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#31
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| Il avait 18 ans pour avoir été né en 1986. Il était très passionné du football au point de s’intégrer au sein de la famille des supporters des FAR. Il ne voulait à aucun moment s’éloigner de son véritable hobby pour ne pas perdre son lien avec son équipe de toujours les FAR. Taïr Mohamed avait le football dans les veines et les FAR dans le sang... le rouge, le vert et le noir étaient ses couleurs préférées dont il se réjouit et dont il était toujours fier en les arborant à chaque fois que l’occasion s’y prête. Qu’il pleuve ou qu’il vente, il était de ces supporters inconditionnels qui sillonneraient le monde entier pour être tout près de leur équipe de rêve... sans la moindre contrainte ni intention malvaillante ! Son seul profit à lui réside dans son amour pour l’équipe des FAR, rien de plus ! Aujourd’hui, Mohamed Taïr est mort pour l’équipe des FAR, le jour où il a voulu encore une fois de plus leur porter son dévouement comme à l’accoutumée. Il est mort tout simplement parce qu’un inconscient lui a fracassé le thorax avec une pierre lancée violemment à son encontre au moment où il s’apprêtait à payer son billet d’entrée au Stade Marshan de Tanger. Le choc si violent a fait perdre la vie à Taïr et a plongé sa famille dans le deuil... une mort si terrible parce qu’inattendue mais c’est aussi la volonté de Dieu le Tout Puissant à vouloir décider que le tout jeune Taïr meurt à cet âge précis, à cette heure précise du dimanche 6 juin 04, dans cette belle ville du Détroit bien loin des siens ! Il est à rappeler que le jeune Taïr fut enterré au cimetière Sidi Hajjaj à Yacoub El Mansour en présence de toute la famille des FAR avec à sa tête le colonel Belhaj Laâzizi, hauts cadres, staffs, joueurs, anciens et nouveaux supporters, amis, volontaires... En ces circonstances si douloureuses, nous présentons nos sincères condoléances à son père M. Taïr-Cheikh, à sa mère Aïcha, à ses sœurs Meryem, Guizlane, Sanaâ, Latifa, Fatima et à ses frères Abdelkader et Fouad, à toute sa famille et à tout le quartier El Kouass où il résidait avec sa famille. Que Dieu l’ait en Sa Sainte Miséricorde. Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons. |
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#32
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| On a constaté dernièrement une vague de petites entreprises en restauration qui envahissaient toute la ville de Marrakech sans aucune rigueur relative à l'exercice de ce métier noble. En attendant la cuisine ! En se promenant dans les boulevards et les avenues de Marrakech, que ce soit dans la vieille ville ( la médina ) ou à l’extérieur des remparts, cela devient normal de compter des centaines de snacks qu’on reconnaît à l’enseigne de « Bocadillos. S’arrêter pour prendre un sandwich et un Soda, c’est simple et sympa comme geste entant que client puisque cela peut contribuer à encourager la jeune entreprise et à élargir le cercle du marché d’emploi. Jusque là, tout paraît normal, mais quand vous vous glissez dans les coulisses de ces boites, la surprise et le danger sont bien là. La surprise, c’est que le côté technique de la profession serait la dernière des choses à laquelle on pense. La tenue professionnelle, les gestes techniques correctes sont appliqués à la propre manière de ces charlatans. On ne manquera pas par exemple de vous surprendre dès que vous jetez un coup d’œil sur la fameuse liste des plats ( ou menus proposés. C’est écrit en gros caractères en langue arabe, et CALAMAR y est transcrit «CALAMANE »). Le danger, est là. C’est le côté le plus sensible. L’ignorer mène sans doute à la catastrophe. L’hygiène, le personnel et le produit sont dans la plupart des cas loin des normes de propreté, sans parler des règles de stockage et ses conditions… Aucun effort n’a été déployé dans ce sens. On se contente juste d’avancer que notre société compte parmi les plus saines. La question qui s’impose donc est : quand avons--nous l’intention de prendre des mesures et des décisions en tant qu’organismes et autorités dans le but de réorganiser toute cette cuisine presque interne ? la quelle est laissée pour compte au moment où on parle de formation continue pour réhabiliter tous les secteurs presque informels ? |
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#33
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| Incroyable. C’est le seul mot prononcé par le chef de la brigade judiciaire de la PJ de Meknès quand il a terminé la lecture de la lettre anonyme qu’il avait entre les mains. Pourquoi celui qui a envoyé cette lettre a-t-il gardé l’anonymat ? Dit-il (ou elle) la vérité ou invente-t-il n’importe quoi pour souiller la réputation d’une famille? Un tas de questions qui hantent l’esprit du chef de la brigade qui doit prendre une décision convenable. Il a relu une fois encore la lettre anonyme, mais cette fois à haute voix devant ses limiers qui l’écoutaient attentivement. Il souhaitait que les éléments de la brigade l’aideraient à arriver à une décision rationnelle qui ne fait pas trop de bruit, au moins au début de l’enquête. Mais que dit la lettre anonyme ? Elle raconte l’histoire d’une femme qui s’est remariée alors qu’elle est encore épouse d’un autre. Pire encore, les deux époux n’ignorent rien de la situation. Il faut vérifier en menant une enquête de loin, sans approcher à la famille. Il pourrait s’agir d’une histoire inventée pour une raison ou pour une autre. Ce qui est nécessaire pour les enquêteurs est d’arriver à la vérités et rien que la vérité. Effectivement, ils ont entamé leurs investigations dans l’entourage de cette femme qui s’appelle Nadia, trente-neuf ans, mère de quatre enfants. La première semaine de l’enquête s’est écoulée, puis la deuxième et la troisième pour arriver à une conclusion: Nadia est bel et bien mariée à un second homme au su de son premier époux qui vit avec elle et ses trois enfants sous le même toit. Comment et pourquoi ? La réponse à ces questions nécessite l’interpellation de Nadia et son mari qui se trouvent à ce moment chez eux. Après avoir reçu les instructions du procureur du Roi près le tribunal de Meknès, les enquêteurs se sont dépêchés sur la maison des mariés et leurs trois enfants sans attirer l’intention des voisins. Parce que l’enquête n’est pas finie. Ils ont conduit el couple au commissariat de police sans le moindre bruit. Laissant le mari dans un second bureau, le chef de la brigade a commencé à interroger l’épouse dans le sien avec la présence de ses limiers. Sans trop d’hésitation, Nadia a craché le morceau. “Oui, je suis mariée avec un second homme qui séjourne en France“, déclare-t-elle les larmes aux yeux. Il semble qu’elle s’est convaincue qu’elle sera mouillée dans une affaire délictuelle ou criminelle qui la jettera derrière les barreaux. Elle s’est mariée depuis plus d’une dizaine d’années. Un mariage qui s’est égayé par la naissance de quatre enfants dont l’aîné est encore adolescent. Au fil du temps, le couple ne supportait plus sar vie d’indigence. Ils ont commencé à penser à se sauver de la misère. Ils connaissaient un membre de leur famille, quinquagénaire, qui séjourne depuis longtemps en France. Pourquoi ne les sauve-t-il pas ? Lorsqu’ils lui ont proposé l’idée, il a accepté. Seulement, il n’y avait pas d’autre choix qu’un mariage avec la femme. Ainsi, c’est à Sidi Kacem qu’ils ont établi l’acte de mariage. Mais qui les a aidés à avoir tous les documents nécessaires pour en établir tout en donnant aux adouls des fausses informations? C’est sûr à cette question que la police judiciaire de Meknès se penche actuellement pour mettre la main sur tous les complices, dont le second mari, actuellement en France, impliqués dans cette affaire. Alors que Nadia et son mari, ont été traduits devant la Cour d’appel pour faux en écriture officielle, usage de faux et établissement d’un acte de mariage invalide. |
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#34
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| Couloirs sombres et mauvaises odeurs, c’est ce qu’il faut pour attirer les rats. A l’hôpital Ibn Al Khatib (connu sous le nom de l’hôpital Cocar), tous ces ingrédients sont là. A l’entrée, les agents de sécurité contrôlent tous les visiteurs, mais laissent passer les rats. Une fois à l’intérieur, les pavillons des différents services sont facilement repérables. Celui de la pédiatrie est le premier à gauche. Cet hôpital est entouré de tous les côtés par un cimetière du nom de Sidi Boubker Belarabi. Seul un mur les sépare. Le cimetière, mal entretenu, serait “le premier émetteur de rats”, selon la direction de l’hôpital. Pire encore, la même source ne cache pas l’apparition pendant l’été de scorpions et serpents qui viennent du cimetière jusqu’à la cour de l’hôpital. Ceci présente bien évidemment un danger pour les personnes hospitalisées, mais aussi le personnel et les visiteurs. Mais ces jours-ci, ce sont les rats qui sont en vedette. En fait, le phénomène s’est accentué depuis un peu plus d’un an. A l’époque, “une opération d’extermination des chats avait eu lieu à l’hôpital”. “Pourtant, ces bêtes ne dérangeaient aucune personne”, regrette un infirmier. Depuis, le terrain est devenu libre pour les rats. Les agents de l’hôpital ont récemment découvert un trou dans un mur du service pédiatrie (partie réanimation). Selon eux, il n’est pas exclu que des rats s’infiltrent à travers ce trou pour se retrouver tête-à-tête avec les enfants hospitalisés. Le jour de l’invasion des rats, il y avait exactement 54 enfants. “C’est la première fois dans la vie d’Ibn Al Khatib que des rats attaquent, pendant la nuit, le service de la pédiatrie”, s’inquiètent des infirmières. Ces dernières ont découvert chez certains enfants des morsures au niveau des joues et des mains. Mais elles ne sont pas sûres s’il s’agit biens des rats ou simplement des égratignures causées par les ongles des bébés. Selon la direction de l’hôpital, il y aurait un seul cas où un enfant aurait été mordu légèrement par un rat au niveau des mains. “Les autres enfants ont de petites écorchures”, ajoute la même source. “Le problème des rats est un phénomène national. Même dans ma propre maison, il m’est arrivé de trouver des rats”, commente un dirigeant de l’hôpital. L’établissement procède souvent à des opération de dératisation et de désinfection. Ceci se fait toutes les deux semaines pendant la saison d’été. Mais devant ces dernières attaques des rats, la direction de l’hôpital entame une opération d’urgence. A commencer par le déplacement des bébés du service de réanimation vers un autre service. Chose qui a été déjà faite. Les conduites d’eau et autres égouts seront changés dans ce service. Les murs seront également rénovés pour boucher les trous et autres fissures, principaux refuges pour les rongeurs. Ces travaux devront coûter quelque 18.000 DH pour une première phase. Cet hôpital datant de 1917 a besoin d’un vrai coup de rénovation. Ces murs et pancartes sont dans un état de délabrement avancé. L’établissement se trouve en plein centre du quartier populaire Ben Debbab, non loin du quartier Hafa de Moulay Driss (réputé pour être dangereux). Parmi les cas consultés dans cet hôpital figurent de nombreuses personnes blessées suite à des agressions à l’arme blanche… Le sort des bébés LE dernier bébé victime, suite à l’invasion des rats, a quitté l’hôpital Cocar hier en fin de matinée. Son état de santé ne présente pas de danger, selon des médecins. N’empêche, ces derniers préviennent contre les risques de maladies graves relatives aux morsures des rats. Des maladies comme la rage ou la leptospirose peuvent provoquer la mort dans certains cas. Pour éviter ce mauvais sort à ces pauvres petits enfants, les médecins ont transféré certains cas douteux à l’hôpital Ghassani. D’autres ne présentant pas de symptômes ont été envoyés chez leurs familles. Reste à savoir si elles seraient indemnisées dans le cas où la responsabilité de l’hôpital est engagée. |
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#35
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| Sept militaires du bataillon munitionnaire des Forces Armées Royales de Meknès ont été brûlés à différents degrés, au cours de la préparation, mardi, de la destruction de munitions défectueuses au champ de tir d’El Hajeb, apprend-on mardi auprès de la Gendarmerie Royale. Cet accident est survenu quand un obus de phosphore a subitement éclaté au contact de l’atmosphère, précise-t-on de même source. Quatre blessés graves ont été évacués sur l’hôpital militaire d’instruction "Mohammed V" et les trois autres sur l’hôpital militaire "Moulay Ismail" de Meknès. |
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#36
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| Casablanca. En ce jeudi 2 juin 2004, vers 17h00, Annie Chartier-Bouâlam, ressortissante française résidant au Maroc depuis 1978, est encore à son bureau de la société Quatec spécialisée dans la climatisation et située au troisième étage de l’immeuble n°5 sis rue Rouget de L’Isle. Une rue perpendiculaire au boulevard Abderrahmane Essahraoui, au centre-ville. De manière générale, elle sort vers 17h 30 et rentre chez elle au plus tard vers 20h. Mais aujourd’hui, elle n’est pas rentrée ni à 18h ni à 20h. Son mari, quinquagénaire, s’est inquiété. Où pouvait-elle être en ce moment ? Est-elle encore à son bureau ? Il lui a téléphoné à maintes reprises, sans avoir de réponse. Pourquoi ne veut-elle pas répondre ? Est-elle à ce point occupée? Les questions se bousculaient dans sa tête. Les aiguilles de sa montre tournaient et le temps passait, 21h00, puis 22h00 et 23h00. Elle n’est toujours pas rentrée chez elle. Bien que son inquiétude cédât la place à la crainte, le mari d’Annie a gardé sa patience et son espoir qu’elle rentrerait d’une heure à l’autre. Seulement, vers minuit, des idées noires ont commencé à lui passer par la tête. Peut-être a-t-elle eu un accident grave? Etait-elle dans la salle de réanimation d’un hôpital ou d’une clinique ? De toute façon, il fallait réagir. Il a pris sa voiture pour se retrouver, quelques minutes plus tard, devant la porte de l’immeuble de la rue Rouget de L’Isle. En levant ses yeux vers les fenêtres du troisième étage, il a remarqué que la lumière etait restée allumée. Et il a pensé que sa femme était encore dans son bureau. Mais pourquoi ne lui a-t-elle pas téléphoné pour l’aviser qu’elle rentrerait en retard ? C’est elle qui détient la réponse. Bouâlam, époux d’Annie, a appuyé sur le bouton de l’interphone. Pas de réponse. Son cœur battait la chamade. Qu’est-il arrivé à sa femme ? Il a sonné une deuxième, une troisième, puis une énième fois. Toujours pas de réponse. Aussitôt, il a avisé la police. Aussitôt, des éléments de la brigade criminelle préfectorale de la PJ de Casablanca se sont dépêchés sur les lieux pour effectuer un constat d’usage. Arrivés devant la porte de l’appartement où siège la société, l’un d’eux a sonné. Personne ne leur a ouvert la porte. Alertés, les éléments de la Protection civile se sont chargés de l’ouverture de la porte. Le consul de France était également sur place. Quelques pas à l’intérieur de l’appartement et les limiers ont découvert le corps d’Annie, baignant dans une mare de sang, couvert d’hématomes et criblé de sept coups d’un objet tranchant, dont un au niveau du cou. Devant ce triste spectacle, le mari a perdu la tête et ses nerfs. Il n’aurait jamais pensé se retrouver dans des circonstances pareilles. Les enquêteurs ont entamé leurs investigations, lesquelles les ont conduits vers le réduit du concierge. Là, ils ont trouvé un couteau. C’est l’objet utilisé pour le crime. Ils ont également découvert des vêtements maculés de sang. Ce sont ceux d’Abdelkrim Saber, fils du gardien de voitures le jour et petit-fils du veilleur de nuit dans la même rue. Tous les indices le mettent en cause. Aucun des voisins tirés cette nuit de leur sommeil n’aurait cru Abdelkrim capable de ce crime atroce. Issu d’une famille pauvre, le jeune homme de 24 ans rendait de menus service à tout le voisinage contre des petits pourboires. Il a passé quelques années à l’école et au collège pour se retrouver du jour au lendemain à la rue. Son père et son grand-père l’emmenaient avec eux depuis son adolescence pour les aider ou passer quelques moments avec eux. Les habitants l’avaient accueilli comme un des leurs. Il s’est familiarisé à eux et ils se sont habitués à lui. Annie Chartier le connaissait aussi et lui demandait d’une fois à l’autre de lui faire une course. Il répondait toujours positivement. Elle aussi l’aidait matériellement surtout qu’il est asthmatique et tout le monde savait que seul sa grand-mère l’aidait à acheter les médicaments nécessaires pour le traitement qui lui coûtait mensuellement 1.300 dirhams. De coutume, il passait la nuit soit chez lui au quartier Laâyoune, soit chez ses grands-parents à Sidi Bernoussi. Les enquêteurs se sont rendus dans ces deux maisons pour le surprendre dans son lit. En vain. Où se trouve-t-il ? Personne n’a la réponse à ce moment-là. Vendredi 3 et samedi 4 juin, les limiers de la brigade criminelle n’ont pas fermé leurs yeux. Ils devaient mettre la main sur Abdelkrim le plus tôt possible pour savoir s’il était l’assassin de la Française. Quelque 48 heures plus tard, il a été repéré à Marrakech. Sans perdre une minute, les enquêteurs se sont rendus dans la Cité Ocre et sont arrivés à l’épingler facilement, la nuit du dimanche 5 juin. Conduit à Casablanca et plus précisément vers les locaux de la préfecture de police, Abdelkrim a avoué être l’auteur du crime. Il a précisé aux enquêteurs avoir pensé à son crime trois jours avant de passer à l’action. Son mobile était le vol. Quand il a sonné, Annie lui a ouvert la porte. “Je voudrais une carte visite de la société pour une femme que je connais“, lui dit-il. Elle lui a demandé de la faire venir chez elle. Une fois qu’Annie lui a tourné le dos pour rentrer, il lui a asséné un coup de couteau. Lorsqu’elle est tombée par terre en criant, il a verrouillé la porte pour retourner vers elle. Elle a tenté de résister en lui serrant ses parties intimes. Seulement, il a plus de force qu’elle et l’a étranglée au point qu’elle a perdu connaissance. Aussitôt, il a commencé à lui asséner des coups de couteau. Après quoi, il a cherché de l’argent. Il n’a trouvé que 40 dh dans son sac à main et 2 040 dh sous le coffre-fort, à l’intérieur duquel il n’y avait pas d’argent. Il s’est lavé les mains à la cuisine et s’en est allé rejoindre sa grand-mère, pour ensuite prendre, le lendemain, la route de Marrakech. Lors de la reconstitution du crime, lundi dernier, les habitants du quartier n’arrivaient toujours pas à croire que le jeune homme, tranquille, calme et serviable s’est transformé en un clin d’œil en monstre. Abdelkrim a été traduit, mardi, devant le procureur général près la Cour d’appel de Casablanca. |
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#37
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| Les brigades relevant de la police judiciaire de Tanger ont procédé, entre le 1er janvier et le 30 mai derniers, à la saisie de quelque 19,293 tonnes de chira, alors que la police du port en a saisi 7,368 tonnes, a indiqué, mercredi, le préfet de la police de Tanger, M. Abdelaziz Izzou, lors d'un point de presse. A l'issue de ces opérations, quelque 520 individus ont été traduits devant la justice et 34 réseaux de trafic international de drogue ont été démantelés, dont des réseaux espagnols et français travaillant en complicité avec des Marocains, a-t-il précisé. Il a également expliqué que les 132 opérations de contrôle effectuées, durant la même période, ont abouti à la saisie de 76 véhicules utilitaires, immatriculés en majorité à l'étranger, 10 camions de transport TIR et de deux autocars de transport des passagers. Lors de ces opérations, le commissariat de la police du port a traduit devant la justice 24 ressortissants français, 16 Espagnols, 12 Portugais, 3 Italiens, 2 Tunisiens, 2 Anglais, 1 Turc, 1 Danois et 1 Suédois. Par la même occasion, M. Izzou a annoncé que les différents corps de la police spécialisés dans la lutte contre le trafic de drogue au niveau du port du Détroit seront, durant les semaines à venir, renforcés et équipés en dispositifs sophistiqués de détection et de contrôle à l'instar des enceintes portuaires internationales de grande affluence transfrontalière. Le même responsable a signalé que les services de la police de Tanger ont procédé, durant la même période, à la saisie de 890 grammes de cocaïne, dont 454 dans le port de Tanger en provenance de l'étranger, et de quelque 11.670 comprimés hallucinogènes ainsi qu'à l'arrestation de 53 trafiquants de drogues dures. Durant l'année écoulée, la police de Tanger avait saisi quelque 39 tonnes et 372 kg de chira, dont 31 tonnes et 655 kg à bord de 16 camions de transport TIR. |
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#38
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| L'affaire remonte au 22 mai dernier lorsque la victime, mère de trois enfants, a été découverte au domicile familiale de la rue des Liondarts, à Clermont-Ferrand, baignant dans son sang, égorgée et poignardée à quatre reprises. L'expertise médicale avait établi que plusieurs coups violents avaient été portés au visage et à la tête de la victime. Interpellé sur place, l'époux incriminé avait dans un premier temps nié être l'auteur du crime, affirmant, devant la police, avoir retrouvé sa femme dans cet état en rentrant chez lui, vers 22h00. Mais devant la multiplication des témoignages des voisins faisant état de bruit et d'insultes de sa part au cours de la nuit, il a expliqué qu'il s'était disputé avec sa femme et qu'il avait tenté de la désarmer alors qu'elle se précipitait sur lui avec deux couteaux. La Cour d'assises du Puy-de-Dôme aura notamment à démêler l'écheveau de ce fait divers qui comporte encore des zones d'ombres, principalement autour de l'emploi du temps nocturne du mari. Les enquêteurs rappellent, de leur côté, que Farid A. est connu pour son côté belliqueux et que l'an passé, il avait fait l'objet d'une procédure pour violence sur conjoint, alors qu'elle était enceinte de leur troisième enfant. L'annonce de ce drame, "commis avec une sauvagerie extrême", selon un policier cité par la presse locale, avait jeté la consternation dans le quartier de Clermont-Ferrand où la famille habitait depuis le début de l'année 2000. |
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#39
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| Les éléments de la 1ère Brigade criminelle de la PJ de Berrechid examinaient les dossiers qu’ils avaient entre leurs mains lorsqu’une personne s’est présentée devant eux. Que voulait-elle ? “Une odeur nauséabonde exhale d’un puits“, leur a-t-elle dit. Est-ce une odeur de charogne ou celle d’un être humain en putréfaction ? La personne ne savait rien au juste et ne disposait pas de moyen pour vérifier. Elle s’est contentée de leur expliquer qu’elle s’est adressée à eux seulement pour les aviser afin qu’ils prennent les mesures convenables. Après avoir avisé le procureur du Roi près le tribunal de 1ère instance, ils ont demandé à la personne volontaire de les conduire vers le puits. D’une profondeur de trente-trois mètres et encerclé d’une séparation en ciment d’une hauteur d’un mètre et demi, cette dernière se situe sur la route donnant aux douars Ouled Allal et Lakrarma. Une fois sur les lieux, ils découvrent que l’odeur était vraiment insoutenable. De quoi s’agit-il ? Quelques-uns d’entre eux se sont approchés du puits pour lancer des regards à son intérieur. Seulement, l’obscurité les a empêchés de remarquer quoi que se soit. Aussitôt, ils ont appelé les éléments de la protection civile qui se sont dépêchés sur les lieux quelques minutes plus tard. L’un de leurs éléments y est descendu et est remonté, une vingtaine de minutes plus tard, avec le cadavre d’un nouveau-né, de sexe masculin en décomposition avancée. Les limiers ont déduit qu’il s’agit bel et bien d’un crime. Et les investigations sont lancés aussitôt dans les douars les plus proches du puits. L’auteur de ce crime ne pourrait être que l’un de ses habitants. D’un témoignage à l’autre, ils sont parvenus à savoir qu’une fille du douar Ouled Allal, célibataire, avait le ventre gonflé durant quelques mois. Certes, elle prétendait à ses voisins qu’elle est atteinte d’une maladie gastrique. Seulement, son ventre a retrouvé son état normal depuis une semaine. Est-elle l’assassin du nouveau-né ? Les policiers se sont rendus chez elle. Ils n’ont trouvé que sa mère. Cette dernière leur a expliqué que sa fille était malade au point que son ventre s’est gonflé. Elle a visité à maintes reprises des médecins qui lui ont prescrit des traitements efficaces, leur a-t-elle précisé. Perturbée quand elle est arrivée en trouvant les policiers à son attente, la fille est emmenée au commissariat. Au fil des questions, elle s’est mise à table. “Oui, je l’ai tué en l’étouffant avant de le jeter dans le puits“, avoue-t-elle. Elle s’appelle Bahija, âgée de vingt-sept ans. Elle a expliqué aux enquêteurs qu’elle avait une relation avec son cousin, qui purge actuellement une peine d’emprisonnement dans une autre affaire, à la prison d’Aïn Ali Moumen à Settat. Au fil des mois, elle est tombée enceinte. Bahija a précisé aux limiers avoir prétendu à sa mère qu’elle est atteinte d’une maladie gastrique qui a provoqué le gonflement de son ventre. Naïvement, sa mère l’a crue. Quand elle a senti les douleurs de l’accouchement, elle s’est retirée dans un lieu près du puits, loin des curieux. Une fois le nouveau-né est sorti au monde, elle l’a accueilli des deux mains qui ont entouré son petit cou pour l’étouffer. Après quoi, elle l’a jeté dans le puits pour retourner chez elle dans un état lamentable. Se rendant à la prison de Aïn Ali Moumen, les enquêteurs ont interrogé le cousin de Bahija sur les accusations qui lui ont été reprochées. Seulement, il a rejeté en bloc l’existence d’une relation amoureuse avec elle ni avoir partagé avec elle le même lit. Bahija a été traduite devant la Cour d’appel de Settat poursuivie pour infanticide. |
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#40
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| Samedi 5 juin 2004, il est 10h00, quand retentit la sonnerie du téléphone à la sûreté de Hay Mohammedi-Aïn Sebaâ. À l’autre bout du fil, Yahia gémissait : «Mon père a été tué…». Le policier lui a demandé le lieu du crime. «Au quartier Adel», répond-il d’une voix cassée par le chagrin. Avisé, le chef des brigades urbaines de la police judiciaire a donné ses instructions aux éléments de la troisième section pour se mobiliser et s’assurer de la véracité de l’information. En un clin d’œil, ils sont montés dans la fourgonnette et le chauffeur a démarré pour se retrouver, quelques minutes plus tard, dans le quartier indiqué. Les badauds étaient déjà sur les lieux, entourant le fils du défunt et sa mère et les assaillant de questions sur le sort de son père. Pour seule réponse, le fils et la mère laissaient couler des larmes en cascade. Les policiers sont descendus du fourgon et l’un d’eux a commencé à disperser les curieux afin de permettre aux limiers d’entamer leur travail par les premiers constats d’usage. À l’intérieur de la maison, ils ont remarqué le corps sans vie du père étendu par terre. Un constat minutieux a permis aux enquêteurs de remarquer les traces d’un fil au niveau du cou et celles de coups au niveau de la bouche, ainsi que des égratignures sur le visage. «Qui était la veille chez lui ?», demande le chef de la 3ème section judiciaire au fils qui semble très touché par la mort de son père. «Personne», lui répond-il. Pourquoi ? Le défunt est divorcé depuis douze ans. C’était au début des années 80 qu’il s’était marié, après une histoire d’amour avec Zahra. En 1984, leur foyer est égayé d’un enfant qu’ils ont prénommé Yahia. Au fil des années, leur relation conjugale a commencé à se dégrader au point qu’ils ne se supportaient plus l’un l’autre. Le divorce était une solution convenable pour mettre fin à cette relation qui ne pouvait plus avancer d’un iota. En 1992, leur relation a fini par le divorce. Et Yahia, qui avait huit ans, est resté avec sa mère. Cette dernière ne l’a jamais empêché de rendre visite à son père. Il allait parfois passer la nuit chez lui. Il disposait de la clé de la maison pour y rentrer et sortir sans être gêné. «Je venais de rentrer chez lui et je l’ai trouvé mort», dit Yahia au chef de la brigade qui l’écoutait avec attention. Il a précisé qu’il avait tenté de lui mettre un oreiller sous la tête. Seulement, il a remarqué des coups sur son visage. Aussitôt, il a appelé sa mère et a alerté la police. Toutefois, le chef des limiers a remarqué que le poignet droit de Yahia présentait une enflure anormale. Pour se rassurer de ce qui traverse sa tête, il a demandé à Yahia d’ôter son tee-shirt. Regardant sa poitrine et son dos, il a remarqué des blessures qui semblent récentes. Qui l’a blessé ?. Comme un muet, il a gardé le mutisme tout en regardant le policier. Alertés les éléments de la protection civile se sont dépêchés sur les lieux pour évacuer le cadavre vers l’hôpital médico-légal d’Aïn Chok où il devait être soumis à une autopsie. Et Yahia et sa mère ont été conduits vers les locaux du commissariat. Le chef de la brigade a fait entrer Yahia dans son bureau, laissant la mère au-dehors. Outre les investigations, l’enquête policière nécessite parfois la ruse. Les limiers ont demandé à Yahia de leur expliquer les raisons de ses blessures et l’enflure de son poignet. Une question qui semble fortement les intéresser, mais à laquelle, Yahia n’a pas de réponse convaincante. Le chef de la brigade lui a expliqué qu’ils soupçonnaient sa mère. «Non, non!…», crie Yahia en sursautant de sa place. Mais qui est donc l’auteur du crime? Et Yahia crache le morceau. C’est lui l’assassin de son père. Vendredi 4 juin. Il était un peu plus de 23h00. Yahia était sous l’effet de comprimés psychotropes quand il est entré chez son père. Ce dernier, qui était dans un état de santé lamentable et qui n’avait rien mangé depuis l’après-midi, lui a demandé d’aller lui acheter du pain. Yahia a refusé prétextant que les commerces étaient déjà fermés. Aussitôt, le père l’a injurié. Yahia a répondu avec des mots abjects. Perdant ses nerfs, le père a avancé vers le fils et l’a giflé. À ce moment, Yahia a perdu tout contrôle et a commencé à asséner des coups de poings à son père. Perdant son équilibre, ce dernier s’est effondré par terre. Le fils a tiré un fil électrique et a entouré le cou du père qu’il a enserré, ne le relâchant qu’une fois mort. Après quoi, il a jeté le fil électrique dans la poubelle et a quitté la maison pour rebrousser chemin à destination de chez sa mère. Il ne lui a rien révélé. Le matin du samedi, il est allé chez son père pour commencer sa pièce théâtrale. Mais il a fini par être démasqué. Regrette-t-il son acte ? Bien que son père ait pris soin de lui de temps en temps, il n’a pas regretté son crime. La raison : Il gardait une rancune contre lui depuis qu’il a répudié sa mère. Yahia a été traduit, mardi 7 juin, devant la Cour d’appel de Casablanca. |
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