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| Le débat organisé par la Chambre de Commerce britannique, le 23 juin 2004 à Casablanca, autour du thème «les accords de libre-échange, opportunité ou danger pour le Maroc?», a soulevé les contradictions du Privé et du Public. Si pour les autorités publiques, la signature d’ALE n’est autre qu’un processus logique dans la voie de la libéralisation économique, par contre pour certains décideurs du Privé, tout ce que peuvent apporter les ALE aux PME-PMI marocaines se résume en trois vocables: «beaucoup de problèmes!». Pour M. Fassi-Fihri, ces derniers n’ont pas très bien saisi la démarche volontaire, mesurée et anticipative de l’Etat, loin de tout suivisme ou phénomène de mode. On ne peut plus clair, il a, de manière limpide, indiqué que dans chacun des ALE signés, ont été pris en considération le risque éventuel sur le local (production, commerce et services) et la protection de secteurs fragiles. Explicitant, en partie, la stratégie économique du pays. La finalité déclinée, étant la libération, pas du tout sauvage, du commerce extérieur, dont les ALE sont d’utiles accompagnateurs, mais pas du tout une sorte de panacée d’une politique économique, mais un élément parmi d’autres pour asseoir une politique économique intégrée à l’économie mondiale, et accroître les niveaux d’investissements parfois ridicules, vu les potentialités. Une anticipation mesurée Sceptique, M. Mohamed Yahya Zniber, Vice- Président de la Fédération des PME-PMI de la CGEM (Patronat marocain), a soulevé l’ignorance dont la PME-PMI est victime. Il a précisé que cette structure, à la croisée des chemins, n’est pas prête pour des raisons de compétence de son personnel, de productivité et de ténuité. En dépit de l’insistance du ministre sur les dispositions incluses dans les ALE pour que les acquis, de l’industrie nationale, ne soient pas remis en cause, ce dernier a égrené toute une litanie de doléances. Pour M. Abdelhakim Marrakchi, Administrateur Délégué à Maghreb Industries, il faut régler le déficit de compétitivité dont souffrent les opérateurs, les aligner sur la concurrence en termes de coûts de transport maritime et éliminer cette espèce de Taxe Tobin payée sur le change. Au vu de toutes ces hésitations, cet analyste s’est demandé si en optant pour l’ouverture, on peut continuer à nourrir toutes ces appréhensions? De son avis, l’accent doit être mis aussi sur une formation adaptée, l’amélioration de la qualité, et le renforcement d’un tissu local exportateur. Synthèse de bladi.net - La Nouvelle Tribune |