Rabat, capitale du changement à la marocaine


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Vieux 23/07/2009, 02h06
 
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Rabat, capitale du changement à la marocaine


Léa-Lisa, à Rabat 22/07/2009



Des travaux pharaoniques modifient l'image de la ville qui abrite les principales institutions nationales.

Les mâts des bateaux s'entrechoquent doucement. Sur le quai, des serveurs en uniforme s'affairent dans les cafés. Au loin s'élèvent les remparts de la casbah de Rabat. «C'est vrai que c'est joli !» s'exclame Sofia, 24 ans, installée avec ses amis à une table où trônent encore les restes d'un copieux déjeuner. Pâtisseries marocaines, thé à la menthe, tout y est. Sofia, Marocaine résidente en France, est venue pour la première fois visiter ce port de plaisance. Situé à l'embouchure du fleuve Bouregreg, qui sé*pare Salé de sa voisine Rabat, c'est l'un des plus importants projets d'aménagement du moment. Coût : 750 millions de dollars. Rive droite, du côté de Salé, une marina pour 200 bateaux a vu le jour, rive gauche, une promenade et des cafés ont été construits. D'ici à 2012, il y aura aussi un pont, un tramway reliant les deux rives, des hôtels de luxe et 1 700 appartements. Le projet, financé à 50 % par des entreprises d'Abu Dhabi, est pharaonique.

«C'est exactement ça que nous voulons !» s'exclame, plein d'enthousiasme, Omar Benslimane, dans son bureau du centre-ville. «Que les touristes aient envie de venir à Rabat !» explique le directeur de communication de l'agence pour l'aménagement de la vallée du Bouregreg. Les travaux ont été lancés en janvier 2006 par Mohammed VI. La zone fait 6 000 hectares. La construction d'une cité lacustre, pour un coût de 3 milliards d'euros, est également prévue. «Ce projet va élever la capitale à un rang international», poursuit M. Benslimane.

À quelques kilomètres de là, côté Salé, une route côtière mène à un terrain vague. Au bout se trouve un petit port. À l'ombre d'un étal de poisson, des pêcheurs fument des cigarettes en attendant l'arrivée de leurs collègues. Ils font preuve de moins d'enthousiasme quand on leur parle du réaménagement du Bouregreg. «Évidemment, personne n'est contre un projet qui va créer des emplois et améliorer les infrastructures , réagit Abdelftah Sbihi, 58 ans. Mais nous, on était là les premiers, on a été déplacés, et pour le moment ça ne nous a rien apporté». Un nouveau port a été construit pour accueillir les 600 pêcheurs déplacés, trop petit, selon eux, pour abriter leurs deux cents barques. «Notre travail mériterait un port mieux que celui-là ; il s'ensable, et il est dangereux quand la mer est démontée», commente Mustapha Saikouk, 35 ans, pêcheur depuis l'âge de 12 ans. Il a deux enfants et gagne environ 280 euros par mois.


Concentré de misère

Sur l'autre rive du fleuve, côté Rabat, en haut d'une falaise qui domine le Bouregreg, s'étend la médina, le cœur historique et commerçant de la capitale. Au bout d'une ruelle, entre les marchands de tissu et de beignets, à droite près des remparts, se trouve le fondouk Bargach. Un concentré de misère où vivent une centaine de familles. Ici, la densité de population oscille entre six et huit habitants au mètre carré. Aïcha Nani, 31 ans, est née et a toujours vécu là. Dans son deux-pièces recouvert de tôle, des seaux font office de toilettes. L'eau vient d'une fontaine publique, l'électricité est détournée du poteau qui éclaire la rue. «Ces dix dernières années, j'ai bien vu que Rabat a changé, le roi a fait beaucoup de travaux , explique la jeune femme, qui a la bouche noircie par l'excès de tabac. Mais nous, on est cachés derrière ce mur de la médina et personne ne fait attention à nous.»

Aïcha vend des habits d'occasion ou des cigarettes à l'unité pour vivre. Elle gagne environ 3 euros par jour. Juste à côté, un bidonville du même type, le fondouk Mastiri, a été détruit en 2007 par la municipalité. Les familles ont été indemnisées et ont déménagé. À la place, un marché aux puces s'est installé à même les gravats et les ordures. Sur une banderole on peut lire : «Les vendeurs du marché aux puces demandent à ce que les autorités rendent hommage à ce lieu dans le cadre d'un développement social et installent de vraies boutiques».

«Ces grands projets ne donnent des résultats qu'à moyen et long terme, et ça ne résout pas forcément les problèmes de fond : la pauvreté, l'éducation ou la gouvernance», rappelle Driss Ben Ali, professeur d'économie à la faculté de Rabat. Surtout, selon le professeur d'économie, ce type de projet de développement repose sur des données fragiles : les revenus du tourisme, des Marocains résidant à l'étranger et les investissements directs des étrangers. Des éléments aujourd'hui fragilisés par la crise.

Le Figaro,
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Vieux 23/07/2009, 02h09
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li mabghana te3ma 3eno
 
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j'aime pas les travaux du tramay
maintenant il y a beaucoup d'emboutaillages
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  #3  
Vieux 23/07/2009, 02h21
Avatar de SKIMOU
Phase 2
 
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Citation:
Envoyé par swa3dia Voir le message
j'aime pas les travaux du tramay
maintenant il y a beaucoup d'emboutaillages
et les sens interdits.... :E
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  #4  
Vieux 23/07/2009, 02h24
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li mabghana te3ma 3eno
 
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Citation:
Envoyé par SKIMOU Voir le message
et les sens interdits.... :E
et les rond points
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Vieux 23/07/2009, 02h25
Avatar de AL motawakil  
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Citation:
Envoyé par swa3dia Voir le message
j'aime pas les travaux du tramay
maintenant il y a beaucoup d'emboutaillages
laboda men sber jusu'à la fin des travaux. d'autres villes seraient content de l'avoir.

on ne m'a pas demandé mon avis, j'aurai proposé à qu'on organise une 2° marche verte avec les rbatis, les installer à dakhla jusqu'à la fin des travaux. lol.

d'ailleurs ce n'est pas trop tard, on peut appliquer mon idée, je ne demande aucune dédemagement.
__________________
" Autour des ruines dont les pierres portent le deuil des malheurs subis"
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Tags
capitale, changement à la marocaine, chantiers, maroc, misère, rabat

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