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| Kelaât Sraghna. A cause d’une partie de billard, un jeune de dix-sept ans a été poignardé par trois amis près d’une salle de jeux. Ces derniers ont été arrêtés et traduits devant la justice à Marrakech. Mounir n’aurait jamais pu se douter que sa vie s’achèverait à son dix-septième printemps. Issu d’une famille de Jnane Bekkar, à trois kilomètres du centre de Kelaât Sraghna, le jeune garçon, qui jouit d’une bonne réputation, est serviable et aime la vie. À l’âge de sept ans, il a été à l’école la plus proche pour poursuivre ses études. Avec succès, il est arrivé à la huitième année de l’enseignement fondamental. Seulement l’échec qui s’en est suivi l’a mis en dehors de l’école et il est resté chez lui. Ses parents ont essayé de l’inscrire dans une école privée pour qu’il arrive à réaliser ses rêves. Mais en vain. Dépourvus de moyens financiers à même de l’aider, ils ont fini par renoncer. Mounir leur a demandé de lui permettre d’aller à Casablanca pour se débrouiller afin d’épargner l’argent nécessaire pour reprendre ses études. Mais ils ont refusé. Ils n’ont pas accepté qu’il s’éloigne d’eux et ont craint qu’il soit absorbé par la mégapole. En conséquence, il est resté chez lui. Ses parents le prenaient en charge, en lui achetant des vêtements et lui donnant l’argent de poche. Bref, il vivait dans l’oisiveté. Il ne se réveillait que tardivement pour prendre son petit-déjeuner, puis son déjeuner avant de rejoindre ses amis au centre de Kelaât Sraghna, qui se trouvaient le plus souvent dans un café ou dans une salle de jeux. C’est d’ailleurs pas loin de là qu’il a été liquidé. Comment cela s’est-il passé? Mounir était, en ce jour de novembre, dans la salle de jeux. Il bavardait avec ses amis sans jouer au billard. Son tour n’est arrivé que plus tard. Quand il a commencé à jouer, ses adversaires étaient un trio du Jnane Bekkar et du douar Rouiche. C’étaient des connaissances à lui, surtout qu’il fréquentait lui aussi souvent cette salle de jeux, mais ils n’avaient pas de relations amicales avec lui. Et pourtant, il a accepté de jouer avec eux. D’une partie de billard à l’autre, un malentendu a éclaté entre eux. “J’ai déjà misé ma pièce“, a dit Mounir quand l’un du trio l’a interpellé, lui demandant de miser une pièce de cinq dirhams. D’un mot à l’autre, l’un du trio a asséné un coup de poing à Mounir. Ce dernier n’est pas resté les bras croisés. Il lui a donné également un coup de poing. Le sang a giclé du nez de son antagoniste. Le trio a tenté de se jeter sur Mounir. Seulement, ce dernier a pris la fuite. Après une course-poursuite de quelques minutes hors de la salle de jeux, ils l’ont rattrapé. Les badauds sont intervenus pour les empêcher de le maltraiter. Le trio a reculé, faisant semblant qu’ils ne le toucheraient plus, qu’ils le laisseraient aller en paix. Toutefois, après que les badauds se soient dispersés, les trois poursuiveurs ont couru derrière lui une fois encore. Ils l’ont rattrapé et ont commencé à le malmener violemment. Coups de poing et coups de pied pleuvaient. Mounir qui criait au secours a tenté de résister en donnant d’une fois à l’autre un coup de poing à l’un de ses agresseurs. Pour finir la bagarre, l’un des trois amis s’est saisi d’un couteau qu’il dissimulait sous ses vêtements et lui a porté un coup au niveau de la poitrine. Après quoi, les trois jeunes, âgés respectivement de dix-huit, dix-neuf et vingt et un ans, ont pris la fuite. Arrivant sur les lieux, les habitants ont transporté le malheureux jeune homme à bord d’un taxi à destination de l’hôpital. Alertés, les éléments de la police judiciaire se sont dépêchés sur les lieux pour entamer les investigations nécessaires pour arrêter les trois voyous. Entre-temps, Mounir a rendu l’âme à l’hôpital. Et le trio a fini par être intercepté et traduit devant la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Marrakech. |
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| Lorsque Mustapha a vu le corps de son frère Ahmed gisant dans une mare de sang suite à un coup de couteau, il a été tellement choqué qu’il a été terrassé par une attaque cardiaque. «Il le paiera cher quand je sortirai de prison». C’est l’idée qui germait dans la tête d’Abderrahim, depuis six mois, quand il a été condamné par le tribunal de première instance de Hay Hassani-Aïn Chok à quatre mois de prison ferme et ce, pour tentative de détournement de mineur et incitation à la débauche. Qui paiera cher et pourquoi ? Depuis qu’il avait quitté le domicile de sa mère, sis Carrière Messaoudi, à Aïn Diab, Abderrahim, tailleur de son état, a rejoint son grand-père à Hay Hassani. Il a préféré séjourner chez lui, depuis qu’il est sorti de prison, après avoir purgé une première peine d’emprisonnement ferme pour coups et blessures à l’arme blanche. Certes, son grand-père l’a accueilli chaleureusement du moment que lui-même ne resterait plus solitaire. Seulement, il n’a jamais pensé qu’il allait lui créer des problèmes avec ses voisins, notamment Abdelkader. Handicapé moteur et vendeur de pain dans une boutique au souk situé pas loin du commissariat de police, 15ème arrondissement de Hay Hassani-Aïn Chok, Abdelkader est père de belles filles, timides et jouissant d’une bonne réputation. La majorité des jeunes de leur quartier ont tenté de les séduire. Mais en vain. Elles ne s’intéressaient qu’à leurs études. Au fil de son séjour avec son grand-père, Abderrahim a été séduit par les filles d’Abdelkader. Il voulait l’une d’elles. Il ne cessait à chaque fois de les harceler. Il n’épargnait même pas celles d’entre elles qui étaient mineures. Il n’hésitait pas à les solliciter à l’accompagner dans la chambre de son grand-père. Pire encore, il a commencé à les menacer de les y introduire de force pour les violer. Les filles d’Abdelkader qui ont choisi au départ de ne rien divulguer à leurs parents ont fini par se plaindre auprès de leur mère. Avisé, Abdelkader n’est pas resté les mains croisées. Il a conduit ses filles jusqu’aux service de la sûreté de Hay Hassani-Aïn Chok pour déposer plainte contre Abderrahim. Arrêté, ce dernier a été condamné à quatre mois de prison ferme. Depuis, il a gardé une rancune contre Abdelkader, sa femme et ses filles. Le sentiment de vengeance le hantait jour et nuit derrière les murs de la prison Oukacha. Une vengeance qui coûterait la vie à Abdelkader. Il comptait les jours en attendant sa libération. Début octobre 2004. Abderrahim a été libéré. Il semble qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner l’idée de la vengeance. Pourquoi ? Il n’aurait jamais pu imaginer être un jour arrêté et jeté en prison sans aucun motif ! Pour lui, inciter les filles à la débauche, les harceler et les menacer à l’arme blanche, ne constitue pas un délit méritant pareil châtiment. En conséquence, il doit se venger, pense-t-il. Quelques jours plus tard, il a acheté un couteau et s’est rendu au souk où Abdelkader dispose de son commerce après avoir bu une grosse quantité de vin. Cependant, il n’a pas trouvé son antagoniste. C’est son épouse qui se chargeait de vendre le pain. Abderrahim n’a pas hésité à la provoquer. Il a commencé à l’insulter pour finir par lui donner un coup de pierre au niveau de son épaule droite. Apprenant ce qui est arrivé à sa femme, Abdelkader a couru au commissariat de police pour déposer plainte. Aussitôt, Abderrahim a disparu de la circulation. Il fallait attendre le mercredi 24 novembre pour qu’il réapparaisse une fois encore au souk, en état d’ébriété et armé d’un couteau. Les badauds se sont attroupés autour de lui, tentant de l’empêcher d’agresser Abdelkader. Mais en vain. Il a menacé tout le monde avec son couteau. Pour se défendre, Abdelkader s’est muni d’une barre en fer. Mais Abderrahim est arrivé à le déséquilibrer et à le faire tomber à terre. Aussitôt, un marchand du souk, Ahmed, est intervenu pour apaiser les tensions. Toutefois, Abderrahim, qui était comme un monstre enragé, lui a asséné un coup de couteau au niveau de la poitrine. Tombé par terre, Ahmed a commencé à crier au secours. Les marchands du souk ont attrapé Abderrahim tentant de l’immobiliser. Mais il est parvenu à s’enfuir. A ce moment, l’un des marchands est allé alerter la famille d’Ahmed. Son frère cadet, Mustapha, est arrivé. Quand il a lancé un regard sur le corps de son frère baignant dans une mare de sang, il a été choqué et a perdu connaissance. Transporté aux urgences à l’hôpital Hassani, les deux frères ont rendu l’âme ; le premier, Ahmed, suite à ses blessures et le second, Mustapha, suite à une crise cardiaque. Alertés, les éléments de la police de la sûreté de Hay Hassani-Aïn Chok se sont lancés sur les traces d’Abderrahim. Ils l’ont intercepté quelques heures plus tard au domicile de sa mère, sis Carrière Messaoudi. Devant les enquêteurs, il a dit regretter avoir tué les deux frères innocents au lieu d’Abdelkader. aujourdhui.ma |
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| Un policier a tué, mardi dans l’après-midi, un marchand de cigarettes après l’avoir agressé, avec un couteau, dans son bureau de tabac situé au quartier Essalama, à Ben Msik-Sidi Othmane, Casablanca. Un policier a tué, mardi dans l’après-midi, un marchand de cigarettes après l’avoir agressé, avec un couteau, dans son bureau de tabac situé au quartier Essalama, à Ben Msik-Sidi Othmane, Casablanca. Le policier en cause qui avait l’intention de voler de l’argent est arrivé à subtiliser une somme de 9 mille dirhams du tiroir avant de prendre la fuite. Seulement, la vigilance des éléments de la police de Ben Msik-Sidi Othmane leur a permis d’arrêter l’auteur de crime et de vol un laps de temps plus tard. Le policier en cause qui aurait des problèmes pécuniaires n’a rejoint les rangs de la sûreté nationale que durant quatre ans. |
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| Pour qu’elle ne soit pas confrontée, dans l’avenir, aux questions à propos de son bébé, fruit de relations extraconjugales, sur son origine et son père, Nadia a fini par le tuer en l’étouffant. Nadia n’a jamais imaginé tomber enceinte et accoucher d’un enfant depuis qu’elle a rejoint les rangs des filles de joie à Khemisset. Et pourtant, c’est ce qui lui est arrivé. Comment ? Cette fille de vingt-trois ans est née au douar Lakhzazna, Caïdat de Sidi Abderrazak, à Khemisset. Atteignant l’âge de la scolarisation, elle a été inscrite à l’école la plus proche de chez elle. Seulement, elle n’a pas dépassé le niveau de la cinquième année d’enseignement fondamental pour se retrouver du jour au lendemain près de sa mère. Elle est restée à faire la lessive et laver le linge. Arrivant à l’âge de l’adolescence, elle a commencé à chercher sa liberté personnelle. Elle ne voulait plus rester emprisonnée chez elle, derrière quatre murs comme le harem. Elle désirait sortir, bavarder, accompagner ses amies au centre-ville et connaître de jeunes hommes. Toutefois, la recherche d’une liberté sans conscience et maturité semble ne mener qu’à l’enfer. Nadia a vécu, âme et chair, cette expérience. Au fil du temps, elle a commencé par fumer des cigarettes et parfois du haschisch. Certes, les jeunes qui s’amusaient avec elle étaient au départ généreux. Seulement, quand elle est devenue facile pour tout le monde, personne ne veut rien lui livrer qu’en contrepartie de quelques moments de plaisir. Enfin, elle s’est habituée à coucher avec n’importe quel jeune à la recherche du plaisir et ce, contre une somme d’argent. Bref, elle s’est convertie en une fille de joie. Depuis, Nadia ne rentre plus chez elle que rarement. Sa mère qui était, également, en besoin de soutien matériel ne lui a rien reproché et n’a pas protesté contre elle. Au contraire, elle l’accueillait chaleureusement à chaque fois qu’elle retournait chez elle pour lui glisser dans la main des billets de banque. Après quoi, elle rebroussait chemin à la rue en quête de clients avec lesquels elle passait des nuits. Un jour, Nadia est tombée enceinte. Que doit-elle faire? Comment doit-elle affronter son calvaire ? Se contente-t-elle de patienter neuf mois avant de mettre au monde son nouveau-né ? Qui est son père ? Plusieurs questions lui ont hanté la tête sans avoir de réponse. Sa mère et sa sœur lui ont conseillé d’utiliser des produits traditionnels pour se faire avorter. Mais en vain. Il semble que cet embryon qui colle dans son ventre s’accroche à la vie. Neuf mois plus tard, elle a accouché d’un garçon. Qui en est le père ? la question se pose toujours. Mais elle reste sans réponse. Sa mère et sa sœur lui ont demandé de ne plus penser à l’avenir de son enfant et de s’intéresser à son présent, à sa nourriture et à son habillement. Elles lui ont expliqué qu’elle doit penser à l’argent nécessaire pour veiller sur lui. En conséquence, elle doit retourner à la rue en quête des clients. Effectivement, elle a repris son activité, vendant sa chair. Est-elle sur le bon chemin ? Que doit-elle dire à son enfant quand il sera grand ? Peut-elle lui expliquer qu’il n’a pas de père, qu’il est l’enfant du péché, le fruit de quelques moments de plaisir vendus à un client ? D’une semaine à l’autre, elle voit son enfant grandir, ses problèmes s’accroissent. Et la solution? Difficile de la trouver. Quatre mois plus tard, elle s’est rendue chez sa sœur, mariée, pour passer quelques jours avec elle. Le premier jour est passé, puis son séjour chez elle a duré une semaine. Il semble qu’elle désirait encore rester chez elle. Ce jour de novembre, la sœur de Nadia et son mari sont sortis de chez eux depuis le matin. Ils vont rendre visite à quelques membres de leur famille au douar Lahrabla, commune de Makam Talba. Quand ils ont retourné chez eux, ils ont remarqué l’absence du nourrisson. Où est-il ?. “Je l’ai confié à une famille riche qui va prendre soin de lui”, leur a répondu Nadia. Racontée-t-elle la vérité? Son beau-frère ne l’a pas cru, lui a demandé de raconter la vérité. Mais en vain. Nadia lui a confirmé qu’elle l’a donné à une famille qui le prendra en charge. Sans dire mot, son beau-frère qui n’a pas avisé son épouse de son initiative, part à destination du poste de la Gendarmerie Royale à Sidi Abderrazak. “Je doute de ses comportements et ses paroles, je ne l’ai pas crue”, a-t-il expliqué aux enquêteurs. Il a mis la puce à l’oreille de ces derniers qui ont décidé de l’accompagner chez lui afin d’interroger Nadia. D’une question à l’autre, cette dernière a craché le morceau :“ Je l’ai étouffé avec mes deux mains et je l’ai enterré au-dessous de la paille” Son corps a été effectivement retrouvé et Nadia a été traduite devant la justice à Rabat. |
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| Pour obliger un membre de leur réseau de trafic de cocaïne à leur rendre 360 g de cocaïne, ils ont fini par kidnapper et séquestrer sa mère. Une affaire qui a fini devant le tribunal de Taza. À Taza, les éléments du service régional de la police judiciaire se sont étonnés, ce jour du mois de novembre, quand D.R, âgé de trente et un ans s’est présenté devant eux, alors qu’il était dans un état lamentable. “Ma mère a été kidnappée“, leur a-t-il affirmé les larmes aux yeux. Âgée de soixante ans, cette femme qui n’a eu qu’un seul enfant a disparu de son domicile qu’elle ne quittait que rarement. Pourquoi a-t-il cru qu’il s’agit d’un enlèvement ? A-t-il assisté à son enlèvement ? Connaît-il les kidnappeurs ? Il a répondu négativement à toutes les questions. Il ne leur a même pas donné le moindre signe pouvant les aider à saisir une piste susceptible de mener l’enquête à la libération de la mère et l’arrestation des kidnappeurs. Que veulent-ils d’abord ces kidnappeurs ? Lui ont-ils demandé une rançon? Toujours pas de réponse convaincante. “Personne ne m’a appelé pour me réclamer quoi que se soit “ répond--il. Toutefois, les enquêteurs ont remarqué lors de la discussion avec D.R qu’il était perturbé, au point qu’il bégaie parfois. Craint-il quelque chose ? Ce comportement inexplicable a mis la puce à leurs oreilles. Ses réponses sont-elles véridiques ? Est-il sérieux ? Ne tentait-il pas de dissimuler un secret ? À ce moment, ils ont décidé de le mettre en cause et de l’accuser d’être un complice dans cette affaire de kidnapping ou d’avoir monté un coup pour arriver à un objectif quelconque. Aurait-il kidnappé sa propre mère? Non, affirme-t-il. “Mais les ravisseurs en veulent à moi et non pas à ma mère“, crache-t-il. Sa mère n’est qu’un appât pour le mettre dans les filets? Quels filets et pourquoi? D.R s’est mis à table. Il a expliqué aux enquêteurs qu’il est membre d’un réseau de trafic de drogue dure. Il est l’un des membres du réseau qui se chargent de la distribution de la marchandise dans les régions de Larache, Fès, Agadir et autres villes contre une commission. Il a précisé aux enquêteurs que l’enlèvement de sa mère par les membres du réseau est le résultat d’un règlement de comptes. Il était à Taza quand il a été appelé par un membre du réseau. Il lui a demandé de rejoindre les membres du réseau de trafic de cocaïne à Fès. Ils organiseront une réunion. Aussitôt, il a voyagé à bord d’un autocar pour les trouver au lieu de la rencontre. Lors de cette réunion, il a soulevé le problème qui l’opposait au responsable de la bande. Lequel ? Quand il a été arrêté la dernière fois, ses responsables lui ont demandé de rester bouche cousue, sans dévoiler les identités des membres du réseau. En contrepartie, ils lui ont promis de verser une somme d’argent mensuelle à sa mère et ce jusqu’à son relâchement. Seulement, ils n’ont pas tenu leur promesse et sa mère est restée sans le moindre sou pour subsister. Toutefois, ses responsables semblent ne pas vouloir lui remettre l’argent qu’il réclame. Et la solution? Il a décidé de se venger pour récupérer son argent. Comment doit-il faire ? Après la réunion, une quantité de 360 grammes de cocaïne lui a été remise pour la liquider. Cependant, il a décidé de la garder jusqu’à ce qu’ils lui aient versé son dû. Quand il est retourné chez lui, il a dissimulé la marchandise dans la maison située dans la périphérie de Taza, région de Bouklal, à Meknassa orientale et a disparu ensuite sans leur donner signe de vie. Ils l’ont cherché partout. Mais en vain. Au fil du temps, ils ont enlevé sa mère pour l’obliger à leur rendre la marchandise et obtempérer à leurs ordres. D.R a fini par dévoiler les identités des membres du réseau. Les limiers du service régional de la police judiciaire de Taza n’ont ménagé aucun effort pour élucider cette affaire et donner un coup au réseau. Après un ratissage de la ville, ils sont arrivés à mettre la main sur deux membres de la bande. Il s’agit de H.M et T.B. “C’est à Tétouan que sa mère a été seule depuis quelques jours“, ont déclaré les deux trafiquants de drogue. Se dépêchant sur Tétouan, ils ont fini par trouver la mère. Cependant, aucun autre membre de la bande n’a été arrêté. Il semble qu’ils aient été alertés, mais qui les avait prévenus ? Une enquête est ouverte pour le savoir. |
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| tu n as aps des news plus joyeuse à apporter :-? |
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| Citation:
C'est pas que j'essaye de vous degouter du Bled mais je partage ces info qui me choquent afin que l'on sache tous ce qui se passe dans notre pays... Ainsi on ne dira plus "vous avez vu la-bas..." et Inchallah nous essayerons de réagir ensemble ou chacun de son coté a ces faits salam |
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#180
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| Sans profession, Jamal a choisi de profiter des rêves des candidats à l’immigration pour leur offrir ses services contre d’importantes sommes d’argent. Il a déplumé une dizaine de victimes avant d’être arrêté. “Allo ! Jamal déjeune maintenant chez nous“. C’est la seule phrase que Mohamed a lancée au téléphone pour alerter les éléments de la police judiciaire à Kasbat Tadla. Ils attendaient cet appel téléphonique pour mettre leur fourgon en marche et aller à destination de la demeure de la personne qui les a appelés. Quelques minutes plus tard, ils ont frappé à la porte. Un jeune homme leur a ouvert avant d’appeler “Jamal, quelqu’un t’attend à la porte“. Jamal qui sirotait du thé s’est étonné. Qui l’attendait? Qui sait qu’il déjeunait chez Mohamed ? Il a rejoint ce dernier au seuil de la demeure et s’est planté devant les trois hommes qui l’attendaient. “Police, viens avec nous“, lui ordonne l’un des trois limiers. Jamal est monté dans le fourgon en leur compagnie tout en exprimant son étonnement. “Quelle est mon accusation?”, leur demande-t-il avant d’arriver au commissariat. Avec patience, les limiers n’ont rien répondu avant de le conduire dans leur bureau. Ils lui ont demandé de s’asseoir et ont entamé leur interrogatoire. Il a clamé son innocence. “Non, je ne l’ai pas escroqué“, leur affirme-t-il. Une fouille corporelle leur a permis de trouver sur lui un chèque bancaire portant une somme de trois mille dirhams, signé au porteur. “À qui appartient ce chèque“, lui a demandé le policier. Il lui a répondu qu’il appartenait à un enseignant. Ce dernier le lui a remis comme garantie contre une somme d’argent qu’il lui avait prêtée. Informant le procureur du Roi près le tribunal de première instance près de Kasbat Tadla de l’arrestation de Jamal et de son inculpation, ils ont demandé son autorisation d’examiner son compte bancaire. Les instructions ont été données et les limiers ont entre leurs mains les relevés bancaires du mis en cause. Durant une semaine, il a versé une première somme de 60 mille dirhams dans son compte et une deuxième somme de 20 mille dirhams. La semaine suivante, il y a versé une somme de 30 mille dirhams. “Quelle est ta profession ?”, lui demande le chef de la brigade. Sa réponse était catégorique : Il ne travaille pas. D’où lui sont arrivées ces sommes d’argent? La question est pertinente. Jamal garde le silence. Pourquoi? Il n’a rien à répondre que dire la vérité. Et il est passé à table. Il est bel et bien escroc. Il déplumait sans pitié les rêveurs de l’Eldorado. Il ne renonçait jamais à profiter de leur obsession d’émigrer vers les pays européens et de leur naïveté. Sans emploi fixe, Jamal, la trentaine, a pensé profiter de la situation des candidats à l’émigration clandestine. Au départ, il a lancé la rumeur d’avoir une relation avec une personne bien placée dans l’administration à Rabat. Cette relation lui permet de faciliter la tâche aux candidats à l’émigration. Bref, il a la possibilité de leur obtenir facilement un visa. Hasna est l’une de ses victimes qui a frappé à sa porte lorsqu’elle a entendu que Jamal pouvait lui ouvrir les horizons de l’Europe. Cette fille qui a été expulsée de l’école au niveau de la septième année d’enseignement fondamental l’a rejoint pour lui demander de lui faciliter l’obtention d’un visa. “Tu es encore jeune et je dois rencontrer tes parents“, lui demande-t-il. Hasna a accepté et jamal a rencontré ses parents. Il leur a réclamé une somme de 110 mille dirhams. Une somme qui dépasse leur imagination et dont ils ne disposent pas. Hasna a insisté. “C’est une occasion à ne pas rater“, pense-t-elle. La solution ? Son père a cédé enfin à son rêve. Il a vendu un lot de terrain qu’il avait hérité de ses parents. Et il a remis de 110 mille dirhams à Jamal. Au fil du temps, ce dernier n’a pas tenu sa promesse. Et la famille de Hasna s’est convaincue que ses millions se sont évaporés. Alors que Jamal leur a tourné le dos pour se consacrer à d’autres victimes. Trente mille dirhams, vingt mille dirhams, dix mille dirhams et d’autres milliers de dirhams qu’il a empochés d’une dizaine de victimes. Mais sans qu’il tienne ses promesses. Ses victimes ont porté des plaintes contre lui. Seulement, il a disparu. Il fallait attendre le piège que lui avait tendu les limiers chargés de l’affaire en connivence avec l’une de ses victimes pour le mettre dans leurs filets. Et le chèque qu’ils ont trouvé sur lui qui portait trois mille dirhams ? Il l’a subtilisé à un enseignement qui vient de regagner Kasbat Tadla et avec lequel il a entretenu une relation amicale. Jamal est traduit devant la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Kasbat Tadla poursuivi pour escroquerie et falsification de chèque. aujourdhui.ma |