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Pratique trés trés répandu bcoup plus que l'on croit malheureusement. |
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| Toutes les sociétés ont un non-dit qui les ronge et qu’elles acceptent voire adoptent sans piper mot. Si, par exemple, l’excès de consommation d’alcool l’est pour les unes, la prostitution, la corruption ou la consommation de stupéfiants l’est pour d’autres. Notre société, vue à travers un pare-brise et des lunettes de soleil, a plusieurs non-dits. Le plus rongeur de tous, en cette période de Ramadan, est le jeu. Si au moins nos enfants jouaient comme le font des adultes en ce mois-ci. Mais il ne faut pas croire, ce n’est nullement un jeu d’enfants. A Hay Hassani, plusieurs petits cafés autorisent leurs clients à jouer aux cartes pour de l’argent. La descente (une histoire de deux minutes) atteint les 100 DH. Entre maçons, menuisiers, éboueurs ou balayeurs, L’Houcine, un instituteur, est un grand joueur. Il laisse parfois sur la table l’équivalent de son salaire mensuel. Lorsqu’il épuise toutes les sorties de secours pour emprunter de l’argent, il se dirige vers une société de crédit pour avoir de quoi dépenser le soir. Sa fille, sept ans, est venue un jour le voir au café pour lui demander de quoi acheter à manger, il lui a tendu une pièce de 20 ct. A Hay Mohammadi, au célèbre café Essâada où se retrouvent les vétérans des jeux de hasard, Bouchaib, sans profession, est le premier à prendre place, car à partir d’un certain moment, quand le jeu prend, trouver une place coûte cher. Ce Bouchaïb-là passe sa journée à piquer une bricole par-là, à la revendre par-ci. Il est marié et père d’enfants. Et lorsqu’il rompt le jeûne et s’apprête à sortir pour aller au café Essâada, sa femme lui file un sachet en plastique où refroidit sa part d’un dîner fait de pommes de terre, de carottes et de jus, avec un zeste de poulet. Vers minuit, car le jeu dure jusqu’à l’aube, Bouchaïb commence à manger en jouant. Le spectacle est digne d’un film d’Apaches ». Il n’est pas rare que Bouchaïb, comme beaucoup d’autres, y laissent jusqu’à 3.000 DH par nuit. Le phénomène existe dans plusieurs cafés de plusieurs quartiers dans plusieurs villes. Les Hay Hassani et Mohammadi ne sont qu’un exemple. Car les propriétaires et certains responsables ont leur part du gâteau. A Casablanca, en centre-ville et au quartier Mâarif, pourquoi pas à Anfa, appartements, maisons et villas sont destinés à ce genre de jeux. Mais là, évidemment tout diffère ! Entraîneuses, comme aux casinos, boissons fraîches, mâajoune et autres tourments accompagnent les joueurs qui sont le plus souvent des cadres dans des multinationales, de grandes sociétés ou carrément fonctionnaires. Parmi eux des policiers aussi. On comprend alors pourquoi les femmes de Safi sont allées un jour voir le gouverneur de la province, à l’époque, pour lui demander d’interdire le P.M.U dans leur ville. Car tous leurs meubles étaient vendus aux enchères sur la place publique. On comprend aussi pourquoi tous les L’Houcine et les Bouchaïb et autres abusent de la confiance des autres, volent et arnaquent, détournent les deniers et monnaient les services publics. Bien sûr que vous le saviez ! lagazettedumaroc.com |
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| Un marocain reconnu coupable de vols à main armée : Les séquelles d'un licenciement brutal Un Marocain, ancien ouvrier devenu braqueur un an après son licenciement brutal d'un Groupe européen installé en France, a été condamné vendredi 29 septembre par la cour d'assises du Pas-de-Calais (Nord) à huit ans de prison, et son oncle à sept ans de prison pour complicité, indique-t-on de source judiciaire. Hafid Yousfi, 37 ans, a été reconnu coupable de huit vols à main armée à l'été 2004, visant six agences bancaires et deux stations-service de supermarchés des environs de Lens, Douai et Lille. Son oncle Rachid Yousfi, 39 ans, a été condamné pour l'avoir aidé à fuir après six de ces braquages. Les deux hommes, qui reconnaissaient les faits et qui ont déjà effectué deux ans de détention, encouraient vingt ans de réclusion criminelle. Hafid Yousfi, représentant la troisième génération d'ouvriers de "Metaleurop ", avait été l'un des 830 salariés brutalement licenciés en mars 2003 lors de la liquidation de la fonderie de Noyelles-Godau laverite.ma |
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| La police parisienne spécialisée a interpellé sept proxénètes qui diient une soixantaine de femmes africaines contraintes de se prostituer pour rembourse une dette de près de 40.000 euros, prix de leur voyage vers la France, a-t-on appris samedi 30 septembre de source policière. La plupart des proxénètes, dont une Malienne et son mari, deux Ghanéennes, une Algérienne, deux Marocains et un Sénégalais, comme l'indique le Monde daté de dimanche et lundi, présentés devant un juge d'instruction jeudi, ont été mis en examen pour "proxénétisme aggravé" et écroués. Les sept proxénètes animaient en fait deux réseaux différents, l'un constitué d'une soixantaine de prostituées qui exerçaient dans des conditions d'hébergement et d'hygiène déplorables, dans un immeuble de la rue Myrrha (Paris XVIIIe), l'autre prostituait une dizaine de femmes dans la même rue. C'est à la suite de plaintes de riverains que les policiers locaux avaient ouvert une enquête, relayés par les spécialistes de la Brigade de répression du proxénétisme (8RP) de la police judiciaire de la préfecture de police, (PJPP). Lors des perquisitions effectuées, les policiers ont saisi une somme de 15.000 euros en numéraire, tandis que cinq des prostituées concernées étaient trouvées en situation irrégulière. L'une d'elles a été reconduite à la frontière. Plusieurs réseaux fonctionnant de la même façon, dirigés par des "mammas" africaines, ont déjà été démantelés dans le XVflIe, en particulier dans ce quartier de la Goutte d'Or, au cours des dernières années, notamment dans un squat géant ou de jeunes ghanéennes étaient elles aussi contraintes de se prostituer pour rembourser leur voyage. laverite.ma |
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| "NUDISME" VIA L’INFRAROUGE : Le Parquet ordonne à la P.J. d’instruire une affaire claire Khadija se pointe, jeudi 5 octobre, en compagnie d’un proche parent, dans les locaux de la police judiciaire pour y être entendue après avoir déposé une plainte auprès du Parquet de Casablanca pour menaces contre la personne d’un voisin du quartier. Khadija est jeune. Même la jellabah qu’elle portait en ce jour de Ramadan ne cachait pas les rondeurs de son joli corps. Elle déclare être victime d’harcélements téléphoniques survenues la veille, mercredi 4 octobre. C’est un jeune du quartier, dit-elle, un « Chemkar » qui a dû lui prendre des photos à la plage et qui les diffuse à travers son portable à tous les jeunes garçons du quartier. On comprend qu’il s’agit de nudisme, puisqu’elle ajoute que tout le monde la traite de prostituée, photos à l’appui. Cette « affaire » atterrit maintenant qu’il commence à faire froid et que l’été est bien loin derrière. Le plus curieux encore dans cette histoire de bluetooth et d’infrarouge est qu’il est impossible de se déshabiller complètement sur l’une de nos plages, qu’il fallait au concerné attendre tout ce temps. Cependant, Khadija, qui ne paie pourtant pas de mine, a réussi à faire taper sa plainte au tribunal et à faire signer à un substitut du Procureur des instructions ordonnant la police judiciaire d’élucider l’affaire et de présenter l’accusé. Or, si les accusations s’avèrent vraies, il suffit à l’arrondissement de police du quartier de mettre la main sur le présumé coupable et sur son portable pour arriver à conclure au chantage, qui ne sont en fait qu’une mauvaise plaisanterie de quartier. Parce qu’après tout, la police judiciaire a d’autres chats à fouetter. En témoignent les affaires de crime organisé et de trafic international de drogue non encore élucidées. lagazettedumaroc.com |
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| Encore du cannabis, encore du Rivotril en ce mois de Ramadan ! La B.P.J de Mers Sultan a mis la main, la semaine dernière sur un gros lot. Un total de 10.239 grammes de chira et 4534 comprimés de Rivotril. Cette saisie a mis en cause 24 personnes dont 5 mineurs. Le détenteur de la plus grande quantité de chira, 9 kilogrammes, est un habitant de Ain Chock, Hay El Fath. Un récidiviste notoire qui a été dénoncé par les siens. Car c’est suite à une information que la police s’est rendue à son domicile et a saisi, vers 13 heures, les 9 kg enfuis dans sa chambre à coucher. 38 autres personnes dont 12 mineurs ont été arrêtées pour des affaires de vols à l’arrachée. 12 mineurs étaient parmi eux. lagazettedumaroc.com |
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| Abusant de la confiance de son employeur, il soutire un chèque signé, au porteur d’un montant de 100.000 DH. Le porteur du chèque s’apprêtait à ouvrir un compte bancaire avec une fausse carte d’identité. Quatre accusés d’escroquerie, faux et usage de faux et recel se retrouvent derrière les barreaux. La technologie a tout démasqué ! Le 29 septembre dernier, la B.P.J. a reçu un P.V établi par le 7ème arrondissement de police (Jamâa Assounna) pour complément d’enquête. Les premiers éléments indiquent qu’il s’agit d’une affaire compliquée. La salle de trafic (entendez standard) avait alerté les éléments de l’arrondissement de police suite à une communication téléphonique émanant d’une agence de la B.M.C.I sise Sidi Mâarouf. Ni braquage ni hold-up, seulement une personne douteuse. Son allure, ses habits et surtout sa casquette ne signifient pas qu’il puisse être bénéficiaire d’un chèque de 100.000 DH avec lequel il voulait ouvrir un compte. D’autant plus que lorsque son nom a été introduit dans l’ordinateur, il s’est avéré que le client en question a déjà un compte bancaire dans une autre agence de la même banque : une double ouverture donc ? Le va-et-vient et le bouche à oreille ont fini par attirer l’attention des employés de l’agence pour remarquer que le type derrière le comptoir masquait ses traits avec la casquette et qu’il ne ressemblait pas à la photographie de la carte d’identité. La porte a été fermée et la police alertée. Le véritable titulaire de la carte d’identité nationale a été avisé et il s’est rendu sur les lieux muni d’une déclaration de perte vieille d’un an et demi et dont la banque avait reçu copie en son temps. Mohamed Khadir était bien pris, cette fois-ci. Car le pointage habituel auquel procède la police à chaque arrestation au niveau du terminal central dévoilera que ce même Mohamed était recherché par la police judiciaire de Casa-anfa pour émission de chèque sans provision. Rien qu’avec cela, il était déjà au trou. Il fallait donc qu’il passe à table pour dire que la carte au nom de R.Z. lui a été glissée par un certain Hassan Moussaid qui déclarera à son tour avoir trouvé le document sur la voie publique. Quant au chèque, Mohamed Khadir affirme dans ses déclarations l’avoir reçu de Abderrahim Khater, un ami et employé chez un Marocain de confession juive, C. L, qui occupe un bureau au Temple juif du boulevard 11 janvier. Les choses se corsent autour de Khadir, Khater et Moussaid. Une perquisition au domicile de Khater permettra la découverte et la saisie de quatre autres chèques bancaires au nom de C. L. Trois étaient signés et le quatrième vierge. Khater avouera qu’il les a volés. Une autre perquisition dans la voiture de Hassan Moussaid, qui a prétendu avoir trouvé la carte abandonnée sur la voie publique, révélera la présence de deux autres cartes d’identité respectivement établies au nom de I.Y. et M.A. et un badge de membre de la Fondation Mohammed VI au nom de C.S. Mais Moussaid répondra que les documents trouvés par les enquêteurs appartenaient à des personnes endettées, à qui il a prêté de l’argent et qui n’ont pas encore remboursé leur dettes. L’enquête mènera les éléments de la B.P.J jusqu’au recel. Un certain Brahim Amghar avait échangé son téléphone portable Nokia contre un ordinateur volé. Les quatre accusés ont été mis en détention préventive par le Parquet et Mohamed Khadir devra répondre encore des autres délits dont il est accusé.. lagazettedumaroc.com |
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| Près de la moitié des élections contestées à la Chambre des conseillers Trente huit plaintes contre des candidats élus le 8 septembre sont enregistrées, à ce jour, devant le Conseil constitutionnel pour invalidité. Une liste appelée à s’élargir, selon une source de la deuxième Chambre. Ainsi près de la moitié des élections sont contestées. La particularité de ces plaintes, au-delà de leur nombre important, est qu’elles émanent pour une bonne partie des autorités publiques. A Meknès, Azilal, Tétouan, Taza, Kénitra, Marrakech, El Jadida ou encore Agadir, les walis figurent sur la liste des partis ayant dénoncé l’élection de certains candidats parmi lesquels ceux aujourd’hui auditionnés par les magistrats dans le cadre des enquêtes relatives à l’achat des voix. Cette implication des représentants de l’autorité territoriale jusqu’au terme du processus électoral n’est pas nouvelle, toutefois elle dénote aujourd’hui d’un activisme remarqué. Dans la tourmente de ces affaires de fraude électorale, d’achat de voix et de conscience des électeurs, certains partis n’ont pas hésité à dénoncer ce qu’ils ont appelé des « actions sélectives » ou même « arbitraires ». Le wali d’Agadir, par ailleurs, membre du parti de l’Istiqlal, aura été clairement accusé d’agir sous impulsion partisane. Après une première attitude de réserve, les dirigeants du parti de l’Istiqlal, également touchés par le phénomène, sont sortis de leur mutisme à la suite d’une réunion avec leurs amis du PPS. Dans un communiqué conjoint, les deux partis interpellent les autorités judiciaires et demandent expressément de « suivre des procédures claires ». Ils pointent le recours inédit aux écoutes téléphoniques pour surprendre les contrevenants. De ce fait, onze conseillers élus le 8 septembre sont aujourd’hui auditionnés par les magistrats dans différentes villes du Royaume. Un candidat malheureux est également cité à comparaître devant le procureur dans le cadre de l’enquête judiciaire. Certains députés ont pris leurs précautions Les partis de la majorité gouvernementale auxquels appartiennent ces élus sont dans une mauvaise posture à une année des élections législatives. Ils sont soupçonnés de fermer les yeux sur ce phénomène de fraude qui pervertit le jeu électoral lorsqu’ils ne sont pas carrément accusés de le favoriser. Une douzaine de députés avaient démissionné de la première chambre pour briguer un mandat à la deuxième chambre. Un acte parfaitement légal, mais qui n’en soulève pas moins un problème d’éthique. Le but de la manœuvre étant moins de servir l’électeur que de bénéficier de l’immunité parlementaire pour une période plus longue. La polémique a été ainsi lancée au sujet de la présence de ces élus sur lesquels pèsent tous les soupçons à l’ouverture de la session parlementaire. L’avis juridique est ainsi tombé, émanant du ministère de la justice, pour conclure au droit de ces élus, tant que leur inculpation n’est pas formellement déterminée, autrement tant que la justice n’a pas donné son verdict final sur l’affaire. S’ils reconnaissent à ces personnes le droit d’user du principe de la préemption d’innocence, certains militants de partis et d’ONG ne pensent pas moins que l’éthique leur imposerait de ne pas se présenter au Parlement tant que l’affaire n’est pas tranchée par la justice. Un certain scepticisme plane à ce sujet dans les milieux concernés. L’expérience a, par ailleurs, montré que des recours peuvent traîner indéfiniment. Ainsi, un recours contre un conseiller serait resté cinq années devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier ayant finalement conclu à la validité de cette élection. « Dans le cas contraire, le conseiller aurait siégé toute cette période, soit près des deux tiers du mandat, avant que le conseil n’invalide son élection », souligne notre source à la chambre des conseillers. Le manque de moyens dont dispose le Conseil constitutionnel est évoqué par notre interlocuteur pour justifier ces retards des procédures. Il estime, toutefois, qu’il faut pallier de toute urgence cette situation pour sauver la crédibilité des institutions. C’est tout le débat que soulève aujourd’hui l’élection du tiers des conseillers. Liste des conseillers en attente de jugement : Région de l’Oriental : Aziz Mouknif, Abderrahmane Ouchen, Mohamed Réda Boutaïb, Bourjel El Bekkaa, Ahmed Rahmouni. Région de Laâyoune-Boujdor : El Bachir Ahl Hamad. Région de Meknès Tafilelt : Driss Alaoui El Hassani, Mohamed Keddari, Ahmed Tahiri. Région de Tadla-Azilal : El Mostapha Reddad, Abdellah Mekkaoui, Abdelaziz Chraïbi ; Région de Tétouan : Abdelhamid Aberchan, Omar Moro, Youssef Benjelloune, Mohamed Saoud. Région de Taza : Mohamed Kouskous, Abdelouahed El Mesaoudi, AbderrahmaneMakroud. Région du Gharb : Mohamed Talmoust, Abdelhamid Saâdaoui. Région de Marrakech : Abdellatif Abdouh, Omar Jazouli, Mohamed Benmasoud, Abdelaziz Janah, Abderrahim Ouaomar, Jamal Eddine El Akroud. Région des Doukkala : Mohamed Lakboudi, Omar Kerdoudi, Mohamed Mouhaddab, Bouchaïb Hilali, Mohamed Ben Zaïdya, Omar Mouhib. Région de Souss-Massa : Larbi Herrami, El Mostapha Kacimi, Maâti Benkaddour, Saïd Sarar. Khadija RIDOUANE, pour L’Economiste |
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| La Libye renforce sa lutte contre l’émigration clandestine Le nombre de candidats à l’émigration clandestine d’origine marocaine hébergés dans les centres d’accueil en Libye s’élève à 763 personnes, a-t-on appris de source officielle mardi à Rabat. La Libye, terre de transit vers l’Europe pour les clandestins, développe sa lutte contre l’émigration illégale et appelle tous les pays concernés à conjuguer leurs efforts. Selon le ministre libyen de l’Intérieur, Saleh Rajab El Mismari, dont les propos sont cités par l’agence de presse marocaine MAP, des mesures sont en cours pour le rapatriement de ces clandestins, précisant que le traitement de cette question doit s’effectuer dans le cadre de la coopération entre les autorités compétentes des deux pays. M. El Mismari, qui s’est entretenu avec l’ambassadeur du royaume alaouite à Tripoli, Mehdi Alaoui de la situation des Marocains établis en Libye, a précisé que 90 pour cent de ces candidats à l’émigration clandestine sont âgés de moins de 40 ans. A noter, par ailleurs, que le nombre de Marocains jugés ou poursuivis par des tribunaux libyens s’élève à 167, dont 19 femmes. Parmi ces personnes, quatre ont été condamnées à mort pour meurtre. Le responsable libyen a, en outre, appelé à la dynamisation des accords sécuritaires conclus entre Rabat et Tripoli et à la tenue de réunions régulières pour examiner le dossier de l’émigration clandestine. La Commission de justice maroco-libyenne se réunira fin novembre prochain à Tripoli en marge de la haute Commission mixte bilatérale. Renforcement de la lutte contre l’émigration clandestine Les gardes-côtes et services sécuritaires libyens ont arrêté au cours des 27 derniers jours, 1.930 personnes de différentes nationalités candidates à l’immigration clandestine en Europe, via l’Italie, à partir des eaux territoriales libyennes, a annoncé un communiqué de la direction générale de la coopération auprès du comité populaire général libyen de la Sûreté publique. Selon le communiqué, les services de sécurité libyens ont, au cours de la même période, rapatrié 3.768 autres candidats à l’immigration clandestine de différents pays africains arrêtés pour tentative de franchissement illégal de frontières libyennes vers l’Italie. Le communiqué précise que les opérations d’arrestation et de rapatriement s’inscrivent dans le cadre des efforts soutenus déployés par les services sécuritaires libyens pour éradiquer l’immigration clandestine. Plus de 2 millions de clandestins en transit La semaine dernière, le général Khouildi Hmidi, membre du commandement historique de la révolution libyenne, avait présidé une série de réunions consacrées à l’examen de ce phénomène qui affecte la Libye en sa double qualité de pays d’accueil et de transit. Selon des statistiques non officielles, plus de 2 millions de personnes de différentes nationalités africaines résidant en Libye de manière irrégulière attendent l’opportunité pour passer de l’autre côté de la Méditerranée. En plus de ces personnes, des réseaux de trafiquants travaillent à attirer les candidats à l’immigration clandestine à partir de leurs pays d’origine où ils sont regroupés, dans une première étape, dans des points déterminés de certaines villes à l’ouest de Tripoli non loin des côtes avant d’être transportés à bord de bateaux de fortune vers les rives italiennes. La Libye, qui a, à plusieurs reprises, appelé à la nécessité de conjuguer les efforts de tous les pays concernés en vue de trouver une solution à ce phénomène qui pourrait avoir de graves conséquences sur la sécurité et la stabilité mondiales, notamment par le soutien des pays d’origine à créer des projets de développement pour fixer les candidats au départ dans leur pays, abritera les 22 et 23 novembre prochain une conférence ministérielle afro-européenne sur le dossier de l’immigration clandestine. par Panapress |