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#1
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| Lorsque j'étais enfant, il m'arrivait certains soirs de ne pas entendre le marchand de sable passer. J'allais alors me plaindre à ma mère. Elle me conseillait d'écouter mes os (tsennet li3damek ou s7ess iyekhssen nek). Ecouter ses os signifiait pour ma mère entamer un voyage à l'interieur de soi. Faire le bilan de sa journée. Si l'on a rien fait qui puisse déranger notre conscience, le sommeil finit par nous gagner. Sinon il fallait changer de comportement le lendemain, pour retrouver le sommeil et la paix de l'âme. Pauvre enfant que j'étais, soumis très tôt aux affres de sa mauvaise conscience et condamné à être le comptable de ses propres erreurs. Arrivé en France, j'ai appris qu'il suffisait de compter les moutons ! Point de poésie. Le sommeil et la paix de l'âme sont une affaire de calcul algébrique. Pauvres moutons ! non seulement ils nous servent à assouvir nos appétits carnivores, mais aussi à s'acheter une bonne conscience. Ecouter ses os ou compter les moutons : deux visions philosophiques du monde. Au lieu de choisir entre les deux, j'ai appris à compter mes os tout en écoutant le bêlement des moutons me caressant avec leurs douce laine. C'est ainsi que les os et les moutons m'ont appris à inventer une nouvelle géographie ou l'Orient et l'Occident se profilent main dans la main sous le même horizon. ET VOUS ? |
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#2
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| ET VOUS vous écoutez vos os ? ou vous comptez les moutons ? ou .... Vous êtes Hay ibn yaqdhan ? ou Robison Crusoé ? ou ..... |
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#3
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| Ich habe nicht Verstanden !!! Que voulais-tu dire au juste ? Voulais -tu nous faire intervenir sur nos rêveries d'enfance sur la spécificité des expressions des différents pays ? (c'était joli l'expression "écouter ses os") |
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#4
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| Skuzi c'était pas très clair non plus, je reprends : Voulais -tu nous faire intervenir sur nos rêveries d'enfance, ou, sur la spécificité des expressions des différents pays ? |
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#5
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| Je voulais parler de choses sérieuses (clash des civilasations, un truc à la mode dans certains cercles intellectuels ici et la bas) Mias je voulais en parler à la manière de mes ancêtres. c.a.d sans utiliser de concepts ni d'idées compliquées mais sous forme de parabole. |
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#6
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| Fik à M3alem, nod tkaleb lik ala khadma baraka men tchoumira. :-D |
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#7
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| Bisar a écrit : Fik à M3alem, nod tkaleb lik ala khadma baraka men tchoumira Tu sais je sais très bien faire de la bisara djeblia, tu mangera tes doigts azzin Alors si tu veux ouvrir une Fast-Bisara je suis partant pour tavailler |
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#8
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| Je pense que la nuit c'est le bon moment pour se remettre en question et remettre les comptes a zero... donc je prefère "écouter mes os" :-D |
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#9
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| Il n'est pas question de "clash de civilisation" mais de façon différente de s'exprimer et aborder une idée. En anglais on dit bien "I can't help doing something": il ne nous viendrait pas à l'idée de dire en français je ne peux pas aider de faire ceci ou ceci; on emploie un autre verbe s'empêcher de ... Et ça je ne t'apprend rien en te disant que c'est vrai pour toutes les langues. Mais une chose est sûre le berbère est une langue très très poétique, pleine d'images et de métaphores |
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#10
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| Citation:
Qd tu veux pour le fast bisara, je trouve le nom original. |
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