arrêté également le responsable de la société de la société de transit, TST et son chauffeur. |
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#140
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| Vol au laboratoire du lycée Moulay Ismaïl à Meknès. Des produits chimiques jugés relativement d’une extrême dangérosité, auraient été dérobés du laboratoire du lycée Moulay Ismaïl la nuit du 02-03/11-2004. On s’est emparé aussi de microscopes, de loupes et de lampes. C’est le vol probable de produits chimiques qui inquiète les enquêteurs. On craint qu’ils ne tombent entre les mains de personnes sans scrupules et sans respect pour la vie humaine. Apparemment, selon les premiers éléments de l’enquête, il n’y aurait pas eu d’effraction, ce qui pose de sérieux problèmes. Une enquête a été ouverte pour tirer au clair cette affaire qui semble osciller entre le cambriolage anodin et le vol prémédité à desseins incertains. Notons que le lycée Moulay Ismaïl, l’un des plus grands établissements scolaires du Maroc, est situé en plein centre ville et que, à part son laboratoire, il est le siège d’un autre centre plus important de distribution de produits chimiques et pédagogiques. La vigilance est donc plus que nécessaire et surtout le renforcement de la sécurité de ces lieux pour dissuader tout énergumène. |