| |||||||
![]() |
| | Outils de la discussion | Modes d'affichage |
|
#1
| |||
| |||
|
L'imam de Vénissieux mis en examen pour apologie de crime LYON (Reuters) - Abdelkader Bouziane, imam de Vénissieux, dans le Rhône, a été mis en examen jeudi à Lyon pour "complicité d'apologie de crimes et provocation à l'atteinte à l'intégrité d'une personne". La justice française lui reproche d'avoir, dans le numéro d'avril du magazine Lyon Mag, justifié la lapidation des femmes adultères. Abdelkader Bouziane, rentré en France fin mai un mois après son expulsion vers l'Algérie, a passé plus de trois heures dans le bureau du juge d'instruction, Marie-Christine Desplat-Didier. Il s'est présenté à 15h au palais de justice de Lyon où il a été accueilli par une meute de photographes et de caméras. Il en est reparti libre et sans contrôle judiciaire mais par une porte dérobée. La magistrate lyonnaise a demandé une confrontation entre l'imam salafiste et le journaliste ayant réalisé l'interview, Thomas Nardone. A sa sortie du palais de Justice, l'avocat d'Abdelkader Bouziane, Me Mahmoud Hebia, a déclaré qu'il y avait "des contradictions dans les propos (de son client) retranscrits dans le magazine". Selon lui, certaines réponses ont été reformulées. Abdelkader Bouziane aurait même précisé n'avoir jamais donné certaines réponses et d'autres auraient été formulées directement par le journaliste, a affirmé Me Hebia. "M. Bouziane n'a pas donné de réponse sur la lapidation", a-t-il dit. "Il insiste être contre toute forme de violence". L'avocat a annoncé son intention de porter plainte en diffamation dès vendredi contre le magazine lyonnais et le maire communiste de Vénissieux, André Gerin, qui s'est prononcé publiquement en faveur de la condamnation et l'expulsion de l'imam. Le directeur de la rédaction de Lyon Mag, Philippe Brunet-Lecomte, a été mis en examen fin mai pour "apologie de crime". Abdelkader Bouziane et Philippe Brunet-Lecomte risquent cinq ans de prison et 45.000 euros d'amende. |