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| Le juge d'instruction près la Cour d'appel de Rabat vient de terminer l'audition des membres présumés du groupe Hassan Khattab. Yassine Ouardini, présumé émir militaire du groupe, nie tout ce qui lui est reproché. Dans les jours à venir, des confrontations auront lieu entre plusieurs prévenus. Le juge d'instruction près la Cour d'appel de Rabat a terminé, au début de la semaine en cours, les auditions des 57 membres présumés du groupe terroriste "Ansar Al Mahdi", démantelé début août 2006 dans plusieurs villes du Maroc. Selon une source judiciaire, interrogée par ALM, la tenue d'un procès ne sera toutefois pas pour bientôt vu qu'il faudra encore procéder à des interrogatoires détaillés des 57 prévenus. «Il sera également question, indique un avocat de la défense, d'effectuer une série de confrontations entre les prévenus surtout que la majorité d’entre eux ont nié, devant le juge d'instruction, les faits qui leur sont reprochés». C'est le cas notamment de Yassine Ouardini, l'un des soldats de la première base aérienne de Kénitra présenté comme étant l'émir militaire national de "Jamaât Ansar Al Mahdi". Ce dernier a nié tout ce qui avait été attribué par les enquêteurs : fabrication ou détention d'explosifs, planification d'actes terroristes ou encore d'attaques contre des cibles citées dans les procès-verbaux de la police. Selon l'avocat de Yassine Ouardini, «le dossier a été gonflé». Me Mohamed Sebbar précise son propos en déclarant : «je ne dis pas que le dossier a été fabriqué de toutes pièces, mais je parle de beaucoup d'exagération». Tout a commencé au début du mois d’août dernier lorsque les services de sécurité se sont intéressés de près au dénommé Hassan Khattab qui venait de quitter la prison après avoir purgé une peine de deux ans pour terrorisme. Ce dernier aurait repris son action de recrutement pour le "Jihad" en commençant par embrigader cinq militaires exerçant ou ayant exercé dans la première base aérienne des FAR à Salé (deux étaient partis à la retraite). Ce sont ces six éléments qui sont soupçonnés d’avoir formé le "noyau dur" de " Jamaât Ansar El Mahdi" avant d'être rejoints, plus tard, par d'autres dizaines de personnes résidant à Salé, Tétouan, Casablanca, Youssoufia, Sidi Slimane et Sidi Yahia du Gharb. Dans le lot, on retrouve quatre femmes dont deux mariées à des pilotes de ligne de la RAM (Royal Air Maroc), mais aussi trois éléments de la Gendarmerie royale. L'une d'entre elles, F.Z.R., alias "Oum Saâd", aurait été la principale source de financement du groupe puisque, d'après les premiers éléments de l'enquête, elle aurait avancé (de manière directe ou indirecte) près de 150.000 DH à Hassan Khattab. Le démantèlement de "Jamaât Ansar Al Mahdi" a donné lieu à une grande polémique entre quelques avocats de la défense et le Parquet. Les premiers (les avocats Abdelfettah Zahrach et Taoufik Moussaïf), dans des déclarations transmises en boucle par "Al Jazeera, avaient affirmé que le dossier «était monté de toutes pièces». Refusant de répondre aux convocations du Procureur général, ces deux avocats ont été entendus par la police judiciaire de Rabat.Les avocats de la défense se plaignent toujours de la "restriction" qui leur a été faite pour la consultation des dossiers des prévenus et l'obtention d'une copie de ceux-ci. Selon un avocat de la défense, à l'ouverture du procès, de nombreuses séances seront consacrées à l'étude de multiples requêtes pour vice de forme. Un procès qui promet. aujourdhui.ma |
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| Un malade mental en état hystérique a asséné, mardi à Agadir, des coups de coutelas à deux citoyens dont le premier a succombé à ses blessures sur les lieux du crime, alors que le deuxième a été blessé au dos. Un communiqué de la Préfecture d'Agadir Ida Outanane indique que l'auteur du crime, qui a provoqué une scène de panique dans la rue, a été maîtrisé par la population, les auxiliaires d'autorité et les forces de l'ordre dans les minutes qui ont suivi cet acte. Le malfrat a séjourné dernièrement et pendant trois jours à l'hôpital psychiatrique d'Inezgane, précise-t-on. Il n'avait aucun lien avec ses victimes, qui se trouvaient de passage sur les lieux du crime, ajoute-t-on de même source. aujourdhui.ma |
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| Deux inspecteurs de police de la ville de Tétouan ont été condamnés par la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tanger, à deux ans de prison ferme pour abus de pouvoir et corruption. Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tanger. Quand l’appariteur a prononcé de haute voix : «Mahkama», toute l’assistance s’est levée. «Au nom de S. M le Roi, j’ouvre l’audience», annonce le président après avoir ordonné à l’assistance de reprendre sa place. La salle d’audience était archicomble bien que le nombre des affaires programmées ne dépasse pas six ou sept. La cour devait débattre d’une affaire qui a défrayé la chronique locale. Lorsque le président a appelé les deux jeunes mis en cause, un silence a régné dans la salle d’audience. Il semble que l’assistance accordait une grande attention à cette affaire. Pourquoi ? Il s’agit de celle de deux inspecteurs de police. «Vous êtes accusés d’abus de pouvoir et de corruption…», lâche le président. Aucun d’entre eux ne répondit. Le président s’est donc adressé à l’un d’eux en le sommant de répondre. «Nous sommes innocents M. le président…», a-t-il déclaré. Le sont-il vraiment ? Selon le procès-verbal de l’affaire, les deux inspecteurs de police ont été arrêtés en flagrant délit d’abus de pouvoir et de corruption. L’affaire s’est déroulée durant l’été dernier à Martil. Les mis en cause, qui exerçaient au deuxième arrondissement à Tétouan, se sont mis d’accord pour profiter des largesses de l’un des entrepreneurs de la ville. Comment ? L’un d’entre eux lui a téléphoné pour prendre rendez-vous avec lui. L’entrepreneur n’en savait pas la cause, ni l’objectif, surtout que son interlocuteur ne voulait rien lui expliquer par téléphone. Pourquoi le policier voulait-il le voir ? L’un de ses enfants a-t-il été impliqué dans une affaire criminelle ? Est-il impliqué dans une affaire commerciale ou autre ? A-t-il été appelé pour servir de témoin ? Impatiemment, il a attendu son interlocuteur. Quand il est arrivé chez lui, ce dernier n’était pas seul, il était accompagné d’un autre inspecteur de police. Il les a accueillis chaleureusement. Des verres de café leur ont été servis avant qu’ils n’entrent dans le vif du sujet. «Ton nom a été révélé par l’un des trafiquants de drogue et tu es maintenant considéré comme en état de fuite…», lui a révélé l’un des deux inspecteurs de police. Une information qui a plongé l’entrepreneur dans le désarroi. Son nom a-t-il vraiment été révélé par un trafiquant de drogue récemment arrêté? Que doit-il faire donc pour éviter la prison ? Les deux inspecteurs de police lui ont proposé une solution. Mais pas gratuitement. Ils lui ont demandé de leur remettre une somme de 200 mille dirhams pour supprimer son nom du “terminal informatique” central. Sans trop penser, il a accepté et il leur a versé illico 100 mille dirhams. «Vous pouvez revenir recevoir le reste une fois que vous aurez fini…», leur a-t-il promis. Après avoir empoché l’argent, ils disparurent. Quelques jours plus tard, ils ont repris contact avec lui pour lui annoncer qu’ils ont achevé leur besogne. Ils prirent rendez-vous avec lui à Martil. Seulement, après mûre réflexion, l’entrepreneur s’est rendu compte qu’il n’avait jamais eu de relations avec un quelconque trafiquant de drogue. Il a donc déposé plainte auprès du parquet général qui a donné ses instructions pour mener une enquête sur les abus de pouvoir de ces deux inspecteurs de police. Ils ont été arrêtés en flagrant délit. Ils étaient en train de recevoir les 100 mille dirhams que leur victime leur avait promis. Reconnus coupables, ils ont été condamnés à deux ans de prison ferme ; un jugement qui a mis fin à leur carrière. aujourdhui.ma |
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| Le 22 décembre 2004 à 07h50, le corps d’Azeddine Behhar, un Marocain vivant à Paris, a été retrouvé inerte, les jambes et les bras écartés, face au ciel dans le cours Albert 1er, Paris 8ème. Un traumatisme crânien est la cause de la mort. Le 17 janvier 2005, LGM avait révélé les dessous de cette affaire jusque-là non-élucidée. La famille du défunt revendique la thèse du meurtre. Son frère Abdelmajid nous a raconté le déroulement de toute cette affaire énigmatique qui semble prendre des tournures pour le moins très louches. Un nouveau rebondissement vient relancer l’affaire devant les juges : Robert Feliciaggi, un homme d’affaires élu à l’assemblée de Corse sous l’étiquette UMP, a été abattu sur le parking de l’aéroport d’Ajaccio Campo dell’Oro. C’est ce qui permet de faire le lien entre l’assassinat du Marocain et les règlements de comptes mafieux sur l’île de Beauté. La famille Behhar se porte partie civile pour déposer une plainte contre X, début décembre. Il fallait attendre presque deux ans pour voir l’affaire du Marocain, Azzeddine Behhar, tué à Paris, rebondir suite à l’assassinat par balle d’une grande personnalité politique française. Il s’agit de Robert Feliciaggi député UMP en Corse. En effet, atteint dans le dos de plusieurs balles, Feliciaggi a basculé dans le coffre de sa voiture où il a reçu deux autres balles en pleine tête. Il est décédé plus d’une demi-heure plus tard, à l’hôpital. L’autopsie a confirmé l’utilisation d’une arme de gros calibre, au moins du 9 mm et peut-être même du 11,43. La conclusion du médecin légiste est claire. D’après les premiers témoignages, le tueur a pris la fuite à bord d’un véhicule conduit par un complice. Les enquêteurs sont à la recherche d’un 4X4 de couleur sombre utilisé, décrit sommairement par plusieurs témoins qui n’ont pu indiquer ni la marque ni le numéro de la plaque minéralogique. L’hypothèse d’un véhicule volé puis incendié en un lieu désert, pour détruite toutes traces, est retenue par les enquêteurs de la police judiciaire d’Ajaccio. D’autres témoins parlent d’hommes cagoulés qui ont tiré trois fois sur le député corse. Il pourrait s’agir d’un crime politique ou d’un règlement de compte de droit commun. La police a entendu plusieurs personnes de l’entourage familial, politique et professionnel de Robert Feliciaggi pour savoir s’il se sentait menacé. D’autant que plusieurs de ses amis avaient été exécutés sommairement ces derniers mois. Selon le procureur de la République José Thorel, «il s’agit d’une embuscade menée par des professionnels du crime, manifestement bien renseignés et qui attendaient la victime sur le parking de l’aéroport». «Le tireur a agi seul, le visage dissimulé sous une cagoule, surprenant Robert Feliciaggi au moment où il plaçait ses bagages dans le coffre de sa Mercedes». Cet énième crime dans le sillage des affaires et de la politique en Corse aurait pu passer sans attirer l’attention de la police parisienne si le lien avec l’assassinat du Marocain, Behhar à Paris n’était pas venu brouiller les cartes et relancer les pistes de l’enquête. Azzeddine Behhar a été le chauffeur personnel du frère de Robert Feliciaggi, Charles Feliciaggi et, de temps à autre, il a travaillait pour Robert Feliciaggi, député UMP en Corse. D’ailleurs exactement sept jours avant son assassinat, le Marocain avait accompagné Robert Feliciaggi au TGI (Tribunal de Grande Instance) de Paris pour sa dernière comparution devant la justice pour une affaire louche. Ce jour-là, le chauffeur marocain a pu avoir accès à des documents confidentiels de haute importance qui étaient déposés dans le coffre de la Mercedes de Charles Feliciaggi, frère de Robert. Sans oublier que pendant une longue période, lors de la mise en examen de Robert Feliciaggi, Azzeddine Behhar et sa femme ont gardé des dossiers compromettants sur les Feliciaggi. Autant d’indices et de connexions qui établissent le lien entre les deux meurtres: celui du Marocain Behhar et du député corse Robert Feliciaggi. Secrets autour d’un assassinat Quelle est donc l’histoire de ce chauffeur marocain établi depuis longtemps à Paris ? Azzeddine Behhar était chauffeur d’homme d’affaires depuis quinze ans. Un boulot comme un autre qui lui assurait une vie décente à Paris. Marié, père d’un enfant, aujourd’hui âgé de14 ans. La vie suit son cours sans trop de difficultés. Azzeddine mène sa barque et le destin le conduit sur le chemin de la famille Feliciaggi. Il travaillera donc comme chauffeur personnel de Charles Feliciaggi, personnalité connue et frère de Robert Feliciaggi, député UMP en Corse. Pourtant, Azzeddine de son côté, selon sa famille (que nous avons rencontrée à Casablanca dans les locaux de la Gazette du Maroc durant toute la durée de l’enquête), savait qu’il encourait un danger. Il avait appelé à maintes reprises sa soeur lui demandant de l’aide : “aide-moi ou je finirais dans un cercueil”. Il se savait menacé. Par qui ? C’est là qu’apparaît une autre source d’inquiétude et de danger pour l’ex-chauffeur de personnalité. Il avait un jour confié à sa famille qu’il était menacé par son patron et le comptable de la société parce qu’il en savait trop. Trop sur des affaires louches ? Des affaires de fraudes et de trafic ? Des dossiers litigieux sur du blanchiment d’argent. Azzeddine n’a jamais expliqué le pourquoi du comment, mais il a bien dit à son frère et sa sœur, entre autres, que son patron lui avait signifié qu’il ne fallait pas trop jouer avec le feu. Et les flammes sont en l’occurrence une attaque par derrière, dans une cour sombre au petit matin. Quoi qu’il en soit Azzeddine aura eu des démêlés avec son beau-fils en prise avec une délinquance assez dure et son patron qui, lui, avait des choses à se reprocher. Autre point qui pourrait surgir dans cette affaire, ce sont les multiples connaissances que l’on pourrait se faire quand on connaît du monde aussi select que les fameuses personnalités du monde des affaires qu’Azzeddine transportait. Aurait-il été témoin de certaines choses à ne jamais révéler ? Quelqu’un en dehors du patron et du beau-fils qui ne voulait pas laisser la possibilité d’un dérapage de la part du chauffeur ? Selon le frère de la victime, «Oui, le lien est clair et cela ne fait aucun doute pour nous. D’autant que nous avons appris dernièrement que mon frère a été licencié par son patron justement parce qu’il en savait trop». Le frère mène l’enquête Abdelmajid Behhar nous explique que c’est ce matin du “22 décembre 2004 à 07h50, que le corps d’Azzeddine Behhar gisait, inerte, les jambes et les bras écartés, face au ciel dans la cours Albert 1er, Paris 8ème”. Un traumatisme crânien serait la cause de sa mort. Aujourd’hui, on apprend que le médecin légiste a révélé que ce traumatisme crânien est “une fracture de 13 centimètres tout en assurant d’un autre côté qu’Azzeddine était en très bonne santé”. |
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| Suite La famille de la victime, de son côté, semble avoir reconnu le criminel. Le frère d’Azzeddine, Abdelmajid Behhar, affirme que sa femme Malika Erraji a des choses à dire pour comprendre ce qui s’était passé lors de ce fameux 22 décembre. D’autant plus que le frère du défunt souligne que son ex-belle sœur avait très mal réagi lorsqu’elle a appris qu’il s’était rendu sur les lieux du crime pour récolter des informations auprès du gardien de l’immeuble : “Oui, Malika m’a menacé ouvertement si je ne laissais pas tomber mes recherches pour savoir ce qui s’était passé ce soir-là”. Savait-elle quelque chose sur les liens avec les dossiers des Feliciaggi ? Elle seule pourrait le confirmer. D’un autre côté, le frère nous apprend que pour les deux lieutenants français, du commissariat Paris 8, rue du Faubourg Saint-Honoré, qui enquêtent sur l’affaire Azzedine Behhar, “la thèse du suicide est exclue”. Dans cette même optique, le gardien de l’immeuble a révélé qu’Azzeddine n’avait pas cassé le carreau de la porte de la cour puisqu’il savait, comme à l’accoutumée, qu’il suffisait de pousser la porte. On revient sur cet élément du carreau cassé parce que la police l’avait aussi pris en considération pensant à une bagarre où il y aurait eu du grabuge. Vérification faite quand la police s’était rendu le soir même à 21h30 après la dispute du défunt avec sa femme Malika, le carreau était déjà cassé. La suite nous vient du bistrot où Azzeddine avait ses habitudes. Ses amis disent qu’il était “très préoccupé et semblait pris dans des pensées très profondes. Il ruminait quelque chose. Il était très mal et n’avait quitté les lieux qu’à 22 heures passées”. Azzeddine Behhar, chauffeur chez un homme d’affaires aux multiples liens financiers et politiques, savait où il avait mis les pieds. Azzeddine savait dans quelle cour il jouait, mais l’unique hic dans ce long fleuve tranquille, ce sont ces soucis qu’il avait eus quelques jours avant le drame. La peur, la crainte, presque une paranoïa bien contrôlée. Mais l’homme couvait quelque chose. Il savait qu’il était dans le collimateur de quelqu’un. Pourtant, même quand il s’en ouvre à ses proches, il ne dira jamais d’où venait ce danger. Selon la famille, Azzeddine savait qu’il était menacé. Son frère, Hassan, a lui aussi confirmé les confessions de son frère: “ils m’ont tendu un piège” avait dit Azzeddine à son frère, à quelques jours du drame. Qui avait tendu ce piège et pour quelles raisons? Pour la famille Behhar, la police veut curieusement, classer le dossier sans lui donner de suites. La déposition de la sœur, pourtant capitale, n’a pas été sollicitée. Pas plus que l’analyse du contenu de son téléphone portable, son carnet d’adresses et les différents coups de fil reçus et composés par Azzeddine Behhar. C’est pourtant à elle, cette sœur, qu’il avait dit, dix jours avant sa mort “protégez-moi”. Dans un sens, pour éviter que cette affaire ne tombe dans la routine policière, c’est la famille Behhar qui joue au détective pour trouver d’autres indices à même de relancer des pistes pour élucider ce meurtre. D’un autre côté, malgré, le constat policier, l’ex-femme d’Azzeddine soutient qu’il s’agit là d’un suicide. Pourquoi en est-elle si sûre ? Lui en avait-il fait part, savait-elle qu’il voulait en finir avec la vie ? et quelle est sa position aujourd’hui vu que même la thèse de la chute ne tient plus la route. Puisque l’expertise scientifique a démontré que le corps gisait à gauche, que la fenêtre de l’appartement du défunt se situe à droite et que sauf miracle de la physique, aucune chute ne peut se faire en biais comme si le corps était tendu par un fil secret. À moins que la femme ne soit elle même sous la menace craignant de finir comme son mari, le cas Behhar est sans l’ombre d’un doute lié aux règlements de comptes entre gros calibres de la mafia entre Paris et la Corse. lagazettedumaroc.com |
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| Tu peux donner l'adresse de ton site clauque stp? |
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| Six ressortissants français, dont cinq femmes, ont trouvé la mort, dimanche en début de soirée, suite à un accident de la route survenu au niveau du col de Tichka (100 km d'Ouarzazate), a-t-on appris auprès des autorités locales. Cinq victimes sont décédées sur le coup, alors qu'une femme a succombé à ses blessures lundi peu avant l'aube à l'hôpital provincial d'Ouarzazate. L'accident qui a fait également quatre blessés légers, dont le chauffeur d'origine marocaine, est survenu lorsqu'un véhicule de transport touristique venant de Marrakech à destination de Zagora, avec neuf ressortissants français à bord, s'est renversé dans un ravin de 100 m de profondeur, suite au glissage causé par le verglas. Après avoir reçu les soins nécessaires, les trois blessés de nationalité française ont été évacués dans la nuit de dimanche à lundi, vers l'hôpital militaire de Rabat, à bord d'un avion médical relevant de la Gendarmerie royale. Dès la signalisation de l'accident, les autorités locales, les éléments de la Gendarmerie Royale et de la protection civile se sont rendus sur les lieux de l'accident pour les besoins de secours et d'évacuation des victimes. albayane.ma |
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| La fugue des mineurs n¹est pas un acte anodin. Ce comportement peut être une source de malheurs, soucis et souffrances et pour les enfants et pour leurs parents. Des conflits entre parents et enfants surgissent de temps à autre et peuvent entraîner des «initiatives» lourdes de conséquences. La fugue des petits et des jeunes est un phénomène remarqué dans tous les pays. Ce n¹est pas l¹apanage des pays occidentaux comme le prétendent certains, mais plutôt un problème qui peut toucher toute la jeunesse dans le monde. Au Maroc, l¹on peut distinguer plusieurs types de fugueurs. Ces jeunes peuvent agir ainsi soit pour fuir une situation donnée, échapper à un danger ou, finalement, pour des raisons incohérentes. Dans ce dernier cas, les fugueurs quittent le foyer parental, poussés par une sorte d¹impulsion déraisonnable et ont souvent des difficultés psychologiques. Dans les autres cas on est en présence de jeunes qui traversent une période très difficile de leur vie. Se sentant incompris, ils se révoltent après coups. A.L, pédopsychiatre à Rabat, nous a expliqué que «le manque de communication durant la période de l¹adolescence peut entraîner la fugue. Différents conflits peuvent provoquer un ras-le-bol et un mal-être qui s¹expriment par la fugue. C¹est une forme d¹échappatoire qui, malheureusement, peut mener, dans la majorité des cas, à la déviance et à la délinquance.» Nombre de jeunes filles fuient le domicile parental. Les raisons sont légion : un beau parent violent, la précarité d¹une famille nombreuse, conflit d¹autorité, d¹incompréhension,Š Les conséquences, en revanche, peuvent être des plus dramatiques. Plusieurs jeunes fugueuses sont devenues des «bonnes à tout faire» ou pis encore, des prostituées qui se retrouvent emprisonnées dans un cercle vicieux très difficile d¹en échapper. Plusieurs jeunes fugueuses encore mineures ont quitté la ville pour aller se prostituer à Marrakech ou à Agadir, à titre d¹exemple. Il ne faut pas se leurrer, le phénomène est bel et bien patent. Absence de structures spécialisées Dans les pays occidentaux, il existe une brigade des mineurs qui a pour mission de rechercher et retrouver les fugueurs de moins de 18 ans. Il existe aussi sous ces cieux des structures spécialisées dans le domaine de la protection de l¹enfance qui proposent un hébergement provisoire et des réunions entre parents, enfants et éducateurs. Et quid du Maroc ? Les mineurs fugueurs n¹ont nulle part où aller, si ce n¹est s¹adresser à un proche ou un ami pour les recueillir. Sinon, c¹est la rue assurée. Aucune structure n¹est mise à la disposition de ces enfants jusqu¹à présent. Il est vrai que l¹Institut national de soutien pour les femmes en détresse (INSAF) avait lancé un programme de réintégration des petites bonnes qui se sont trouvées en situation difficile après une fugue. Cependant, ce programme est spécifique et ne concerne pas tous les mineurs en situation difficile. Des parents sont souvent désemparés et souffrent de ce comportement de leur enfant, surtout si la fugue dure plusieurs jours. Ces derniers sont conscients que leur enfant est exposé à de graves dangers dans la rue. Les psychologues conseillent justement aux parents d¹enfants fugueurs d¹être à l¹écoute de ces mineurs s¹ils retournent au bercail pour qu¹il n¹y ait pas de récidive. Le retour au domicile est en lui-même une étape difficile pour les deux parties. Mais en instaurant le dialogue entre eux, de graves conséquences peuvent être évitées, notamment la dépression, la toxicomanie ou carrément le suicide. albayane.ma |
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| Ils ornent le paysage. A Bab Marrakech, à côté des places des grands taxis d¹El Oulfa et d¹El-Jadida, Garage Allal, les parages du kissariat de Hay Mohammadi, les environs des stades de sports durant les jours d¹entraînements ou de matchs, les vendeurs ambulants de «sandwichs» à base de «saucisses» s¹alignent avec leurs étals sur les trottoirs. Ce qui présente de sérieux risques pour la santé des consommateurs, notamment les enfants, qui sont généralement induits en erreur par la fumée odorante et alléchante dégagée par les échoppes en plus des prix pratiqués. Avec une blouse blanche maculée et complètement marquée de taches noires, des mains avec des ongles on ne peut plus sales, des gargotiers servent à tire-larigot des «sandwichs» à base de saucisses mélangées avec des morceaux d¹oignons et de tomates. Entre 17 et 23 heures, les échoppes dégagent une odorante et alléchante fumée qui induit en erreur les passants, notamment les non-casablancais et surtout les enfants. L¹activité bat son plein. La qualité est absente, mais la quantité permet au vendeur de s¹en sortir. Où sont alors les responsables des services d¹hygiène dans la ville ? La question se pose avec acuité. Les clients, ayant l¹estomac dans les talons, sont rapidement servis. «Au suivant, trois ou quatre saucisses», lancent ces gargotiers, après chaque commande. Ils créent ainsi une ambiance sur les lieux pour faire écouler les produits préparés comme bon leur semble. Ils exploitent la misère des uns et l¹ignorance des autres pour leur fourguer n¹importe quoi et n¹importe comment. Une fois la marchandise écoulée, ils plient bagage en ramassant tous leurs accessoires dans des boîtiers et déposent l¹ensemble dans l¹échoppe, installée généralement à côté des ordures jetées par eux-mêmes et leurs clients. Chose qui attire souvent les mouches et autres insectes. La névessité de désinfecter la plaque avant de commencer son travail ne lui passe jamais par la tête. En raison des prix pratiqués, entre trois et six dirhams pour le sandwich, force est de constater que la qualité de la marchandise ne peut être que suspecte. L¹origine des produits utilisés dans la fabrication de ces saucisses, notamment la viande, demeure indéterminée. On se rappelle de l¹histoire d¹un vendeur qui préparait ces «saucisses» à partir de la viande des chiens qu¹il chassait dans les quartiers périphériques de la ville. Et dans tous les cas, ce sont les enfants qui encourent tous les risques. Doit-on alors attendre des cas d¹intoxication grave pour organiser ce qui peut être organisé, assainir ce qui devrait l¹être en permanence et mettre un terme à ce qui représente un danger pour les consommateurs, notamment les enfants. albayane.ma |
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| Inhaler des solvants surtout la colle qui sert pour réparer les chambres à air fait désormais partie des nouvelles toxicomanies. Cette pratique a pris une telle ampleur, de telles proportions qu¹il devient pratiquement impossible de ne pas rencontrer ici et là, des jeunes et des moins jeunes qui sont littéralement accrochés à un chiffon imbibé de colle ou un sachet en plastique dont ils respirent les vapeurs. On croise ces enfants au marché central, à la gare Casa*port, au Centre 2000, Ouled ziane, l¹hôtel Lincoln sur le boulevard Mohamed V, rue Mohammed Smiha, au niveau de cet immeuble qui juxtapose l¹hôtel Farah . -Colle, essence, peinture, vernis à ongles: tous ces solvants sont bons pour en extraire l¹euphorie! Cette forme de toxicomanie se propage comme une traînée de poudre auprès des enfants. Dans la rue, le constat est alarmant! Des gamins se baladent, munis de leur tube de colle ou se cantonnent dans quelques coins sombres pour renifler les odeurs fortes. Dans quelle mesure ces produits, composés de substances volatiles, poussent les jeunes à la toxicomanie? La colle, par exemple, comprend des solvants organiques aromatiques. On en trouve aussi dans l¹acétone et certains feutres. Cette odeur attrayante n¹échappe pas aux enfants. À mesure qu¹on la respire, on devient accro. Plusieurs raisons expliquent l¹addiction aux solvants: La curiosité, l¹influence des amis, le besoin d¹impressionner les autres. De plus, c¹est facile de s¹approvisionner à la boutique du coin ou sous les décombres d¹un garage! Les solvants sont très accessibles et ne coûtent que quelques dirhams! Les causes sont parfois dramatiques. Beaucoup d¹enfants essaient de fuir la réalité et ont du mal à gérer la transition entre l¹enfance et l¹adolescence. L¹inhalation des solvants est un moyen pour eux d¹éprouver le grand frisson et de rompre avec un sentiment de médiocrité. En échange d¹un bref instant de bien-être les enfants inhalent des solvants, et ont l¹impression de perdre leur inhibition. Ces produits chimiques produisent d¹autres effets pendant ou après leur consommation, notamment des vertiges, de fortes hallucinations, de l¹agressivité, de l¹apathie et une détérioration des facultés de décision. Les solvants se fixent en particulier dans les tissus nerveux et le cerveau. Pire encore, à travers ces solvants, les enfants mettent leur vie en jeu. La mort rode et peut assaillir au bout d¹une ou de quelques inhalations.. Dans la majorité des cas, l¹inhalation des solvants affecte le rythme cardiaque et cause la mort, c¹est le cas de jeunes SDF retrouvés morts à coté de sachets en plastiques qui dégagent des odeurs de solvants .Des décès brutaux peuvent aussi survenir par suffocation, par incendie (car les solvants sont très inflammables) ou en raison du comportement à haut risque déclenché par l¹effet toxique. Certes, les risques sont nombreux mais en sommes-nous forcément conscients de tous ces drames? Comment mieux sensibiliser la population sur les dangers de l¹inhalation des solvants? Comment faire en sorte de ne plus rester passif face aux multiples drames qui menacent cette jeunesse? Une campagne agressive d¹information est nécessaire. En Angleterre, l¹association Re-Solv a été lancée pour lutter contre l¹inhalation de la colle et des autres solvants. Pourquoi ne pas créer une telle organisation au Maroc avec l¹aide des ONG pour une meilleure sensibilisation ? La sensibilisation est une initiative louable mais il ne faut pas non plus négliger ces enfants qui veulent s¹en sortir. Vers qui peuvent-ils se tourner pour se désintoxiquer ? A l¹heure actuelle, il n¹y a pas de structures pour les enfants qui respirent les solvants. Il y a quelques ONG (Bayti , l¹heure joyeuse ..) qui se démènent sans plus. L¹inhalation des solvants est un problème réel qui explose mais tout le monde ferme les yeuxŠ», dit Dany Philippe. Les signes qui doivent alerter Comment savoir si un enfant sniffe de la colle ou des solvants? Les signes suivants peuvent vous aider : Des marques blanches sont visibles autour du nez et de la bouche ou des lésions ou des irruptions cutanées sur ces parties du visage. Le jeune toxicomane éprouve du mal à se déplacer. Il titube et semble comme ivre ou désorienté. S¹il utilise de la peinture, certaines taches peuvent apparaître sur ses vêtements, son visage ou ses mains. Il peut aussi dissimuler des tubes de colle vides. L¹enfant éprouve des troubles d¹élocution et un manque de concentration. De fortes odeurs chimiques émanent de son haleine et de ses habits. Il ressent des nausées ainsi que des pertes d¹appétit. Le nez est rouge et peut se mettre à couler. Un surplus de salive, des quintes de toux fréquentes et des poussées de fièvre. Les effets à long terme Les effets de l'inhalation répétée et chronique de solvants n'ont pas fait l'objet d'études approfondies. On ne connaît pas suffisamment les effets des mélanges de solvants, qui cumulent parfois jusqu'à 20 composants différents. Il est toutefois certain que l'interaction alcool-solvants a des effets néfastes sur l'usager. Si l'on sait que les solvants sont neurotoxiques, leurs effets diffèrent en fonction de la substance absorbée. A titre d'exemple, le toluène touche le système nerveux, entraînant altération de l'ouïe, pertes d'équilibre et problèmes de concentration. L'hexane et l'essence altèrent le système nerveux, endommagent la moelle osseuse et entraînent parfois des spasmes musculaires. L'usage de produits organiques chlorés affecte les poumons, le foie et les reins. La consommation habituelle de substances volatiles est souvent la cause d'irritations des muqueuses labiales et nasales qui surviennent au moment de l'inhalation et peuvent causer des inflammations aux endroits de contact avec la substance. Outre les troubles de nature physique, l'usage régulier de ce type de produits peut être à la source de problèmes scolaires. En effet, la fatigue liée à la disparition de l'état d'ébriété, le manque de mémoire et les problèmes de concentration (faiblesse cognitive) influent directement sur les prestations scolaires. Autant de symptômes qui rétrocèdent lorsque l'élève cesse de sniffer. Alors qu'une certaine tolérance s'installe en cas de consommation régulière, c'est-à-dire que le consommateur doit absorber de plus grandes quantités de produit pour atteindre les mêmes effets, on a rarement constaté une dépendance physique. Toutefois, les études ont démontré que les adolescents souffrant de problèmes familiaux ou personnels affichaient souvent une dépendance d'ordre psychique. Qui sniffe, et pourquoi ? Des enfants, âgés de 10 à 14 ans en moyenne, mais parfois plus jeune. C¹est souvent des enfants qui ont fugués ou qui sont rejetés par leurs famille ou par la belle-mère .Une fois dans la rue, ils sont livrés à eux même et à la dure loi de la jungle (délinquance, vol, prostitution, drogue, agression ). Par la force des choses, ces enfants de la rue finissent toujours par devenir des accros de ces drogues et passent leur temps à sniffer. Le spectacle désolant qu¹ils offrent est anormal pour une société comme la notre. Ces enfants on peut les croiser au marché central, à la gare Casa *port, au Centre 2000, gare Oulad ziane, dans des immeubles en ruine, hôtel Lincoln sur le boulevard Mohamed V «ya hassra», rue Mohamed Smiha, au niveau de cette immeuble qui juxtapose l¹hôtel Farah. Bref ils sont un peu partout. Le consommateur «social» ou de loisirs fait partie d'un groupe qu'il rejoint pour sniffer. C'est là un rituel qu cimente le groupe dans lequel il évolue. Contrairement à celui qui essaie par curiosité, c'est le fait de «planer» ensemble qui prévaut, et non l'expérimentation de quelque chose de nouveau. Le consommateur individuel chronique bien qu'il fasse en général ses premières expériences en groupe, il se démarque néanmoins des autres. Pour lui, le fait de s'enivrer prime l'appartenance au groupe. Il sniffe plus souvent et plus régulièrement que les autres et continue de le faire alors que le reste du groupe s'en est désintéressé depuis longtemps. Il n'est pas rare que ce type de consommateurs ait de graves problèmes personnels, sociaux et familiaux. Comment désintoxiquer ? Il faut d¹abord examiner l¹enfant pour savoir depuis combien de temps il se drogue. Si par exemple, il en est au début, on peut l¹aider à se désintoxiquer par un encadrement psychologique et le soutien de sa famille. En revanche, s¹il sniffe de la colle et d¹autres solvants depuis plus longtemps, il faut aussi traiter les symptômes. Par exemple, pour des infections pulmonaires, un traitement à base d¹antibiotiques est nécessaire ainsi que d¹autres thérapies. Je pense qu¹il faut également s¹appesantir sur le cas de l¹enfant. S¹il vit dans la rue, il faut le traiter mais aussi le réinsérer dans la société. albayane.ma |