Renaissance amazighe à Agadir


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  #1  
Vieux 12/07/2004, 11h48
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Par défaut Renaissance amazighe à Agadir

Voici un article de TelQuel sur le festival TIMITAR qui a eu lieu à Agadir.

Certains sur ce site pourraient le qualifier de "rassemblement de berbéristes haineux".



La première édition du festival d’Agadir Signes et Culture Timitar s’est tenue cette semaine et désormais, il faudra compter avec, programmation diversifiée et concept clair le prédisent. Les Gadiris, quant à eux, ont revendiqué ouvertement, le temps d’un festival, leur identité berbère.

http://www.telquel-online.com/135/im...sujet3_135.jpg

Agadir ne ressemble à rien. Ville aseptisée et sans âme. Touristique dit-on, envahie par des blonds aux yeux bleus en bermuda arc en ciel et des brunes en monokini qui viennent y chercher le soleil et la mer, les hôtels trois étoiles et le train qui fait le tour de la ville pour une poignée d’euros. Agadir est un club de vacances géant et les Gadiris des GO permanents qui présentent dans les restaurants une carte en français-allemand, presque exclusivement.
C’est ça Agadir. Des musiques assourdissantes à toute heure de la journée, des Allemands dans des pubs, de l’aquagym dans les piscines, des bazars pièges à touristes, et des taxis devant les hôtels qui ne prennent pas les non blonds aux yeux bleus.
Mais Agadir ne se plaint pas. Son tourisme Fram lui suffit. Les Gadiris ne sont pas des gens malheureux. Bien au contraire. Agréables, sociables, chaleureux… comme on peut l’être quand on est du sud. Rien de faux dans tout cela ni de commercial. C’est comme ça qu’ils sont, c’est tout.
Ainsi est Agadir. Une carte postale un peu fade… Et le festival Timitar, signes et culture fut.
Comme tout événement qui se respecte, Timitar s’ouvre sur une conférence de presse. Un bon thermomètre en général : tout de suite, tout le monde le comprend, la Région d’Agadir et son président Aziz Akhennouch n’ont pas fait dans la demi-mesure. Akhennouch préside et remercie ses sponsors, un paquet, dont Afriquia dont il est le grand patron. Dorénavant, il sera à Agadir ce que Azoulay est à Essaouira. Soussi roulant les r comme un fassi, Akhennouch parle de cette première édition de Timitar signes et culture, comme d'un festival où la culture berbère reçoit la culture du monde. Il parle d’Agadir "cette ville qu’on connaît juste pour ses belles plages" et de la nécessité de promouvoir sa culture berbère. Militant berbériste Aziz Akhennouch ? Homme d’affaires d’abord. Il parle chiffres parce qu’on lui demande : le budget de cette première édition tourne autour de 8 millions de dirhams, dont 5 donnés par la Région. Le wali et le maire de la ville sont là et remercient son président, "grâce auquel ce festival est né et participera au développement économique de la ville". Une absence pourtant, celle de Hassan Aourid, président de Timitar (signe en berbère, retranscrit en tifinagh sur l’affiche). L’homme du Palais est aux Etats-Unis avec le roi. A la conférence, ça parle économie, beaucoup. Heureusement que le directeur artistique du festival, Brahim el Mazned "l’ami des artistes" est là pour en venir à l’essentiel : la programmation. Agadir a bel et bien fait fort. Stars locales de la chanson berbère, tambours de Tokyo, Marcel Khalifa, Randy Weston, musiciens d’Espagne, du Burundi, du Pakistan, etc se produiront à partir du soir même sur trois scènes de la ville : la place Al Amal prête à accueillir 15000 personnes, le théâtre municipal et Bijaouane. L’accès à la place est gratuit, et les Gadiris y sont attendus, en masse.
Et les Gadiris répondront à l'appel : "c’est normal, dira cette jeune femme présente au concert d’ouverture, nous n’avons rien à Agadir à part le soleil et la mer. Il n’y a presque pas d’activités culturelles et ce genre d’événement est une aubaine, nous en sommes fiers". A 20h, la foule est compacte. Un hic pourtant, l’emplacement de la régie son et lumières est mal choisi : elle cache une bonne partie de la scène au public et l’estrade des officiels n’arrange rien. On attend le prince moulay Rachid pour ouvrir le festival… Les Gadiris sont étonnamment patients et les forces de police présentes sont presque inutiles. Ailleurs, dans les coulisses, l’émotion est déjà là. Deux symboles de l’amazighité au Maghreb se retrouvent : Idir et Abdelhadi Iggut des Izenzaren, qui ne s’étaient pas revus depuis les années 70 se jettent dans les bras l’un de l’autre : "La dernière fois, c’était à Paris. Nous nous produisions sur la même scène", raconte Abdelhadi entre deux éclats de rire. L’homme est difficile à aborder. Un peu sauvage, un peu écorché vif. Ici, la seule évocation de son prénom suscite moult histoires : "c’est le seul homme sur Terre qui a refusé d’être riche", "il y a deux ans, il devait jouer en plein air à Agadir. Il n’a même pas pu finir le premier morceau. Ses fans se sont jetés sur lui, une fois, deux fois, trois fois, et il est parti. Il n’a pas donné de concert", "Abdelhadi a choisi de vivre loin des villes. Il habite une grotte sur une plage déserte, avec comme seul compagnon son banjo". Abdelhadi, légende vivante…
Le prince arrive enfin et Idir peut monter sur scène. D’emblée, il lance à la foule un "azul" commun (le salut berbère). Le public scande son nom et réclame A vava Inouva : "ici, Idir est adulé par l’élite intellectuelle soussie", explique un Gadiri. Pourtant, les jeunes, sur la place Al Amal, connaissent ses textes par cœur et Idir les emmène survoler les plaines et les montagnes de la Kabylie. Idir le conteur raconte la Kabylie berbère et les Gadiris lui répondent en choeur : I-MA-ZI-GHEN, I-MA-ZI-GHEN… brandissant des drapeaux gravés du signe Amazigh (homme libre en berbère). Les officiels sont face à la scène et tournent le dos au public. Assis, impassibles aux revendications identitaires des jeunes Gadiris. qui crient et répètent leur message, ouvertement : "Tamazight langue nationale, ce sera officiel !". Les forces de l’ordre ne réagissent pas. Trop peur de créer un incident. Haut et fort, Agadir réclame son amazighité. Le prince Moulay Rachid ne restera pas plus d’une demi-heure : "il n’était pas content de ce qu’il a entendu", a-t-on commenté ici et là.
Puis, les Izenzaren montent sur scène. Le public devient fou, scande le prénom du leader du groupe, lève les bras et exhibe trois doigts : Akal, Awal, Afgal. Terre, Parole et identité, autre symbole amazigh : "Abdelhadi est une idole pour nous. Il chante l’identité amazighe, la liberté et la dignité de l’homme berbère", précise ce militant dans une association qui milite pour la reconnaissance de la culture berbère. Abdelhadi Iggut, l’Idir du souss, entame Immi Hanna Kaf rabbi. Le public lui fait écho…
Ailleurs, au théâtre municipal, les gradins sont vides. Dehors, des familles entières attendent. Les 50 dhs que coûte le ticket d’entrée pour le concert de Batoul la sahraouie, Nahawa Doumbia la malienne et Rayssa Tabaâmrant la star locale les découragent. Pourtant, quelques minutes après le début du spectacle, les portes s’ouvrent et à la dernière minute, la gratuité est généralisée aux trois scènes. Le théâtre de verdure et plus loin la scène Bijouane sont assaillis par des centaines de fans de Rayssa Tamâamrant et de Inerzaf. Le festival, à sa première édition et à son premier jour est un véritable succès. Un coup de maître. Celui de faire retrouver à Agadir son âme. Définitivement amazighe.-


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Rencontre. La trouvaille du festival

Dès qu’il a pris la parole lors de la conférence de presse, Afulay Madghis a fait sensation et c’est le moins que l’on puisse dire. S’excusant de ne pas pouvoir s’exprimer ni en arabe ni en français, le jeune homme se présente dans un anglais parfait comme étant "amazigh". Les plus curieux, qui l’aborderont plus tard, apprendront alors qu’il est Lybien d’origine. Lybien amazigh précisera-t-il. Parfaitement berbérophone, Madghis a pendant de longues années habité en Californie. C’est en effet aux Etats-Unis que sa famille est exilée : "mon père a toujours été un militant de la cause amazighe en Lybie. Il a pendant longtemps végété en prison comme tellement d’autres militants amazighs, artistes et intellectuels". Madghis, lui, crée il y a quatre ans, la Fondation puis le site internet Tawalt (mot en berbère). Tawalt comporte aujourd’hui quelques 1700 articles et une quarantaine de livres - sur tout ce qui concerne la culture et la civilisation berbère – gratuitement téléchargeables, une dizaine de documentaires audio, des pièces de théâtre radiophoniques, un dictionnaire de 40.000 mots berbères traduits en arabe, l’anglais et le français... Si Madghis est aujourd’hui au Maroc, c’est qu’il a un nouveau projet : trouver des travaux, des livres et des articles qui iront enrichir une bibliothèque sur la culture berbère qu’il est en phase de créer, à Paris où il réside actuellement. Le flambeau du père est repris. Autrement.
Adresse du site : www.tawalt.com

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  #2  
Vieux 12/07/2004, 11h51
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ça c le drapeau de votre republique?!
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  #3  
Vieux 12/07/2004, 12h27
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"hainneux" est un qualificatif qu'on reserve d'habuitude aux islamistes. Les berberiste il faut les qualifier d'"obsessifs" et de "bornes".

Tu peux intervenir sur un autre theme toi ? Pourquoi vous (les berberistes) faites de Tamazightee une obsession, une fixation ? Le monde est grand et vaste. Wallah, crois-moi.

Quant a l'article, bof. C'est telquel.
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  #4  
Vieux 12/07/2004, 12h32
 
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Citation:
bourezza a écrit*:
"hainneux" est un qualificatif qu'on reserve d'habuitude aux islamistes. Les berberiste il faut les qualifier d'"obsessifs" et de "bornes".

Tu peux intervenir sur un autre theme toi ? Pourquoi vous (les berberistes) faites de Tamazightee une obsession, une fixation ? Le monde est grand et vaste. Wallah, crois-moi.

Quant a l'article, bof. C'est telquel.
"haineux", c'est avec un seul "n", mon pote.

Tu dois sûrement confondre avec le mot "neuneu" qui décrit bien ton propos.
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  #5  
Vieux 12/07/2004, 12h33
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Salam,

Je ne sais pas quelle definition tu colles à berberistes, mais si c'est qlq un qui revendique les droits pour une survie d'une telle culture, oui , ils sont obsédés par cette cause (qui devrait etre la tienne aussi), et c'est normal de repeter le meme message car tant qu'il n est pas compris ca ne sert à rien de parler d'autre chose.



Agdoud

Citation:
bourezza a écrit*:
"hainneux" est un qualificatif qu'on reserve d'habuitude aux islamistes. Les berberiste il faut les qualifier d'"obsessifs" et de "bornes".

Tu peux intervenir sur un autre theme toi ? Pourquoi vous (les berberistes) faites de Tamazightee une obsession, une fixation ? Le monde est grand et vaste. Wallah, crois-moi.

Quant a l'article, bof. C'est telquel.
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  #6  
Vieux 12/07/2004, 12h49
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Le berberiste est celui qui fait de l'identite berbere une ideologie et une cause poltique.

Voila pour la definition.

Il n'y a aucun mal de s'interesser a son identite, ses origines et d'essayer de les preserver et les promouvoir. Mais les attitudes des bereberistes sont autistes. Ils ne s'interessent qu'a ca. Rien d'autre ne les interesse. Je remarque que, a des exceptions pres, les berberistes n'interviennent que quand il s'agit de Tamazighte. Ou de hurler au danger islamiste bien sur, ennemi nr1 des berberistes.


Il faut sortir de ce cocon victimiste et provincial. Personne ne veut vous faire du mal. Tamazighte est parlee au centre de Rabat, la capitale politique du pays, et ca ne derange personne. Parfois quand vous etes chez l'epicier on parle Tamazighte au dessus de votre tete, sans que vous ayez la moindre chance de suivre. Ailleurs c'est res mal poli come geste. Mais au Maroc on s'en fout. A Nador quand on ne parle pas Tamtzighte on a du mal a trouver ses repre dans la ville. Avant - je parle en connaissance de cause - on etait tres mal servi et parfois on refusait meme de vendre a des gens qui ne parlent pas Tamazighte.

Voila, j'ecris cela car j'ai l'espoire qu'un jour je croiserai des marocains qui ne militent pas politquement pour Tamazighte et que n'en font pas une obsession ideologique mais qui tout simplement ouvrent civiquement pour que cette langue et cette culture formidable ne se perde pas et au contraire soit promue.
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  #7  
Vieux 12/07/2004, 12h51
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Citation:
Le prince Moulay Rachid ne restera pas plus d’une demi-heure : "il n’était pas content de ce qu’il a entendu", a-t-on commenté ici et là.
:-D Ca devait être Bourezza déguisé :-D
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  #8  
Vieux 12/07/2004, 13h27
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Salam,

Comme je t'ai dejà dit dans mon preceent message, la cause berebre devrait etre la tienne aussi, persone ne peut l'approprier.

Montre nous qu'on se trompe et que toi aussi tu denonces tte politique visant a detruire cette culture.

Mais je ne crois pas, il n y a que les berbers que ca proccupe, et c'est tt a fait normale. C'est de LEUR EXISTENCE QU IL S AGIT.

En ce qui pour Rabat et le reste, je ne vois pas le rapport avec les berebereistes dont tu parles toi. Et d'ailleurs, ils ne sont pas censé te demander si tu parles bereber ou pas, pou eux par defaut tte le monde la parle.

IL FAUT QU ON FASSE TOUS L EFFORT POUR COMMUNIQUER ENSEMBLE. Fais ton pas et le reste suivra.

Agdoud

Citation:
bourezza a écrit*:
Le berberiste est celui qui fait de l'identite berbere une ideologie et une cause poltique.

Voila pour la definition.

Il n'y a aucun mal de s'interesser a son identite, ses origines et d'essayer de les preserver et les promouvoir. Mais les attitudes des bereberistes sont autistes. Ils ne s'interessent qu'a ca. Rien d'autre ne les interesse. Je remarque que, a des exceptions pres, les berberistes n'interviennent que quand il s'agit de Tamazighte. Ou de hurler au danger islamiste bien sur, ennemi nr1 des berberistes.


Il faut sortir de ce cocon victimiste et provincial. Personne ne veut vous faire du mal. Tamazighte est parlee au centre de Rabat, la capitale politique du pays, et ca ne derange personne. Parfois quand vous etes chez l'epicier on parle Tamazighte au dessus de votre tete, sans que vous ayez la moindre chance de suivre. Ailleurs c'est res mal poli come geste. Mais au Maroc on s'en fout. A Nador quand on ne parle pas Tamtzighte on a du mal a trouver ses repre dans la ville. Avant - je parle en connaissance de cause - on etait tres mal servi et parfois on refusait meme de vendre a des gens qui ne parlent pas Tamazighte.

Voila, j'ecris cela car j'ai l'espoire qu'un jour je croiserai des marocains qui ne militent pas politquement pour Tamazighte et que n'en font pas une obsession ideologique mais qui tout simplement ouvrent civiquement pour que cette langue et cette culture formidable ne se perde pas et au contraire soit promue.
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  #9  
Vieux 12/07/2004, 13h38
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Citation:
agdoud a écrit*:
Salam,

IL FAUT QU ON FASSE TOUS L EFFORT POUR COMMUNIQUER ENSEMBLE.
Sur ce point je suis d'accords avec toi !
Au-dela des divergences de tout ordre, il y a un vrai probleme de communication autour de ce theme.
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  #10  
Vieux 12/07/2004, 13h50
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Wais, d'un côté les Amazighes qui deviennent des Berbéristes par la magie de la langue française et de l'autre les folklorisateur multidimensionnel de sa culture. :-)
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