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#1
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| Meskine :-( bon bref ! A Alger, la fin tragique du "rêve d'or" de Djamel Taleb LE MONDE | 31.05.04 | 16h29 Alger de notre envoyée spéciale Il a franchi rapidement le poste de sécurité pour entrer dans la cour de la Maison de la presse Tahar-Djaout. C'est là, dans cette enceinte sécurisée, au centre de la capitale, que sont installés la plupart des quotidiens algériens. Rien ne pouvait laisser deviner ses intentions, sinon le fait qu'il paraissait trempé. Devant des journalistes qui bavardaient, il a allumé un briquet. Ses vêtements, déjà imbibés d'essence, se sont enflammés aussitôt. Transformé en torche, l'homme a couru sur une dizaine de mètres. Ses cris, l'odeur, la fumée... Quand on a réussi à trouver un extincteur et à le vider sur lui, Djamel Taleb vivait encore. Il était même conscient. Etendu sur le sol, les bras en croix, il râlait et suppliait à voix haute qu'on transmette son message. Il parlait d'injustice, de "hogra" (mépris), de sacrifice et d'un juge d'instruction responsable, disait-il, de son malheur. Il entrecoupait ses phrases de "Ô mon Dieu", "Vive l'Algérie" et "A bas la corruption..." Il est mort, le vendredi 21 mai, trois jours après son admission dans un hôpital d'Alger. Si une quinzaine de journalistes ont assisté à la scène, seule l'équipe d'El Watan a pris la peine d'enquêter sur cet homme. Djamel Taleb avait un peu plus de 40 ans. Père de trois enfants, il habitait Djelfa, à 300 kilomètres au sud de la capitale. Après deux années de droit, il avait exercé plusieurs métiers : commerçant, entraîneur en arts martiaux, chauffeur de taxi. En 1991, il acquiert un terrain, avec l'idée d'y monter un centre commercial. Il lui donne un nom : "Le rêve d'or de Djelfa". Mais le rêve tourne au cauchemar. Trop de dettes, trop de duperies, et des créanciers sans scrupule. Quand Djamel Taleb tente de négocier, il se heurte à la plaie de l'Algérie : "le terrorisme administratif", comme il l'appelle. En juillet 2002, son terrain est vendu par adjudication, pour une bouchée de pain, à un puissant homme d'affaires. Djamel Taleb parle de coup monté, réclame une enquête à cor et à cri et frappe à toutes les portes. Chaque fois, il se heurte ! à un mur. Le 17 mai, il quitte Djelfa pour Alger. Le lendemain, mardi, il s'immole par le feu. Florence Beaugé . ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 01.06.04 |
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#2
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Bqa fiya meskine. En lisant le début de sa biographie, rien n'aurait pu laisser penser q ça finirait comme ça. C clair q la vie est injuste mais se suicider laissant dérrière lui toute une famille. C triste welah c triste...
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