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NIAMEY, 1er juin (Reuters) - Des ex-rebelles auraient, à en croire un communiqué, reconstitué un mouvement de guérilla touareg dans l'Aïr et l'Azawak, dans le nord du Niger, ce que les autorités de Niamey ont catégoriquement démenti mardi. Depuis la semaine dernière, reconnaissent néanmoins les autorités, cinq ex-rebelles intégrés dans l'armée ont abandonné leurs postes dans la région d'Agadez, à 900 km au nord de la capitale. "Au jour d'aujourd'hui, je ne connais pas une évasion massive au sein de nos casernes et je démens la constitution d'un front de rébellion touareg", a relativisé le ministre nigérien de l'Intérieur, Albadé Abouba, interrogé par une station de radio nigérienne, Anfani. "Tout ceci n'est que pure imagination de la part de ceux qui ont propagé de telles informations" a-t-il affirmé, tout en concédant la disparition des cinq ex-rebelles. Les ex-rebelles ayant disparu sont des proches de l'ex-leader de la rébellion touareg et ancien ministre du Tourisme Rhissa Ag Boula, écroué depuis quatre mois pour complicité de meurtre, et les services de renseignements, ainsi que les forces de défense, tentent de localiser leurs positions. Mardi, un communiqué manuscrit circulait dans Niamey, indiquant que des ex-combattants réunis en conseil extraordinaire avaient décidé "La reconstruction du Front de libération de l'Aïr et de l'Azawak (FLAA)", mouvement originel de l'ex-rébellion créée en 1991 par Rhissa Ag Boula. Le communiqué est cacheté et signé d'un "directoire" du FLAA mis en place le 26 avril, qui proteste entre autres contre le non-respect par le gouvernement de la clause de réinsertion socio-économique des ex-rebelles. Près de 3.000 ex-combattants attendent de bénéficier de ce programme depuis la signature de l'accord de paix du 24 avril 1995. Toutefois, plus de 3.000 autres ont été intégrés dans les services de l'Etat, y compris les forces de défense et de sécurité |