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  #21  
Vieux 04/06/2004, 08h45
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Par défaut On lui a taillé un bon costard

Marié ? C’est la question qu’Aïcha a lancée avant de baisser sa tête et la mettre entre les paumes de ses mains. Son époux, Mohamed, se tenait devant elle sans ajouter le moindre mot.
D’abord, c’est lui-même qui lui avait reconnu avoir une deuxième épouse plus jeune qu’elle. Un instant plus tard, elle a levé sa tête et l’a scruté de haut en bas pour l’accuser de menteur. Il est sorti sans lui répondre. Aïcha s’est réfugiée dans un coin de sa chambre, les larmes aux yeux. Les questions bouillonnaient dans son cerveau. Est-il vraiment marié avec une autre femme ou mentait-il ? Pourrait-il l’abandonner avec ses cinq enfants ? Oublierait-il en un instant les seize années qu’ils avaient vécues sous le même toit au quartier Sidi Moumen, à Casablanca et se remarier sans l’aviser et sans avoir son accord?. Tout est possible. Elle est à son trentième printemps et elle avait suivi les débats sur le nouveau code de la famille à travers les médias au point qu’elle est devenue consciente de ses droits et ses obligations. Elle est convaincue qu’il ne pouvait pas se remarier sans avoir recouru à une ruse. Car le code de la famille l’interdit inconditionnellement.
Les absences successives de son mari ont enrichi ses soupçons. S’il n’est pas marié à une autre femme, où passe-t-il ses nuits ? Pourquoi ne s’intéresse-t-il plus à ses cinq enfants ? Pourquoi donc tous ces changements en moins de quatre mois ? Quand le mari est rentré à la maison, elle lui a demandé la vérité. “je dis la vérité et voilà mon acte de mariage avec l’autre femme“, lui affirme-t-il sans vergogne et sans prendre en considération le mal qu’il lui fait. Elle fondit en larmes et a commencé à lui reprocher sa « traîtrise ». Il ne lui a pas répondu, mais il a claqué la porte derrière lui. Aussitôt, elle s’est levée pour ouvrir l’armoire et prendre un document, elle a mis sa djellaba avant de sortir. Elle marchait rapidement et ne s’est arrêtée qu’une fois devant la porte du commissariat de police de Sidi Moumen. Le policier qui se tenait devant la porte lui a indiqué un bureau.
Elle y est entrée pour se présenter devant un policier en tenue civile. Sans lui laisser le temps de l’interroger, elle lui a remis le document qu’elle avait pris de l’armoire. Il l’a lu attentivement avant de lever sa tête vers elle. “C’est ton acte de mariage ?“, lui demande-t-il. Elle lui a répondu affirmativement. Mais, le policier ne savait pas ce qu’elle voulait de lui, il lui a demandé des explications. Et elle lui a répondu qu’elle s’est mariée avec Mohamed en 1988. Leur foyer s’est égayé de cinq enfants durant seize ans. Seulement, il ne rentre plus chez lui que rarement. Il passe des nuits chez une autre femme. Bref, il s’est remarié sans l’aviser et sans prendre son accord. Le limier a noté ses déclarations et a convoqué le mari.
Ce dernier, tailleur de son état, a reconnu avoir une autre épouse avec laquelle il s’est remarié il y a quelques mois. Il lui a précisé qu’il a avisé sa première épouse, mais elle ne voulait rien entendre. Enfin, il s’est remarié sans son accord. Comment ? Il s’est adressé à l’un de ses amis, un écrivain public, qui l’a mis en contact avec un mokadem et ce après lui avoir rédigé une demande d’attestationdecélibat. Le mokaddem n’a pas hésité à lui remettre l’attestation en question lui permettant de se présenter devant les instances judiciaires en tant que célibataire. Pour quelle contrepartie? Le tailleur a affirmé qu’il n’a pas soudoyé l’agent d’autorité. Ce dernier a également nié avoir reçu le moindre sou, parce qu’il a rendu un service à son ami l’écrivain public.
Enfin, le tailleur, l’écrivain public et le mokaddem ont été traduis devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ pour obtention d’une fausse attestation administrative, fausses déclarations et complicité dans l’obtention indûment d’une autorisation administrative confirmant le célibat d’une personne mariée.
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  #22  
Vieux 04/06/2004, 11h30
 
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Citation:
Mysteriouss a écrit*:
Marié ? C’est la question qu’Aïcha a lancée avant de baisser sa tête et la mettre entre les paumes de ses mains. Son époux, Mohamed, se tenait devant elle sans ajouter le moindre mot.
D’abord, c’est lui-même qui lui avait reconnu avoir une deuxième épouse plus jeune qu’elle. Un instant plus tard, elle a levé sa tête et l’a scruté de haut en bas pour l’accuser de menteur. Il est sorti sans lui répondre. Aïcha s’est réfugiée dans un coin de sa chambre, les larmes aux yeux. Les questions bouillonnaient dans son cerveau. Est-il vraiment marié avec une autre femme ou mentait-il ? Pourrait-il l’abandonner avec ses cinq enfants ? Oublierait-il en un instant les seize années qu’ils avaient vécues sous le même toit au quartier Sidi Moumen, à Casablanca et se remarier sans l’aviser et sans avoir son accord?. Tout est possible. Elle est à son trentième printemps et elle avait suivi les débats sur le nouveau code de la famille à travers les médias au point qu’elle est devenue consciente de ses droits et ses obligations. Elle est convaincue qu’il ne pouvait pas se remarier sans avoir recouru à une ruse. Car le code de la famille l’interdit inconditionnellement.
Les absences successives de son mari ont enrichi ses soupçons. S’il n’est pas marié à une autre femme, où passe-t-il ses nuits ? Pourquoi ne s’intéresse-t-il plus à ses cinq enfants ? Pourquoi donc tous ces changements en moins de quatre mois ? Quand le mari est rentré à la maison, elle lui a demandé la vérité. “je dis la vérité et voilà mon acte de mariage avec l’autre femme“, lui affirme-t-il sans vergogne et sans prendre en considération le mal qu’il lui fait. Elle fondit en larmes et a commencé à lui reprocher sa « traîtrise ». Il ne lui a pas répondu, mais il a claqué la porte derrière lui. Aussitôt, elle s’est levée pour ouvrir l’armoire et prendre un document, elle a mis sa djellaba avant de sortir. Elle marchait rapidement et ne s’est arrêtée qu’une fois devant la porte du commissariat de police de Sidi Moumen. Le policier qui se tenait devant la porte lui a indiqué un bureau.
Elle y est entrée pour se présenter devant un policier en tenue civile. Sans lui laisser le temps de l’interroger, elle lui a remis le document qu’elle avait pris de l’armoire. Il l’a lu attentivement avant de lever sa tête vers elle. “C’est ton acte de mariage ?“, lui demande-t-il. Elle lui a répondu affirmativement. Mais, le policier ne savait pas ce qu’elle voulait de lui, il lui a demandé des explications. Et elle lui a répondu qu’elle s’est mariée avec Mohamed en 1988. Leur foyer s’est égayé de cinq enfants durant seize ans. Seulement, il ne rentre plus chez lui que rarement. Il passe des nuits chez une autre femme. Bref, il s’est remarié sans l’aviser et sans prendre son accord. Le limier a noté ses déclarations et a convoqué le mari.
Ce dernier, tailleur de son état, a reconnu avoir une autre épouse avec laquelle il s’est remarié il y a quelques mois. Il lui a précisé qu’il a avisé sa première épouse, mais elle ne voulait rien entendre. Enfin, il s’est remarié sans son accord. Comment ? Il s’est adressé à l’un de ses amis, un écrivain public, qui l’a mis en contact avec un mokadem et ce après lui avoir rédigé une demande d’attestationdecélibat. Le mokaddem n’a pas hésité à lui remettre l’attestation en question lui permettant de se présenter devant les instances judiciaires en tant que célibataire. Pour quelle contrepartie? Le tailleur a affirmé qu’il n’a pas soudoyé l’agent d’autorité. Ce dernier a également nié avoir reçu le moindre sou, parce qu’il a rendu un service à son ami l’écrivain public.
Enfin, le tailleur, l’écrivain public et le mokaddem ont été traduis devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ pour obtention d’une fausse attestation administrative, fausses déclarations et complicité dans l’obtention indûment d’une autorisation administrative confirmant le célibat d’une personne mariée.

Vive le Maroc, enfin un peu de clarté dans ce brouillard.

Qu'il continu, c'est trés bien
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  #23  
Vieux 04/06/2004, 11h51
 
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Citation:
Mysteriouss a écrit*:
Marié ? C’est la question qu’Aïcha a lancée avant de baisser sa tête et la mettre entre les paumes de ses mains. Son époux, Mohamed, se tenait devant elle sans ajouter le moindre mot.
D’abord, c’est lui-même qui lui avait reconnu avoir une deuxième épouse plus jeune qu’elle. Un instant plus tard, elle a levé sa tête et l’a scruté de haut en bas pour l’accuser de menteur. Il est sorti sans lui répondre. Aïcha s’est réfugiée dans un coin de sa chambre, les larmes aux yeux. Les questions bouillonnaient dans son cerveau. Est-il vraiment marié avec une autre femme ou mentait-il ? Pourrait-il l’abandonner avec ses cinq enfants ? Oublierait-il en un instant les seize années qu’ils avaient vécues sous le même toit au quartier Sidi Moumen, à Casablanca et se remarier sans l’aviser et sans avoir son accord?. Tout est possible. Elle est à son trentième printemps et elle avait suivi les débats sur le nouveau code de la famille à travers les médias au point qu’elle est devenue consciente de ses droits et ses obligations. Elle est convaincue qu’il ne pouvait pas se remarier sans avoir recouru à une ruse. Car le code de la famille l’interdit inconditionnellement.
Les absences successives de son mari ont enrichi ses soupçons. S’il n’est pas marié à une autre femme, où passe-t-il ses nuits ? Pourquoi ne s’intéresse-t-il plus à ses cinq enfants ? Pourquoi donc tous ces changements en moins de quatre mois ? Quand le mari est rentré à la maison, elle lui a demandé la vérité. “je dis la vérité et voilà mon acte de mariage avec l’autre femme“, lui affirme-t-il sans vergogne et sans prendre en considération le mal qu’il lui fait. Elle fondit en larmes et a commencé à lui reprocher sa « traîtrise ». Il ne lui a pas répondu, mais il a claqué la porte derrière lui. Aussitôt, elle s’est levée pour ouvrir l’armoire et prendre un document, elle a mis sa djellaba avant de sortir. Elle marchait rapidement et ne s’est arrêtée qu’une fois devant la porte du commissariat de police de Sidi Moumen. Le policier qui se tenait devant la porte lui a indiqué un bureau.
Elle y est entrée pour se présenter devant un policier en tenue civile. Sans lui laisser le temps de l’interroger, elle lui a remis le document qu’elle avait pris de l’armoire. Il l’a lu attentivement avant de lever sa tête vers elle. “C’est ton acte de mariage ?“, lui demande-t-il. Elle lui a répondu affirmativement. Mais, le policier ne savait pas ce qu’elle voulait de lui, il lui a demandé des explications. Et elle lui a répondu qu’elle s’est mariée avec Mohamed en 1988. Leur foyer s’est égayé de cinq enfants durant seize ans. Seulement, il ne rentre plus chez lui que rarement. Il passe des nuits chez une autre femme. Bref, il s’est remarié sans l’aviser et sans prendre son accord. Le limier a noté ses déclarations et a convoqué le mari.
Ce dernier, tailleur de son état, a reconnu avoir une autre épouse avec laquelle il s’est remarié il y a quelques mois. Il lui a précisé qu’il a avisé sa première épouse, mais elle ne voulait rien entendre. Enfin, il s’est remarié sans son accord. Comment ? Il s’est adressé à l’un de ses amis, un écrivain public, qui l’a mis en contact avec un mokadem et ce après lui avoir rédigé une demande d’attestationdecélibat. Le mokaddem n’a pas hésité à lui remettre l’attestation en question lui permettant de se présenter devant les instances judiciaires en tant que célibataire. Pour quelle contrepartie? Le tailleur a affirmé qu’il n’a pas soudoyé l’agent d’autorité. Ce dernier a également nié avoir reçu le moindre sou, parce qu’il a rendu un service à son ami l’écrivain public.
Enfin, le tailleur, l’écrivain public et le mokaddem ont été traduis devant la Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ pour obtention d’une fausse attestation administrative, fausses déclarations et complicité dans l’obtention indûment d’une autorisation administrative confirmant le célibat d’une personne mariée.
J'etais sure des le depart que ni la nouvelle moudawana ni les nouvelles lois ne feront gagner a la femme ses droits au Maroc. pour la simple raison que notre beau pays baigne dans la corruption de son systeme juridique et politique! une connaissance a moi au Maroc a eu exctement le meme probleme il y a quelques mois seulement, cad apres la sortie de la moudawana! le mec voulait se remarier mais avait besoin d'une attestation de celibat avant de passer a l'acte. le monsieur n'a meme pas eu besoin de recourir au service d'un mqaddam, il est carrement parti au ministere et a obtenu son attestation pour la somme de 5000dhs! la femme n'a pas su quoi dire!! il faut pas rever, rien n'est pret de changer au Maroc tant que nos vieilles habitudes resteront les memes!
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  #24  
Vieux 07/06/2004, 14h13
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Par défaut Victime de viols et d’une mère indigne

Enfin, elle décide de cracher le morceau. Son employeuse à laquelle elle a confié son calvaire n’en a pas cru ses oreilles. Comment cette fille de quinze ans aurait-elle éprouvé un tourment aussi violent ? Est-il possible que sa mère puisse la livrer sans pitié aux désirs des hommes et empocher la contrepartie ? Des questions légitimes qui ont hanté l’esprit de l’employeuse au point qu’elle ne dormait plus pendant quelques nuits avant de décider de trancher sur la souffrance de cette mineure.
Ce qu’elle a entendu en ce jour du mois de mai dernier dépasse l’imagination. Ce qui est arrivé à l’adolescente est inimaginable surtout que celle qui était derrière n’est autre que sa mère. Elle s’appelle Fatima, née en 1989, dans une famille très pauvre.
Seul le père se débrouillait pour répondre à leurs besoins. Certes, il n’arrivait pas à satisfaire tous leurs besoins au point que ses enfants, à défaut des moyens nécessaires n’ont jamais mis les pieds à l’école. Au fil du temps, sa force et sa santé ont commencé à se dégrader.
Bref, il est tombé malade au point qu’il est resté cloué à son lit durant des mois. Ce sont quelques membres de sa famille qui le soutenaient matériellement. En 1999, le père a rendu l’âme, laissant derrière lui une veuve et des orphelins dont Fatima. Cette dernière était à son dixième printemps. Elle a remarqué, à l’instar de ses trois frères et sœurs que les comportements de sa mère ont changé complètement au point qu’elle ne restait plus à la maison que quelques heures durant la journée. Ou passait-t-elle son temps ? Personne ne savait au juste. Se débrouillait-elle pour gagner subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille ?. La réalité rejette cette thèse, puisqu’elle ne s’intéresse plus à son foyer ni à ses enfants. Une fois les quatre mois et dix jours du deuil d’une veuve sont passés, il semble qu’elle a décidé de leur lancer la mauvaise nouvelle:“Vous aurez un nouveau père, respectez-le comme votre propre père“. Bref, elle s’est remariée. Et le nouvel époux est venu vivre avec elle et ses enfants sous le même toit. Depuis, la mère a commencé à s’éloigner de plus en plus de ses enfants. Une situation qui allait avoir des effets négatifs sur ces derniers notamment Fatima. Personne ne s’intéresse à elle. C’est en 2000, qu’elle a été croisée par un jeune de son quartier.
Il s’appelle Abdellah, dix-neuf ans. Ce dernier lui a demandé de l’accompagner près d’Oued Oum Errabiî. Guidée par son innocence, elle est allée avec lui. Une fois arrivés, il n’a pas hésité de l’obliger à faire l’amour avec lui. En refusant, il a fini par la violer au point qu’il l’a dépucelée. En retournant chez elle, elle a raconté ce qui lui est arrivé à sa mère. En se rendant chez la famille du jeune homme, cette dernière leur a demandé de régler le problème sans recourir à la justice. Le marché a été conclu contre dix mille dirhams. Quelques mois plus tard, la mère est partie à Casablanca pour rendre visite à sa tante malade. Son époux a profité de l’occasion pour abuser de la fille et il l’a confiée à son frère qui l’a violée également sans pitié. Ils étaient en état d’ivresse avancé. Après son retour, la fille a informé sa mère.
Seulement, cette dernière n’a pas réagi craignant que son époux ne se révolte contre elle et sa fille. Quelques jours plus tard, le fils de son beau-père l’a conduite sous la menace d’un couteau jusqu’à ils arrivèrent près des rails du chemin de fer. Il a abusé d’elle sans pitié pour l’abandonner ensuite. Elle a raconté une fois encore l’histoire à sa mère. Mais toujours sans réaction. Pire encore, la mère a décidé enfin de profiter du corps de Fatima. Et elle l’a livrée à une proxénète. Cette dernière a commencé à la mettre à la disposition des hommes contre des sommes d’argent qu’empoche la mère. Entre-temps, la mère a conduit Fatima chez une femme pour travailler comme domestique. Seulement, elle est retournée quelques mois plus tard pour tenter de l’emmener chez la proxénète. Toutefois, la fille a refusé et elle a raconté son histoire à son employeuse.
Cette dernière a fini par l’emmener chez la police pour déposer plainte. La mère, son époux, le frère et le fils de ce dernier et le voisin ont été traduits devant la Cour d’appel d’El Jadida, alors que la proxénète et d’autres mis en cause qui ont violé Fatima dans des circonstances différentes font l’objet actuellement d’une note de recherche. Fatima, elle, a été confiée à une association.
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  #25  
Vieux 07/06/2004, 15h56
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Par défaut On lui a taillé un bon costard

Livrer sa propre fille à un proxénète! :-x
Ces histoires nous livrent le côté obscur du Maroc celui que l'on ne montre jamais.
A'oudou billah imine Chaytane i rrajim!
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  #26  
Vieux 08/06/2004, 09h24
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Par défaut On lui a taillé un bon costard

Salam,

Je tiens a m'excuser auprés de certaines personnes qui tous comme moi doivent etre choqués par ces différents articles, mais en fait je poste ici des articles bien précis dont l'on ne traite pas partout mais qui se passe malheureusement chez nous.
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  #27  
Vieux 08/06/2004, 12h16
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Par défaut Marocaines en détresse

Marocaines en détresse
La violence conjugale au quotidien

La violence conjugale, qu’elle s’exerce de façon verbale ou physique, est une réalité quotidienne pour des milliers de Marocaines. Retour sur ce phénomène avec l’exemple de la province d’Errachidia, dans le Sud-est du Maroc, au sein de laquelle l’association Troisième Millénaire pour le Développement vient en aide aux femmes brisées.

Une jeune femme de 17 ans, décapitée par son mari après un accès de violence. Les images, montrées à la télévision lundi dernier, ont choqué le Maroc. Et font rebondir le débat sur la violence au sein du couple, réalité quotidienne de milliers de Marocaines. Selon Fatiha Lamriss, sociologue, la violence conjugale prend diverses formes : verbale (insultes, menaces, dénigrement systématique), physique (sévices corporels, abus sexuels) ou économique (privation d’autonomie financière). Pour autant, « c’est la première fois que les médias transmettent ce genre de photos, aussi sanglantes, pour illustrer un sujet sur la violence conjugale », s’étonne Samira El Bennani. Depuis 2000, cette jeune femme est responsable du Centre d’écoute de l’association Troisième Millénaire pour le développement, basée à Errachidia, au Sud-est du Maroc. Et malheureusement, la violence conjugale, elle connaît. Toutes les semaines, elle reçoit des femmes brisées, aussi bien moralement que physiquement.

« Depuis deux ans, les femmes agressées osent venir nous voir de plus en plus », explique-t-elle. « Nous avons traité 145 cas en 20002-2003 et 284 cas en 2003-2004. » Et l’année 2004 n’est pas encore finie... « Il faut dire que notre ville cumule tous les handicaps : elle est pauvre, sans infrastructures, marginalisée par rapport au reste du pays, les traditions y sont fortes et nous y observons la montée de l’intégrisme religieux. Les femmes sont mariées trop tôt, leur croissance à peine achevée, et elles sont maintenues dans un état d’ignorance et de soumission désolant. La région est très conformiste et la femme doit se comporter en personne pieuse, soumise, obéissante. »

Quand le corps parle

Pourtant, cette violence, qui s’exerce à l’intérieur de la sphère familiale, reste largement tabou et les femmes qui décident de se rendre au Centre d’écoute ont du mal à exprimer leurs douleurs. Parfois, leur corps parlent pour elles. « J’ai reçu dernièrement une femme enceinte de 7 mois, battue affreusement par son mari. Elle avait des bleus partout et un certificat médical pour arrêter de travailler ! Et bien, son conjoint n’a pas été inquiété. Dans la plupart des cas, les femmes préfèrent se réconcilier avec leur bourreau, elles refusent l’idée du divorce, qui les marginalise encore plus. Elles subissent donc en silence. C’est très difficile de les convaincre qu’elles sont des victimes et qu’elle ont le droit de porter plainte. »

Celles qui souhaitent s’adresser à la justice sont rapidement découragées par les procédures longues et compliquées. La loi marocaine exige que douze témoins appuient la déclaration de la femme battue. Or, les violences se déroulent à la maison, en privé... « Même avec le nouveau Code de la famille, la loi reste compliquée. Il y a différents points qui ne sont pas pris en compte légalement, comme le cas de la violence ou la protection des femmes célibataires. Celles-ci sont souvent maltraitées par leurs employeurs, leur propriétaire ou leur partenaire. Elles sont victimes de la pauvreté, de la prostitution. Et la Moudawana ne leur offre pas de recours. A Errachidia, nous connaissons bien ce problème. Depuis quelques années, la sécheresse pousse les populations à migrer dans les villes pour chercher du travail. Les femmes se retrouvent déracinées dans un milieu qu’elles ne maîtrisent pas. Elles doivent souvent se contenter d’emplois mal rémunérés et leur pauvreté les confine dans des quartiers marginalisés. Le stress conduit à l’éclatement familial. Elles se retrouvent chefs de famille et essaient de survivre tandis que leurs enfants font des petits boulots dans la rue. »

Harcelées sexuellement

L’association de Samira, qui existe depuis 1999, a mené ses propres enquêtes auprès des femmes en détresse qu’elle reçoit. Il en ressort des statistiques édifiantes. Ainsi, 80% des femmes reçues au Centre sont violentées par leurs époux et 19,3% le sont par un autre membre de leur famille. 12,7% de ces femmes battues sont fonctionnaires, 87,3% sont des femmes au foyer ou n’exercent aucun métier. 11,6% d’entre elles sont victimes de violence physique, 21,6% de violence psychique et enfin, 3,8% sont victimes de harcèlement sexuel. « Le harcèlement sexuel est un problème grave dont les femmes n’osent pas parler. Une femme qui avoue avoir été agressée sexuellement est très mal vue et traitée de tous les noms. »

Une enquête réalisée en juin 2000 par l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), montre que la violence à l’égard des femmes est une pratique courante dans le pays. 55,3% des personnes interrogées ont reconnu connaître dans leur entourage une femme battue par son époux. Et lorsqu’on lit le témoignage de Rachid, employé de 35 ans, dans le quotidien Le Matin du Sahara et du Maghreb, on comprend à quel point les mentalités ont besoin d’être radicalement changées... « Dès la première nuit de noces, j’ai annoncé la couleur à ma femme pour qu’elle sache à quoi elle doit s’attendre », explique-t-il sans ambages. « Je l’ai frappé et continué à la frapper chaque fois qu’elle conteste une de mes décisions. Aujourd’hui, ma femme a bien compris la leçon et elle est devenue très compréhensive. Je mène une vie paisible et tranquille avec elle. » Terrifiant.
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  #28  
Vieux 08/06/2004, 12h48
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Par défaut Tétouan : Descente chez les Homos

On ne parle que de cela à Tétouan. Les homosexuels sont jetés en pâture aux commérages de la rue. Mardi soir, les forces de l’ordre ont fait irruption dans une salle de fête pour y découvrir un spectacle inaccoutumé.

Trente-trois hommes déguisés en femmes chantaient et dansaient. Dix femmes, vêtues selon la mode masculine, leur donnaient la réplique.
Les 43 personnes étaient là pour fêter l’anniversaire d’un jeune homme. Immédiatement, les qualificatifs ont fusé de toutes parts : homos, gouines, travestis... Le propriétaire de la salle de fêtes a été arrêté. La personne qui filmait l’anniversaire a été soupçonnée de tous les torts. En une soirée, le scandale de l’arrestation des homosexuels a fait le tour des principales villes du Nord. Les personnes interpellées sont originaires de Tétouan, Chefchaouen et Sebta. Selon une source policière, des mineurs participaient à la fête.
L’enquête suit actuellement son cours à la police judiciaire de Tétouan. Mais des voix s’élèvent déjà pour dénoncer le laxisme des autorités contre les «sodomites» et la nature de l’affaire fait craindre une escalade médiatique. Le souvenir du lynchage qu’ont subi les quinze homosexuels, arrêtés en 2002 en Egypte, est présent dans les esprits. Toutes les associations mondiales des droits de l’homme avaient dénoncé le comportement féroce des autorités égyptiennes. Des sites web gay ont lancé des appels pour ne plus se rendre en Egypte.
La mobilisation avait été générale. «On ne tombera pas dans le tort de l’affaire de l’Egypte», rassure Mohamed Lambarki, wali de Tétouan. Il ajoute que les personnes interpellées font l’objet «d’une enquête de routine». Il précise : «Les choses se passeront de façon juste, respectable des droits de l’homme et de l’intimité des personnes. Il n’y aura pas dérapage». Cette position n’est pas toutefois celle de la rue. Selon une source policière, les islamistes, très actifs à Tétouan, en appellent à l’intransigeance de la justice.
Les chefs d’accusation pourraient être nombreux : rassemblement sans autorisation, incitation à la débauche, atteinte à la moralité publique. D’autres personnes créditent de grands pouvoirs les personnes interpellées. Leur fête préparait l’organisation du congrès fondateur de l’association des homosexuels du Nord. Les diffuseurs de ces informations sont évidemment des homophobes enragés. Quant à l’arrestation des fêtards de Tétouan, elle souligne la présence d’homosexuels au Maroc. Ils sont tolérés tant qu’ils rasent les murs à l’ombre. Mais on ne leur permet pas encore de s’afficher au grand jour.
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  #29  
Vieux 08/06/2004, 12h58
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Par défaut Arrestation de l’assassin d’une ressortissante française

La Brigade criminelle préfectorale de la police judiciaire à Casablanca a procédé, lundi matin, à la reconstitution de crime concernant le meurtre de la ressortissante française assassinée, vendredi dernier par le fils d’un concierge au bureau de sa société des produits frigorifique située à la rue Rouget de L’Isle, donnant sur le boulevard Abderrahmane Essahraoui. Cette reconstitution de crime avait eu lieu après l’arrestation de l’auteur du crime, dimanche dernier vers 22h 30mn, à Marrakech. Il s’agit d’Abdelkrim Saber, né en 1980, fils d’un concierge. Ce diabétique qui ne trouvait le moindre sou pour acheter les médicaments d’une valeur de 1300 dirhams, a choisi d’attaquer la Française, Annie Marie Bouâla, 53 ans, mère de trois enfants, marié à un Marocain. Cette dernière qui séjournait au Maroc depuis 1978 a résisté lorsqu’elle a été surprise par le jeune qui lui a asséné un coup de couteau. Sa résistance lui a coûté la vie après avoir été étouffée par les mains d’Abdelkrim et poignardée par la suite avant d’être égorgée comme un mouton. L’auteur du crime qui n’a trouvé que 40 dh dans le sac à main de la défunte et 2040 dh sous le coffre fort a acheté chez Armel des chaussures avant d’aller passer la première nuit chez sa grand-mère, puis la deuxième chez un ami, avant de regagner Ouarzazate puis Marrakech ou il fut arrêté.
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  #30  
Vieux 08/06/2004, 14h08
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Par défaut Des voleurs de voitures sous les verrous

Nous sommes le vendredi 14 mai 2004. Affolé, un commerçant d’Agadir vient de rentrer aux services de la sûreté nationale, accompagné de son employé. Il a perdu plus de trois cent mille dirhams. Comment les a-t-il perdus ? lui a demandé l’un des éléments de la police judiciaire qui tentait de le calmer en lui demandant de raconter son histoire. Et le commerçant a entamé ses déclarations en expliquant qu’il était sorti de chez lui, ce matin du vendredi, pour démarrer sa voiture chargée d’une marchandise composée de matériels électroniques. Il avait l’intention de la laisser en marche pour quelques moments.
A cet instant, son employé l’attendait un peu plus loin. Tout à coup, une voiture de marque Fiat Uno de couleur blanche, à bord de laquelle il y avait trois jeunes hommes s’est arrêtée tout près de la Ford. L’un d’entre eux est descendu, une corde à la main et s’est adressé directement au seuil de la maison du commerçant. En un clin d’œil, il a maintenu le poignet de la porte par celui d’une fenêtre tout en utilisant la corde. Une ruse qui empêchera le commerçant de sortir de chez lui avant de terminer leur tâche.
A ce moment, son ami s’est dirigé vers la Ford pour l’ouvrir avec une fausse clé. Il y est monté pour démarrer à grande vitesse. La Fiat Uno l’a suivie pour que le trio disparaisse avec la marchandise et la voiture. Heureusement que l’employé qui les a remarqués est arrivé à apprendre par cœur le numéro de l’immatriculation de la voiture. Ce dernier a permis aux enquêteurs de savoir qu’elle était la propriété d’une agence de location de voiture. Aussitôt, les éléments de la police judiciaire ont entamé leurs investigations qui ont visé les différents quartiers d’Agadir. Mais en vain. Il fallait attendre que les limiers décident d’aller à Taroudant pour poursuivre l’enquête. La chance était effectivement de leur côté. Arrivant à la région de Lakliâ, ils ont remarqué une voiture qui ressemblait à celle remarquée par l’employeur du commerçant et qui portait le même numéro d’immatriculation. A bord,il y avait trois personnes. Aves le soutien des éléments de la gendarmerie royale, les policiers sont arrivés à épingler le trio. Ils sont bel et bien les voleurs de la Ford et de la marchandise.
Soumis aux interrogatoires le trio a dévoilé les identités de six autres éléments de la bande. Ils sont tous arrêtés et conduits au commissariat de la police.
L’enquête a révélé que, M.Ch, alias Assahraoui, la trentaine, était le cerveau de la bande. Ce dernier, repris de justice, est devenu spécialiste en vol de voitures depuis le début 2003. Il a avoué aux enquêteurs avoir participé à une trentaine de vols de voitures, dont trois Mercedes 240, Une R 9, une R11, une R 16, une Isuzu et une Peugeot 309. Ce dernier s’adressait aux agences de location de voitures pour louer une voiture en leur remettant des faux documents. Après quoi, il commençait, avec le soutien de ses complices, à faire des tours à travers différentes villes pour mettre la main sur des voitures. Ils subtilisaient tout ce qu’ils y trouvaient notamment les carnets de chèque, qu’ils vendaient à d’autres éléments de la bande.
Ces derniers se chargeaient de les falsifier et les distribuer à gauche et à droite contre des sommes d’argents et des marchandises. Après les perquisitions effectuées surtout au garage de l’un des frères d’un élément de la bande, les éléments de la police ont saisi chez lui une Fiat Uno volée à Inzeggane, 44 récepteurs numériques, 7 appareils vidéo, 7 appareils de télévision, 14 pouces, 343 LNB servant à capter les satellites, 11 moteurs pour activer la parabole, 7 téléphones portables, et d’autres appareils électroniques.
Les 9 membres de la bande, dont deux receleurs ont été traduits devant la chambre criminelle près la cour d’appel d’Agadir poursuivis pour constitution d’une association de malfaiteurs, vols de voitures, vols dans les voitures et falsifications en écriture.
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